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Sage Femme
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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Sage Femme" et de son tournage !

Hommage personnel

Avec son film, Martin Provost voulait rendre hommage à sa manière à la sage-femme qui lui sauvé la vie à la naissance. "Elle m’a donné son sang et m’a ainsi permis de vivre. Elle a fait cela avec une discrétion et une humilité incroyables", raconte-t-il. "J’ai donc décidé de lui rendre hommage à ma façon et de lui dédier ce film, et à travers elle, de le dédier à toutes ces femmes qui œuvrent dans l’ombre, vouant leur vie aux autres, sans jamais rien attendre en retour". Le réalisateur tient toutefois à préciser que son film n'a rien d'autobiographique : "Je n’ai pas voulu raconter mon histoire, parce qu’elle n’était qu’un prétexte à aller plus loin, mieux entrer en contact avec une profession qui me fascine depuis toujours. J’ai donc rencontré pas mal de sages-femmes, d’abord pour bien comprendre ce qu’on m’avait fait la nuit de ma naissance, et c’est ainsi, à travers leurs réponses, que s’est progressivement dessinée l’histoire de Claire. Je souhaitais à la fois montrer une sage-femme en prise avec la réalité de son époque mais aussi une femme à un moment charnière de sa vie".

Fable

La relation entre les deux héroïnes n'est pas sans rappeler la célèbre fable de Jean de la Fontaine, La Cigale et la Fourmi. Une référence totalement assumée par Martin Provost : "Pour moi, le film est une fable, mais une fable plus douce que celle de La Fontaine, que je trouve terrifiante, une fable dans laquelle j’essaie de dire que nous nous devons tous d’être à la fois un peu cigale et fourmi. Tout oppose Claire et Béatrice, mais peu à peu, cette opposition devient source de complémentarité, d’échange, de sagesse".

Genèse

Martin Provost a écrit Sage Femme en pensant à Catherine Frot, Catherine Deneuve et Olivier Gourmet.
"J’avais déjà sollicité Catherine Frot pour jouer Simone de Beauvoir dans Violette, mais elle avait refusé le rôle. Elle est revenue vers moi après avoir vu le film en me disant qu’elle regrettait. Sa franchise m’a ému, je l’ai gardée en tête", se souvient le réalisateur, qui souhaitait également retrouver Olivier Gourmet après l'avoir dirigé dans ce même film. Martin Provost est tombé par hasard sur Catherine Frot à Prague, alors qu'elle tournait Marguerite"Nous nous sommes parlé. Je lui ai dit que je pensais beaucoup à elle. Le lendemain le hasard a fait que j’ai rencontré Olivier Delbosc, lui aussi à Prague en train de produire Marguerite. Je lui ai raconté mon idée de film sur une sage-femme, et il m’a dit, ça alors, mon père est obstétricien. Je signe ! Il n’avait rien lu. A partir de ce jour, j’ai vraiment eu l’impression que le destin s’était mis en marche", confie le cinéaste.

Pas d'autre choix

Bien qu'il ne corresponde pas à l'idée qu'il s'était faite de ce personnage, Martin Provost a confié le rôle du fils de Catherine Frot à Quentin Dolmaire, découvert dans Trois souvenirs de ma jeunesse. "Il s’est imposé au cours d’une discussion avec Catherine Deneuve. Nous parlions du film d’Arnaud Desplechin que j’avais beaucoup aimé et de la prestation de Quentin Dolmaire qui me faisait penser à Jean-Louis Trintignant jeune, avec cette voix étrange et ce phrasé si particulier", se souvient le réalisateur. "Je cherchais pour le rôle un grand gaillard, champion de natation, Quentin est plutôt mince et fin. Catherine Deneuve m’a poussé dans mes retranchements, pour elle, le plus important c’était que j’avais envie que ce soit lui. Et c’était vrai que j’en avais envie. Même si Quentin ne correspondait pas à ce que j’avais en tête pour ce personnage, il pouvait le devenir. Et il l’est devenu".

Vrais accouchements

On peut voir vrais accouchements auxquels Catherine Frot a réellement participé dans Sage Femme. "Dans les films, trop souvent, les bébés qui naissent sont énormes et trop bien portants, ça sonne très faux ! Je voulais filmer la vie en vrai, l’essence même de la vie, ce par quoi nous sommes tous passés et non sa représentation plus ou moins édulcorée", affirme Martin Provost. "Pour cela, nous avons dû tourner ces scènes en Belgique car la loi française ne permet pas de tourner avec des bébés de moins de trois mois. Ce fut un travail long et complexe : il a fallu trouver des femmes qui venaient de tomber enceintes et qui acceptent que leur accouchement soit filmé six mois plus tard, trouver des maternités qui nous autorisent à le faire. Catherine Frot a suivi une formation. Elle a assisté à des accouchements en amont du tournage, y a participé". Six accouchements ont ainsi été filmés en direct.

Catherine Frot revient sur cette expérience inhabituelle pour une actrice : "L’idée de ce labeur aussi émouvant soit-il n’était pas anodine. J’ai finalement accepté car je savais que c’était partie intégrante du projet que me proposait Martin. J’ai donc procédé par étapes. J’ai d’abord demandé à assister à des accouchements afin de savoir si je pourrais éventuellement avoir des gestes appropriés. J’ai réalisé que tout ça était finalement très naturel, très normal. J’ai pris ensuite des cours avec une ancienne sage-femme qui m’a fait répéter sur des mannequins".

Jeu de mains...

Pour les besoins du film, Catherine Deneuve a appris à jouer à la "Marseillaise", un jeu de cartes inventé dans les prisons de la cité phocéenne. "Je savais par des connaissances proches qu’il existait encore des endroits à Paris où l’on joue à ce jeu (...), et cela de manière tout à fait illégale. Il s’agit d’un jeu de cartes assez simple qui permet de miser et de parier gros tant pour les joueurs que pour les spectateurs qui assistent à la partie. Cela sert clairement à blanchir de l’argent", explique Martin Provost. Les équipes ont ainsi reconstitué des salles de jeu et la police a mis de véritables joueurs en relation avec l'actrice :  "Je me souviens qu’ils l’appelaient “Madame Catherine“ et ils ont eu un mal fou à dire finalement “Béatrice“. Ils sont plus vrais que nature", s'amuse le réalisateur.

Première fois

Pour la première fois, Martin Provost a écrit son film seul. "J’avais besoin d’entrer totalement dans mon propre univers qui est peut-être plus fantaisiste que je ne voulais bien me le dire", confie-t-il. "Peut-être que Où va la nuit et Violette s’apparentent à des zones d’ombre et de douleur que j’ai assez explorées. Vraiment, je crois que Sage Femme correspond à ma nature profonde. Je suis quelqu’un d’excessivement joyeux et désespéré à la fois".
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