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Moi, Tonya
note moyenne
4,0
2166 notes dont 188 critiques
10% (18 critiques)
54% (102 critiques)
31% (59 critiques)
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Votre avis sur Moi, Tonya ?

188 critiques spectateurs

FredArrow

Suivre son activité 318 abonnés Lire ses 873 critiques

4,5Excellent
Publiée le 26/02/2018

Comme elle le dira elle-même, aujourd'hui, Tonya Harding n'est désormais plus qu'un bon mot dans la culture populaire, celle à qui l'on se réfère en cas de plaisanterie sur le fait de blesser volontairement un concurrent pour s'assurer la victoire lors d'une compétition. Peu importe son parcours sportif ou qu'elle fut la première patineuse américaine à réaliser un triple axel, son nom restera à jamais indissociable de "l'incident" hyper-médiatisé qui a vu sa principale rivale, Nancy Kerrigan, se faire agresser pendant les championnats éliminatoires en vue des Jeux Olympiques de Lillehammer en 1994. Avant de bien évidemment consacré une large part de son récit aux événements rocambolesques qui ont mis fin à sa carrière, "Moi, Tonya" va nous recontextualiser le destin de la patineuse à partir de son enfance. Pur produit de cette Amérique white trash méprisée, la petite Tonya Harding sera enchaînée dès son plus jeune âge à la violence physique et psychologique exercée par une mère dont la tyrannie n'a d'égale qu'une forme de misanthropie jusqu'au-boutiste. Même lorsque cette dernière donnera de sa personne afin d'aider le don naturel pour le patinage de sa fille en y investissant tout son argent, Tonya se heurtera en permanence à un mur de remontrances cinglantes débordant jusque sur sa vie amoureuse. Devant cette figure maternelle qui n'appellera jamais une réciprocité émotionnelle, la future participante aux J.O. cherchera tout naturellement la reconnaissance auprès du monde du patinage (qui la regardera sans cesse de haut compte tenu de ses origines sociales) et des ovations du public. Mais son rapport ténu à la violence entretenu dès l'enfance ne la quittera désormais plus, comme si celui-ci était devenu une condition sine qua non à sa réussite de patineuse (la scène de sa mère et du supporter est en ce sens aussi drôle que tragique). Elle aura beau rompre le cordon ombilical maternel lors d'une dispute à la conclusion sans retour, le couple qu'elle formera par vagues successives avec Jeff Gilooly sera lui aussi fondé sur une passion brutale synonyme de violences conjugales répétées. Seule la récompense et la reconnaissance tant attendues de tous ses efforts lors de l'exécution de son fameux premier triple axel laissera entrevoir un horizon plus apaisé qui sera hélas vite brisé par la frustration de son mari devant la célébrité grandissante de sa femme. Après les hauts et les nombreux bas de la vie de Tonya, le film se concentrera donc sur la fameuse affaire Harding/Kerrigan et c'est peut-être d'ailleurs là que sa forme très efficace de faux docu-fiction va prendre toute son ampleur. Jusqu'ici utilisé principalement comme un ressort tragi-comique où chaque personnage apportait un regard extérieur sur divers évènements sous forme d'interviews postérieures (on nous prévient d'ailleurs dès l'ouverture que le film est autant basé sur des faits véridiques que de versions contradictoires), ce procédé narratif va montrer toute son ingéniosité en mettant en relief tous les points de vue autour de la maladresse somme toute pitoyable de ce "complot". Comme si, au moment où une seconde chance incroyable s'offrait à elle, Tonya Harding voyait la stupidité et la violence de son environnement social d'origine la rattraper devant son incapacité à ne s'en jamais être détachée totalement. À base de mini-flashbacks/flashforwards, toutes les versions contradictoires des personnes derrière cette affaire nous seront rapportées et confrontées à l'absurdité totale de la situation qui conduira à des pics d'hilarité (la scène de la caméra surveillance racontée par le journaliste) tout en n'ignorant pas la tragédie humaine et sportive en train de se jouer (le verdict du procès sera dévastateur). En démontrant que Tonya Harding n'était en fin compte qu'un domino en train de s'effondrer parmi tant d'autres personnages rongés par la bêtise (mais en ne niant toutefois pas son implication), le film prend bien sûr parti pour la patineuse mais seulement pour nous laisser percevoir comment son destin brisé n'avait finalement que très peu de chances de surmonter les mutiples embûches qu'elle avait parfois elle-même placé sur sa route... Réalisateur éclectique (on lui doit quelques perles comme "Une Fiancée pas comme les autres" et le mésestimé "The Finest Hours"), Craig Gillepsie livre donc un biopic passionnant et explorant toutes les ramifications d'un fait divers ignorées par l'overdose médiatique de l'époque. En jouant judicieusement avec la forme adoptée si particulière par des répliques face caméra et les interviews des personnages, le réalisateur amplifie véritablement l'implication du spectateur dans un récit qui fleurterait pourtant souvent avec l'improbable si tout ce qui nous était raconté n'était pas bel et bien basé sur la réalité. De même, il réussit aussi à insuffler une certaine tension aux numéros de patinage en les filmant à hauteur humaine pour nous immerger un peu plus cinématographiquement dans l'apothéose de ce qui se joue à chaque compétition et plus largement à ce moment précis de l'existence de Tonya Harding. Bien entendu, le film trouve en Margot Robbie une espèce d'incarnation parfaite de cette héroïne mal-aimée (sa nomination aux Oscars est loin d'être volée), l'actrice en pleine montée de puissance jusqu'ici porte sur ses seuls patins les multiples facettes de ce personnage fascinant qui lui permettent de montrer l'étendue de sa palette de jeu dans tous les registres (il y a même un petit clin d'oeil à son Harley Quinn désormais bien ancrée dans les esprits). L'immense Allison Janney dans le rôle de sa mère impressionne également à chacune de ses scènes en trouvant sans cesse l'humour dans la plus grande cruauté de son interprétation, même Sebastien Stan, en mari aussi passionné que violent, habituellement assez transparent, déniche ici une occasion en or pour s'imposer. Enfin, n'oublions pas de mentionner Paul Water Hauser, une révélation dans le rôle de ce garde du corps mythomane sans qui l'invraisemblabilité de toute cette affaire n'atteindrait pas les mêmes proportions. Dans ses derniers instants, "Moi, Tonya" nous laisse sur des entretiens avec les protagonistes réels renvoyant à la véracité des événements absurdes auxquels on vient d'assister et surtout sur une des performance sportive de la véritable Tonya Harding, la patineuse, celle que tout le monde avait oublié et que "Moi, Tonya" s'est merveilleusement chargé de nous remettre en mémoire...

Astrid G.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 28/02/2018

Un film d’une puissance... Je ne connaissais pas du tout Tonya Harding avant d’aller voir le film donc déjà c’est une super découverte. Ensuite, c’etait un plaisir pour les yeux de regarder ce magnifique sport qu’est le patinage artistique. Enfin, quelles émotions il suscite ! On va de rebondissements en rebondissements... C’est époustouflant ! Croyez-moi, on ressort complètement ahuri et marqué par ce film ! Je le recommande vivement ! :)

SaintPauly

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4,0Très bien
Publiée le 25/02/2018

Moi, Tonya montre parfaitement comment faire un film tiré d'une histoire vraie. Il y a de la vérité, l'empathie et pathos avec une double dose d'humour, tout ça pour rendre le scandale Tonya Harding compréhensible tout en gardant sa gravité. Réalisateur Craig Gillespie a fait l'impossible en faisant d'un désastre surnaturel un ballet. (As-tu déjà vu une locomotive déraillée faire une pirouette? La qualité du film utilisé renforce le look des années 80-90 donné par les vêtements et voitures, mais rien de tout ça est aussi efficace que la musique. Le BO est mélangé avec l'histoire avec toute la finesse de Baby Driver; même mieux car ici les chansons ne communique pas seulement l'ambiance, mais l'époque aussi. Margot Robbie assure le rôle de Tonya Harding avec brio, tout comme Sebastian Stan et Allison Janney dans leurs rôles de mari et mère, respectivement. Pour faire bref, Moi, Tonya est le film que cette fille tragiquement sincère, équivoque et mal compris mérite.

kiki3364

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4,0Très bien
Publiée le 22/02/2018

Moi, Tonya je l’attendais celui là. Avec une actrice en or (car Margot Robbie est juste parfaite), des plans magnifiques et une histoire vraie sous le gosier, moi, Tonya a de quoi ravir. Le film nous emmène sur deux pistes différentes. La première est celle de Tonya, que l’on découvre enfant, puis adolescente etc. On suit son évolution et cela nous permet de comprendre en détail comment la jeune femme a adopté ce comportement. Cependant, cela nous donne également envie de la voir briller après tant d’injustices et pleine de violence, comme si le film traitait avant tout de sa réussite. Car ce n’est pas le cas... et c’est légèrement frustrant. La deuxième piste (et celle à l’origine du film) est donc l’agression dont Nancy est victime. Celle là nous permet également de voir les conséquences et la descente en enfer de Tonya. Avec une mère dénudée d’empathie, un mari violent et une vie difficile, on comprend Tonya et prend pitié d’elle... Au final, j’ai beaucoup aimé l’histoire de cette patineuse artistique talentueuse victime de la vie et de la noirceur de ses proches.

traversay1

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3,5Bien
Publiée le 20/02/2018

A l'époque, l'affaire a fait les choux gras de la presse et pas que la sportive. Pensez, à quelques mois des Jeux Olympiques de Lillehammer, une patineuse américaine, Nancy Kerrigan, est agressée physiquement par l'entourage de l'une de ses concurrentes, Tonya Harding, avec la suspicion que cette dernière était au courant du projet. Quelle histoire ! Filmé par Craig Gillespie, le récit devient celui d'un vilain petit canard que l'Amérique aimait opposer à un auguste cygne. Tonya contre Nancy, ascendance modeste contre port aristocratique (en oubliant que Nancy Kerrigan venait aussi d'un milieu populaire). Raconté façon documentaire, avec interviews des différents protagonistes (hormis la victime, hélas), le film dégage une énergie folle, bouillonnant d'humour dans ce qui s'apparente pourtant à un soap opera, ou même à une tragédie pour Tonya Harding, à la carrière brisée net. Avec Sa B.O millésimée et son rythme trépidant, le film brille aussi par ses images sur la glace. En règle générale, le sport est abominablement filmé au cinéma, Moi, Tonya est l'exception qui confirme la règle. Bien que Margot Robbie ne ressemble que de loin à Tonya, et qu'elle soit bien plus jolie, l'actrice est remarquable et intense, notamment dans ses duels avec son infâme mère, jouée avec délectation par Allison Janney, promise à l'Oscar du second rôle féminin. On a rarement poussé la vulgarité et l'insolence à un tel degré jubilatoire. Décidément, on ne patine pas avec l'amour, n'est-ce pas Tonya Harding et Nancy Kerrigan, toutes les deux étoiles éphémères d'un conte de fées raté, dissout dans un fait divers sordide.

btravis1

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3,5Bien
Publiée le 13/03/2018

Même si on n'aime pas le patinage, difficile de ne pas s'intéresser à la vie de Tonya Harding. Le film ne prend pas partie, il ne cherche pas à glorifier la patineuse au contraire parfois, mais en mettant en lumière son milieu social, à l'opposé de celui que représente ce sport pour la fédération américaine, ses relations, avec sa mère, parfaitement jouée par Allison Janney, avec son mari violent et son entourage, qui ont souvent été un frein à sa réussite, il montre que Tonya Harding a déjà eu un énorme mérite d'arriver à ce niveau, à force d'acharnement et sans appui humain ou financier, et surtout qu'elle ne mérite pas par contre le sort qui lui a été réservé suite à l'incident qui lui a valu cette descente aux enfers et l'impossibilité de repatiner (coupable ou pas, les témoignages divergent mais on peut admettre qu'elle aurait pu bénéficier de circonstances atténuantes). Et Margot Robbie endosse parfaitement son rôle.

alice025

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3,5Bien
Publiée le 25/02/2018

Un biopic très rythmé et délirant sur la vie de Tonya Harding, incarnée par Margot Robbie, boule de nerfs incroyable. Réalisé à la façon « interview », on retrace dans la première partie la vie de Tonya, de son enfance à l'âge adulte. Ses rapports assez conflictuels par rapport à sa mère, puis face à son mari sont baignés dans un climat assez violent, mais retranscrits ici avec une grande pointe d'humour. Les scènes de patinages sont d'ailleurs scotchantes. La deuxième partie du film est plutôt consacrée à l'attaque physique sur Nancy Kerrigan, sa grande rivale. On ne s'attarde pas tellement à la compétition entre les deux femmes, mais plutôt à l'affaire en elle-même et la réaction des différents personnages. « Moi, Tonya » est donc un film qui s'apprécie bien de part une réalisation dynamique, autant dramatique qu'elle en est drôle, et de part un casting qui s'investit énormément, et ça se sent. cinephile-critique.over-blog.com

AM11

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4,0Très bien
Publiée le 30/12/2017

Après l'histoire sur le sauvetage du SS Pendleton dans "The Finest Hours", Craig Gillespie s'intéresse cette fois-ci à une personne, Tonya Harding, une patineuse qui a eu une vie privée et professionnelle très mouvementée. Je ne connaissais pas du tout cette personne ni son histoire et malgré le fait que cette discipline ne m'intéresse pas, j'ai trouvé le film vraiment passionnant. On n'a absolument pas affaire à un conte de fées donc au lieu de faire quelque chose de classique, voire académique, le réalisateur a décidé de faire quelque chose d'assez léger ce qui m'a agréablement surpris. Il faut dire que l'histoire racontée est loin de la success story habituelle donc s'en amuser avec un humour cinglant était peut-être la meilleure chose à faire. Ce n'est pas non plus une comédie, mais le portrait fait par Craig Gillespie est aussi amusant que touchant et réaliste. Amusant parce qu'elle était entourée par de vrais bras cassés qui ne l'ont vraiment pas aidée dans sa vie et dans sa carrière puis touchant et réaliste, parce que la vie de Tonya n'a pas été facile et qu'elle a subi beaucoup de choses, mais malgré tout, on ne retient que sa force de caractère et son abnégation. Margot Robbie, est vraiment excellente tout comme Allison Janney qui aurait pu lui voler la vedette si elle était plus présente. Au final, c'est un très bon biopic qui change de ceux que l'on a l'habitude de voir.

dominique P.

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4,5Excellent
Publiée le 24/02/2018

J'ai trouvé ce "biopic" vraiment très bien réalisé, très bien interprété et absolument captivant. Cette histoire m'a touchée et je m'en rappelle bien car j'ai seulement un an de moins que cette patineuse et à l'époque on avait beaucoup entendu parler de cette histoire. La première moitié du film s'attarde sur son enfance, son adolescence et ses galères avec sa mère invivable et son premier petit ami lui aussi invivable et violent. La deuxième partie se concentre sur l'agression de sa rivale. On voit bien comment une patineuse très douée a eu sa carrière brisée à cause de son mari qui a formenté avec un pote des méfaits contre la rivale. De toutes façons cette patineuse n'a jamais eu de chance, à part son grand talent, en raison de sa famille, de son mari mais aussi parce que même ceux qui notent les prestations ne l'aimaient pas du fait qu'elle était pauvre, mal habillée, pas classe.

Requiemovies

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3,5Bien
Publiée le 22/02/2018

Biopic retravaillé en mode humour noir ; flirtant avec l’ambiance que ce qu’un Fargo pouvait être à son époque, Moi, Tonya se veut autant surprenant que captivant. Gillespie, sans le talent des Coen cependant, réussit tout de même un tour de force sur un film qu’on n’avait pas vu venir et dont la conjugaison d’un cynisme bien équilibré et d’une tragédie qui flirt avec le ridicule, accouche d’un film construit pour et par des interprétations savoureuses. Moi, Tonya  apparaît autant comme une critique d’une Amérique white trash qu’un récit « tiré d’une histoire vraie » donnant à Margot Robbie l’occasion de mettre en jeu sa meilleure performance à ce jour, bien accompagnée d’Allison Janney, qu’on retrouvera certainement aux Oscar cette année. Moi, Tonya, avec ses airs de faux biopic et de vraie satire, s’avère finalement une jolie petite surprise aux résonnances proches de l’univers des frères Coen, avec tout de même moins d’implication dans sa mise en scène. requiemovies.over-blog.com

tony-76

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4,0Très bien
Publiée le 17/03/2018

≪ What the F*ck ! ≫ D'après une incroyable histoire vraie, I, Tonya parle de la célèbre patineuse Tonya Harding. En 1994, elle est Spoiler: accusée d'avoir agressé sa rivale Nancy Kerrigan. Qu'est-ce qui l'a menée ici ? Le film de Craig Gillespie (The Finest Hours) Spoiler: se base sur des témoignages et des proches de Tonya, et extrapole une fiction qui utilise les codes du (faux) documentaire - les individus s'adressant à la caméra - de quoi briser le biopic classique, qui sont respectés ici dans une chronologie avec ses montées brillantes et ses descentes en enfer. L'héroïne (Margot Robbie) est montrée comme un talent Spoiler: inné qui a reçu les coups de sa mère (Allison Janney) et ensuite ceux de son propre mari (Sebastian Stan). Prise en grippe par l'association de patinage qui lui reproche son caractère, sa tenue et son langage, elle finira par frayer avec les mauvaises personnes qui la mettront dans le pétrin... Le scénario de Steven Rogers opte pour une satire facile du rêve américain et donc tout le contraire de American Hustle ou encore de The Big Short qui étaient légèrement plus ambitieux. Son cinéaste tente de faire oublier cette faiblesse à l'aide d'un montage dynamique et des choix musicaux quasi irréprochables. Il y a de belles séquences de patinage. Le plus choquant reste certainement le regard du long métrage sur l'absurdité de certaines scènes dans lequel on rit nerveusement sur la vie d'Harding... La composition des comédiens s'avère une belle réussite ! Margot Robbie s'est beaucoup investie dans ce projet (elle est également productrice) pour rappeler qu'elle peut faire autre chose que la Harley Quinn dans Suicide Squad. Elle casse son image de femme fatale, très loin du sulfureux The Wolf of Wall Street de Martin Scorsese ! Et possède un jeu très émouvant dans I, Tonya ! Sebastian Stan - le Soldat de l'Hiver des Captain America - évite la caricature et s'offre l'une de ses meilleures prestations à l'écran. L'hilarante Allison Janney (Spy) complète le podium ! Janney est phénoménale et pique parfois la vedette à Robbie lors de ses apparitions, de nombreuses récompenses dont Allison Janney a reçu et c'est tout à fait normal. En clair, I, Tonya est un biopic vraiment intéressant (pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire), parfois déjanté mais souvent captivant. Un long-métrage qui nous marque après la projection comme l'avait été Foxcatcher !

LeFilCine

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4,5Excellent
Publiée le 05/03/2018

Craig Gillespie signe avec Moi Tonya le premier gros coup de cœur cinéma de l’année. Ce qu’il réussit à faire de cette histoire glauque dans l’univers du patinage artistique est remarquable. Parce qu’il n’y avait pas, au premier abord, matière à raconter des choses bien captivantes. Et pourtant, la façon dont il nous dépeint ce fait divers est vraiment épatante. Tout l’art de bien raconter une histoire tient dans la qualité du scénario de Steven Rogers, et Craig Gillespie a su parfaitement mettre en image ce récit qui épouse les traits du drame, du biopic et de la comédie, tout à la fois. On y trouve des séquences dramatiques assez troublantes, notamment avec la mère de la patineuse, incarnée de manière horrifique par une Allison Janney géniale. Elle a d’ailleurs reçu pour cette prestation, et sans contestation possible, l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Margot Robbie aurait également mérité de repartir avec l’Oscar pour son interprétation tout à la fois physique, drôle et dramatique de Tonya Harding. Et avec des seconds rôles géniaux, qui forment une galerie de personnage magnifiquement pathétiques, le casting est donc au sommet. Mais au-delà de ses interprètes Moi Tonya distille avec justesse son portrait d’américains paumés, dépassés par la soudaine notoriété d’une des leurs, et qui prennent donc des décisions absurdes, basculent dans le n’importe quoi et se mentent à tout crin. A la fois biopic et documentaire, filmé avec soin et joliment mis en musique, ce film qui fait passer du rire aux larmes est le petit bijou à ne pas rater de ce début d’année 2018.

titicaca120

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 23/02/2018

moi , Tonya m'a pris aux tripes dès l'introduction et ce pendant les deux heures du film. on découvre cette jeune patineuse de 4 ans lancée dans le grand bain par une mère complètement névrosée qui ne lui donne aucun amour, la frappe régulièrement l'insulte et la pousse à patiner en le lui reprochant de lui coûter cher. puis un mariage encore plus difficile où les coups pleuvent régulièrement. malgré tout courageuse elle patine mais les juges la déteste et lui inflige des notes complètement imméritées. Margot Robbie livre une prestation haut de gamme complètement habitée par son rôle. la bande son remplie de vieilles musiques style supertramp est entrainante. Allison Janney en mère violente est extraordinaire.

woodii

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4,5Excellent
Publiée le 22/02/2018

Une pépite ! j'ai adoré j'en ai beaucoup appris sur l'histoire de Tonya Harding je ne savais pas qu'elle était innocente j'ai connu l'histoire comme tout le monde avec la version comme quoi elle aurait frappé l'autre patineuse mais ce film permet de rétablir la vérité et permet de rendre honneur à Tonya Harding. Les acteurs sont excellents mention spéciale à Margot Robbie et à l'actrice qui joue sa mère. Les repliques sont très très très drôle et les scènes à la fin du film avec les vrais protagonistes de l'histoire étaient excellentes ! Je pense le revoir très bientôt.

L'Otaku Sensei

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4,5Excellent
Publiée le 23/05/2018

Le genre Biopic n'est pourtant à la base, pas un genre de cinéma que j'affectionne particulièrement, pensant qu'il est incapable de réunir l'aspect intéressant et divertissant dans le même temps (mon expérience longue et ennuyeuse avec le "Saint Laurent" de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel en 2014 par exemple ^^). Ce fut par la suite avec le magique et léger "Dans l'ombre de Mary - La promesse de Walt Disney" (2013) avec Emma Thompson et Tom Hanks qu'il s'est opéré en moi un petit regain d'intérêt progressif pour le genre, un genre qui finalement, pouvais me surprendre. Revenu à la mode principalement depuis le début des 90's, ce que j'aime bien avec les Biopics, c'est qu'ils réussissent à créer/renforcer/entretenir un certain culte, un aura de "légende" autour de personnalités célèbres via le prisme de la caméra métamorphosant des personnes en personnages ! Depuis quelques années, l'une des grandes modes du Biopic tourne autour du milieu sportif, comme la Boxe ("Raging Bull" de Martin Scorsese en 1980, "Ali" de Michael Mann avec Will Smith en 2001, "Fighter" de David O Russell en 2010 ou encore "Foxcatcher" en 2014 avec Steve Carell et Channing Tatum), le Tennis avec les tout récents "Battle of Sexes" porté par le duo Stone/Carell et "Borg/McEnroe" emmené par Shia LaBeouf en 2017. Cette fois avec "Moi Tonya", c'est à un autre sport que l'on s'intéresse (et qu'on aurait pas forcément imaginé comme digne d'un réel intérêt au cinéma), le patinage artistique ! "I,Tonya", biopic sportif et comédie dramatique réalisée par l'australien Craig Gillespie, plutôt inconnue au bataillon et à qui l'on doit juste quelques petits films sans renommée comme la comédie romantique "Une fiancée pas comme les autres" avec Ryan Gosling et Patricia Clarkson en 2007 ou le thriller "The Finest Hours" avec Chris Pine, Casey Affleck et Eric Bana en 2016, nous raconte l'histoire (adaptée de l'histoire vraie) de Tonya Harding, une jeune championne américaine de patinage artistique dans les années 80-90, célèbre notamment pour avoir été la première femme à réaliser un triple axel en compétition. Depuis toute petite, Tonya ne cesse de s'entraîner durement sans relâche pendant des heures sur la patinoire, soumise à l'autorité inflexible d'une mère sévère alcoolique et fumeuse qui n'hésite pas à la battre violemment, sans lui donner d'amour. Malgré les coups et les insultes de sa mère sous lesquels elle grandi, Tonya montre pourtant une détermination sans failles et continue année après année de se perfectionner, hélas, la jeune patineuse à beau enchaîner les exploits, les jurys ne semblent pas accepter ses origines modestes et ses goûts vulgaires, punks, de garçon manqué. Mais alors que Tonya allait participer aux Jeux Olympiques d’hiver de 1994, à quelques semaines de la compétition, sa rivale Nancy Kerrigan est froidement agressée et les soupçons se tournent immédiatement vers Harding et son mari. Seulement, Tonya est- elle vraiment coupable ? Pour quelle raison aurait-elle été poussée à agir ainsi ? Pourquoi Nancy a - t- elle été agressée ? Dans un milieu sportif médiatisé en plein effervescence, du résultat de l’enquête du FBI dépend la suite de la carrière de patineuse de Tonya. Voilà pour le pitch global. Verdict : Qui aurait pu imaginer que voir des jeunes filles les jambes a l’air, voltiger et tournoyer sur une patinoire puisse être aussi esthétiquement épique ?! Résultat des courses, nominé aux Oscars et aux Goldens Globes 2018 notamment pour Allison Janney en tant que meilleure actrice dans un second rôle et surtout Margot Robbie en tant que meilleure actrice, « I, Tonya » est un biopic réussi, aussi intéressant que divertissant, intense et poignant ! Le résultat hybride d’une fusion nourri de Clint Eastwood et de Damien Chazelle, au croisement bien dosé entre « Million Dollar Baby » (2005) et « Whiplash » (2014), une « petite fille » de « Rocky » en quelque sorte dans la passion du sport et dans le ton épique de la détermination. Le tout reposant essentiellement sur des séquences sportifs particulièrement réussies. Spoiler: La séquence ou Tonya réalise pour la première fois un triple axel sur la glace. Le moment filmé en gros plan sur les patins puis en plan d’ensemble au ralenti ou Tonya/Margot décolle, quitte littéralement le sol pour « s’envoler » l’espace de quelques milli secondes, c’est tout le pouvoir du cinéma d’arriver à extraire, capturer visuellement l’extraordinaire de l’instant et à le styliser ! Mais « Moi, Tonya » ne se résume pas qu’à une simple embellie par le cinéma d’un sport artistique non, car Tonya c’est avant tout une histoire dramatique de violence et d’injustices montrant le côté élitiste et dénonçant l’aspect discriminatoire du milieu sportif face aux facteurs sociaux. Le film est criant de vérité car il réussit très bien à historiciser et à inscrire son histoire dans le vrai. Gillespie donne une force, une vérité et une originalité à son biopic en empruntant habillement la voix du cinéma de témoignage. On retrouve dans « I,Tonya » ce vieux procédé théâtral de « Distanciation »que l’on avait dans les spectacles de Bertolt Brecht (1898-1956). Dans ce genre de spectacle, l’objectif est de briser l’illusion théâtrale et de déclencher chez le spectateur une attitude critique éveillée, le faisant réfléchir et remettre en question ce qu’il regarde. Chez Brecht, les acteurs sur scène n’incarnent pas leur personnage, ils le montrent et se montrent en train de le montrer. Une forme de Distanciation que « Tonya » semble bien reprendre ici et que Gillespie adapte cette fois sur grand écran et l’orchestre au moyen intelligent Spoiler: d’images d’archives et d’extraits d’interviews authentiques des véritables personnes ayant existées. A chaque fois, les personnes commentent sois dans le champ sois hors champ par-dessus l’action en cours, l’action de leurs propres personnages dans le film. J’ai dis plus tôt que la faculté du Biopic était de transformer des personnes en personnages en transposant une réalité historique sur l’écran. Ici c’est encore bien plus complexe car nous avons les personnes devenues des personnages par les acteurs…et les personnes elles même commentant d’un point de vue extérieur des faits historiques ! Gillespie traite avec une très grande habilité la question du point de vue, interne/externe à l’histoire, la question du narrateur en switchant entre fiction et réalité pour confronter/superposer le point de vue à la fois du réalisateur, du spectateur/des personnages et des personnes intérieures/extérieures au récit filmique sur la réalité du scandale médiatique ! La prouesse du réalisateur est d’avoir réussi à aborder la question du point de vue au cinéma non pas par 3 entrées…mais par 4 !! Bien entendu et avant tout, « I, Tonya » brille par la formidable performance de ses 2 actrices ! D’abord Allison Janney (« American Beauty » en 1999, « La couleur des sentiments » en 2011…) adorablement odieuse et détestable dans le rôle de la mère de Tonya et dont la sévérité envers Tonya rappellera beaucoup la dureté de l’impitoyable Terrence Fletcher, tyrannique professeur de batterie dans « Whiplash » campé par l’excellent JK.Simmons ! Mais celle qui crève l’écran c’est évidemment Margit Robbie, plus radieuse, plus éblouissante, plus brillante et déterminée que jamais dans un jeu d’acteur très solide (en témoigne le visage en sueur de la patineuse dans les séquences en travelling filmées en plan séquence, rapproché/d’ensemble/plongée…ou l’actrice enchaîne les sauts et tourne sans s’arrêtée comme si elle était en apnée) et une implication totale, le rôle de la championne de patinage artistique lui colle à la peau, elle était faîte pour ce rôle !! La jeune australienne de 27 ans découverte avec « Le Loup de Wall Street » en 2013 mérite clairement sa nomination aux Oscars dans la catégorie de la meilleure actrice ! Et quel plaisir immense de découvrir que la jeune Margot dans un rôle sensible et sobre, un plaisir et presque un « ouf » de soulagement de savoir que l’actrice n’est et n’existera à l’avenir pas que par le rôle de l’excentrique clown féminin aux couettes bleues et au marteau du DCU ! On ne pourra plus jamais dorénavant affirmer que Margot Robbie est enfermée dans le personnage d’Harley Quinn de « Suicide Squad » (2016). En incarnant Tonya Harding, la jeune apprentie escrocs de « Diversion » (2015) nous révèle son grand potentiel, elle signe son entrée définitive dans la cour des grandes aux côtés des Emily Blunt, Jessica Chastain ect et coupe court à tous les préjugés la rabaissant à l’incarnation d’une icône de pop culture-comics. Définitivement NON, Margot Robbie n’est pas QUE Harley Quinn ! En définitive, « I,Tonya » est un excellent Biopic ; une histoire dramatique dans le milieu du patinage artistique entre Chazell et Eastwood englobé dans un divertissement « conscient » du cinéma de témoignage. L’ensemble sonne vrai grâce à un usage pertinent et bien comprit de la Distanciation Brechtienne et Margot Robbie tient ici son meilleur rôle pour le moment et la suite de sa carrière s’annonce clairement comme à suivre ! On retrouvera la « Queen Margot » prochainement dans un autre Biopic, cette fois tourné vers l’historique avec Saoirse Ronan, « Mary Queen of Scots » qui racontera la vie de Mary Stuart et sa relation avec la Reine Elizabeth, puis le très attendu « Once Upon a Time in Hollywood » de Tarrantino en 2019 avec notamment Brad Pitt et Leonardo DiCaprio ! ça promet !

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