Une adaptation qui a un peu vieilli mais divertissante et flamboyante, tournée en CinémaScope et centrée sur le personnage de Lancelot tiraillé entre son amour pour la Reine et son allégeance au Roi.
Les chevaliers de la table ronde. Un film sorti en 1953. Une grande production de la Métro Goldwyn Mayer. Beaucoup de décors, beaucoup de costumes et beaucoup de figurants. Une belle scène de combats. Une musique de Miklos Rozsa, dont il a largement utilisé l'orchestre philarmonique de Los Angeles. Des combats pour la couronne d'Angleterre. Ava Gardner en Reine Guenièvre. Il faut supporter le ton de la traduction française de l'époque. Pour les combats, ils utilisent des pics de combat certes, mais certains participants utilisent des lances de tournois, pas idéal pour les batailles.
Voilà ce que l'on nomme un film en costumes. C'est beau, coloré, de qualité. Tous les personnages de ce conte médiéval y sont : Arthur, Lancelot, Guenièvre... L'histoire est plaisante à suivre, avec quelques scènes de combat, notamment celle avec les nombreux chevaux et les archers. Nous voyons également de belles forteresses médiévales. En revanche, au bout d'une heure, il y a quelques longueurs, et les dialogues ne sont pas toujours très pertinents. On s'assoupit un peu, et ce creux est dommage. Je crois que ce film aurait gagné en rythme s'il avait été raccourci d'une dizaine de minutes. Néanmoins, ne faisons pas trop la fine bouche : pour une production de 1953, ça reste correct et sympathique.
Le film se regarde sans difficulté. Il est très plaisant et agréable à voir mais l'adaptation manque de folie visuel ou de sentiment fort lié entre Geneviève et Lancelot. Une adaptation trop sage pour moi qui divertit juste.
J'ai adoré le film « Knights of the Round Table » de 1953 dès mon enfance. C'était l’un de mes premiers films de chevaliers en armure et il m'a laissé un souvenir impérissable. Le casting est superbe avec Robert Taylor en Sir Lancelot, vêtu de rouge éclatant, et Ava Gardner, magnifique en Reine Guenièvre ; deux de mes acteurs hollywoodiens préférés. Mel Ferrer incarne un Roi Arthur noble, tandis que Stanley Baker joue l'antagoniste sombre, Modred. Bien que le film ne soit pas historiquement précis et soit rempli de clichés hollywoodiens, il reste divertissant grâce à ses costumes colorés, ses scènes de combat à l'épée et son spectacle visuel. C'est un véritable plaisir nostalgique à regarder, bien que certains personnages manquent d’épaisseurs. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Un Classique de la chevalerie made in Hollywood, où les moyens ne manquent pas pour nous donner un grand et beau spectacle. A redécouvrir aujourd'hui sur grand écran, cela nous procure un réel plaisir, voir toutes ces couleurs flamboyantes, ces costumes tous plus élégants les uns que les autres, certes il y a un côté fleur bleue, et bien des films qui ont suivi, ont optés pour le côté réalisme et sanglant. Mais ici, on a pas besoin de ces artifices pour accrocher le spectateur, le grandiose est dans les moyens déployés pour nous offrir du grand cinéma, un cinéma éternel, indémodable, et surtout irremplaçable. Les acteurs sont magnifiques, la beauté d'Ava Gardner même dans sa tenue de none, crève l'écran. Les plus jeunes d'entre nous, trouveront le film bien désuet, pour le cinquantenaire que je suis, c'est une pépite à préserver.
Un bon film reprenant la légende du roi Arthur, qui bénéficie de la beauté du Technicolor. Les acteurs semblent un peu trop théâtraux pour espérer mieux.
Un bon film d'aventure où la bravoure et l'héroïsme se mesurent à la trahison et la bassesse. Décors et costumes somptueux. Un genre spécifique dans l'histoire du cinéma qui privilégie le grand spectacle au service des légendes intemporelles.
Film de chevalerie à l'ancienne , mode Hollywood, le film pêche par ses dialogues faussement moyenâgeux et assez désuets ... On a vu depuis des combats et batailles plus réalistes mais pour 1953 cela passait.... J'avoue que j'y ai retrouvé quand même avec nostalgie quelques scènes d'anthologie restées en mémoire....
On ne peut que regretter qu’un réalisateur venu du cinéma muet signe une mise en scène aussi plate, dans laquelle le visuel occupe une place moindre. La matière de Bretagne semble contraindre le film à un académisme plombant, quelque peu dynamisé par la séquence centrale d’affrontement entre les camps ennemis proposant une charge de chevaliers intéressante du point de vue du mouvement – la fluidité des travellings impressionne. Habitué à tourner vite, Richard Thorpe raconte son histoire de façon linéaire, sans lui apporter de relecture quelconque ; il ne porte aucun point de vue, ne manifeste aucune créativité plastique dans l’imaginaire médiéval investi. Il suffit de voir la brève séquence représentant Arthur tirant l’épée Excalibur de son socle pour percevoir cette platitude omniprésente, que tente en vain de relever une partition musicale envahissante qui écrase ses scènes sous une charge épique ici disproportionnée. Revoyons l’adaptation de cette même chanson de geste (Le Morte d’Arthur) que signe, en 1981, le grand John Boorman.
Bon film de chevalerie réalisé solidement dans la plus pure tradition hollywoodienne par un bon technicien. Le casting est remarquable avec les excellents Robert Taylor et Mel Ferrer. Ava Gardner, en revanche, a davantage de difficultés à incarner Guenièvre, personnage peut-être trop éloignée d'elle. Les combats et la scénographie en général sont soignés, comme l'utilisation de la couleur. Un agréable livre d'images, pas toujours d'une justesse historique absolue, à savourer dès l'enfance.
Voulant manifestement profiter du succès de l'indétrônable Ivanhoé, Richard Thorpe tente d'en reprendre nombre d'éléments mais le rendu diffère quelque peu... Non seulement les anachronismes sont légion, mais les acteurs mêmes oscillent entre théâtralité et froideur, comme s'ils avaient conscience de tourner dans un ersatz. Cependant, le divertissement quoi que vieilli dans certains effets (spéciaux) se laisse agréablement suivre grâce au rythme des vraisemblables péripéties, des scènes de batailles ou de duels fort plaisantes, scandées par la musique épique de Miklos Rozsa, et du mythe originel, atemporel. Au final, un sympathique moment désuet.
Ah qu'ils sont fort et vaillants, ces chevaliers de la table ronde, bine décidés à mettre un terme aux querelles de clochers et autres rivalités qui sévissent au royaume d'Angleterre ! Cela fait des bien des hommes guidés par leurs honneurs, quand celui-ci n'est pas de l'orgueil, et leurs valeurs. Savoir se tenir. Un cinémascope généreux et puissant encadre ces batailles et ces dilemmes moraux. Ces aventures sont belles et passionnantes et il faut saluer les prouesses techniques des cascadeurs, décors et costumes. Cette version a visiblement une lecture assez biblique de ces aventures, il y a coté "étouffe chrétien". Quelques 30 ans plus tard, John Boorman revisitait le mythe en injectant du fantastique, des mystère de la magie
Le film a pris un sacré coup de vieux. L'action mollassonne, le manque de rythme ainsi que le haut degré de niaiserie empêchent aujourd'hui d'apprécier correctement "Les chevaliers de la table ronde". Néanmoins, certains atouts demeurent (costumes et décors, classe des acteurs) et permettent au film de conserver un certain charme.