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L'Echappée belle
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "L'Echappée belle" et de son tournage !

Un Italien en Amérique

L'Échappée Belle est le premier film américain du réalisateur italien Paolo Virzi. Celui-ci avoue n'avoir jamais imaginé tourner en dehors de son pays dans une langue étrangère avant ce tournage. Mais deux de ses films (La Prima Cosa Bella et Les Opportunistes) ont été distribués aux Etats-Unis et lui ont permis de s'y faire remarquer. Il a alors été courtisé de nombreuses fois par des producteurs américains, en vain, car Virzi tenait à écrire lui-même les scénarios de ses films. Finalement, Indiana Productions lui a soumis un roman de Michael Zadoorian qui racontait l'histoire d'un couple âgé qui décide de fuir sa banlieue de Détroit à bord de son vieux camping-car pour se rendre en Californie en sillonnant la mythique Route 66. 

Un film qui a failli ne jamais voir le jour

Bien que séduit par l'esprit subversif des protagonistes du roman de Michael ZadoorianPaolo Virzi déclina initialement le projet par peur de livrer une image d’Épinal de l'Amérique du Nord  : "Il m'a semblé que ce périple évoquait un paysage déjà vu dans d'autres très bons films. Il y avait le risque d'être piégé par ces clichés, à l'instar de ces réalisateurs américains qui, lorsqu'ils tournent en Italie, finissent par filmer des images purement touristiques et illustratives."

Travail d'adaptation

Après avoir tourné un film italien, Paolo Virzi a décidé de se pencher à nouveau sur l'oeuvre de Zadoorian sur les conseils de deux amis scénaristes, Francesca Archibugi et Francesco Piccolo. Il a modifié l'itinéraire des protagonistes et par conséquent leur profil socioculturel. Les personnages sont donc devenus un prof de littérature à la retraite originaire de Nouvelle-Angleterre et sa femme, plus jeune, elle-même originaire de Caroline du Sud. Tous deux mettent le cap sur Key West pour aller visiter la maison d'Hemingway. Le trio a écrit quelques scènes et dialogues en italien puis les a adaptés avec l'aide de l'écrivain Stephen Amidon en anglais pour la première version du scénario.

Pari tenu !

Paolo Virzi s'est engagé à faire L'Echappée Belle à la seule condition que Donald Sutherland et Helen Mirren incarnent les rôles principaux : "Je me contentais de frimer et de parler en l'air pour éviter d'avoir à mettre en œuvre ce projet américain que mes amis producteurs et coscénaristes soutenaient farouchement." A sa grande surprise, les acteurs s'engagèrent dans le projet et le tournage commença quelques semaines plus tard : "C'est peut-être, au fond, pour avoir le plaisir de travailler avec deux artistes qui me fascinent et me touchent que j'ai accepté de tourner un film en Amérique – au moins une fois dans mon parcours de cinéaste italien, ou plutôt, originaire de Livourne."

Encore un road movie

Avec L’Échappée BellePaolo Virzi met en scène pour la 2e fois consécutive un road movie après Folles de joie, sorti en 2016 et lauréat de 4 David di Donatello (l'équivalent italien des César).

Imposer sa vision

Paolo Virzi a mis un point d'honneur à conserver sa vision européenne dans un contexte de production américain : "J’ai cherché à faire mon propre film, ancré dans un contexte américain, et j’ai non seulement réuni la plupart des chefs de poste, mais j’ai aussi imposé notre point de vue «italien» sur la mise en scène. Ce n’est pas toujours facile d’expliquer en quoi cela consiste. Je dirais tout d’abord qu’on n’hésite pas à affronter la vérité en face et qu’on fait preuve d’une certaine audace dans notre regard sur la nature humaine : on n’a pas peur d’explorer le côté absurde de la vie – et c’est à la fois exaltant et effrayant – et c’est cette dualité que je cherche à exprimer dans mes films."

Une aide précieuse

Non content d'avoir aidé Paolo VirziFrancesca Archibugi et Francesco Piccolo à adapter le scénario en anglais, le romancier américain Stephen Amidon a servi de consultant culturel pendant les repérages et le tournage, comme l'explique Virzi : "Stephen s’installait à côté de moi face au combo. Comme souvent quand on tourne une scène, s’il fallait modifier, supprimer ou ajouter un dialogue, j’étais conforté par l’avis et les conseils de mon copain scénariste américain." Le réalisateur a déjà collaboré avec l'auteur en 2013 pour l'adaptation de son roman Capital Humain, qui donna lieu au long métrage Les Opportunistes.

Un contexte particulier

Le tournage s'est déroulé durant la campagne présidentielle américaine qui opposait Donald Trump à Hillary Clinton. Le réalisateur explique : "Personne n’aurait pu prédire l’issue du scrutin de novembre, mais ce qui se passait à ce moment-là m’a semblé particulièrement important. Ce climat allait marquer le parcours de nos deux personnages qui, d’ailleurs, traversent une Amérique qu’ils ne reconnaissent plus et qu’ils semblent vouloir fuir à tout jamais".
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