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Le Secret des Marrowbone
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Le Secret des Marrowbone" et de son tournage !

Qui est Sergio G. Sánchez ?

Le Secret des Marrowbone est le premier long métrage que réalise Sergio G. Sánchez, après une brillante carrière en tant que scénariste débutée avec L’Orphelinat de J.A. Bayona, dont la production exécutive a été assurée par Guillermo del Toro. Le film a fait sensation lors de sa présentation au Festival de Cannes où il a été ovationné durant dix minutes. L’Orphelinat a été récompensé par sept Prix Goya, dont celui du meilleur scénario. Forts de l’accueil enthousiaste réservé à leur premier film, J.A. Bayona et Sergio G. Sánchez ont poursuivi leur collaboration avec The Impossible, un film dramatique à suspense qui reprend les thèmes qu’ils affectionnent tant, inspiré de la bouleversante histoire vraie d’une famille espagnole qui a survécu au tsunami de 2004 en Asie du Sud-Est. Le film a non seulement été un succès au box-office espagnol mais également dans le monde. Il a rapporté 180 millions de dollars au box-office international et a valu à Naomi Watts des nominations à l’Oscar et au Golden Globe de la meilleure actrice. Sergio G. Sánchez a par ailleurs adapté The End pour Jorge Torregrossa et écrit Palmiers dans la neige réalisé par Fernando González Molina.

Idée de départ

Sergio G. Sánchez était à la recherche de l’histoire parfaite pour faire ses premiers pas derrière la caméra, et il l’a trouvée avec Le Secret des Marrowbone. La productrice Belén Atienza raconte : "C’est à l’occasion d’un voyage en train au cours duquel nous avons évoqué les histoires que Sergio affectionnait, les classiques du cinéma et nos vieux films préférés qu’est née l’idée du film." La productrice et le scénariste avaient déjà travaillé ensemble sur L’Orphelinat et The Impossible, et Belén Atienza, qui connaissait les aptitudes de Sergio G. Sánchez pour la mise en scène, tenait absolument à prendre part à ce nouveau projet. Le scénario du Secret des Marrowbone s’est construit page après page. Sergio G. Sánchez se souvient de ce singulier processus d’écriture : "Le développement s’est fait en plusieurs étapes. Pendant l’écriture de la première ébauche du script, j’envoyais tous les jours quelques pages à Belén sans savoir précisément quelle direction prendrait l’histoire." La productrice raconte : "C’était comme recevoir un roman-feuilleton : chaque jour, j’en découvrais davantage sur les personnages et l’histoire. Nous avons ensuite harmonisé le tout car il s’agissait d’une histoire complexe avec différentes chronologies et beaucoup de rebondissements qui devaient parfaitement s’imbriquer."

Bayona + Sánchez

Au début de leur collaboration sur L’OrphelinatSergio G. Sánchez et J.A. Bayona ne se connaissaient pas très bien, mais ils ont vite réalisé qu’ils partageaient les mêmes goûts cinématographiques. J.A. Bayona déclare : "Notre cinéphilie commune est d’une certaine manière à l’origine du Secret des Marrowbone." Le réalisateur, qui était prêt à soutenir n’importe quel projet entrepris par Sergio G. Sánchez, admet avoir été époustouflé par l’intensité du scénario du Secret des Marrowbone. Il a offert ses conseils à son ami mais toujours avec respect, parfaitement conscient que le projet était en de très bonnes mains. Le cinéaste a également partagé son savoir créatif durant les différentes phases du film, soumettant ses remarques après la lecture du scénario et donnant son point de vue pendant le montage. Sergio G. Sánchez et J.A. Bayona ont en commun un intérêt particulier pour les thèmes de l’enfance, de la jeunesse et du passage à l’âge adulte. Ce n’est pas un hasard si, comme en écho aux thèmes de L’Orphelinat et The Impossible, les quatre personnages principaux du Secret des Marrowbone sont des enfants qui n’ont pas encore atteint l’âge adulte.

Le casting

Le Secret des Marrowbone est porté par de jeunes acteurs talentueux, de George MacKay à Charlie Heaton (Stranger Things) en passant par Mia Goth (Nymphomaniac) et Matthew Stagg. Mais l'actrice qui tire son épingle du jeu est Anya Taylor-Joy : "Anya est en avance sur son âge, j’avais parfois du mal à croire qu’elle n’avait que 20 ans. Elle est incroyablement talentueuse et est capable d’exprimer chacune de ses pensées et chacun de ses doutes avec une clarté absolue. Elle a l’esprit vif et possède une extraordinaire intensité", confie Sergio G. SánchezJ.A. Bayona précise : "Malgré son jeune âge, Anya Taylor-Joy a pris part à de nombreux projets significatifs tels que The Witch ou Split, et elle tire pleinement parti de son expérience." Pour les cinq acteurs, qui ne se connaissaient pas avant le tournage, toute la difficulté a consisté à former un clan soudé à l’écran.

Heureusement, ils se sont immédiatement bien entendus et ont tiré profit des deux semaines passées dans les Asturies avant le début du tournage. Au lieu de répéter leurs scènes, ils ont passé la majorité de leur temps à improviser, créant ainsi des liens forts. Le fait de se retrouver isolés dans un pays étranger dont ils ne parlaient pas la langue les a beaucoup rapprochés. D’une certaine manière, et même si ce n’était que pour une période limitée, ils ont formé une famille. Pour J.A. Bayona, la qualité du film repose en grande partie sur le talent de ces jeunes acteurs.

Les Etats-Unis d'Espagne

Bien que les événements se déroulent dans une localité fictive du Maine, le film a été tourné dans les Asturies en Espagne. Sergio G. Sánchez, qui est originaire de la région, tenait à tourner le film dans son pays pour renforcer le caractère émotionnel de l’histoire. Ce sont en effet les paysages de l’Asturie qui ont accompagné et influencé l’état d’éprit du cinéaste tout au long de l’écriture du scénario. C’est donc en toute logique que le film y a été tourné. Il était très important pour Sergio G. Sánchez, comme pour le reste de l’équipe, que la maison soit réelle ; il ne voulait pas qu’elle soit construite en studio. Il explique : "Il était essentiel qu’elle craque et qu’elle respire." C’est donc lui qui a proposé Torre de Arango, sur la commune de Pravia, comme décor principal. Le chef décorateur Patrick Salvador, dont le brillant travail sur Automata de Gabe Ibáñez a impressionné l’équipe, a eu pour mission de donner l’illusion que la demeure de pierre asturienne du XVIIe siècle se situe en réalité dans le Maine. Pour ce faire, la façade extérieure ainsi que l’agencement intérieur de la maison ont dû être modifiés.

Sánchez par Sánchez

Sergio G. Sánchez analyse son travail sur Le Secret des Marrowbone : "C'est un film qui allie plusieurs éléments : thriller, horreur, amour et fantastique. Je trouve ce mélange des genres très intéressant car il invite les spectateurs à prendre activement part au film pour rassembler les différentes pièces du puzzle. Mon objectif était de réaliser un film à suspense classique à l’esthétique d’un autre temps, loin des conventions du cinéma de genre contemporain. Pour éviter cependant de tomber dans la nostalgie, j’ai entrepris de raconter l’histoire de manière à renforcer la structure complexe et originale du film, que je compare souvent à des poupées russes. Il ne s’agit pas d’une histoire classique découpée en trois actes, c’est plus complexe que cela. À chaque fois qu’un nouveau mystère est révélé, c’est comme si l’on ouvrait une matriochka qui dévoile une nouvelle dimension du film. Ce qui est à l’origine un drame familial se transforme ainsi en mystère fantastique puis en thriller psychologique et ainsi de suite, jusqu’à ce que la dernière poupée soit ouverte et révèle de manière très émouvante le coeur de l’histoire. 

Le fait d’avoir pu tourner le film, dont l’action se déroule aux États-Unis et dont la distribution est britannique, dans les Asturies a été un luxe et un plaisir. Je pense que nous avons en Espagne les plus beaux décors naturels qui soient et que nous devrions davantage en profiter. Peu de pays au monde possèdent des paysages à la topographie aussi variée que les nôtres et des équipes locales aussi qualifiées. Il est selon moi aussi important de faire des films espagnols qui mettent notre culture en valeur que d’attirer des équipes internationales pour renforcer notre industrie. Nous avions initialement prévu de tourner le film aux États-Unis ou au Canada, et du point de vue financier, cela aurait été plus avantageux car nous aurions pu bénéficier d’exonérations fiscales, mais il était très important pour nous de prouver que ce film pouvait être réalisé en Espagne avec une équipe locale. Nous avons utilisé tous les moyens à notre disposition – la photographie, la décoration et les costumes – pour nous assurer de la crédibilité de l’univers du film, et son succès au Festival du film de Toronto a prouvé que nous y étions parvenus."

Une question d'éclairage

De même que pour les décors du film, Sergio G. Sánchez était attaché à ce que la photographie s’éloigne délibérément des conventions du genre. J.A. Bayona, qui a travaillé avec Xavi Giménez sur la série Penny Dreadful, commente : "Le style photographique du Secret des Marrowbone est très réaliste et ne fait pas dans la démesure. Je trouve cette manière d’aborder le genre très intéressante." Pour l’éclairage également, la production a dès le départ opté pour une lumière naturelle. Le directeur de la photographie explique : "Nous avons utilisé un mélange de lumière naturelle et de lumière artificielle aussi réaliste que possible qui permet aux personnages de se déplacer naturellement et avec beaucoup de liberté dans les décors."

La musique

Les émotions du film s’expriment également à travers la musique de Fernando Velázquez, le compositeur à qui l’on doit les bandes originales inoubliables de nombreux films, dont L’Orphelinat et The Impossible. Le musicien déclare : "Le Secret des Marrowbone est un film très émouvant et plein de caractère. J’espère que lorsque les spectateurs le verront, ils ressentiront grâce à la musique ce que j’ai éprouvé en le découvrant. Mon objectif était d’évoquer le caractère intemporel de l’histoire ; la musique contribue à renforcer la dimension classique du film." Sergio G. Sánchez n’avait aucun doute sur le choix du compositeur, dont la capacité à exprimer les émotions et à créer des mélodies simples mais inoubliables correspondait parfaitement à ce qu’il recherchait pour l’histoire. L’objectif était non seulement de composer une musique qui accompagne les spectateurs au-delà du film, mais qui les guide également dans l’intrigue en traduisant chaque élément du scénario sur le plan musical. Fernando Velázquez révèle qu’il a commencé par écrire la musique des séquences les plus lumineuses de l’histoire avant de s’attaquer aux moments les plus sombres – un cheminement de la lumière vers l’ombre qui reflète l’évolution du film.
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