Mon AlloCiné
3 jours à Quiberon
note moyenne
3,5
148 notes dont 29 critiques
24% (7 critiques)
21% (6 critiques)
14% (4 critiques)
31% (9 critiques)
10% (3 critiques)
0% (0 critique)
Votre avis sur 3 jours à Quiberon ?

29 critiques spectateurs

Anne M.

Suivre son activité 32 abonnés Lire ses 498 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 15/06/2018

1981, un an avant son décès et quelques mois avant la disparition tragique de son fils, Romy Schneider passe quelques jours en cure à Quiberon. Une amie lui rend visite au moment où deux journalistes du Stern sont attendus pour une interview. Il y a plusieurs raisons d’aller voir ce film : Marie Baümer incarne Romy Schneider de façon fascinante, la réalisation noir et blanc est soignée, les photos, surtout les extérieurs très belles et la fidélité du scénario à ce que les deux journalistes avaient laissé comme photos et articles est précise. Comme pour le film sur Giacometti, ce n’est pas un biopic. Si « the final portrait » élaborait le portrait de l’artiste à partir de la genèse d’une oeuvre, « 3 jours à Quiberon » parle de Romy Schneider à partir d’une interview. Ces choix sont très pertinents. Ceci dit, j’ai deux remarques qui atténuent mon enthousiasme : Je me suis passablement ennuyée, le film est un peu long. J’ai regretté que Romy Schneider n’apparaisse qu’à travers sa fragilité et son mal-être. Cette actrice bouleversante et douéee aurait mérité qu’on rappelle aussi toute l’étendue de son talent. Il est néanmoins important qu’enfin le cinéma s’intéresse de nouveau à cette grande artiste. Mon blog : larroseurarrose.com

In Ciné Veritas

Suivre son activité 15 abonnés Lire ses 429 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 24/07/2018

3 jours à Quiberon déçoit malgré l’accumulation de quelques qualités. Ainsi, Emily Atef concentre son biopic sur un court épisode en 1981 de la vie de Romy Schneider alors âgée de 42 ans. L’emploi de l’actrice Marie Bäumer et de sa troublante ressemblance avec l’héroïne des Choses de la vie (1970, Claude Sautet) est aussi à porter au crédit du film. Mais, faute d’incarnation et de justesse dans son écriture, le portrait attendu d’une actrice en déclin ne satisfait pas. Sous l’objectif du photographe Robert Lebeck, l’interview mené par le journaliste Michael Jürgs du magazine Stern sert de fil directeur à 3 jours à Quiberon. Cet entretien trop superficiel ne nous apprend rien sur les maux et la psyché de l’actrice et finit par désintéresser. Les 600 clichés de Robert Lebeck jamais publiés dont disposait la réalisatrice aurait dû constituer la matière principale à l’écriture de ce biopic. Ce nécessaire travail d’écriture ne semble pas avoir été mené à son terme. Exception faite de la séquence dans le bar où apparaît Denis Lavant en poète, il nait aucun instant vrai des plans séquences composant 3 jours à Quiberon alors que le choix d’un filmage en noir et blanc paraît relever plus de critères économiques que d’un réel parti pris.

domi_49

Suivre son activité Lire ses 2 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 21/06/2018

J'ai été très déçue par ce film que j'ai profondément trouvé ennuyeux, trop long, oppressant et qui n'apporte absolument rien si ce n'est de la souffrance à sa famille et qui met en évidence que Romy Schneider était une femme extrêmement fragile avant même le décès de son fils. En même temps à l'époque de cet interview, Romy Schneider était en divorce, son fils s'était éloignée d'elle. Mais était elle aussi déprimée que la réalisatrice l'a imaginée. C'est une pure fiction brodée par l'imagination très fertile mais très sombre de la réalisatrice avec comme point de départ un interview donné par Romy Schneider à Quiberon. Si vous aimez les films en noir et blanc, si vous souhaitez passer 3 jours dans la même chambre avec les mêmes personnages dans une ambiance de fumée de cigarettes, d'alcool à gogo, de somnifères alors allez voir le film. Une Romy Schneider qui fuit dans le sommeil, une Romy Schneider déprimée qui prend cependant un énorme plaisir à être photographiée et qui a envie de tourner. Tout cela donne une bien piètre image de Romy Schneider, de ce que pouvait être un séjour de remise en forme dans un hôtel de Quiberon (séjour qu'elle faisait régulièrement) à une période difficile de sa vie personnelle alors qu'elle avait déjà connu dans sa vie de grandes souffrances. Le film est beaucoup trop intime pour être réaliste quant aux déballages d'états d'âme qu'aurait eu Romy Schneider pendant c'est 3 jours. on ne peut pas y croire, c'est un scénario proposé par la réalisatrice, un angle de vue. Un mot quand même pour les acteurs qui assurent vraiment bien leur rôle. Personnellement, j'ai vu une très bonne actrice, une imitation de Romy Schneider, mais je n'ai jamais vu Romy Schneider.

desiles ben

Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 170 critiques

2,5Moyen
Publiée le 26/06/2018

Marie Bäumer est impressionnante de justesse mais ce huis clos dans un hôtel breton est par trop monotone. Une fois que l'on a compris que Romy Schneider est malheureuse et qu'elle tente de noyer ses angoisses dans l'alcool et les médicaments, on a tout compris. Une cheville cassée est presque l'unique péripétie du film...

Didier L

Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 171 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 26/06/2018

Il est toujours douloureux de voir une comédienne (en l'occurrence, Marie Baümer) donner ses tripes pour sauver son personnage, faire valoir ses ambiguïtés, jouer sur les parts d'ombre et de lumière........pour voir une réalisatrice gâcher tout ce travail en noircissant systématiquement le tableau au sens propre comme au sens figuré et ce, même si la photo noir et blanc de Thomas Kiennast est une splendeur. Emily Atef étire inutilement les scènes plombant l'atmosphère et en concluant son film sur des propos, des images, des gestes annonçant à la truelle les malheurs à venir. Même si le film ne se veut pas biopic, il ne dévoile sûrement qu'une infime partie de la complexité de celle qui s'appelait Romy Schneider et de ce qui faisait son immense talent.

Laurent C.

Suivre son activité 131 abonnés Lire ses 922 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 25/06/2018

Elle s’appelle Romy Schneider. Elle est la grande actrice que l’on connaît, du moins celle que la réalisatrice entreprend de nous présenter. C’est une femme désespérée, qui se contraint à un séjour dans un hôtel en bord de mer, où les plats sont rationnés et les drogues interdites. Et pourtant, elle boit, elle fume et quand elle ne fait ni l’un ni l’autre, elle se répand de pleurs ou de rires hystériques. Sa meilleure amie la rejoint dans cet hôtel de luxe, sans que l’on ne sache pas vraiment pourquoi. Puis, arrivent un journaliste et un photographe, qui semble-t-il a été l’amant de la comédienne. C’est un film qui dure deux heures. Deux heures à les regarder boire, manger, rire, pleurer, et discuter. Autrement dit, deux heures totalement inutiles où l’on n’apprend rien de vrai chez cette actrice. Il y a même quelque chose de choquant de présenter un tableau réinventé d’une comédienne disparue, que la mise en scène affuble des pires tourments et des pires addictions. Au-delà même de l’aspect très discutable, la mise en scène rejette toute forme d’empathie à l’endroit de son héroïne, générant alors chez les spectateur agacement et désintérêt. Pourtant, la photographie est belle. La mer bretonne est magnifiquement filmée, et le noir et blanc rajoute au mysticisme de l’image. Mais, hélas, il y a une contradiction entre cette volonté quasi poétique de filmer la mer et la présentation de Romy qui ne fait pas grand-chose d’autre que de boire, pleurer, se faire photographier et rire. Le personnage succombe à des tics qui la rendent horrifiantes et grotesques. On oublie l’actrice qu’elle a été, pour ce tableau pittoresque d’une alcoolique répugnante, désinvolte et égocentrée.

ANDRÉ T.

Suivre son activité 12 abonnés Lire ses 251 critiques

4,0Très bien
Publiée le 15/06/2018

J'ai cru voir que le film était controversé. Ceux qui comme moi sont bouleversés par la vulnérabilité de Romy, ces 3 jours à Quiberon; cette "vérité" m'a semblé tout à fait vraisemblable... De l'autre côté, ceux qui n'y voient qu'une fiction indécente avec tant d'intrusion dans sa vie privée.... on peut aussi les comprendre.... Une comédienne si ressemblante et crédible, un superbe noir et blanc, une photo délicate et sensible, une musique romantique.... Habitué aux interviews "complaisants" j'ai été surpris par la violence des intrusions du journaliste de Stern qui ne concernent que la vie privée, voire la personnalité d'une femme complètement déboussolée. Dans le film on perçoit que malgré la protection de son amie Hilde et du photographe, elle s'abandonne sans discernement....jusqu'à l'auto-destruction?

Sémiramis15

Suivre son activité Lire ses 12 critiques

1,0Très mauvais
Publiée le 16/06/2018

Un film qui se veut "documentaire" ou "biopic" mais qui n'est que pure imagination de la réalisatrice. On va dire que l'actrice principale joue un rôle qui s'appelle Romy Schneider mais cela n'a strictement rien à voir avec l'actrice du même nom. La ressemblance de l'actrice principale est parfois troublante. Mais il est malhonnête de penser que cela raconter la vie de la grande Romy Schneider. Sa fille Sarah Biasani et son ex mari ont d'ailleurs fait preuve de réserve sur ce film qui ne raconte rien de vrai sur la grande Romy. Un pur film de fiction

cinema76

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 71 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 20/06/2018

Ce film était-il nécessaire, je ne pense pas, Romy était tellement lumineuse dans la plupart des ses films que l'on a pas envie de voir ces 3jours à Quiberon où la clope est présente à chaque plan en autre, dommage l'actrice est formidable.

Loïck G.

Suivre son activité 82 abonnés Lire ses 852 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 16/06/2018

A une époque de sa vie , Romy Schneider se ressourçait chaque année à Quiberon, la cité de la thalasso thérapie. Elle accorde très peu d’interviews et surtout pas aux journaux allemands qu’elle fuit. Aussi, le fait de recevoir dans sa retraite bretonne un journaliste du "Stern" dont la ligne éditoriale s’apparente à « Scoop , toujours prêt » surprend son entourage. Mais l’homme est accompagné par un photographe ami de la comédienne. Sur cette trame réelle, Emily Atef réalise un film sans grande faille, avec une direction d’acteurs tout aussi parfaite ( Marie Bäumer est Romy Schneider ! ) mais qui suit les travers qu’elle semble vouloir dénoncer à travers le portrait d’une femme harcelée par des journalistes charognards. Au point de prendre le spectateur à témoin d’une dérive humaine dont le malheur s’étale habituellement dans les journaux crapoteux. La caméra n’est plus celle d’un cinéma, mais d’un reportage in situ. La force paradoxale de ce film déstabilisant et qui personnellement me met très mal à l’aise. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com

Michelle M.

Suivre son activité Lire sa critique

4,5Excellent
Publiée le 28/05/2018

J'ai adoré ce film d'Emily Atef. Tout est juste et sobre . Le parti-pris du noir et blanc est éminemment esthétique - les années 80, la photo en noir et blanc , un univers feutré , souvent border line -. Une femme en souffrance, ce pourrait être n'importe laquelle, qui est aussi une actrice célèbre , confrontée à un journaliste du Magazine Allemand Stern, bien décidé à en découdre; un huis-clos en dents de scie. Les Allemands n'avaient pas pardonné sa carrière Française à Romy Schneider, dont acte... Mais rien ne va se passer comme prévu. Marie Baumer au-delà de sa ressemblance troublante avec Romy Schneider est plus vraie que nature. Jamais elle ne surjoue. Tous les acteurs sont remarquables, y compris Denis Lavant , le barde Breton, lorsqu'il déclame un poème d'Edith Azam "Le paradis, une fois". Un film qui nous remet les idées en place. Allez voir ce film c'est un petit chef d,oeuvre.

Sébastien S.

Suivre son activité 51 abonnés Lire sa critique

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 14/06/2018

Le film est bouleversant: Romy qui cherche simplement à être heureuse malgré ses démons. Au-delà de sa beauté mythique, de son talent et de son exigence, c’est la quête de Romy pour le bonheur qui est fascinante. Et bien sûr qu’elle y arrive. Je trouve ça scandaleux qu’on essaie de faire croire que Romy était aussi lisse que Sissi. J’espère que les fans se feront leur propre avis. Pour ma part j’ai retrouvé la Romy fragile, complexe et fascinante que j’ai découvert dans les biographies que j’ai pu lire.

Simone à Quiberon

Suivre son activité 1 abonné Lire sa critique

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 13/06/2018

Au moment où j’écris ce texte, j’ai déjà vu le film huit fois (en Allemagne). Et non, personne ne m’a payée. 3 jours à Quiberon – un voyage que je veux faire à nouveau et à nouveau. Malheureusement, je n’étais pas en Bretagne, moi, je suis juste allée au cinéma. Bien que ce ne soit pas « juste » un film. Avant que le film ne soit réellement sorti, je l’avais déjà vu trois fois. La première fois – il n’aurait pas pu y avoir plus beau cadre – lors de la Berlinale, festival du film allemand à Berlin en février. Ce soir-là, je n’étais pas la seule à verser une larme. Pendant le générique de fin, des bruissements de mouchoirs, des sanglots et des applaudissements. Deux mois plus tard, je revois une partie de l’équipe pour un questions-réponses, tout d’abord la réalisatrice Emily Atef, une femme tout aussi sympathique que douée. Si une réalisatrice donne autant de passion et d’empathie à ses projets qu’Emily Atef, le résultat ne peut qu’être un film incroyablement émouvant, comme celui-ci. Et puis l’avant-première à Düsseldorf, cette fois aussi en présence de Marie Bäumer, qui incarne Romy Schneider. Oui, elle ressemble à l’icône du cinéma, mais c’est avant tout son rôle dans ce film. Tout comme Romy Schneider n’était pas Sissi, Marie Bäumer n’est pas Romy Schneider. Mais c’est un détail que j’oublie complètement pendant ces 115 minutes et cela veut tout dire. Ce n’est pas à cause d’une ressemblance évidente, visible à la surface, mais parce que l’on ressent quelque chose, des émotions, à l’intérieur. Et cela, le film, les acteurs, la réalisatrice le réussissent dès la première seconde. En général, j’oublie tout pendant ces deux heures. Je partage la souffrance de cette Romy. Sa peur, sa rébellion, je suis troublée, inquiète, révoltée, pompette, perdue, sauvée, prisonnière, libérée. Je vis tout cela, moi aussi, dans ma chaise de velours rouge dans cette salle de cinéma assombrie. Bien qu’elle ne soit quasiment jamais seule, la solitude de cette femme me brise le cœur. Je suis furieuse contre ce journaliste hardi. Je désespère avec son amie Hilde. J’aimerais bien appuyer ma tête contre l’épaule forte de Robert Lebeck, tenant toujours dans ses mains le petit appareil photo. J’entends la mer, la musique… je suis de retour en Bretagne. C’est ainsi que je me retrouve là, dans ma chaise de cinéma, et chaque fois, le film m’emporte de nouveau entièrement. 3 jours à Quiberon est un gros plan qui se rapproche parfois si près que cela en fait mal. Mais il ne suffit que d’un sourire de cette Romy sur l’écran et tout de suite le bonheur jaillit. Et l’espoir. Mais cela aussi fait un peu mal. Pendant le générique de fin, je suis accablée par mes émotions. Cette femme, je supporte à peine de la laisser seule avec son triste destin. Je sais ce qui va lui arriver et je sais que je ne peux rien y changer. Car elle est morte, il y a 35 ans. Romy non plus ne me laisse pas seule et m‘accompagne encore dans mes pensées pendant des jours. Caractéristique de la première d’un film: les réalisateurs et les acteurs sont présents. Tu sais que tu es „fan numéro 1“ d’un film lorsque la réalisatrice te recconait car elle t’a parlé à l‘occasion d‘une autre première, dans une autre ville… il y a une semaine. Quelle chance, quel bonheur de vous revoir Madame Atef! Merci (encore une fois) pour cette rencontre, pour ce film incroyable, le meilleur à mon avis. Et bien sûr: Merci Madame Bäumer. Emue pendant l’applaudissement à la fin, elle raconte le tournage, et on sent qu’elle est une actrice passionnée. Bien qu’elle soit très enrhumée ce soir, elle prend son temps pour que chaque fan ait son autographe. Elle est tellement naturelle, sympathique, humble, reconnaissante pour toutes ces réactions, et équilibrée – contrairement à son rôle dans le film. Pour qu’un film transporte des émotions, pour qu’il soit touchant, il faut beaucoup plus qu’une ressemblance optique. Il faut un talent d‘actrice énorme. Et tout cela est présent, chez Marie Bäumer. Je la vois devenir cet être humain troublé et je réalise que moi aussi, je suis humaine. Capable de ressentir de la douleur, mais aussi du bonheur. Marie Bäumer a ce certain talent de toucher en montrant tous les facettes de la vie humaine, ce que quelqu’un d‘empathique comme moi ne supporte presque pas. Cette actrice que j’admire énormement, depuis mon enfance et encore plus après ce soir. J’aurais aimé lui dire cela personnellement, mais pour tout cela, il n’y avait pas le temps, pas non plus le courage. Bon, la prochaine fois, peut-être. Ce film m’a touchée au fond de mon cœur. Il m’a rendue heureuse et triste et mille choses entre les deux. Et c’est pour cela qu’on va au cinéma, au final, c’est pour les émotions. Mais j’arrète maintenant. Allez voir ce film. Après, vous me comprendrez.

ffred

Suivre son activité 278 abonnés Lire ses 2 876 critiques

4,0Très bien
Publiée le 14/06/2018

Sauf erreur de ma part, voici le premier film de fiction cinéma consacré à Romy Schneider. La bande-annonce m’avait laissé perplexe, le résultat est assez étonnant. Si le film en lui-même n’est pas un chef d’oeuvre, il ne manque pas de qualité. On lui reprochera quelques longueurs et un dénouement facile, mais la mise en scène est simple, sobre et discrète. La direction artistique est superbe et les images en noir et blanc splendides. Mais c’est avant tout la charge émotionnelle qui compte ici. D’abord du fait du sujet. Nous plonger ainsi dans le quotidien de l’actrice sur la fin de sa vie a quelque chose de très troublant. Mais pas plus troublant que la ressemblance de Marie Bäumer avec la star. C’est très perturbant, d’autant plus que la voix, le rire, les expressions correspondent aussi. On a vraiment l'impression qu’elle est là ressuscitée devant nous. Une prestation de haut vol (récompensée par le César allemand de la meilleure actrice, sept trophées en tout dont meilleur film, réalisatrice, acteur et actrice second rôle). On savait que sa vie, et surtout les dernières années, n’avaient pas été faciles, on en prend ici toute la mesure. Un destin tragique pour une femme si belle, si talentueuse, si adulée et si malheureuse, qui reste à mes yeux, la plsu grande actrice de sa génération. En rires et larmes, espoirs et dépression, 3 jours à Quiberon est le portrait magnifique, délicat et pudique, mais surtout déchirant, d’une femme brisée qui nous manque énormément. Bouleversant.

patrick g.

Suivre son activité Lire ses 4 critiques

4,0Très bien
Publiée le 14/06/2018

Ce film, est troublant, c' est Romy Schneider sans être Romy Schneider d' un coté on est si heureux de la retrouver sur grand écran et d' un autre on sait que ce n' est pas elle qui est là, mais une actrice qui a su l' incarner magnifiquement au plus profond de sa sensibilité, de sa personnalité de ses gestes, de ses regards, une sorte de réincarnation ? Ce film nous montre une femme vraie, naturelle, sincère, en proie à une dépression que l' on comprends quand on sait ce qu' elle a vécu. Je me suis remémoré l' exposition ''La Légende de Romy Schneider'' à Boulogne Billancourt en 2012 avec quelques-une de ses lettres manuscrites, dont une où il était question de sa cure à Quiberon. J'y avais découvert une Femme d' une grande humanité, d' un cœur et d' une générosité hors du commun aller jusqu' à refuser d' assister à un repas de fin de tournage si tous les participants du film (machinistes, décorateurs, cuisiniers.et autres...) n' y étaient pas également conviés. Ce film nous montre sa souffrance et sa grandeur d' âme, oser être elle-même devant des journalistes, quelle leçon de vie !

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top