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Garde alternée
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Garde alternée" et de son tournage !

Puiser dans son vécu

L’écriture de trois des films d'Alexandra Leclère (Les Soeurs fâchéesLe Prix à payer et Maman) était inspirée d’événements vécus. Avec Garde Alternée, la réalisatrice s'est aussi appuyée sur une situation qu'elle a très bien connue, celle de se faire pincer en flagrant délit d’adultère par SMS interposés. Elle raconte :

"On entend tous les jours des histoires semblables. Il y a quelques années, j’ai eu une histoire d’amour passionnelle avec un homme marié jusqu’à ce que sa femme ne tombe sur nos textos. Après avoir « fait le malade » pendant trois semaines il m’a dit « on arrête », un grand classique. Or moi, j’aimais tellement cet homme que j’étais « prête à tout », sauf à ne plus jamais le voir. Dans un élan désespéré je lui ai alors demandé de suggérer à son épouse qu’on se partage sa présence une semaine sur deux."

Un choix logique

Dans le film, c'est l’épouse et non la maîtresse qui propose la garde alternée. Un choix logique d'Alexandra Leclère parce qu'il fallait, dans le film, que l’homme accepte (sinon il n’y avait pas de film). "Cela ne pouvait donc venir que de son épouse, de la « légitime ». C’est d’ailleurs plus une injonction qu’une proposition qu’elle lui fait. Elle propose avec insistance à la maîtresse mais elle impose la situation à son mari : « Je ne vois pas bien ce que tu pourrais dire parce que là, très nettement, je préfèrerais que tu débarrasses le plancher une semaine ! »", précise la cinéaste.

Un personnage attachant

Cette femme qui défend bec et ongles son couple se comporte en parfait tyran mais Alexandra Leclère a tenu a rendre ce personnage attachant. Elle explique : "J’aime profondément celui de Sandrine, spécialement dans les moments où sa stratégie va se retourner contre elle et la conduire à révéler ses failles profondes. Quand elle refait l’amour avec son mari à l’insu de « l’autre », elle est sincèrement persuadée que c’est gagné. Tout comme elle est persuadée qu’elle porte le coup de grâce à sa rivale durant sa soirée d’anniversaire de mariage. Je trouve que sa naïveté la rend alors bouleversante."

Un homme normal

Jean, qui tombe amoureux d’une autre femme, a été construit comme un homme a priori « normal », potentiellement séduisant, mais pas maladivement séducteur "qui couche avec tout ce qui bouge". "Il est professeur de littérature à la Sorbonne et c’est l’amour des livres qui le rapproche de la libraire délicieuse que joue Isabelle Carré. Le film démarrait par leur rencontre dans la librairie. Il pleuvait à torrents, il entrait dans cette librairie. Et coup de foudre. On se retrouvait ensuite neuf mois plus tard quand l’épouse découvrait tous les textos. J’ai choisi de démarrer le film dans le vif du sujet", note Alexandra Leclère.

Thématique commune

En 2002, Didier Bourdon avait réalisé 7 ans de mariage, l’histoire d’un couple enlisé dans la routine. Une thématique commune à Garde alternée... "J’étais également parti de l’observation de mon premier mariage, survenu alors que j’étais sans doute trop jeune. Je jouais le rôle d’un homme qui voit son amour s’étioler, qui en souffre et fait souffrir sa femme à son corps défendant. Alexandra pose elle aussi la question du désir : comment entretenir la flamme", note le comédien.

Jean selon Bourdon

"Jean n’est ni un Brad Pitt, ni un Michel Petrucciani. C’est un homme tout-à-fait normal, sincèrement amoureux de sa femme, mais installé dans une routine qui le conduit à lever les yeux sur une autre, simplement parce qu’elle a manifesté du désir pour lui. Malgré les failles de Jean – ou grâce à elles, je crois qu’on peut s’attacher à lui. Le titre du film dit fort bien son immaturité : dans le fond, c’est un « enfant » ce mec. Il n’a pas l’âge de décider pour lui-même, alors il accepte que sa femme le fasse pour lui."

Retrouvailles

Deux ans après Le Grand partage, la réalisatrice Alexandra Leclère convoque à nouveau Valérie Bonneton et Didier Bourdon pour Garde alternée.

Bonneton dit oui !

Dans sa solitude et son désespoir, le personnage de Valérie Bonneton fait des choses peu communes... "C’est peu de le dire ! Ce sont toutes ces « choses » qui m’ont poussée à dire oui. Je me suis dit que je n’aurais pas deux fois dans ma vie d’actrice la possibilité de danser à poil dans la fontaine de la Place Saint-Sulpice ! Ça ne se refuse pas. J’y suis allée à fond, même si l’eau était bien glacée...", se rappelle la comédienne.

Rendez-vous manqué

Isabelle Carré avait déjà eu l’occasion de travailler avec Didier Bourdon à ses débuts il y a 25 ans, pour un film que le comédien avait écrit, mais qui malheureusement n’a jamais vu le jour. "Une histoire touchante de fantômes, fragile, très poétique, qu’il portait depuis longtemps, depuis l’adolescence, je crois. Il était alors en plein succès des Inconnus et il n’est jamais parvenu à réunir le financement pour un projet à l’évidence trop éloigné de ce qui lui valait alors un tel succès. On avait cependant eu le temps de faire des lectures chez lui, avec Stanislas Merhar et j’avais découvert l’artiste émouvant, drôle et sensible qu’il était", se souvient-t-elle.
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