J'aime bien la critique de POSITIF de juin 87 "On oubliera vite ce petit psycho-thriller, ou, pour ne pas abuser des mots étrangers, ce psycho-frileur", z'étaient déjà très portés sur l'exception culturelle française en matière de vocabulaire... Plus sérieusement, ils avaient vu assez juste. De mémoire, Manhunter est un film assez quelconque qui a pris un gros coup de vieux en raison des tics professionnels de Michael Mann venu à l'époque de la série TV époque Miami Vice.
Bon Mea Culpa Je viens de le revoir, et je dois bien avouer qu'en dehors de l'acteur principal complètement fadasse et sans le moindre charisme, il y a quand même beaucoup de bonne choses, une ambiance horrifique assez réussie, un coté malsain qui fonctionne plutôt bien sans pour autant racheter les nombreux petits défauts...
Mais il restera surtout un moment inoubliable, je le confesse : L'immortel In a gadda da vida couvrant les hurlements de la jeune aveugle. Quand on passe du Iron Butterfly, personne ne vous entend crier. RESPECT !
Manhunter, rebaptisé dans notre contrée "Le Sixième sens" ce qui est la cause d'une terrible méprise entre ce film et celui de M. Night Shyamalan, est le 3ème long métrage de Michael Mann après le Solitaire et La Forteresse Noire (qui fut un échec retentissant). Avant cela, le réalisateur américain s'était surtout fait connaitre pour la production de séries dont la cultissime "Miami Vice".
Manhunter est sans conteste un film très intéressant car c'est celui dans lequel on peut apercevoir les prémices du style actuel de ce réalisateur qui a très fortement marqué le cinéma américain de son empreinte et plus particulièrement le genre de thriller. Il s'agit aussi de la toute première adaptation cinématographique de l'univers de Thomas Harris, à savoir son livre "Dragon Rouge". Malheureusement, il n'obtiendra pas le même succès public que son successeur officieux,"Le Silence des Agneaux", dont la réussite éclipsera totalement le long métrage de Mann. Et pourtant ce Manhunter n'est pas dénué de qualités, bien au contraire.
Pour commencer, notons une ambiance vraiment réussie. L’atmosphère est aussi glaciale que prenante, sublimée par la photographie de Dante Spinoti. Certes le marquage très prononcé de ce film dans les années 80 lui a donné un petit coup de vieux (surtout au niveau de la BO) mais c'est aussi quelque chose qui contribue au charme de l'ensemble. On notera que bien avant la série "Les Experts", Mann n'hésitait pas à filmer une enquête sous un jour plus "scientifique", ce qui à l'époque était assez inédit. Le montage est lui aussi très bon, permettant un juste équilibre entre phases d'enquêtes et d'autres passages davantage orientés vers les motivations des protagonistes.
Un autre point qui séduit est l'interprétation impeccable des personnage et en particulier celle de William Petersen incarnant un flic torturé et assez complexe. Brian Cox, quant à lui est très convainquant en Hannibal Lecter, même si amplement moins marquant que celui incarné par Hopkins. Il faut aussi noter le fait que Cox interprète le personnage avec beaucoup de sobriété le rendant ainsi plus "ordinaire" que sous les traits de Hopkins. Tom Noonan est lui aussi très bon en tueur dérangé et complexé, son physique atypique ne manquant pas de marquer la rétine.
Après le film n'est pas dénué de défauts non plus. Mann, bien que sur la voie de la maestria technique, ne l'avait pas encore totalement atteinte et ainsi ce Manhunter souffre par moment d'un certain manque de rigueur dans la composition de certaines scènes où les faux raccords affluent. C'est particulièrement notable dans un final quelque peu confus et qui tranche totalement avec le reste du film tant il peut donner une sensation "d'amateurisme" dans sa réalisation. Ce n'est pas rédhibitoire, toutefois cela demeure un défaut suffisamment gênant pour être évoqué.
Autre point qui ne fera pas l'unanimité : la BO. Qui dit ancrage prononcé d'un film dans les années 80, dit aussi synthé à gogo ainsi que "rock" 80's assez ringard. Alors si d'avance vous êtes allergiques à ça, votre appréciation du film risque d'en prendre un coup tant l'OST est omniprésente à travers ce long métrage.
En conclusion on a un film assez méconnu d'un réalisateur pourtant devenu culte, que tout amateur de la filmographie de Michael Mann se doit de voir au moins une fois. Quant aux amateurs de l'oeuvre de l'écrivain Thomas Harris, je recommande aussi ce film car très différent du "Dragon Rouge" déféqué par Brett Ratner mais aussi du livre.
Cette première adaptation, signée Michael Mann, du roman Dragon Rouge de Thomas Harris est assez réussie. Alors oui, le film a un peu vieilli mais il reste très intéressant. William Petersen campe un Will Graham convaincant, Tom Noonan est parfait dans le rôle du tueur et Brian Cox, bien que peu présent à l'écran, joue un Hannibal Lecter différent de celui d'Anthony Hopkins mais néanmoins efficace. L'histoire est prenante et l'on rentre vite dans le vif du sujet. J'ai également vu la deuxième version de Dragon Rouge réalisée par Brett Ratner et je l'apprécie aussi. 2 adaptations différentes mais aussi réussies l'une que l'autre. Michael Mann livre un bon petit thriller qui est, malheureusement, assez peu connu de sa filmographie et des fans de Hannibal Lecter. A découvrir donc.
Encore une fois, Michael Mann nous séduit avec la qualité exceptionnelle de sa photographie notamment sur les plans nocturnes et la force narrative de son adaptation très réussie du roman de Thomas Harris, plus sombre et moins consensuel que "Dragon rouge" de Brett Ratner. William Petersen est en plus vraiment convaincant. Plaisant.
Le remake ("dragon rouge") est plus convaincant. Mais c'est un premier jet qui est tout de même bien fait. Je pense qu'il est pour beaucoup dans la réussite de son remake. A voir.
Avant la trilogie avec Anthony Hopkins en Hannibal Lecter, poussant le personnage secondaire des livres de Thomas Harris en icône cinématographique, Michael Mann s’était essayé au premier volet, Dragon Rouge.
Ici, le film s’appelle Manhunter, titre plutôt efficace tant il joue sur la chasse et la dualité Will Graham – Francis Dollarhyde, le profiler et le serial killer, tout aussi psychopathes l’un que l’autre mais pas du même côté de la loi. Comme d’habitude chez Michael Mann, le talent transpire des deux côtés de l’écran. Les plans sont longs, on prend son temps pour raconter une histoire passionnante, à l’aide d’une musique qui a une place prépondérante dans la mise en scène (on ne saurait assez remercier assez Mann qui n’a cette fois pas dévolu cette tâche aux insupportables Tangerine Dream) et d’un travail sur la lumière fabuleux. Il n’est alors que plus dommage qu’il y ait un terrible problème de rythme au milieu du film. On s’ennuie presque ferme pendant vingt minutes au milieu du film, tant il ne se passe rien. Vraiment dommage, car les acteurs sont excellents, William L. Petersen en tête, magnétique, intense, parfait et Kim Greist, pas mal du tout.
Le Sixième Sens est un très bel essai d’adaptation d’un bouquin génial, mais son gros trou d’air est presque rédhibitoire. Une petite déception pour un film qui s’annonçait comme excellent.
Chef d’œuvre trop méconnu réalisé par Michael Mann, imprégné de l’esthétique soignée de sa série Miami Vice pour son ambiance à la fois glaciale et bleutée, Manhunter mérite d’être redécouvert aujourd’hui pour ses nombreuses qualités : interprétation exceptionnelle des trop rares William Petersen et Tom Noonan, qui donnent une épaisseur psychologique incroyable à leurs personnages, un scénario terrifiant au possible très étonnant pour les thrillers des années 80, une musique de qualité qui colle à cette réalisation clippesque. En revanche, et même s’il y a mis tout son cœur, Brian Cox est un Hannibal Lecter nettement moins incisif et raffiné que ne le sera plus tard Anthony Hopkins, dans les suites de cette saga.
Un des premiers films de l'excellent réalisateur Michael Mann, où l'on voit bien évidemment qu'il manquait d'expérience. "Le sixième sens" est la première adaptation du tueur que l'on connaît tous, à savoir Hannibal Lecter, bien avant "Le silence des agneaux". Le film est assez mou dans l'ensemble, on est plus collé aux basques de William L. Petersen (que je ne supporte pas comme acteur) que du tueur sensé nous intéresser d'avantage. Michael Mann nous livrera bien mieux par la suite.
"Le sixième sens" est la première adaptation cinématographique où figure de l’un des tueurs en série les plus connus du 7ème art : Hannibal Lecter. Michael Mann, qui réalisera presque dix ans plus tard l’excellent "Heat", tient les commandes et livre un thriller âpre, loin des policiers "classiques" des années 80 où l’aspect psychologique prédomine. Déconcertant pour l’époque ! D’ailleurs le titre original "ManHunter" (chasseur d’homme) montre bien que c’est la démarche du policier qui est l’objet de ce film, démarche de ce que l’on appelle communément aujourd’hui "Profiler".
Voici donc un très bon thriller, dénué de tout aspect hollywoodien commercial habituel, qui dispose d’une photographie irréprochable et d’une musique hypnotisante qui contribue fortement à l’ambiance du film. Ce même réalisateur, avec son style de musique, avait déjà fait son effet dans le film "Les prédateurs". Le jeu des acteurs est plutôt correct, à commencer par William "Grissom" Petersen qui incarne un flic tourmenté correct, Tom Boonan un tueur effrayant et Brian Cox un Lecter finalement plutôt ordinaire.
Une introduction au criminel cannibale le plus dandy de tous les temps. Hannibal Lecter se fait un plaisir de nous faire tourner en rond dans cette intrigue des plus palpitantes.
Doté d'une très bonne réalisation, "Le Sixième Sens" marque par sa finesse et sa justesse. En effet, le scénario est très bien écrit, Michael Mann l'utilise à bon escient avec un rythme entraînant. De plus, William L. Petersen est plus que convainquant dans son rôle et les autres acteurs sont à la hauteur. Le final est vraiment plaisant et offre un beau dénouement à cet oeuvre réussie en plusieurs points.
Un peu meilleur que le remake Dragon rouge, le film a une ambiance plus humaine et psychologique. Des indices et des personnages moins abracadabrants que ceux de la tetralogie dont le silence des agneaux est le film le plus connu et à mon goût un film insipide sans travail de réalisation, très plat : un vrai navet.
'Le Sixième Sens' (le premier film traitant le personnage de Hannibal Lecter, quelques années avant 'Le silence des agneaux') est un thriller psychologique assez efficace, et possédant un bon casting ! Par contre, je n'adhère pas vraiment à l'ambiance du long-métrage (parfois on dirait même un vieux téléfilm), et je le trouve assez "ridicule" par rapport aux silence des agneaux qui est un véritable chef-d'oeuvre du genre, un des meilleurs thrillers qui puisse exister... mais ce film là ne lui arrive pas à la cheville. Cependant, le scénario fonctionne, et on est vite pris dans l'histoire.