L'Extravagant Mr. Deeds
Note moyenne
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52 critiques spectateurs

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Lapin-54
Lapin-54

15 abonnés 151 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juin 2023
Gary Cooper est excellent dans ce rôle, il faut bien le dire. Sans doute la seule qualité de ce film ultra convenu, tout est prévisible, sans finesse, parfois assez lourd même. Sans doute qu'il a déjà bien vieilli. Mais je peine à croire qu'il n'est jamais été drôle.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2025
Une délicieuse et savoureuse comédie très caractéristique de Franck Capra, à la fois pleine de charme, d’humour et d’humanité, qui dénonce avec dérision, l’avidité du capitalisme, portée le couple Gary Cooper/Jean Arthur.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2021
L'humour alterne entre comédie théâtrale et sarcasme grinçant pour dénoncer l'emprise de l'argent à travers l'opposition entre la ville viciée et la province naturelle. Bénéficiant d'une mise en scène solide ainsi que d'interprètes convaincus par leur partition, le film souffre cependant d'un didactisme très alourdissant, tant dans les dialogues que dans la symbolique des situations. Signe d'une autre époque peut-être...
Audrey L

806 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 avril 2021
"Quand vous voulez donner votre argent à ceux qui en ont besoin, on vous prend pour un fou." Rempli à ras-bord de bonté et de générosité, ce film de Frank Capra est à l'image de son personnage principal (très bon Gary Cooper) : instantanément adorable. On connaît évidemment la tendance de Capra pour les belles histoires qui nous font soupirer de bonheur (La Vie est belle), mais une fois encore, le charme opère, grâce à cette foi en la supériorité de l'amitié et l'amour sur la haine et l'avarice à laquelle on a envie de croire, rien que deux petites heures. Voici donc Mr. Deeds, celui qu'on appellerait familièrement "un bon gars" (un homme droit, honnête et pas prétentieux pour deux sous) qui découvre un jour qu'il est l'héritier d'une grosse fortune, dont il ne sait que faire. Être riche comme Crésus, manger en bonne compagnie et piétiner le bas-peuple, cela n'intéresse pas ce poète malheureux en-dehors de sa petite bourgade où tout le monde vous accueille à bras ouverts, surtout que l'argent attire les vautours et les colporteurs de ragots qui font les Unes du lendemain. Sans s'en rendre compte, le jeune homme qui aimerait juste jouer du tuba et donner sa fortune à qui en aura besoin tombe sous le charme de la jeune journaliste qui est secrètement missionnée pour faire des articles acerbes à son sujet. On a pitié de ce Mr. Deeds bien vite, on aime voir les petites choses qui l'étonnent dans la vie de riche (il refuse que le valet s'agenouille devant lui, il teste l'écho de sa propre villa) et l'on ne comprend pas, en même temps que lui, le regard plein de jalousie et de méchanceté gratuite des opulents qu'il croise (les poètes au restaurant qui le dénigrent car il vient d'un petit village, on le moque quand il propose son aide en tant que pompier volontaire ou lorsqu'il offre un repas chaud à un mendiant qui voulait le tuer juste avant...). Le film se termine par un procès plutôt copieux, mais qui n'ennuie jamais, et qui amuse même dans la contre-attaque ironique de Mr. Deeds. La résolution ressemble méchamment à celle de La Vie est belle, avec cette même morale : si vous êtes bon avec autrui, on vous le rendra bien. Mais on succombe encore à cette douce naïveté (si seulement c'était une vérité universelle...). Le final nous arrachera encore un dernier sourire tendre, prévisible, mais loin d'être désagréable. Frank Capra est décidément doué pour nous faire aimer les personnages les plus simples, humains, et généreux, L'Extravagant Mr. Deeds se dégustant comme un joli conte moderne bourré de charme.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 janvier 2021
Très bon playdoyer sur un jeune homme devenu millionnaire par la force des choses. Entouré de personnes bienveillantes et d'autres véreuses, Mr Deeds va jouer les êtres naturels et devoir se défendre lorsqu'il décide d'investir son argent sur les gens, notamment les plus défavorisés. Une belle leçon de morale en résulte et le jeu de Gary Cooper et Jean Arthur tient parfaitement l'écran et donne beaucoup de sympathie aux personnages.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 janvier 2021
Quand on y regarde de plus près, sur le papier, le cinéma de Frank Capra a vraiment tout ce qu'il faut pour irriter les cinéphiles d'aujourd'hui. Après tout, nous parlons d'un cinéma naïf, idéaliste et bisounours. Plus d'une fois, j'ai taillé en pièces des films de ce genre. Mais, avec Cara, c'est complètement différent, car les films dégagent quelque chose qui est ce qui peut se trouver de plus beau sur Terre : l'humanité et la sincérité. Et, plus important que ça, ces sentiments sont distillés de manière naturelle, ça n'est jamais forcé. Avec "L'extravagant Mr. Deeds" on est en plein dans le schéma du gentil très gentil qui affronte seul une horde de méchants très méchants. Et ça marche à fond, ça va droit au coeur. Tout simplement parce que Capra croit en ce qu'il fait tout en ayant la lucidité nécessaire pour savoir et admettre que les histoires qu'il raconte sont idéalistes. Tiens, maintenant que j'en suis là, j'ai envie de parler du moment qui, à mes yeux, est purement représentatif du style du cinéaste : quand Babe lit à haute voix le poème que Deeds a écrit pour elle. Dans n'importe quel autre film, ce serait insupportable de niaiserie, mais là, ça vous prend le coeur d'emblée et vous le retourne comme une crêpe. Pourquoi ? Déjà parce que comme dit précédemment, il y a cette sincérité qui vous saute à la figure, il y a le talent d'interprétation évidemment, mais il y a surtout la caméra de Capra qui scrute le visage de Jean Arthur afin de capter tout ce qu'elle ressent intérieurement, mais qu'elle n'ose exprimer ostensiblement. Faire d'une scène ordinaire un tel monument d'émotion, c'est un luxe que seuls les grands cinéastes peuvent se payer. Cette scène, c'est aussi à mes yeux celle qui cristallise tout le cynisme auquel Deeds doit faire face. Je parlais d'interprétation un peu plus haut car oui, il faut en parler. Ils sont nombreux, et j'en ai fait longtemps partie, à garder de Gary Cooper l'image d'un acteur aussi charismatique que monolithique. Ici, il ne perd rien de son charisme, mais il offre une performance majuscule, jamais surjouée, toujours dans le ton juste. Son personnage naïf et enfantin, mais pas bête pour un sou, contrairement à ceux qui lui veulent du mal se plaisent à le dire, suscite immédiatement la sympathie la plus profonde. Face à lui, Jean Arthur est une partenaire remarquable. Comme tous les autres acteurs. Dans tout ce beau tableau, on regrettera seulement deux ou trois lourdeurs dans la première heure de film, mais rien de méchant. Le cinéma, quand c'est exercé de la sorte, c'est vraiment magnifique.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 septembre 2020
Gary Cooper distille son élégance dégingandée à travers l'innocence ingénue de son personnage. Face à Jean Arthur, la reporter sans scrupule, pétillante et irrésistible à la fois. Frank Capra approfondit ses thèmes de prédilection : justice sociale, pouvoir des medias, pouvoir des industriels. Un régal.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2019
J'adore F. Capra, je crois que c'est désormais un fait établi. A force de parcourir sa filmo, en tout cas ses titres les plus connus, je découvre un cinéaste chaleureux, proche des classes populaires, avec un bon sens terrien qui me convient bien. Dans cette fable narrant les aventures d'un homme simple et bon qui hérite d'une fortune, et qui se frotte au cynisme de la grande ville et des vautours qui l'habitent, il est à la fois touchant et pertinent, amusant et percutant, acide et d'une candeur rafraîchissante. G. Cooper est remarquable dans le rôle titre, formant un couple plutôt mignon avec J. Arthur. Bien rythmé, drôle, émouvant et particulièrement inspiré, voilà un film qui ne vieillit pas, de par son propos, qui fait un portrait aigre d'un certain microcosme, et qui réchauffe le cœur. L'effet Capra donc. Évidemment, le remake avec A. Sandler avait beau être sympathique, il n'égale en rien ce petit bijou à voir séance tenante ! D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2017
Quel film ! « L'Extravagant Mr. Deeds » fait partie des plus grandes réussites de Frank Capra et plus simplement du cinéma de la première moitié du XXème siècle. Capra nous conte les déboires de Longfellow Deeds, un jeune homme solidement bâti, tout droit sorti de sa campagne, et qui hérite de la coquette somme de 20 millions de dollars (de l'époque) à la mort d'un oncle inconnu. Cet homme naïf, simple, franc, va quitter son village natal pour New York, et dans cette ville totalement inconnue pour lui, il va se voir entouré par des vautours de la pire espèce : avocats véreux, journalistes de caniveau, célébrités défraichies… Tous veulent sa perte. Et c'est là que le film prend une autre dimension, lorsqu'il nous dépeint la descente aux enfers de Deeds, bafoué, humilié, crucifié par ces gens avides. Sonné par l'hypocrisie de ceux qui l'entourent, par leur méchanceté, Deeds sombre dans le mutisme, et se voit même acculé par un procès, sous motif qu'il serait fou. Lui l'homme joyeux, généreux, spontané, a le défaut d'être entier, d'être un vivant au milieu des morts, ce qui semble intolérable pour certaines personnes. S'ensuit alors le défilé des accusations. Tout, et tous semblent l'accabler. Je ne vous en dirai pas plus sur le dénouement de l'histoire. Par ce film haletant, tant on s'identifie à ce pauvre Deeds, Capra représente le procès de l'honnêteté et de la bonté par la malveillance. Si Deeds peut sembler niais, n'est-il pas tout simplement humain ? Car faillible, imparfait, comme nous tous. Et c'est de ses failles, du revers de ses qualités, que veulent profiter les autres. Mais ces autres c'est aussi nous, face à l'ingénuité, à la faiblesse. Capra est friand de ces fables sociales, à l'image de « La Vie est belle » ou « Vous ne l'emporterez pas avec vous » (au titre éloquent). A travers ses films, il ne cesse d'interroger l'avidité des Américains de son temps et leur rapport à l'argent. Comme pour dire que l'argent corrompt tout s'il n'est pas utilisé à bon escient. Que l'essentiel n'est pas là, qu'il réside dans la foi en l'homme. En somme que la seule chose qui nous reste à la fin, c'est notre irréductible et si précieuse humanité.
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 septembre 2016
Capra est porté par une vision populaire, "démocratique", du cinéma, par la croyance que celui-ci peut toucher le plus grand nombre, divertir tout en apportant une conscience politique, sociale, humaniste. Le cinéaste incarne ici les valeurs fondatrices de son pays tout en montrant les revers du rêve américain et du capitalisme. Il est parvenu à imbriquer dans un même élan un regard très critique sur l'homme et à en chanter les louanges. Rares finalement sont les films à être à la fois aussi durs dans leur portrait de la société et aussi positifs dans leur vision de l'homme. Ainsi, les happy end qui viennent donner du baume au cœur des spectateurs ne gomment jamais tout à fait le sentiment de malaise que distillent aussi ses films.
On retrouve ici cette ambivalence, même si c’est le versant positif qui domine et donne au film un rythme altier et réjouissant. Mais « Mr Deed » questionne le regard que ses contemporains portent sur son personnage et qui ne cesse de changer. Cela amène une question : pourquoi les autres, qui au départ le décriaient, en viennent-ils à le louer ? Capra insinue ici finement une réflexion politique, qui, par extension, atteint le domaine philosophique. En effet, comment le regard que l’on porte sur l’autre en vient-il à changer ? C’est une des questions sous-jacentes de ce film et qui nous renvoie une image qui n’est pas aussi simpliste qu’on pourrait le croire. Deeds, que son entourage stigmatise, représente cet Autre que l’on ne comprend pas car il se comporte différemment. La séquence au tribunal est particulièrement éloquente à cet égard puisqu’un renversement s’y opère : ce n’est pas Deeds mais ses accusateurs que le spectateur est amené à juger. Lorsqu’il prend enfin la parole, Deeds renvoie les autres à leurs propres étrangetés ou idiosyncrasies, sans ménagement. C’est ainsi qu’est traitée l’importance de la différence de l’autre et Capra, à travers la parole Deeds, en fait l’éloge. Ce film est à cet égard étrangement actuel.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2016
Un homme vit dans une petite ville et se rend à New York : il y rencontre l'hypocrisie et la manipulation. Le synopsis de "Mr. Deeds goes to town" fait évidemment ressortir la dimension moraliste de Capra, incarnée dans l'idée du citoyen naïf et juste face à une société corrompue qui ne cessera de l'humilier. Mais avant d'être un grand moraliste, Capra est surtout un magnifique conteur, nous racontant le parcours de Longfellow Deeds, d'abord dépassé par les méthodes inconnues auxquelles il a affaire puis prenant conscience du nouvel environnement qui l'entoure jusqu'à le dominer en partie, même si la seule part de sincérité en quoi il croyait (l'histoire d'amour) est dans un premier temps faussée par les mensonges de la journaliste. Pour incarner cet idéal du genre humain, Capra a donc choisi Gary Cooper, plutôt connu pour ses rôles viriles que pour jouer des types fragiles et instables, qui surprend dans la peau d'un personnage tendre et émouvant, dont la puissance de jeu explose lors de la scène du procès, où la résignation laisse place aux arguments rationnels et à une justice logiquement rétablie. Normal que le film se finisse bien pour Mr. Deeds car, comme le titre français l'indique, c'est bien son "extravagance" qui est pointée par ses détracteurs, une folie qui est pourtant celle de tout le monde, signalée à travers des habitudes et des gestes curieux qui font partie de notre quotidien. Cette extravagance était censée singulariser Mr.Deeds, le différencier des autres, alors qu'elle est au final attribuée à tous les personnages. La bizarrerie est humaine, nous dit Capra, et ne fait l'objet d'une attention et d'un jugement que si elle met en péril nos intérêts personnels; elle devient dangereuse alors qu'elle est pourtant tout ce qu'il y a de plus banal. Une belle morale pour un film émouvant (la scène du poème est déchirante) qui fait preuve d'une grande lucidité sur la complexité des rapports humains.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 avril 2016
Merveilleuse comédie (mais est-ce vraiment une comédie ?) qui, sur la trame d’une histoire simple, embrasse toute l’humanité : ses bons, ses repentis et ses ordures. À notre époque d’affairisme et de rapacité généralisée, cette fable fait vraiment du bien ! C’est finement drôle, rythmé et agrémenté de dialogues légers mais éblouissants. Gary Cooper, plein d’innocence, change de sa posture de cow-boy hiératique et est entouré d’une pléiade d’acteurs irréprochables, Jean Arthur en tête. Une petite merveille d’intelligence et de compassion.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2015
Un film qui porte à la réflexion, davantage qu'une simple comédie. Une façon d'appréhender l'être humain, son refus d'être comme les autres, la naïveté comme une façon d'être et non comme un défaut. N'est pas sans rappeler "la vie est belle"
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2015
L'Extravagant Mr. Deeds est du pur Frank Capra. Techniquement réussi et très bien interprété, il possède un optimisme caractéristique de son réalisateur qui peut aujourd'hui être considéré comme de la naïveté (un peu comme Mr. Smith au Sénat) et peut ainsi un peu lasser. Heureusement, la deuxième partie du film spoiler: (le procès)
montre de manière un peu plus crédible la manière dont les êtres humains peuvent nuire à ceux dont ils ont profité de la générosité. De plus, la description du milieu journalistique est assez intéressante spoiler: (le mensonge pour obtenir un scoop)
. Un bon film qui pêche par un optimisme manquant de crédibilité (mais assez présent dans la comédie américaine de cette époque).
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 juillet 2014
Dans ce chef-d’œuvre réalisé par Frank Capra, l’immense Gary Cooper incarne avec brio cet "Extravagant Mr Deeds", un homme qui se voit du jour au lendemain être en possession d’un énorme héritage de vingt millions de dollars. Il se rend alors à New-York pour toucher cet héritage, mais il sera victime sur place d’avocats véreux ou encore de journalistes sans scrupules. Et si on passe donc un très grand moment de cinéma devant ce long-métrage, c’est en grande partie parce que l’ensemble nous fait bien rire (les succulents dialogues y sont forcément pour quelque chose), mais on notera aussi que certains passages s’avèrent bien touchants (il y en a pas mal lors des séquences qui concernent le procès). Hormis Gary Cooper, on signalera la très belle prestation de Jean Arthur dans le rôle de la journaliste, mais aussi la présence d’une mise en scène sublime et d’une grande simplicité. Une œuvre assez admirable et qui impose Gary Cooper comme étant l’un des comédiens les plus doués de son époque.
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