Aussitôt après avoir présenté une image nocturne et désespérée de New-York à travers le regard désabusé du héros de Taxi Driver, Martin Scorsese essaie de reconstituer sa ville natale telle qu’elle put l’être dans les années 40-50 par le prisme d’un hommage appuyé aux comédies musicales de l’époque. Le choix même de la fille de Vincente Minnelli, un des spécialistes du genre, ainsi que le travail effectué par Robert De Niro pour maitriser l’art du saxophone prouvent la volonté que pouvait avoir le réalisateur de faire de ce drame passionnel une œuvre musicale incontournable. Malheureusement, même si les deux personnages sont attachants et que certaines mélodies (à commencer par l’inoubliable chanson-titre qui clôt le film) sont particulièrement entrainantes, la narration elliptique est parfois trop décousue pour maintenir du début à la fin l’intensité romantique censée les lier.
Le désamour de Scorsese envers New York New York s'explique plus par le rejet du réalisateur pour une période compliquée de sa vie (problèmes de drogue, tournage chaotique, décès de son monteur, premier échec commercial...) que par la qualité réelle de cette comédie musicale. Dès la scène d'ouverture, le cinéaste nous entraine dans un univers chatoyant, avec ses décors somptueux s'inspirant de l'imagerie des grands classiques des années 40, ses numéros de chant exceptionnels et ses mouvements de grues astucieux donnant de la lisibilité à toutes les scènes malgré le nombre élevé de figurants. Les performances admirables de Robert De Niro et Liza Minnelli transcendent cette histoire d'amour compliquée où se mêle passion, jalousie, ambition et quête d'absolu artistique. Y'a vraiment pas de quoi avoir honte monsieur Scorsese.
Martin Scorsese offre avec New York, New York un hommage a la musique, non ce n'est pas une comédie musicale mais un film musicale et dramatique avec au début une touche d'humour très sympa . C'est l'histoire d'un saxophoniste et d'une chanteuse qui se rencontreront a la fin de la seconde guerre mondiale et qui s'aimeront, partiront en tourné et auront un enfant . C'est la vie tout simplement et pour ce couple Scorsese offre un duo qui fonctionne a merveille, Robert De Niro au top de sa forme offrant une performance incroyable et Lizza Minnelli qui est elle aussi excellente .
Mais une fois fini je me demande si sans ce duo d'acteur ce film tiendrait vraiment la route, car l'histoire n'est pas exceptionnel, c'est tout simplement un histoire d'amour sur fond de musique . La musique est très sympa certes mais peu a peu elle prend trop de place dans le film, on se tape des chansons de plus de cinq minutes et ça devient long .
Pourtant j'ai vu la version raccourci ( malgré moi ) de 2h10 contre 2h43 en version normal . Et et j'ai trouvé ça long et souvent ennuyeux, ça s'étire trop dans la musique là ou au début ça jouait vraiment avec les acteurs, une dose d'humour puis dans sa seconde partie c'est musique, musique musique et encore musique ouf y'a bien une scène incroyable dans la voiture ou De Niro pète un câble ça nous rappelle que l'on ne regarde pas un concert .
Coté réalisation c'est vraiment bon, surtout la scène d'ouverture suivi de la scène dans le bar, les figurants fourmillent par centaines et les couleurs pétillent . Malgré tout j'ai relevé des décors en carton assez vulgaire ( scène d'extérieur dans la neige avec les arbres ) .
New York, New York est donc un beau film drôle et triste muni d'acteur parfait mais qui sombre trop dans le pur hommage musicale .
New York New York n'est pas une comédie musicale, mais un film musical qui rend hommage à ce genre hollywoodien des années 40. Scorsese y a tenté un pari extrêmement audacieux. Il mêle en effet les conventions et artifices de la comédie musicale traditionnelle, décors peints, chorégraphies, scènes de comédie improbables, avec son propre univers, nocturne, fait de personnages instables et névrosés. Une fois que l'on a accepté ce parti pris inédit et passionnant, on peut prendre plaisir à cette œuvre. Pourtant, tout n'y est pas réussi, on sent bien que quelque chose cloche. Peut être certaines scènes comiques un peu redondantes, ou des défauts de construction, dû aux multiples charcutages de la production. Pourtant, le style Scorsese y est toujours aussi flamboyant, que ce soit dans les grandes scènes musicales, ou les moments de jazz magnifiquement filmés. On retrouve ces mouvements de caméra virtuoses qui suivent les personnages dans leur agitation compulsive. De Niro y donne le meilleur de lui même dans des scènes d'une violence tantôt contenue, tantôt explosive. Liza Minnelli lui rend plutôt bien l'appareil, et la cruauté, la sincérité de certaines scènes est frappante ( peut être parce que la chanteuse vivait elle- même une liaison tumultueuse avec le réalisateur). L'histoire, très personnelle, est celle de deux artistes ne parvenant pas à s'aimer en raisons de personnalités artistiques trop fortes. Pour finir, certaines chansons du film demeurent inoubliables.
Scorsese rend hommage aux comédies musicales des années 40-50. Il décide pour cela de tourner toutes les scènes et de recréer le New York de l'époque en studio. Malheureusement, certains décors sont très "cheap" et on arrive aisément à les identifier. le film souffre en outre de nombreuses longueurs (il dure 2h43) et ce qui est surprenant, arrive quand même à avoir..... des éllipses! La dernière demi-heure est assez horripilante car elle ouvre un long boulevard à Liza Minelli. (c'était sans doute prévu dans son contrat). Hélas c'est dans ce seul passage qu'on a droit au terme de "comédie musicale", car pour le reste Martin rend plus hommage au jazz....
Les talents de Robert de Niro encore à l'oeuvre. Mais petite histoire pas très intéressante et une succession de morceaux de musique et de longs dialogues sans saveur. Plaira aux purs fans du genre.
Long, très long, TROP long, et joué par deux acteurs qui cabotinent. Le genre de film qui devrait être terminé avec des ciseaux. D'ailleurs, il l'avait été, mais on a cru bon de le remettre dans son état initial (le fameux "director's cut"), ce qui a constitué une boulette évidente.
Premier essai de Scorsese à la comédie musicale... Si d'abord, en vue de sa filmographie, ce choix peut surprendre ses plus fervents adeptes, le film, après visionnage, ne peut que refléter les obsessions de Scorsese : il y rend un hommage vibrant à un genre (le musical) désormais totalement révolu à travers une histoire d'amour liant deux personnes issues de la musique qui va en quelque sorte les séparer malgré eux. C'est fort et puissant, surtout dans sa dernière demi-heure (spoiler: l'ascension de la fille et tout particulièrement la mise en abyme lors du show " Happing Endings " dont elle est la vedette est un must, une véritable claque cinématographique), et fait que le spectateur passe un agréable moment, même si la première partie du film peut sembler quelque peu nonchalante et tâtonnante, un peu comme ses protagonistes en rêve de gloire. Une bonne surprise scorsesienne : vive la " beautiful " chanson " New York New York " !!
Ne cachons pas que Scorsese c'est toujours un peu la même chose quand même! Surtout à ses débuts! Même mise en scène, même type d'histoire, même acteur interprétant superbement bien le même type de personnage. DeNiro encore parfait une fois de plus interprète encore un mec pas super malin, pas super sympa, a la limite de l'impoli et du salle type, comme d'habitude! Mais la où Scorsese innove et offre les meilleures scènes du film c'est dans les parties de la comédie musicale efficaces, bien chantées et réellement prenantes!
L'histoire d'amour impossible entre une chanteuse et un saxophoniste névrosé après la guerre de 45. Pas le meilleur Scorsese mais qui vaut le coup d'oeil grâce aux interprétations brillamment hystériques des deux stars. La chanson titre, reprise par Sinatra est devenue plus célèbre que le film.
Beaucoup trop musical, assommé par le saxophone récurrent, New York New York n'est vraiment pas mon préféré de Scorsese, et ce, malgré une histoire d'amour assez prenante.
Martin Scorsese, avant d'ètre réalisateur, était un amoureux du cinéma qui devait aimé les comédies musicales des cinéastes Vincente Minnelli, Stanley Donen, Gene Kelly et d'autres metteurs en scène de la période de l'après guerre, en tout cas, c'est un bel hommage auquel il rend !! Jimmy, un saxophoniste, drague une femme lors de la fète de la libération à New York avec une chemise bleu Hawaienne (rire). Avec Francine, ils vont former un couple à la ville mais aussi sur scène car elle a une voix en or qui a tapé à l'oeil des producteurs. Jimmy et Francine grimpent les pavillons de la chanson mais lui est un brin maniaque à la moindre note et le couple connaitra des hauts et des bas. Long métrage qui se regarde avec passion, pour la musique de l'époque, puis la virtuosité de la mise en scène de Martin Scorsese qui est un maitre du cinéma, il nous fait faire explorer sa jeunesse en musique et des images superbement orchestrées. Et puis, il y a deux acteurs principaux en forme, Liza Minnelli (fille de Vincente) doué pour le chant et la comédie et c'est Robert De Niro qui m'a le plus surpris à la fois déchainé, drole et romantique, il nous étonnera toujours ce Bobby. Un film sympathique dans l'ensemble.
Si le film vaut surtout pour ses inoubliables passages chantés et dansés, ainsi que pour la performance drôle et touchante de ses acteurs (les rôles de machos désabusés collent à la peau de De Niro), le scénario reste relativement faible et convenu, et les décors sont absolument affreux par moments pour un réalisateur de la trempe de Scorsese ! Faux arbres à peine remarquables, halls d'hôtels épurés et tristes... Bref, l'âme n'y est pas. Après l'excellent Taxi Driver et sa vision douce-amère de New York, on aurait pu attendre mieux de ce film ayant lui aussi pour toile de fond Big Apple. On est malheureusement en partie déçu, d'autant plus que le film dure pas moins de 2h10, ce qui rend les faiblesses de texte d'autant plus visibles et longues à supporter. 2,5/5
Dans la prolifique carrière de Scorsese, "New York New York" fait figure d'une énorme pièce montée absolument pas finie. Malgré un gros travail en décoration, en costumes, en numéros musicaux flamboyants, le film ne m'a jamais vraiment séduit. D'abord parce qu'on a peine croire à cette histoire d'amour entre de Niro et Minnelli, qui manque franchement de passion (le paradoxe est d'assister au gros numéro de drague de De Niro pour Liza au début, on se demande vraiment ce qu'il lui trouve !!) Ensuite, parce qu'il y a un paquet de longueurs ou d'ellipses bizarres (la scène de la clinique)....La fin, plus ou moins amère, est un peu ratée je trouve...Une porte de sortie et puis rien.
Classique du cinéma qui permet à Martin Scorsese de flirter avec la comédie musicale et la romance, "New York, New York" n'est pourtant que peu enclin à nous faire vibrer et savourer son récit long et redondant. Et pourtant, tout commence avec un jeune soldat saxophoniste qui rencontre une belle chanteuse au lendemain de la victoire américaine sur le Japon. Détalant une armada de scènes peu charmeuses, Scorsese utilise son duo à l'efficacité douteuse à travers une succession d'évènements qui marquent leur entrée dans le domaine musicale. Réaliste d'un côté mais ennuyeux de l'autre, le scénario qui ne cesse de tourner en rond, et qui justifie l'échec commercial du long-métrage, en lassera plus d'un qui préférera s'instruire sur les émissions culturelles d'Arte. Côté casting, la prestation de Robert De Niro force le respect. Après un entraînement de saxophone plus que drastique, l'ancien conducteur de taxi joue les virtuoses sous les traits d'un personnage détestable tels que lui seul peut en jouer. Pour l'accompagner on retrouve Liza Minnelli dans son plus grand rôle. Interprétant une chanteuse à succès nommée Francine, Minnelli épate par sa voix mais alourdi de ses expressions des interactions qui ne faisaient déjà pas l'unanimité au départ. C'est ainsi que disparaissent progressivement les plus de deux heures quarante de son et d'images qui sonnent comme étant un travail de forme sérieux mettant en avant un fond réaliste mais au combien lassant.