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3,7
34 notes dont 8 critiques
13% (1 critique)
75% (6 critiques)
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Votre avis sur Taxi Sofia ?

8 critiques spectateurs

mem94mem

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4,0Très bien
Publiée le 11/10/2017

Taxi Sofia ou chroniques de quelques chauffeurs de taxi. Le film apparaît très maitrisé. Il soulève des problèmes auxquels la population de Sofia et de la Bulgarie en général est quotidiennement confrontée. Certaines chroniques sont dans le registre thriller, d'autres sont bien plus calmes et empreintes d'une profonde humanité. Le scénario surprend souvent, et suscite sans cesse l'intérêt du film. Nombreuses scènes nocturnes et/ou scènes hors des taxis. Le spectateur n'est pas tout le temps enfermé dedans.

Cinéphiles 44

Suivre son activité 72 abonnés Lire ses 1 716 critiques

4,0Très bien
Publiée le 23/06/2017

L’Iran avait déjà réalisé un film sur les passagers d’un chauffeur de taxi. C’est cette année au tour de la Bulgarie de sillonner les routes en passant de chauffeur en chauffeur et de client à client. Le film débute avec le propriétaire d’une petite entreprise qui conduit des taxis pour joindre les deux bouts. Poursuivit par ses problèmes financiers, il va se suicider après avoir tué son banquier. C’est ensuite au travers de cinq portraits de chauffeurs de taxi et leurs passagers que Stephan Komandarev dresse un portrait maussade et presque apocalyptique d’un pays de misère en pleine crise sociale. Comme saura le dire un personnage avec la plus grande ironie, la Bulgarie est le pays des heureux. Pourquoi ? Car les pessimistes et les malheureux sont déjà partis. Construit en plans séquences Directions est un film poignant de réalisme et un portrait honnête et assumé. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44

velocio

Suivre son activité 247 abonnés Lire ses 1 782 critiques

4,0Très bien
Publiée le 13/10/2017

Une certitude : le réalisateur bulgare Stephan Komandarev ne jouit pas d’une grande renommée dans notre pays. En fait, parmi ses 3 premiers longs métrages de fiction, un seul, "The world is big", avait, jusqu’à présent, fait l’objet d’une sortie hexagonale. Il se pourrait que les choses changent avec "Taxi Sofia", présenté dans la sélection Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes ! D’après un des protagonistes de "Taxi Sofia", la Bulgarie serait le pays où on rencontre le plus fort pourcentage d’optimistes. En effet, rajoute-t-il, les réalistes et les pessimistes sont tous déjà partis ! Pourquoi donc ? Eh bien, mieux qu’un long discours, les 103 minutes que dure le film permettent de nous apporter de nombreuses explications à ce rejet de leur propre pays par un grand nombre de bulgares. On y voit une Bulgarie où règne la corruption, un pays dans lequel, cyniquement, un puissant reconnait que lui et ses semblables écrivent les lois en leur faveur et négligent la protection des faibles, un pays où de nombreux apparatchiks communistes n’ont eu aucun problème pour se convertir au libéralisme le plus débridé, un pays où la jeunesse se prostitue et où le suicide semble présenter une porte de sortie tentante pour ceux qui ne sont pas partis ailleurs, un pays, enfin, où les plus beaux diplômes ne sont pas suffisants pour arriver à joindre les deux bouts. C’est pourquoi on retrouve, dans ce film à sketchs, des chauffeurs de taxi alignant des kilomètres nocturnes pour compléter le salaire insuffisant provenant de de leur véritable profession. Transformer des taxis en salons où l’on cause, où des personnages se dévoilent, apprendre à appréhender une ville et un pays au travers des vitres d’un de ces salons roulants, cela n’est pas nouveau au cinéma. Il n’empêche : le procédé fonctionne parfaitement et permet aux spectateurs de s’introduire dans les problèmes de la société bulgare contemporaine sans qu’apparaisse la moindre bribe d’ennui. Ce que raconte "Taxi Sofia" suffisait déjà à en faire un film « intéressant ». Sa très belle construction et la qualité de ses plans-séquences en font un film qui, très vite, se révèle « passionnant » et cinématographiquement abouti.

rollioni

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4,5Excellent
Publiée le 12/10/2017

Un modèle d’humour noir et de drame social, un film qui assure une trajectoire émouvante sur la vie à Sofia , celle des chauffeurs de taxi et de leurs passagers....Beaucoup de séquences sont phénoménales par leur impact scénaristique et la qualité de leurs dialogues... Spoiler: jubilatoire la;scène où le taxi reçoit un appel de sa femme, (sonnerie incroyable, bêlement d'un mouton) qui l'engueule et aussi sec, son client lui demande d'éteindre sa cigarette (dix secondes d'éternité où j'ai éclaté) Pour le reste, les sketchs valent tous leur pesant d'or Spoiler: (le prof de sport qui se bat, les magouilles électroniques pour gonfler les tarifs (vigilance) Ce qui est encore remarquable c'est le regard acerbe et iconoclaste, sans concession porter sur la rue, belles scènes nocturnes, et sur les mœurs, Spoiler: l'élève qui sort du lycée pour se prostituer, le suicide, C'est un film qui met KO, qui déménage et montre des instants de non droit. Je conseille, ne serait ce que pour la noirceur, le paradoxe bulgare, et l'ironie latente sur notre époque de plus en plus sauvage

papalou

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3,5Bien
Publiée le 18/10/2017

Des vrais actions et un fils conducteurs ! Une trame mélodramatique qui présente différente manière de se sortir de la misère ! Le petit peuple Bulgarie semble agoniser sous la corruption et la bêtise et perd de son humanité ! Le chauffeur de taxi serait il un indicateur de la santé économique et psychologique des peuple urbain?

NoComprendoPresidente

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 19/10/2017

après avoir été voir Men and Chicken (bon début mais après un peu long et bof), j'ai été ravi par ce film, que je conseille ! supers acteurs, ils m'ont fait rentrés dans leurs histoires ! super caméra avec plans séquences très maitrisés, au début j'ai eu peur car caméra à l'épaule mais finalement c'est très fluide. Et "les scénarios" sont simples mais très bien ficelés. J'ai eu beaucoup de "plaisir cinématographique" à voir ce film.

Bernard D.

Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 79 critiques

4,5Excellent
Publiée le 18/10/2017

J’étais seul dans la salle … ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps pour voir « Taxi Sofia », le 3ème film du Bulgare de Stephan Komandarev mais je ne le regrette nullement. Ce film n’est pas un film à sketchs comme on pourrait le penser car il enchaine une série de scénettes filmées dans un taxi, la nuit en dehors de la première scène qui correspond au meurtre par un chauffeur de taxi d’un banquier véreux qui a racketté ce chauffeur de taxi dont la petite boutique a croulé sous les emprunts … Dans cette scène le chauffeur de taxi va entre-deux conduire une jeune fille (la fille du réalisateur) au lycée et on la reverra dans la dernière scène allant toujours au lycée montrant que l’éducation était probablement le seul moyen de progrès ! Sur fond d’une radio locale par laquelle de nombreux auditeurs s’expriment sur le meurtre/assassinat de ce banquier véreux avec des avis très contrastés (« les migrants qui ont plus d’argent que nous » ; « la Bulgarie aux bulgares » ; « la police ne fait pas son boulot » ; «la justice a disparu » …), toutes les autres scènes se déroulent la nuit en plan-séquence la caméra étant en règle dans le taxi. L’intelligence du film réside dans le fait que ces scénettes finissent par se rejoindre avec par exemple au début un chirurgien cardiaque qui se rend à l’hôpital pour effectuer sa dernière une greffe avant de s’expatrier en Allemagne (la femme-taxi parle « d’un nouveau cœur qui pourrait sauver la Bulgarie » et le chirurgien qui « en s’évacuant » à Hambourg espère « une vie heureuse sinon correcte ») et à la fin le trajet vers l’hôpital du futur greffé qui critique violemment la religion devant un prêtre obligé de faire le taxi la nuit pour nourrir sa famille et qui ne peut répondre aux arguments du malade et bien que non-fumeur lui offrira une dernière cigarette avant la greffe On y verra une jeune femme réduite à être taxi faute d’avoir obtenu à cause d’un communiste machiste une bourse pour poursuivre ses études en Italie … communiste qui 30 ans plus tard est devenu pro-européen et revient de Vienne (« à 1 h d’avion de Sofia où on est 30 ans en arrière »). Egalement un professeur de sport qui lui aussi est taxi la nuit pour avoir un salaire décent et qui va sauver un professeur de Philosophie parlant 7 langues mais pauvre et désespéré par son métier car « les jeunes se foutent du sens de la vie » ; un chauffeur veuf qui vient de perdre son fils unique et ne peut supporter les exigences de son client et va acheter une part de pizza qu’il partage avec un chien errant ; un chauffeur trafiquant son compteur et faisant du marché noir qui embarque un juriste … C’est une analyse très fine des rapports humains souvent touchante avec même quelques notes d’humour, mais sur un fond de critique sévère de la Bulgarie plongée dans le froid et la neige avec des quartiers sordides où « tous les immeubles sont gris » avec des appartements délabrés cadenassés, des SDF et des vieux qui fouillent les poubelles, des prostituées, des jeunes complétement ivres, une jeune lycéenne qui se fait un argent fou en se prostituant … une Bulgarie qui a perdu près de 1/3 de sa population depuis l’ouverture à l’Europe et qui est en crise … Il est même dit que la Bulgarie était « le pays des heureux car les pessimistes et les malheureux en sont déjà partis » ... même cette critique dépasse je pense la Bulgarie elle-même et montre la dérive de notre société actuelle.

traversay1

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4,0Très bien
Publiée le 15/10/2017

Pour la plupart des bulgares, le rêve d'une vie acceptable a été remplacé par une lutte obstinée pour une survie primitive au quotidien. Précarité, inégalités croissantes, corruption omniprésente, fuite massive vers l'étranger : c'est un pays et une capitale exsangues que radiographie l'ancien médecin Stephan Komandarev dans son 8ème long-métrage, Taxi Sofia (un cinéaste déjà repéré avec l'excellent The World is big ...). Un film composé de longs plans séquences, comme autant de sketches sautant d'un taxi à l'autre, le plus souvent dans la sinistre nuit sofiote. Le petit miracle est qu'il y a peu de trous noirs dans la narration, chaque histoire captive, passionne ou émeut, même si la tonalité est globalement sombre, relevée de ci, de là, de notes d'humour très noires. La scène d'ouverture, d'une violence extrême, rappel d'un véritable fait divers, sert de fil conducteur, avec la libre antenne de la radio où témoignent des citoyens lambda. Le tableau est pessimiste, oui, mais l'aspect humaniste du film s'impose par petites touches avec quelques petits gestes de solidarité qui réchauffent dans cet univers où les instincts primaires resurgissent dans une compétition sauvage pour la simple survie. Remarquablement réalisé, entre l'habitacle des taxis et le décorum d'une ville glaciale, Taxi Sofia bénéficie d'une interprétation de haute tenue. A l'instar de Glory, autre grand film bulgare, sorti plus tôt cette année, il a sans aucun doute des valeurs cathartiques mais aussi des résonances universelles au-delà de ses spécificités bulgares.

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