The Third Murder
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3,5
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Ali R
Ali R

34 abonnés 43 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2018
Le film est pas mal, il faut aimer les longs dialogues que sait très bien mettre en place Kore Eda dans ses réalisations. Car on sent que tout lui vient des tripes et il le rend bien sur le plan des émotions que peuvent provoquer les échanges entre les différents personnages. Dans ce film Kore Eda sort du contexte sociétal habituel car on a à faire face à un polar cette fois-ci, donnant l'occasion de suivre tout le jugement d'un criminel. Plus on avance dans le film, plus on se rend compte de la patte du réalisateur qui adore analyser la société japonaise et à nouveau les relations parents-enfants. De plus il aborde fortement des points comme la vérité et le mensonge ainsi que les non dits, les tabous.
Un film qui se veut philosophique, aussi Kore Eda traite comme à son habitude de la psychologie des individus et la perception que chacun peut avoir face à une même situation.
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2018
Usant d’une palette de couleurs ternes, de beaucoup de dialogues et de questions posées sur la peine de mort ou le droit de vivre, Hirokazu Kore-Eda nous livre un thriller judiciaire avec plusieurs facettes et rebondissements.

La scène initiale nous montre Misumi en train de tuer puis de brûler un homme qui s’avère être son ancien patron. Il sera arrêté et défendu par un célèbre avocat, Shigemori.

Les versions de Misumi et de témoins évoluent au fur et à mesure que le procès avance. Le cinéaste aborde la question de la filiation.

Les échanges entre l’avocat et le suspect sont passionnants et bénéficient d’une excellente mise en scène.

On en vient à douter des images elles-mêmes, en l’occurence de la scène initiale. Qui dit la vérité, qui ment ? Pourquoi ? Au spectateur de se faire son idée.

Mon blog : larroseurarrose.com
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2020
Authentique peintre impressionniste de la société japonaise à travers une approche quasi documentaire d’une finesse rarement prise en défaut, Hirokazu Kore-Eda s’octroie de temps à autre une petite échappée dans un registre qui lui est moins familier : la comédie légère avec ‘Air doll’ et aujourd’hui, le Thriller juridique. Un entrepreneur est assassiné, son portefeuille dérobé. Le principal suspect est un vieux récidiviste, déjà condamné à la prison pour un possible crime crapuleux 30 ans plus tôt. L’homme ne nie pas les faits, et en explique calmement les tenants et les aboutissants aux enquêteurs, d’autant plus qu’au Japon, un aveu de culpabilité permet souvent d’éviter la peine capitale. C’est sans compter la pugnacité de l’avocat chargé de le défendre, qui découvre trop de failles dans le dossier pour croire que les choses puissent s’expliquer aussi aisément. S’il peut leur arriver de se révéler passionnants, les films de procédure comme celui-ci courent toujours le risque d’ennuyer profondément, d’autant plus que le système judiciaire japonais présente finalement peu de différences avec ce que les films, séries et documentaires m’ont appris de son équivalent américain, que le crime est banal, et que les spécificités culturelles nationales, toute en réserve et en politesse qu’il s’agisse du suspect, des témoins, de la famille de la victime ou des représentants de la justice, ne laissent guère espérer d’emportements ou de coups de théâtre soudains. C’est que Kore-Eda utilise son film comme un support, pour faire réfléchir sur les notions parfois contradictoires de culpabilité, de justice et de droit, d’une façon qui n’est peut-être pas spécifiquement japonaise mais plus universelle, sans jamais apporter de réponse définitive au whodunit que sert de pivot au scénario. Empreint d’une froideur toute juridique, au contraire des autres films de Kore-Eda, ‘The third murder’ peine à passionner sincèrement, même s’il aura le mérite d’alimenter les méditations post-séance, ce que relativement peu de films arrivent à accomplir.
Loïck G.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2018
Il y a des points positifs dans ce film (dont l’ironie passagère) qui malheureusement sur la durée s’inscrit sur un ton monocorde et un faux rythme qui ne s’emballe que dans les scènes de parloirs. Je crois n’avoir jamais vu de tels lieux ainsi filmés. Un tension magnifique accentuée par une lumière au contraste saisissant. Avant ou après, Kore-Eda n’arrive pas à coordonner le fond et la forme sur les ressorts d’une intrigue inexistante. Quand elle se révèle, elle s’effiloche sur des révélations qui n’en sont pas. Dans ce labyrinthe scénaristique, aux réflexions esquissées sur la justice, on se perd beaucoup trop pour tenir la distance : 2 h 05 mn.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Hotinhere
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2025
À partir d’un fait divers sordide, un polar judiciaire tortueux et intrigant qui brouille subtilement les pistes et interroge sur la justice morale. 3,25
L'AlsacienParisien
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2018
Vu un peu par défaut, j'ai découvert "The Third Murder" de bout en bout sans connaitre le synopsis ni le genre. Même si le cinéma asiatique a peu de visibilité en France, hors manga et films de kung-fu, j'avoue avoir été séduit par cette histoire classique mais très bien racontée. Ici, il s'agit d'un polar centré sur un avocat reconnu qui doit se charger de défendre un meurtrier qui a confirmé sa faute. L'affaire qui semble alors prendre une tournure évidente se révèle rapidement ambiguë et mystérieuse suite aux différents témoignages contradictoires de la famille de la victime. J'avais vu "Tel père, tel fils" du même réalisateur Hirokazu Kore-Eda, drame intimiste et familial, où le style japonais, au rythme lent et plat, m'avait ennuyé et peu convaincu. Ici, bien que le style diffère de nos habitudes occidentales et américaines, que ce soit dans le rapport à l'action ou dans l'efficacité d'une scène, une certaine tension captive notre attention, complexifiant ainsi chaque personnage. Ceci après un petit temps d'adaptation, cela va s'end dire... Les acteurs sont bons et dévoilent une palette d'émotions variée et complexe, si bien qu'on en déduit notre propre vérité à la fin du film, selon les indices et les pistes qui ont été lancées et sans cesse brouillées ! Il y a des longueurs, c'est certain, mais il y a tout de même l'envie d'en savoir plus qui préserve notre intérêt. Les questionnements sont multiples, que ce soit sur le rapport de la justice à ses affaires le plus complexes, la culpabilité d'un homme, la légitimité du mensonge, ou le rôle humain d'un avocat face à son client coupable. Notre empathie est elle aussi mise en doute face à ce portrait d'un homme en souffrance. Les scènes de parloir sont particulièrement prenantes et pesantes, tout comme celles avec la famille de la victime qui est loin d'être toute blanche. On hésite, on se perd, on imagine ce que la vérité a pu être... Ce thriller judiciaire, dans sa quête de la vérité absolue, vient secouer en permanence les évidences, via une mise en scène alambiquée, noire et maitrisée et des acteurs habités.
moket
moket

660 abonnés 4 682 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2019
Vérité, mensonges, mystère, faux-semblants... On se perd un peu dans cette intrigue à tiroirs. La réalisation est un peu austère mais ne manque pas de classe.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mai 2018
Hirokazu Kore-Eda est l’un des plus brillants réalisateurs japonais. Il offre une œuvre souvent intimiste, qui donne du pays qui est le sien, une représentation à la fois des plus poétiques mais aussi socialement difficile. « Notre Petite Soeur », « I wish » ou encore « Tel père, tel fils » étaient l’expression d’un cinéma d’auteur authentique, où la photographie proposait une approche des plus soignées, afin de mettre en valeur des drames familiaux et sociologiques, la famille au Japon constituant avec l’entreprise une institution particulièrement importante.

Ici, le réalisateur nous entraîne dans les voies du Polar. Ce n’est sans doute pas le meilleur choix que Kore-Eda aura fait dans sa carrière. Si en effet, l’esthétique de l’image est indéniablement remarquable grâce à ce jeu de couleurs entre le noir, le gris, et le blanc, elle n’est pas au service d’un scénario assez solide. L’histoire se centre surtout sur la relation entre un avocat et un tueur en série. Certes, le réalisateur revient à ses obsessions artistiques comme la filiation avortée, l’intimité affective, le non-dit qui hante les relations sociales. Mais toutes ces thématiques sont noyées par une enquête assez poussive où jusqu’au bout du film, on a du mal à comprendre le dénouement juridique. Peut-être que ce n’est pas l’essentiel pour le réalisateur. Néanmoins, un récit policier ne peut pas faire autant l’impasse sur la cohérence narrative et l’aboutissement de l’enquête. On ressort de ce long fleuve de paroles sinon désorienté, en tous les cas totalement perdu sur les prétendus auteurs du crime.

Il y a aussi cette bande-son pour le coup très intéressante. Elle porte le récit dans sa chair la plus diabolique. « The third Murder » devient alors un film beaucoup plus politique que policier. On reconnaît le talent de son auteur à draper derrière la petite histoire de ses héros, celle de tout un pays qui cherche des repères et reconstruit son référentiel moral et spirituel. Hélas, nous n’aurons pas été convaincus totalement par cette aventure dans l’âme meurtrière de ses héros.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mars 2019
Quelques longueurs cassent le rythme de ce drame judiciaire qui au-delà de l'enquête menée par les avocats s'intéresse aux notions de culpabilité et de vérité. Une mise en scène symbolique jusqu'au dernier plan, magistral.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2020
Kore-eda quitte sa zone de confort, le drame familial, pour s'aventurer du côté du polar. Pas un film spectaculaire et haletant, mais une enquête psychologique qui s'attarde sur les versants sombres de ses protagonistes.
J'avoue n'avoir pas trop bien suivi l'histoire. Beaucoup de bavardages, de scènes très longues, et un rythme finalement très mou. Une lenteur assez soporifique, en tout cas sur moi. C'est dommage, car Kore-eda sait faire des portraits intéressants. Ici, les codes sont repris mais trop de lenteur tue l'intérêt.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 novembre 2021
Le talentueux et multi-récompensé réalisateur Hirokazu Kore-eda s'attaque au thriller judiciaire avec The Third Murder, s'éloignant ainsi des sujets familiaux et sociétaux auxquels il nous a habitué et sur lesquels il excelle. La verdict est tout aussi positif même si l'oeuvre ici-présente, intellectuelle et subtile, manque peut-être d'un poil de rythme. Jouant sur un face-à-face entre le condamné que tout accuse et son avocat qui tente à la fois de découvrir la vérité et de protéger au mieux son client, le cinéaste parvient à maintenir un mystère constant, une ambiguïté déstabilisante, troublante, et à dépeindre un système judiciaire arbitraire, inadapté aux zones grises. L'exercice est remarquable et parfaitement réussi, avec des passages exceptionnels, magnifiés par le charisme des deux acteurs principaux.
Fabios Om
Fabios Om

71 abonnés 1 331 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2025
Kore Eda a réaliser dans un genre différent de son style habituel un film noir d'une grande virtuosité . Pendant deux heures, les dialogues fouillent l'âme d'un assassin pour en extraire une substantifique moelle de l'humanité.....Challenge parfaitement réussi, et attendez vous à être assommé par la vérité qui se dégage à chaque instant. Il y a énormément de coups de théâtre et de rebondissements dans The Third Murder mais au-delà, ce qui rend l'oeuvre excitante, c'est son atmosphère, humour, poésie et onirisme ne sont pas absents, et son intelligence narrative constante.  Adoptant l’esthétique d’un polar néo-noir, The Third Murder décrit patiemment un engrenage qui met le spectateur sous pression et le casting son tous de haut volet .
Pascal I
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2018
Du soigné, du précis, du tortueux et au final, le prisme de la culpabilité et l'ordre du jugement misent à mal.
Très typé drame huis clos, piégeant et même où le manichéisme côtoie la manipulation. Un film qui ouvre de nombreuses portes sans toutefois les refermer ou du moins y laisser son libre arbitre, son jugement. 3.5/5 !!!
Cadreum
Cadreum

61 abonnés 784 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2026
Avec The Third Murder, Hirokazu Kore-eda investit le polar judiciaire avec un homme, Misumi, arrêté pour le meurtre de son ancien patron. Un avocat, Shigemori, prépare la défense. Tout semble en place pour un récit d’enquête classique mais en révélant d’emblée l’identité du coupable, Kore-eda déplace immédiatement l’enjeu vers le mobile. Ainsi, le spectateur rassuré par la transparence initiale, croit savoir. Et on finit par entrer dans le film avec un sentiment de maîtrise. Cependant c’est précisément cette maîtrise que le récit va déliter. Car en peu de temps, Misumi modifie son récit, le nuance et se contredit. Kore-eda participe même à cela avec la reconstitution visuelle qui altère même ce que nous pensions avoir vu.

Porté par l’opacité de Kōji Yakusho et la rigueur de Masaharu Fukuyama, le film transforme l’enquête en enjeu morale. L’avocat croyait défendre un homme, il découvre qu’il défend surtout une idée de justice héritée d’un père juge. Car le système judiciaire (mais aussi le spectateur), obsédé par la qualification du mobile, exige un récit cohérent. Or Misumi échappe à cette fixité. Chaque version semble répondre aux attentes de l’institution ou la protection d'un autre. Le procès apparaît comme une machine narrative qui simplifie pour pouvoir condamner. Cette obligation de clarté écrase l’ambiguïté humaine.

La répétition structure la seconde partie du film. Les mêmes faits reviennent, légèrement modifiés. Ce procédé donne l'impression d’une légère insistance mais il participe d’un dispositif précis : montrer que la vérité judiciaire ne se découvre pas, elle se construit par itérations successives. Chaque répétition est une tentative de stabilisation mais toutes échouent.

Le cœur plastique du film se situe dans les scènes de parloir entre Shigemori et Misumi. Une vitre les sépare, matérialisant la distance juridique mais aussi l’impossibilité d’un accès direct à l’autre. Dans le plan final, les visages de l’avocat et de l’accusé se superposent dans le reflet. Défenseur et accusé ne sont plus nettement distincts. Le doute circule entre eux. La vérité ne réside ni d’un côté ni de l’autre.

Le titre lui-même est une énigme. Premier meurtre, celui que nous voyons. Deuxième meurtre, commis par Misumi des années auparavant. Et le troisième ? Peut-être celui de la vérité, sacrifiée sur l’autel de la cohérence juridique. Peut-être aussi celui de la singularité d’un homme, réduit à un dossier, à une qualification pénale. Quoi qu'il en soit, comme souvent chez le cinéaste, les institutions (famille, justice) apparaissent à la fois nécessaires et insuffisantes.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2018
Kore-eda change de genre mais continue d'explorer ses thèmes favoris. A nouveau, ici, les pères sont défaillants, absents, voire abject pour l'un, et les enfants en subissent les conséquences. Intéressantes scènes de parloir où la progression des liens entre l'accusé et l'avocat est illustrée à travers des jeux de reflet sur la vitre les séparant. Un bon cru du réalisateur japonais. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
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