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    The Perfect Candidate
    note moyenne
    3,7
    385 notes dont 56 critiques
    répartition des 56 critiques par note
    11 critiques
    22 critiques
    16 critiques
    7 critiques
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    Votre avis sur The Perfect Candidate ?

    56 critiques spectateurs

    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 16 août 2020
    Depuis Wadjdan, Haifaa Al-Mansour a fait son petit bonhomme (ce serait mieux d'employer l'équivalent féminin mais ...) de chemin dans le cinéma anglo-saxon avec Mary Shelley et Une femme de tête. Mais bien évidemment, on l'attendait de nouveau à domicile, histoire de prouver que réalisatrice saoudienne n'est pas un oxymore. La condition féminine est au programme de The Perfect Candidate mais beaucoup de commentateurs semblent négliger le fait que le film nous parle plus globalement de la société saoudienne, de son caractère abusivement patriarcal, certes mais aussi, dans une sous-intrigue, comment se culture, en l'occurrence musicale, est aussi constamment menacée par la puissance intégriste. Le pays a beaucoup de progrès à faire pour se libérer d'un carcan de traditions obsolètes et il est légitime de braquer principalement le projecteur sur les droits des femmes et, plus largement, c'est une lutte qui est de longue haleine, de leur place dans la société, quand elles doivent encore avoir l'autorisation de leur "tuteur" pour passer les frontières. Loin d'être un docufiction, The Perfect Candidate vaut d'abord pour son écriture, intelligente, maligne et un tantinet espiègle, qui se caractérise aussi par un certain nombre de nuances dans la psychologie des hommes (pas tous radicaux, voir le portrait subtil du père de l'héroïne) et des femmes (pas toutes pour l'émancipation). S'y ajoute un tableau de famille très réussi avec un joli hymne à la sororité, aux teintes variées. The Perfect Candidate n'est pas à proprement parler un brûlot politique, qui n'aurait jamais obtenu un visa de la part des autorités saoudiennes, mais un constat malicieux et pertinent sur le parcours de combattante que représente l'accès d'une femme à un poste de pouvoir, soit une façon ingénieuse, avec une bonne part d'audace, de faire bouger les mentalités.
    velocio
    velocio

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    4,5
    Publiée le 10 août 2020
    Le 31 août 2012 a eu lieu à Venise une page de l’histoire du cinéma : la première projection publique, dans le cadre de la Mostra de Venise, de "Wadjda", le premier long métrage officiel produit en Arabie Saoudite. Un film, qui plus est, réalisé par une femme dans un pays dans lequel la condition féminine est catastrophique et qui, à l’époque, n’était doté d’aucune salle de cinéma. Un film qui, au travers de l’histoire d’une jeune adolescente de 12 ans rêvant d’acquérir un vélo pour faire la course avec son copain, nous racontait beaucoup de choses sur l’Arabie Saoudite et, en particulier, les difficultés énormes vécues par les femmes dans ce pays. Le succès rencontré par "Wadjda" un peu partout dans le monde a permis à Haifaa Al-Mansour, sa réalisatrice, de se frotter à des débuts de carrière en Europe et aux Etats-Unis avec "Mary Shelley" et "Une femme de tête". Huit ans après "Wadjda", Haifaa Al-Mansour, de retour en Arabie Saoudite, nous présente dans "The perfect candidate" un état des lieux partiel d’un pays en pleine évolution. Attention : son film n’est pas du tout un panégyrique aveugle de la politique menée par Mohammed ben Salmane dans ce pays, c’est une peinture lucide des deux domaines que la réalisatrice a choisi de traiter, la situation de la femme et le domaine de l’art. En suivant ce film passionnant et important, on constate certes que des progrès notables ont été obtenus face aux autorités religieuses tant pour les femmes que pour les artistes, mais on constate aussi que, même dans ces domaines, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Quant aux autres domaines, démocratie, utilisation de la torture, etc., on espère qu’un jour, Haifa Al-Mansour aura la possibilité et le courage de nous en parler. A moins que ce soit une autre réalisatrice ou un autre réalisateur ! A noter que c’est de nouveau à Venise que ce film a été projeté pour la première fois en public.
    islander29
    islander29

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    3,5
    Publiée le 13 août 2020
    Un peu filmé à l'américaine par moments (intérieurs cossus, ballons roses des soirées électorales), le film est d'une belle maitrise scénaristique, avec deux histoires en parallèle (celle du père, musicien en tournée et celle de la fille brillante doctoresse qui doit se faire respecter)...une des énormes qualités du film est son immersion dans une culture saoudienne ostentatoire et colorée...Les moments musicaux servent de fil rouge a la mise en scène, et il faut avouer qu'ils sont beaux richement rythmés, avec des textes poétiques et sentimentaux (ce sont des chansons)......On découvre aussi des paysages peu ordinaires, urbains ou désertiques sous des lumières chaudes qui font rêver....bref la réalisation est belle et le militantisme, (la condition féminine en exergue) apparait sous un jour évident dans un pays plutôt traditionnel, où la femme a des droits plus limités que chez nous...Pas de leçon ou de morale, femmes et hommes doivent cohabiter, et ce regard devient de plus en plus touchant au fil du film, la fin étant particulièrement réussie....Un film tout public et qui mérite sa place pourvu qu'on porte un masque...Je conseille....
    jean l.
    jean l.

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    5,0
    Publiée le 13 août 2020
    Magnifique portrait de femme dans un pays où leurs droits sont plus que limités Heureusement la campagne électorale de Maryam est pleine d’humour et de surprises Après Wajda , une nouvelle réussite !
    Alice L
    Alice L

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    5,0
    Publiée le 12 août 2020
    The Perfect Candidate est une comédie intelligente et bien écrite porté par une actrice remarquable
    CinÉmotion
    CinÉmotion

    Suivre son activité 33 abonnés Lire ses 133 critiques

    3,5
    Publiée le 17 août 2020
    C'est toujours extrêmement intéressant (et choquant) de découvrir comment se déroule la vie des femmes en Arabie Saoudite. Haifaa Al Mansour, la réalisatrice, le dit très bien, en 2012, le cinéma n'était même pas encore permis, réaliser un film était impensable, imaginer qu'il puisse être réalisé par une femme l'était encore plus. Lorsqu'elle réalise Wadja, elle dirige une majorité des scènes dans une camionnette, coupée du reste de l'équipe masculine... Impensable. Nous sommes maintenant en 2020, et la situation a beaucoup évolué, dans le bon sens, mais les efforts à entreprendre pour la cause et les droits des femmes sont encore gigantesques pour l'Arabie Saoudite. Et j'ai vraiment aimé ce message puissant d'espoir, de militantisme et d'appel au courage, lancé aux femmes mais aussi (et surtout !) aux hommes qui doivent prendre part à cette quête d'évolution ! Le film est une démonstration frappante du chemin à parcourir et l'actrice y est fabuleuse, avec une prestation criante de vérité. Une chance qu'un tel film ait pu se faire. Et si tout n'est pas parfait dans sa mise en scène, bien sûr, il mérite d'être vu et soutenu, et rendu visible le plus largement possible.
    Steph L
    Steph L

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    3,5
    Publiée le 13 août 2020
    La réalisatrice est courageuse à l'image de son héroïne mais au dessous des véritables enjeux sociaux et culturels de l'Arabie Saoudite et des femmes dans le monde. Ce joli film aborde certes les sujets qui fâchent mais de manière si sucrée qu'on pourrait croire que les femmes sont bien traitées. C'est dommage qu'il n'y ait pas plus de force dans le message. Pour le reste le fil est classique et plutôt bien fait sur le mode de la comédie romantique. La réalisation et le montage pourraient eux aussi être plus tendus. C'est un plaisir d'avoir ces interludes musicaux.
    Willie Cicci
    Willie Cicci

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    5,0
    Publiée le 12 août 2020
    Un rare film saoudien qui prend le parti des femmes dans un combat qui semble perdu d'avance. La mise en scène est juste, le jeu d'acteurs subtil. Un film à voir.
    Coric Bernard
    Coric Bernard

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    3,5
    Publiée le 25 février 2020
    La réalisatrice de « WADJA » nous livre un nouveau film intéressant. C'est un film sur les tentatives d'émancipation des femmes en Arabie Saoudite où la société conservatrice est dominée par les hommes. Cette jeune femme médecin va bousculer les codes en se présentant aux élections municipales. Même si ce n'est pas un thème nouveau, c'est très bien réalisé et bien interprété. En outre, le film nous permet de découvrir quelques aspects de la vie en Arabie Saoudite et c'est intéressant.
    Margot.B
    Margot.B

    Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 38 critiques

    5,0
    Publiée le 12 août 2020
    Un très joli film sur la condition des femmes en Arabie Saoudite. Les performances des comédiennes sont bouleversantes, et la mise en scène d'Haifaa Al Mansour (Wadjda) sublime ! Je Recommande :)
    Frank T.
    Frank T.

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    5,0
    Publiée le 8 mars 2020
    Une vrai bon film féministe juste, intéressant, émouvant - beaucoup plus utile et honnête que toutes les polémiques actuelles que vous voyons dans les médias et les réseaux sociaux. A voir vraiment et à recommander. Chapeau à la réalisatrice Saoudienne. Respect :-)
    Chris58640
    Chris58640

    Suivre son activité 85 abonnés Lire ses 571 critiques

    4,0
    Publiée le 16 août 2020
    Haifaa al Mensour propose un long métrage qui mérite le détour. Au cœur de cet été cinéma si étrange, pourquoi se priver d’un film courageux, très dépaysant et très instructif sur un pays et une société que l’on connait si mal ? Son film, qui dure quand même plus de 1h40, est une plongée la tête la première dans la société saoudienne de 2020. On peut trouver des petits défauts ici où là à sa réalisation mais dans l’ensemble, il est très bien tenu. La réalisation d’ al Mensour est certes très académique mais l’importance n’est pas dans la forme, il est dans le fond. Alors on passe volontiers l’éponge sur certaines scènes un peu superflues, sur une intrigue qui semble s’éparpiller un peu par moment, sur la présence un peu envahissante de la musique pour se concentrer sur l’histoire de Maryam. Cette jeune femme, qui doit avoir presque 30 ans est médecin, elle n’est pas mariée, elle conduit sa propre voiture neuve, elle a le droit de vote et le droit d’être élue spoiler: et n’a pas la droit de voyager à l’étranger sans l’autorisation de son tuteur. C’est le résumé parfait d’une société saoudienne qui fait le grand écart entre une modernité technique très occidentale et des traditions vieilles de plusieurs siècles qui reculent, tout doucement, tout petits pas par tout petits pas. La jeune femme que le scénario met en lumière a quand même un destin qui n’est sans doute pas le destin de la saoudienne lambda, elle semble avoir eu une éducation peu traditionnaliste. spoiler: Sa mère était chanteuse (elle est morte) et son père est musicien. Au travers de l’histoire de ses parents, on comprend vite qu’ils se sentaient également à l’étroit dans la vie culturelle de leur pays, une vie culturelle sclérosée qui, elle aussi, se détend tout doucement. L’histoire du père de Maryam prend une place non négligeable dans le film, on le voit en tournée, rêver d’intégrer l’orchestre national saoudien en tant que joueur de oud, se produire sur scène malgré les menaces des intégristes, et se lamenter sur les aventures électorales de sa fille dans jamais vraiment essayer de la décourager. Je me demandais au début du film pourquoi son histoire à lui prenait autant de place, mais au final je crois que c’est pour expliquer pourquoi Maryam se sent assez solide pour se lancer dans une campagne électorale : spoiler: elle a été élevée par un homme qui lui aussi, est à la poursuite de ses rêves et se bat pour les concrétiser. Peu importe au final les résultats de l’élection (on ne se fait pas tellement plus d’illusions qu’elle sur le sujet), nul besoin d’en faire des tonnes sur un suspens de pacotille, l’important est ailleurs. L’important, c’est cette photographie étonnante de l’Arabie Saoudite d’aujourd’hui, qui semble avancer à marche forcée vers une modernité toute relative. C’est une société très corsetée par la religion, évidemment, avec la prière, le voile quasi intégral, la séparation homme/femme quasi-totale hors du foyer, la mise sous tutelle de la moitié de la population par l’autre moitié, la menace permanente du radicalisme. spoiler: Mais c’est aussi une société qui nous offre des moments étonnants, où on organise des défilés de mode pour présenter de modèles de niquabs qui jouent avec les limites du vêtement (on y ajoute des froufrou, ce qui est un peu surréalistes !), où se trémousse aux concerts de musique traditionnelle comme si on était au Zénith, où tout le monde s’habille de la même manière sans exception, où les femmes ne sont reconnaissables que par leur regard (et donc où il faut toujours dire qui on est car ça ne saute pas aux yeux !), où les femmes peuvent aussi réaliser des films, apparemment, toutes ces choses qui nous paraissent souvent étranges mais parfois très familières. C’est un peu déroutant et on se rend compte que l’on croyais savoir ce qu’est la vie en Arabie Saoudite mais qu’en réalité, tout est bien plus complexe et nuancé. Le film repose en grande partie sur le personnage de Maryam, très bien incarné par la très belle Mila Alzahrani. Elle donne à son personnage à la fois une grande force et une vraie fragilité, elle fait elle aussi le grand écart permanent entre les deux. Elle est l’ainée d’une fratrie de 3 filles, elle a fait des études, elle est ambitieuse spoiler: et pas du tout pressée de se marier. Elle n’a pas peur des hommes, de la rumeur et des insultes et sa plus grande victoire n’est pas électorale : sa plus grande victoire réside dans la scène de fin à l’hôpital, très touchante. Sa plus jeune sœur semble moins téméraire, un peu tétanisée par le « qu’en dira-t-on ». Sa troisième sœur, celle du milieu (qui est une sorte d’organisatrice de mariage), lui ressemble davantage, spoiler: elle a elle aussi un métier et ne semble pas attendre un mari à tout prix. Elle filme les mariages des autres sans jamais évoquer le sien. On est quand même un peu éloignée de l’image que l’on a des femmes saoudienne, ici, en Europe. Bien sur elles semblent faire figure d’exception mais quand même, c’est une toute petite brise de fraicheur dans ce pays écrasé de soleil et de tradition. « The Perfect Candidate » mérite le déplacement, il mérite que l’on s’accorde 1h40 en VOST, il mérite que l’on écoute patiemment ses nombreuses scènes de musique traditionnelle, ses chanson aux paroles religieuses, il mérite d’être vu. « The Perfect Candidate » nous permet de toucher du bout du doigt la réalité contrastée de la condition des femmes (et celle des artistes) en Arabie Saoudite, une réalité qui progresse, un petit peu, un tout petit peu…
    circusstar
    circusstar

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    4,5
    Publiée le 23 août 2020
    C'est un excellent sujet qui m'a permis de découvrir le cinéma Saoudien. C'est un film assez fort, très prenant et tout à fait passionnant et bien joué. Un film qui fait entrevoir de l'espoir. J'ai adoré !
    sylounette
    sylounette

    Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 94 critiques

    4,5
    Publiée le 22 août 2020
    tout plait dans ce film ! l'immersion dans une famille attachante, un père un peu largué après le décès de sa femme et 3 filles, pleine de force, de vitalité et prêtes à lutter contre ce monde archaique qui ne leur laisse que peu de place pour exister.. On ne peut qu'être admirative devant leur volonté, leur courage pour combattre ce monde où les hommes ont tous les pouvoirs ! à voir sans hésitation
    vidalger
    vidalger

    Suivre son activité 135 abonnés Lire ses 1 046 critiques

    3,0
    Publiée le 14 août 2020
    C'est un film gentillet qui dénonce mezzo voce le patriarcat tout puissant de l'Arabie Saoudite. Dans un pays qui n'hésite pas à poursuivre ses opposants à l'étranger, voire à les découper en morceaux, un pays qui vient à peine d'autoriser les femmes à conduire, un pays riche qui oppose l'aspect moderniste et triomphal de son architecture à un état de soumission - des hommes mais surtout des femmes - à une religion omniprésente dans tous les aspects de la vie quotidienne, la réalisatrice tente de défendre le point de vue d'une femme, issue de la bourgeoisie éclairée certes puisqu'elle a pu faire des études supérieures et s'affranchir d'un mariage arrangé, mais contrainte de rester en retrait dans son travail de médecin et dans la vie politique. Le statut de femme dans ce pays définit une classe inférieure soumise au bon-vouloir du père, du frère ou du patron. Peu de possibilité d'exprimer son opinion en dehors de ce qui concerne les enfants ou les...jardins publics ! Le spectateur occidental découvre avec effarement l'état moyenâgeux de ce pays pas si lointain géographiquement, et ce ne sont pas les pointes d'humour du scénario qui allègent l'accablement qui le saisit. Le scénario bien construit comprend cependant un grand nombre de naïvetés et l'on ne sait pas bien si on doit les prendre au deuxième degré ou si elles sont dues à une trop grande proximité avec les sirupeuses séries de Bollywood que la réalisatrice aurait trop regardées. Bref, on aurait pu souhaiter un ton davantage hargneux contre ces derniers vestiges du pouvoir patriarcal ! La bande-son met en valeur - et abondamment ! - les chansons arabes qui mêlent Dieu à l'Amour au son d'es ouds, ce qui peut plaire à certains...
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