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Abdel et la Comtesse
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Abdel et la Comtesse" et de son tournage !

Choc des cultures

Abdel et la Comtesse joue sur la thématique très cinématographique du choc des cultures et des générations. Ici, il s'agit plus précisément de la confrontation entre les manières raffinées de la noblesse et le franc-parler d'un jeune des cités. Ce dernier est joué par un certain Amir El Kacem, un acteur passé par le Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris qui a déjà eu plusieurs rôles au cinéma et à la télévision, comme par exemple dans Une histoire de fou, Le ConvoiL’Ascension et le téléfilm de Lucas Belvaux dans lequel il incarnait le rôle masculin principal : La Fin de la nuit.

Ecriture à plusieurs mains

Abdel et la Comtesse est un film qui a été proposé par les producteurs Amélie de Chassey et Pierre Kubel à Isabelle Doval. Chassey et Kubel ont écrit le scénario avec deux co-auteurs, Sophie Glass et Colombe Savignac. La cinéaste leur a aussi suggéré quelques éléments de réécriture : dans le scénario original, la comtesse n’allait pas en banlieue et Abdel ne lui demandait pas de l’aider. "Par ailleurs, je trouvais qu'il y avait des éléments très forts dans leur histoire, que je leur ai proposé de mettre davantage en avant comme la différence entre grossièreté et vulgarité ou comme le parallèle entre les deux codes d'honneur, en banlieue et dans l'aristocratie", précise-t-elle.

Inspiration

Amélie de Chassey s’est inspirée de sa propre mère pour écrire le scénario de Abdel et la Comtesse. Elle a aussi expliqué à Isabelle Doval qu’en matière d’héritage du titre de comte, une femme n'a pas de légitimité dans les traditions aristocratiques.

Le château de Blossac

Abdel et la Comtesse a été tourné au château de Blossac, en Bretagne. Il s'agit d'un magnifique bâtiment du XVIIème siècle qui a toutefois subi les ravages du temps. "Pierre Quefféléan, le chef-décorateur du film, a fait un boulot considérable. Amélie de Chassey et Pierre Kubel ont énormément collaboré avec lui sur la décoration intérieure du château. Et Pierre Kubel a accepté de faire nettoyer les façades extérieures. Ce qui était très important pour moi car je voulais vraiment donner au spectateur l’envie inconsciente d’y être", raconte Isabelle Doval.

En terrain connu

Avec Abdel et la Comtesse, Charlotte de Turckheim revient à un univers qu'elle connaît bien ! Après Les Aristos (2006), où elle jouait la comtesse Solange Poitou Castilla de la Taupinière, la comédienne (provenant elle-même d'une famille de nobles d'Alsace) se glisse en effet à nouveau dans la peau d'un personnage issu de la plus haute aristocratie de France.

Choix de mise en scène

Côté mise en scène, Isabelle Doval voulait varier les valeurs de plans et passer de plans très larges en courte focale à des plans serrés en longues focales, que ce soit au château ou en banlieue. "C'était à la fois pour faire du château un personnage à part entière – que la comtesse risque de perdre – et pour accentuer le choc qui nous saisit quand on quitte le parc magnifique du domaine familial et qu'on arrive en banlieue. D'ailleurs, dans la cité, j'ai choisi des lieux sans espace verts et extrêmement bétonnés. Autant dire que lorsque la comtesse arrive dans la cité, elle est désarçonnée : elle regarde partout autour d'elle et les tours, qui sont les châteaux du "biotope" d’Abdel, occupent toute l'image. De même, à l'intérieur du château, j'ai voulu des plans très larges qui permettent de filmer tous les décors."

Un Arsène Lupin 2.0 !

C'est avant tout le côté expert en art de son personnage qui a séduit Amir El Kacem dans le projet : le jeune acteur compare même Abdel à un Arsène Lupin 2.0 ! Pour se glisser dans la peau de ce protagoniste, El Kacem a par ailleurs fait des recherches, en lui trouvant notamment un accent, des intonations et une attitude. "J’ai infiltré quelques lieux parisiens proches du milieu qu'il fréquente, tout en façonnant sa fascination pour les objets d'art. C'est un personnage un peu hybride, à mi-chemin entre l’idée qu’on se ferait d’un mec de banlieue et un garçon fasciné par l'art et c'était une formidable base de travail : j'ai cherché à développer les deux pôles de sa personnalité, sans le dénaturer", se rappelle-t-il.

Proche de son personnage

Compte tenu de ses racines, Charlotte De Turckheim s'est beaucoup retrouvée dans le personnage de la Comtesse de Montarbie d’Haust, notamment dans le fait d'être très libre par certains côtés et très coincée par d'autres. La comédienne confie : "On se croit libre et orignal alors qu'on est tous très imprégnés par notre éducation, par notre milieu et par notre biotope socioculturel. Du coup, je me suis sentie proche d'elle : je parle comme un charretier et comme elle je ne trouve pas ça du tout vulgaire mais grossier. Comme elle, je n'adhère pas aux valeurs bourgeoises qui consistent à se cramponner à ce qu'on possède et je n'ai pas peur de la différence. Certes, je n'ai pas monté un centre pour délinquants mais un programme en faveur des enfants défavorisés des Philippines. Et puis, je me suis aussi sentie proche de l'attachement de la comtesse à la terre."
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