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    Le Quai des brumes
    note moyenne
    4,0
    1253 notes dont 105 critiques
    30% (32 critiques)
    33% (35 critiques)
    17% (18 critiques)
    13% (14 critiques)
    5% (5 critiques)
    1% (1 critique)
    Votre avis sur Le Quai des brumes ?

    105 critiques spectateurs

    Estonius
    Estonius

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    5,0
    Publiée le 4 mai 2014
    Un mélo flamboyant et complètement maîtrisé. Gabin au sommet de son art (à tel point que Morgan peine parfois à se mettre à son niveau). Des images splendides, une fabuleuse galerie de portraits avec pas mal de paumées et quelques salauds, les dialogues de Prévert, une musique envoûtante et efficace signée Maurice Jaubert, une réalisation sans faute, une photo superbe, une ambiance… Un chef d'œuvre !
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 8 mars 2008
    A cause de la Fameuse réplique et de la peur qu'elle résume le film à elle toute seule, J'ai longtemps été réticent à voir ce film. Et je dis c'est beau, si Gabin et Morgan y tutoie les anges beaucoup d'autres éléments sont remarquables, l'inquiétant Michel Simon, Pierre Brasseur, et Robert le vigan le poète dans ce bistrot qui semble irréel au coeur du no man's land... Et tout cela formidablement tourné, il marque peut-être aussi la fin d'un cycle du cinéma français.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,5
    Publiée le 22 juillet 2019
    L'un des plus grands classiques du cinèma français! Comment oublier Jean Gabin en soldat tête brûlèe, violent, impulsif mais courageux et intègre, Michèle Morgan en hèroïne de mèlodrame dont la puretè de coeur a survècu aux souillures de l'environnement, Michel Simon et Pierre Brasseur en mèchants pittoresques et odieux, Robert Le Vigan en rêveur excentrique! Le rèalisme poètique atteint ici un sommet dans cette première collaboration Carnè-Prèvert-Gabin! Et puis il y a cet amour impossible entre Jean et Nelly: inscrit dans un monde trop sombre, cette impossibilitè d'èchapper à son destin, leur histoire est sans issue! En cette pèriode d’avant-guerre et en dèpit de cette atmosphère de misère, morale, physique et physiologique, peut-être même à cause de cette atmosphère, trouble, floue et brumeuse, le "Quai des brumes" ne se rèsume pas qu'à sa rèplique mythique ("T'as de beaux yeux, tu sais") mais simplement à un film au lyrisme romantique dont les annèes n'ont aucune emprise sur le temps qui passe! Immense film...
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,0
    Publiée le 3 juin 2012
    Voici mon premier Carné. En fait j'appréhendais un peu le réalisme poétique (bien que j'ai déjà vu quelques films du genre) et le cinéma de papa de manière générale. Et pourtant, pendant que Ford et Hawks étaient les rois à Hollywood, en France on avait des Renoir et maintenant je peux dire qu'on avait des Carné. Je pensais que j'avais un problème avec Gabin (ouais je pense avoir beaucoup de problèmes), mais en fait, ce type est brillant, j'adore ses personnes qu'il peut avoir ici ou bien dans Pépé le Moko ou dans La Bête humaine. Ce type qui a fait des choses un peu sales, mais qui est quand même juste et qui tombe amoureux d'une belle fille, mais d'un amour pur, quelque chose de beau, de profond. Parce que c'est ça le quai des brumes c'est une très belle histoire d'amour, dont on se doute dès les premières minutes qui ne pourra pas se conclure par une fin heureuse. Et c'est beau. Il faut dire que les répliques de Prévert sont absolument géniales, c'est un régal de les écouter. Et j'aime ce parlé de la vieille France, avec ce ton d'antan, ce ton qu'on ne prend plus, ce vocabulaire que l'on utilise plus de nos jours. Dans la bouche des acteurs ça sort de manière tellement belle et fluide que ça créé un univers, rien que les yeux fermé, sans regarder le film. Et le film en lui même est assez extraordinaire, très beau. Carné sait filmer, il n'y a pas de doute là dessus, arriver à mettre en valeur un couple comme ça, avec parfois un bête champ contre champ, c'est tellement beau. Parfois le cinéma c'est juste ça, deux acteurs qui jouent bien, une caméra qui ne fait de folies, un bel éclairage, un beau texte, un silence, un baiser. Je dois dire aussi que j'ai trouvé ce film profondément émouvant sur la fin, et pourtant en général les trucs avec les clébards ça me fait plus rire qu'autre chose, et pourtant là, j'ai trouvé ça déchirant, juste, beau. Et puis tout ça, ça me donne envie de m'évader, de me promener dans ces brumes, de tomber amoureux au détour d'une rue avec une belle inconnue et d'envisager de faire sa vie ailleurs, loi de tout.
    Caine78
    Caine78

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    2,0
    Publiée le 4 octobre 2010
    Un film extrêmement surfait, surement l'un des moins bons de Carné. Ce film a vieilli et les acteurs ont déja fait beaucoup mieux, notamment Michel Simon, qui signe ici l'une de ses prestations les moins marquantes, bien qu'excellente. Gabin est a la limite de l'insupportable, et l'on ne s'intéresse pas au couple, qui n'est pas émouvant. Reste une certaine atmosphère, et les éblouissantes prestations de Pierre Brasseur, et Robert Le Vigan, qui sauvent ce film de la plus belle des manières.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    5,0
    Publiée le 28 octobre 2012
    Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui collaborent à la remise en état de notre patrimoine. Revoir ''le quai de brumes'' ou le découvrir pour un cinéphile quelque soit son age ne peut-être qu'un moment de bonheur. Tout a déjà été dit sur ce troisième Carné-Prevert et Jacques Lourcelles en a fait une analyse parfaite dans son dictionnaire. Il est certain que l'aura mythique Gabin/Morgan fausse le jugement tellement elle est forte et tellement l'Amour romantique ressenti grâce à eux et aux deux réalisateurs fait que quelque soit le pessimisme de cette l'oeuvre(même le petit chien retournera à sa solitude), la certitude de savoir que cet amour existe emporte tout le reste. Le moment magique du premier baiser est si bien amené et si bien dialogué que nos larmes coulent doucement sur nos joues. Les temps forts sont exceptionnels, ce sont eux qui restent en mémoire car le réalisme poétique passe mal en 2012, les français ont trop changé et le pessimisme actuel n'est rien comparé à celui de 1938...Chaque époque s'inventant ses propres angoisses. Les temps faibles sont des ressentis personnels qui proviennent des personnages secondaires tous plus qu’improbables et qui évidemment parlent ''Prevert'' comme Jean et Nelly. On a le droit de ne pas entrer dans ce choix pourtant totalement maîtrisé. Seule certitude le jeu excessif de Pierre Brasseur qui aura l'occasion de se racheter dans ''les enfants du paradis'' On peut adorer ce film au plus haut point sans en faire le plus beau film français qui construit d'une façon analogue restera''Remorques'', sorte de perfection absolue dans sa linéarité et dans son amour plus vrai que vrai qui transpirera plus charnellement l'écran entre Catherine et André.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

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    4,0
    Publiée le 16 mai 2008
    Comment outrepasser la légende populaire que l’Histoire du cinéma a faite de «Le Quai des brumes» (France, 1938) de Marcel Carné ? Au mieux, recadrer le tir. On a pu mentionner dans l’éclat diaphane des aurores l’influence de l’expressionnisme. Il faudrait davantage y voir les indices prophétiques qui parsèment le Kammerspiel allemand. Plus qu’à Murnau, Carné semble s’affilier à Pabst. Une certaine aigreur de la vie, un désolément du monde et une rage défaitiste contre la nature humaine sont les ponts qui relient les cinémas de Pabst et de Carné. Dans «Le Quai des brumes», un des sommets aujourd’hui encore du «réalisme poétique», c’est de l’irradiante teneur de l’amour au cœur de la brume que naît le clair-obscur ténébreux dans lequel trempe le film. Devant l’évidence du bonheur, Carné aligne les obstacles jusqu’au dernier, trou sans fin où s’effondre la carcasse esseulée. De plus qu’«Hôtel du Nord», réalisé la même année mais sans Prévert, donc autant dire amputé d’un membre, «Le Quai des brumes» est fomenté dans un régime esthétique pleinement pensé. «Je ne peints que les choses qui sont derrière les choses» déplore le personnage du peintre morose de Robert Le Vigan. Il a déjà été écrit, très justement, que Carné semblait s’être appliqué à lui-même la maxime du peintre. En revanche, peu de commentaires ont été faits sur la profondeur esthétique que recélait une telle abstraction des lignes. Le brouillard qui dissipe les silhouettes a pour égal les peintures du tchèque Frantisek Kupka. Plus que pour des raisons historiques qui voudraient condamner la splendeur plastique du film à la seule expression d’un malaise populaire, c’est dans l’application latente d’un art abstrait qui se développe que l’art de Carné sourd toute l’émotion de son récit. L’infusion de l’art contemporain que distillent en profondeur Carné et Prévert (Trauner et Jaubert avec eux) dans une poésie argotique est l’un des plus bels exemples de l’hybridité du cinéma.
    7eme critique
    7eme critique

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    3,0
    Publiée le 13 février 2015
    "Le quai des brumes" n'est qu'une simple romance agréablement bien filmée ! Le scénario n'apporte pas grand chose de différent dans le domaine ; on se contentera donc de voir évoluer cet amour naissant entre le duo Gabin/Morgan, sans avoir la larme à l’œil, et sans en garder un souvenir impérissable. On aura l'occasion d'entendre cette fameuse réplique : "T'as de beaux yeux, tu sais", mais on se demandera bien en quoi elle est si "fameuse".
    willycopresto
    willycopresto

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    3,5
    Publiée le 11 février 2017
    "Quai des brumes" (1938) la trois (RTBF) le 21.01.2017 Pour rendre hommage à Michèle Morgan disparue à 96 ans fin 2016, quelques chaînes TV avaient ressorti de leur frigo "Quai des Brumes", un des premiers films de l'actrice toute jeunette. Difficile de critiquer cette histoire ! Soit on tente de se mettre dans les conditions de 1938, époque où le cinéma était loin d'avoir atteint sa majorité,eti sa puissance d'aujourd'hui. Carné a dû surmonter nombre d'obstacles pour que son film ne voie le jour, Qui plus est dans une période trouble qui n'était guère propice à l'épanouissement du cinéma : les gens avaient bien d'autres inquiétudes en tête ! Pour l'époque donc, c'était parfait Mais quand on regarde ça aujourd'hui, on s'ennuie profondément devant cette production aseptisée, de cette histoire neu-neu à laquelle on a bien de la difficulté à croire ! "T'as de beaux yeux tu sais" : bof, on se demande pourquoi cette réplique banale a traversé le temps Pourquoi pas "t'habites chez tes parents?," Parmi les raisons de l'intérêt de ce film, on ne peut que rester admiratif sur le casting, et le script de Jacques Prévert. Michèle Morgan, alors toute jeune comédienne, raconte que débutante, elle était terrorisée à l'idée de jouer avec cette "bête de scène" qu'était déjà Gabin ! Elle fut même ébranlée quand ce dernier, au lieu de lui faire un baiser de cinéma en toc, lui a réellement roulé une pelle pour faire "vrai", au point qu'elle en aurait été tout à fait désemparée ! willycopresto
    Lotorski
    Lotorski

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    4,5
    Publiée le 23 février 2014
    Il s'agit là d'une romance qui est parvenu à m'émouvoir. Mais c'est une romance de haut niveau, qu'on ne saurait comparer, par exemple, à un Titanic ! Les dialogues sont drôles et intelligent tout à la fois, et les acteurs sont bien-sûr tous excellents. Autour de ça, tout est soigné et réussi (narration, rythme, cadrage,…). A voir !
    wcfields
    wcfields

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    2,0
    Publiée le 29 novembre 2014
    Si je mets deux étoiles, c'est surtout pour l'émouvant personnage central qui, quoique muet, et sans doute las d'attendre devant un gramophone que la voix de son maître en sorte, s'est trouvé par hasard mêlé à l'histoire somme toute bien dérisoire des quelques bipèdes paumés qui errent et s'agitent dans ce décor glauque. C'est lui, je trouve, qui est, ainsi que Panama, le personnage le plus attachant de ce film.
    Jahro
    Jahro

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    2,5
    Publiée le 9 mars 2015
    Si vous vous êtes jamais demandé que répondre à l’immortel « T’as d’beaux yeux tu sais », Le quai des brumes est pour vous. Avant tout célèbre pour cette réplique mythique, le mélodrame de Marcel Carmé jouit également d’une distribution prestigieuse, d’une photo magnifique, et… c’est à peu près tout. Ah, si, c’est court ; et c’est tant mieux. Car il faut dire ce qui est, cette légende officielle dans les salles obscures, premier enfant d’une union vouée à durer entre le cinéaste et son ami poète Jacques Prévert, n’est en fait qu’une idylle banale, datée et même un peu arrogante. Malgré ses plans modelés comme un portrait des studios Harcourt, la rencontre du rugueux déserteur avec sa muse, jeune nymphe sensible et soumise, affiche crânement un sentimentalisme suranné et une mise en scène qui fait nettement son âge. L’ombrageux Gabin, la magnétique Michèle Morgan, les critiques dithyrambiques qu’on peut lire dans les cercles les plus connaisseurs n’y peuvent rien : devant ce port, sous ce brouillard, on s’ennuie ferme. Courage matelots, souquez, la traversée ne dure qu’une heure et demi.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    5,0
    Publiée le 13 août 2015
    Gabin à son meilleur, entouré d’une bande d’acteurs tous aussi fabuleux que Michel Simon, Pierre Brasseur, Aymos ou Robert Le Vigan. Vous ajoutez au tout Marcel Carné à la réalisation, Prévert aux dialogues et Trauner aux décors et vous ne pouvez rien avoir d’autre qu’un chef d’œuvre du cinéma français dans ce qu’il a de plus typique. Il s’agit d’un film très noir qui ressemble à s’y méprendre à la chanson « Amsterdam » de Brel qui donne une peinture si crue de la vie dans les ports. Tous les personnages sont très marqués dans leurs caractères ce qui renforce encore l’aspect dramatique du film. Gabin qui est dans sa période "Front populaire" campe un de ces personnages qui de « Pépé le Moko » à « La Belle équipe » en passant par « Le jour se lève » ou « la bête humaine » embrassent un destin scellé dès le départ du sceau du malheur. Quoiqu’il fasse, homme du peuple de peu de condition il n’aura pas le droit au bonheur même s’il l’approche un moment comme dans « La Belle équipe ». La prestation de Brasseur père en demi-sel à la limite de l’homosexualité est hallucinante. Le Vigan en poète désabusé de la vie qui cède ses habits au légionnaire déserteur est habité comme souvent par son personnage. L’ambiance est donc lourde même si l'on rit quelquefois. Le thème principal de ces films d’avant-guerre était avant tout le déterminisme social qui veut que chacun soit enfermé dans sa condition avec une incommunicabilité entre les strates comme dans « Gueule d’amour ». Du grand art nourri au lait du Front populaire.
    math-cine
    math-cine

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    2,5
    Publiée le 25 mai 2009
    ça a beau être un vieux film de renom et qu'a l'époque on avait pas les mêmes moyen pour retranscrire une histoire que cela excuse le film d'être moyen. Une histoire surfaite, malheureusement peu interessante, j'ai souvent lu "gabin et morgan un couple mythique"...pas tellement, il dégage peu de sentiments. Mais le film est tout de même très plaisant grâce notament a des dialogues magnifiques qu'on risque pas de retrouver a notre époque.
    RENGER
    RENGER

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    1,0
    Publiée le 9 juillet 2010
    Oeuvre phare du cinéma Français, Marcel Carné adapte ici le roman éponyme de Pierre Mac Orlan (publié en 1927). Ce film culte a pourtant du mal à répondre à nos attentes, si l'intrigue, dans un premier temps, nous paraît intéressante, on va relativement vite s'y désintéresser face à une mise en scène mollassonne et une histoire d'amour des plus soporifique. Le Quai des brumes (1938) a pourtant des atouts, à savoir son atmosphère et ses décors réalistes, ses interprètes, qui, quant ils n'en font pas des tonnes, parviennent à être crédibles. Au final, on en attendait beaucoup mais en réalité, c'est purement et simplement une déception.
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