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    Les Oiseaux de passage
    note moyenne
    4,1
    600 notes dont 67 critiques
    19% (13 critiques)
    57% (38 critiques)
    21% (14 critiques)
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    67 critiques spectateurs

    islander29
    islander29

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    3,5
    Publiée le 12 avril 2019
    C'est vrai que le film m'a plus fait penser au Mexique (beaucoup de scènes de désert) qu'à La Colombie (que je ne connais pas ???)...On est dans le style de Sicario (Villeneuve 2015)...L'originalité de ce film réside dans le fait qu'on ne nous montre pas le succès commercial aux états unis, mais que l'on garde toujours le point de vue des indiens dans leur pays….Les paysages sont magnifiques, il faut le signaler …..C'est un western cohérent, une histoire de vengeance entre deux clans, diffusée de 1969 aux années 80....La forme est assez épurée, avec des personnages sans psychologie, un film d'émotions primaires et d'actions, qui n'en fait pas des tonnes. Le scénario est bâti en 5 chants (canto) qui représentent cinq époques différentes…..Attention il y a une certaine violence et le rythme est juste ….Le film est construit sur de belles ellipses (le viol) et sur des faits de vengeance inter clans….Je ne pense pas dire que je me suis attaché aux personnages (c'est un petit reproche), mais ils sont forts et bien représentatifs de ce que pouvaient être des trafiquants sans ambitions, des gens simples…Le film est soigné esthétiquement, c'est un atout, mais il ne renouvellera pas le genre (j'ai eu plus d'émotions et d'adrénaline avec Sicario)….Pour finir, je signale que le vrai titre est (los parejos de verano); les oiseaux de l'été (simple remarque)...Au total reste un film intéressant mais ambigu (entre poésie et violence) A vous de voir
    Adelme d'Otrante
    Adelme d'Otrante

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    4,5
    Publiée le 15 avril 2019
    Très bon film avec un sujet peut être encore jamais montré à l’écran : la naissance des premiers cartels colombiens . Entre documentaire ethnologique et thriller ultra-violent, un peu comme si un Jean Rouch contemporain avait été mandaté par Netflix pour réaliser Narcos, cette œuvre est brillante sur tous les points. Panthéiste dans sa manière d’aborder les croyances indigènes, à la manière d’un Malick avec les indiens du Nouveau Monde, et totalement ancré dans le réel quand il s’agit de montrer le basculement qui s’opère entre la production de café et celle de marijuana puis plus tard de cocaine. Et puis le film nous montre également que même si les hippies occidentaux ont allumé la mèche le feu s’est répandu à cause des traditions, de la fierté et de l’honneur des clans. Pour au final tout faire disparaître comme dans une tragédie grecque. Superbe.
    velocio
    velocio

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    3,5
    Publiée le 4 avril 2019
    Lorsque, en 2015, "L’étreinte du serpent" est arrivé à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes, il s’agissait du 3ème long métrage du réalisateur colombien Ciro Guerra. Curieusement, le deuxième, "Les voyages du vent", probablement le meilleur, n’est jamais sorti dans notre pays. Par contre "L’étreinte du serpent" a vraiment lancé la carrière internationale de Ciro Guerra et il est revenu à Cannes l’an dernier, avec" Les oiseaux de passage", film d’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs, réalisé avec Cristina Gallego, son épouse et la productrice de ses 2 films précédents. Arriver à faire cohabiter dans un même film une approche ethnologique concernant un peuple autochtone d’Amérique du Sud et les schémas d’un film de gangsters « à la Scorsese » n’avait rien d’évident au départ. On peut considérer que la réussite est presque totale.
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 9 avril 2019
    Le talent du cinéaste colombien Ciro Guerra était évident depuis son tout premier film, L'ombre de Bogota, suivi du beau Les voyages du vent. Son audience s'est considérablement élargie avec L'étreinte du serpent qui a précédé Les oiseaux de passage, cosigné avec Cristina Gallego. De 1968 à 1980, cette tragédie en 5 actes raconte une histoire méconnue, celle ses premiers cartels de drogue dans une Colombie rurale, au nord du pays, habitée par une population amérindienne. Au gré de son enrichissement, au fil des années, par le commerce avec les "gringos", les différents clans en viennent à perdre leurs traditions ancestrales mais aussi à s'affronter dans une violence terrible. Les oiseaux de passage est aussi bien une fresque historique qu'un témoignage ethnographique ou encore un western. Le film est à la fois ample par sa narration et intimiste dans son rapport à une histoire familiale et communautaire où les rêves et les rites, si importants, finissent par disparaître. Maîtrisé de bout en bout, le film perd cependant un peu de sa substance dans une dernière demi-heure dominée par les fusillades et qui semble reproduire tous les schémas du film de gangsters, façon Scarface. Une petite baisse en qualité qui ne fait pas oublier que la majeure partie du film excelle à capturer la beauté des paysages colombiens et séduit par un récit qui n'a pas peur des ellipses et des ruptures de ton.
    Laurent C.
    Laurent C.

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    4,5
    Publiée le 18 avril 2019
    "Les oiseaux de passage" ne sera pas un film de passage dans l'histoire du cinéma. Après l'énigmatique mais très beau "L'étreinte du serpent", le réalisateur s'engage dans un récit puissant où il est tout autant question de l'horreur du trafic de drogue qui défigure la Colombie, que des creusets archaïques qui habitent les anciennes tribus indiennes d'Amérique du Sud. On pourrait même penser qu'il n'y a aucun lien entre les deux, et pourtant, magie du cinéma et tragédie de l'Histoire, le cinéaste parvient à montrer comment des groupes sociaux très anciens, aux rites solides, ancrés dans le passé, sombrent dans un fonctionnement mafieux, du fait de l'appât du gain et de la violence de la drogue. "Les oiseaux de passage" raconte l'impossible réconciliation entre les traditions familiales et le capitalisme illimité où les valeurs de l'avoir ont supplanté celles de l'être. Le spectateur est invité dans ces cultures anciennes, à la façon du héros principal qui se marie avec une très jeune-fille de la tribu Wayuu sauf que lui doit remettre une dot importante. La vente de marihuana est l'opportunité formidablement tragique qu'il trouve pour payer sa dot, et sans savoir, il fait rentrer le diable dans sa nouvelle famille. Le film est violent et dense. Pour autant, il offre une expérience de cinéma, intense et rare. La mise en scène parvient à rendre presque familières ces scènes indigènes où règnent des hommes et des femmes, tout autant cruels que profondément attachants. Le jouxte-boutisme des personnages fait penser à des tragédies antiques où la gravité et le désespoir emportent tout sur leur passage, jusque les oiseaux les plus fragiles.
    Macaron16
    Macaron16

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    2,0
    Publiée le 27 avril 2019
    Je suis sérieusement ennuyée avec ce film, les acteurs expriment peu d'émotions, ils ne vieillissent pas même si le film court sur 20 ans, c'est violent comme on peut s'y attendre mais que de longueurs aussi...
    hommecinema
    hommecinema

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    5,0
    Publiée le 12 mars 2019
    On pourrait concevoir Les oiseaux de passage comme une chanson de romance, une légende locale récitée par les jongleurs les plus vieux de l'endroit qui sera transmise de génération en génération. Ces oiseaux ne sont que deux grandes familles qui ont été effacées de la surface de la Terre, défaites par leur propre mesquinerie. Un empire fugace et oublié, comme les oiseaux qui règnent le ciel pour quelques jours et qui ne survoleront plus jamais La Guajira. Un autre colombien, García Márquez, l'avait déjà annoncé "les lignes condamnées à cents ans de solitude ont enfin et pour toujours une deuxième chance sur la terre". Les personnages de Gallego et Guerra ne feront pas l'exception. Les wayuu c'est un peuple qui habite la frontière entre la Colombie et le Venezuela. Ils suivent fidèlement leurs traditions et ils refusent toute intégration des descendants des envahisseurs espagnols. Le film débute en pleines années 70, où la seule fille d'une grande famille sera mariée avec un étranger : Rapayet, un citadin qui parle l'espagnol. Au même temps, des hippies nord-américains s'installent à La Guajira. La forte demande de drogues poussera aux paysans locaux à cultiver de la marijuana et de la cocaïne. Voici la première pierre de l'empire des narcos. Rapayet fera le lien, alors, entre ces deux mondes si séparés, et pourtant, si proches. Le film ouvre avec un rituel : le passage de l'enfance à l'age adulte d'une fille. La caméra suit une dance hypnotique, les images mélangent les couleurs avec les lumières pendant que cette femme ronde en cercles et déplie son voile comme un oiseaux qui vole bas. Cette façon si impressionnante de nous introduire dans le folklore d'une tribu inconnue nous fait penser au maître Paradjanov. C'est du cinéma qui mélange les mœurs avec la mythologie, la réalité avec les légendes, les dilemmes du présents avec le poids du passé. Par contre, la vraie force de Les oiseaux de passage c'est l'évolution de la réalisation suivant les faits du film. Selon la tribu adopte une économie capitaliste à travers le cartel, le film devient plus nord-américain, plus hollywoodien. On passe du portrait tribal à la tension des confrontations. De l'anthropologie au divertissement. Du regard documentariste au western. De Paradjanov à John Ford. D'un génie à l'autre, on traverse le globe et l'histoire du cinéma. spoiler: Non seulement Gallego et Guerra arrivent à assimiler ces deux référents à la perfection, en plus, le passage d'un style à l'autre se fait en toute douceur, sans qu'on s'y rende compte. Un plan ouvert d'une mansion kitsch bombardée au milieu de nulle part nous fera penser à La prisonnière du désert ou des autres films tournés en scope par Ford. On comprendra à ce moment l'évolution de la mise en scène suivant la trahison des personnages à leurs principes. On comprend alors que ces tambours qui résonnent entre les épisodes du film ne sont que des prophéties qui annoncent la chute des deux clans. Hypnotique. Fascinant. Beau. Trépidant. /////////// Encore plus de fautes et d'erreurs sur hommecinema.blogspot.fr
    dejihem
    dejihem

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    5,0
    Publiée le 14 avril 2019
    Superbe western fait par, pour et avec des Indiens colombiens. Ce film possède une ampleur digne des meilleurs Scorsese ou Michael Mann. Un chef-d’œuvre de genre.
    jeff21
    jeff21

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    4,0
    Publiée le 17 avril 2019
    L'histoire d'une famille d'indiens colombiens aux coutumes traditionnelles soutenues de son clan, se retrouve confrontée à l'agent facile du trafic de marijuana, dans les années 70. Si tout se passe bien au début, les protagonistes tombent rapidement dans la violence entre clans pour le contrôle et l'organisation de ce "commerce". L'honneur des anciens des clans se mêle aussi à la fougue des plus jeunes où l'argent et la violence forment un vrai cocktail dramatique qui conduira à un véritable bain de sang. Un beau film bien mené au scénario solide et au rythme soutenu. J'ai adoré. . .
    PL06
    PL06

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    4,0
    Publiée le 24 avril 2019
    Dans les années 1970, en Colombie, une famille d'indiens Wayuu se trouve impliquée dans la vente de marijuana à la jeunesse américaine. Dans un contexte où l'honneur des familles est une valeur suprême, l’avidité des acheteurs va conduire à une guerre de clans, inspirée de la vraie histoire des cartels de la drogue et de leur terrible violence dans les années 80. C’est en quelque sorte un western colombien. Mais ici les héros sont trafiquants, impitoyables cela va de soi. La toile de fond est une famille indienne élargie, avec des règles de vie strictes, des codes de valeurs à respecter impérativement, des croyances à ne pas oublier, toutes choses qui permettent au réalisateur de donner un cadre onirique. Les décors puisent dans le genre western, très sobres et symboliques, comme par exemple le désert qui entoure le clan Wayuu. La musique souvent grinçante porte la tension des violences à venir. Le film montre la violence entre les clans, on ne compte ni les assassinats en direct, ni les cadavres et leur sang. L’humanité, s’il y en a, est bien éloignée de nos références. On se rassure par moments avec la sagesse et l’amitié d’un vieux sage du clan, et avec le héros principal de l’affaire, son épouse et ses enfants… un peu d’humanité qui sera à l’origine de sa perte. Le scénario est vigoureux avec des rebondissements assez rapides, les principaux acteurs excellents dans leurs rôles de chefs de clan ou de parrains… On aimerait moins de violence ? Mais le propos du film est de faire connaître cette terrible réalité historique des cartels de la drogue et des règlements de compte, et il atteint son but, il nous fait toucher à quel point c’était insoutenable. Nous en avons bien sûr entendu parler ici en Europe… mais n’en savions pratiquement rien. Et encore il ne nous révèle qu’une partie de la réalité : il ne s’agissait pas seulement d’un petit clan familial mais d’organisations comptant des milliers de membres, par ailleurs la population civile a également été largement touchée, le pouvoir politique colombien a été gangréné, la corruption généralisée. Ce film était donc nécessaire, mais ce n’est donc qu’un début, pour dénoncer une criminalité qui a fait près de 300 000 morts en Colombie, qui reste toujours active au Mexique (23 000 morts en 2016 !), et aussi pour commencer à rendre justice aux nombreuses victimes. Mais c’est dur à voir, nous voilà avertis.
    Ceiner M
    Ceiner M

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    4,5
    Publiée le 29 avril 2019
    Après Sibel, j'avais peur de retourner voir un poncif. Les oiseaux de passage m'ont complétement embarquée dans ce voyage quasi chamanique sur comment un peuple perd tout - son âme compris- par avidité. Une fable sur le capitalisme ? sur la vengeance ou l'ironie du destin? très bien interprété, et filmé...c'est un peu aride comme le paysage général mais j'ai beaucoup aimé. C'est pas faux d'y voir comme une sorte de tragédie grecque, les personnages sont archétypaux sans portraits psychologiques mais je m'y suis malgré tout attachée.
    Stéphane R
    Stéphane R

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    3,5
    Publiée le 3 mai 2019
    Confrontation de la tradition, de sa logique de l'honneur et du capitalisme sauvage. Très belle illustration de ce mélange cataclysmique. un peu déçu toutefois, sans trop pouvoir l'expliquer.
    Jean-Christophe A
    Jean-Christophe A

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    4,0
    Publiée le 16 mai 2019
    Film qui retrace bien la réalité de cette tribu. Les paysages sont sublimes, un scénario qui m’as agréablement surpris, je me suis pas ennuyé pendant les 2 heures. De plus le film parle comme beaucoup d’autres de la drogue, mais au contraire des autres il n y a pas de fusillades à tout va, il y a une histoire réelle et bien construite en amont, on se laisse emporter par cette tribu et on s’imagine avec eux. En résumé j’ai adoré ce film car il est différent des autres qui parlent du même thème, et on apprends un peu plus sur le mode de vie de cette tribu.
    Tony L'Ambassadeur
    Tony L'Ambassadeur

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    4,5
    Publiée le 5 mars 2019
    Les oiseaux de passage est composé de 5 actes. À la manière des grandes tragédies grecques, chaque acte est introduit par un chant traditionnel wayuu que l’on appelle Jayeechi. Ils présentent de façon envoutante l’histoire de Rapayet, un jeune homme wayuu cherchant à renouer avec son peuple. Pour cela il décide d’épouser la fille d’Úrsula, défenderesse des traditions et gardienne du talisman du clan. Le danger guette ce peuple et leur tradition, lorsque Rapayet met en place un trafic de marijuana à destination des É.-U. qui connaissent un engouement grandissant pour la fameuse herbe. Les oiseaux de passage, véritables symboles et sonneurs d’alertes, les informent du danger qui les guette, mais Rapayet ne les entend pas ou n’a pas appris à entendre ces présages. Tout le clan sombre alors dans le gouffre de l’opulence et puis tolère la violence pour la richesse qu’elle leur apporte. À eux deux, Rapayet et Úrsula portent une histoire bien plus grande, celle d’un peuple méconnu qui n’a jamais été conquis par les Espagnoles et qui porte fièrement à travers leur propre langue et leurs traditions ancestrales l’identité Wayuu. Pájaros de Verano, titre original du long métrage, est un voyage formidable à travers la terre de ce peuple, installé dans la province de Guajira en Colombie. Les réalisateurs Ciro Guerra et Cristina Gallego ont fait un travail extraordinaire et je les remercie d’avoir porté cette histoire à l’écran et d’avoir mis en lumière la culture Wayuu. Ils porteront probablement l’existence de ce peuple à la connaissance de nombreux spectateurs. Les oiseaux de passage est tout à fait passionnant, mêlant à la fois fiction romanesque et film documentaire. On l’oublie beaucoup trop souvent à mon gout, mais oui, on peut apprendre au Cinéma.
    PaulGe G
    PaulGe G

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    3,5
    Publiée le 11 avril 2019
    entre matriarcat coutume et superstitions, l'histoire nous dévoile les débuts des cartels de la drogue de Colombie. s'enlisant dans des images sans intérêts et d'une longueur interminables, le film en perd toute sa force et son émotion, sans jamais atteindre son but , dénoncer l'enfer des trafiquants, et la "musique" qui casse les oreilles n'arrange pas l'affaire.
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