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Les Oiseaux de passage
note moyenne
4,1
320 notes dont 37 critiques
25% (10 critiques)
60% (24 critiques)
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Votre avis sur Les Oiseaux de passage ?

37 critiques spectateurs

islander29
islander29

Suivre son activité 266 abonnés Lire ses 1 757 critiques

3,5
Publiée le 12/04/2019
C'est vrai que le film m'a plus fait penser au Mexique (beaucoup de scènes de désert) qu'à La Colombie (que je ne connais pas ???)...On est dans le style de Sicario (Villeneuve 2015)...L'originalité de ce film réside dans le fait qu'on ne nous montre pas le succès commercial aux états unis, mais que l'on garde toujours le point de vue des indiens dans leur pays….Les paysages sont magnifiques, il faut le signaler …..C'est un western cohérent, une histoire de vengeance entre deux clans, diffusée de 1969 aux années 80....La forme est assez épurée, avec des personnages sans psychologie, un film d'émotions primaires et d'actions, qui n'en fait pas des tonnes. Le scénario est bâti en 5 chants (canto) qui représentent cinq époques différentes…..Attention il y a une certaine violence et le rythme est juste ….Le film est construit sur de belles ellipses (le viol) et sur des faits de vengeance inter clans….Je ne pense pas dire que je me suis attaché aux personnages (c'est un petit reproche), mais ils sont forts et bien représentatifs de ce que pouvaient être des trafiquants sans ambitions, des gens simples…Le film est soigné esthétiquement, c'est un atout, mais il ne renouvellera pas le genre (j'ai eu plus d'émotions et d'adrénaline avec Sicario)….Pour finir, je signale que le vrai titre est (los parejos de verano); les oiseaux de l'été (simple remarque)...Au total reste un film intéressant mais ambigu (entre poésie et violence) A vous de voir
traversay1
traversay1

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4,0
Publiée le 09/04/2019
Le talent du cinéaste colombien Ciro Guerra était évident depuis son tout premier film, L'ombre de Bogota, suivi du beau Les voyages du vent. Son audience s'est considérablement élargie avec L'étreinte du serpent qui a précédé Les oiseaux de passage, cosigné avec Cristina Gallego. De 1968 à 1980, cette tragédie en 5 actes raconte une histoire méconnue, celle ses premiers cartels de drogue dans une Colombie rurale, au nord du pays, habitée par une population amérindienne. Au gré de son enrichissement, au fil des années, par le commerce avec les "gringos", les différents clans en viennent à perdre leurs traditions ancestrales mais aussi à s'affronter dans une violence terrible. Les oiseaux de passage est aussi bien une fresque historique qu'un témoignage ethnographique ou encore un western. Le film est à la fois ample par sa narration et intimiste dans son rapport à une histoire familiale et communautaire où les rêves et les rites, si importants, finissent par disparaître. Maîtrisé de bout en bout, le film perd cependant un peu de sa substance dans une dernière demi-heure dominée par les fusillades et qui semble reproduire tous les schémas du film de gangsters, façon Scarface. Une petite baisse en qualité qui ne fait pas oublier que la majeure partie du film excelle à capturer la beauté des paysages colombiens et séduit par un récit qui n'a pas peur des ellipses et des ruptures de ton.
velocio
velocio

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3,5
Publiée le 04/04/2019
Lorsque, en 2015, "L’étreinte du serpent" est arrivé à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes, il s’agissait du 3ème long métrage du réalisateur colombien Ciro Guerra. Curieusement, le deuxième, "Les voyages du vent", probablement le meilleur, n’est jamais sorti dans notre pays. Par contre "L’étreinte du serpent" a vraiment lancé la carrière internationale de Ciro Guerra et il est revenu à Cannes l’an dernier, avec" Les oiseaux de passage", film d’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs, réalisé avec Cristina Gallego, son épouse et la productrice de ses 2 films précédents. Arriver à faire cohabiter dans un même film une approche ethnologique concernant un peuple autochtone d’Amérique du Sud et les schémas d’un film de gangsters « à la Scorsese » n’avait rien d’évident au départ. On peut considérer que la réussite est presque totale.
Ricco92
Ricco92

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3,5
Publiée le 24/04/2019
Le trafic de drogue est un thème qui a été maintes fois traité au cinéma. Toutefois, Les Oiseaux de passage réussit à évoquer ce sujet de manière originale en le montrant sous l’angle des tribus amérindiennes. Ainsi, ce qui intéresse le plus dans le film de Ciro Guerra et Cristina Gallego n’est pas l’intrigue purement criminelle mais la description de la manière de vivre et des traditions du peuple Wayuu (la séquence d’ouverture est en cela passionnante). Sans être un grand film, Les Oiseaux de passage est une œuvre intéressante à suivre pour découvrir un peu plus la civilisation colombienne.
PL06
PL06

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4,0
Publiée le 24/04/2019
Dans les années 1970, en Colombie, une famille d'indiens Wayuu se trouve impliquée dans la vente de marijuana à la jeunesse américaine. Dans un contexte où l'honneur des familles est une valeur suprême, l’avidité des acheteurs va conduire à une guerre de clans, inspirée de la vraie histoire des cartels de la drogue et de leur terrible violence dans les années 80. C’est en quelque sorte un western colombien. Mais ici les héros sont trafiquants, impitoyables cela va de soi. La toile de fond est une famille indienne élargie, avec des règles de vie strictes, des codes de valeurs à respecter impérativement, des croyances à ne pas oublier, toutes choses qui permettent au réalisateur de donner un cadre onirique. Les décors puisent dans le genre western, très sobres et symboliques, comme par exemple le désert qui entoure le clan Wayuu. La musique souvent grinçante porte la tension des violences à venir. Le film montre la violence entre les clans, on ne compte ni les assassinats en direct, ni les cadavres et leur sang. L’humanité, s’il y en a, est bien éloignée de nos références. On se rassure par moments avec la sagesse et l’amitié d’un vieux sage du clan, et avec le héros principal de l’affaire, son épouse et ses enfants… un peu d’humanité qui sera à l’origine de sa perte. Le scénario est vigoureux avec des rebondissements assez rapides, les principaux acteurs excellents dans leurs rôles de chefs de clan ou de parrains… On aimerait moins de violence ? Mais le propos du film est de faire connaître cette terrible réalité historique des cartels de la drogue et des règlements de compte, et il atteint son but, il nous fait toucher à quel point c’était insoutenable. Nous en avons bien sûr entendu parler ici en Europe… mais n’en savions pratiquement rien. Et encore il ne nous révèle qu’une partie de la réalité : il ne s’agissait pas seulement d’un petit clan familial mais d’organisations comptant des milliers de membres, par ailleurs la population civile a également été largement touchée, le pouvoir politique colombien a été gangréné, la corruption généralisée. Ce film était donc nécessaire, mais ce n’est donc qu’un début, pour dénoncer une criminalité qui a fait près de 300 000 morts en Colombie, qui reste toujours active au Mexique (23 000 morts en 2016 !), et aussi pour commencer à rendre justice aux nombreuses victimes. Mais c’est dur à voir, nous voilà avertis.
QuelquesFilms.com
QuelquesFilms.com

Suivre son activité 77 abonnés Lire ses 1 239 critiques

4,0
Publiée le 23/04/2019
En Colombie, entre les années 1960 et 1980, naissance et expansion du trafic de marijuana, grandeur et décadence d'une société indigène, où il question de tradition, de business, d'honneur, de pouvoir, de famille et de guerre. Un scénario très intéressant, qui remonte aux origines des cartels de la drogue et qui analyse l'autodestruction d'un peuple, d'une culture. Avec tous les ingrédients de la tragédie antique. Parfaitement maîtrisé dans sa narration et dans sa mise en scène, d'une intensité sobre mais puissante dans sa noirceur et dans sa symbolique, ce récit à la lisière inédite de l'ethnographie et du film de gangsters est l'un des meilleurs films de ce début d'année.
Alexandre Cacheux
Alexandre Cacheux

Suivre son activité 13 abonnés Lire ses 287 critiques

4,5
Publiée le 22/04/2019
Belle surprise que ces oiseaux de passage. Un film intense, palpitant et poétique. Et surtout une passionnante analyse de l'impact de la modernité et de l'argent sur des traditions séculaires. Un scénario solide, des images superbes et une interprétation à la hauteur de l'ambition du réalisateur. Un parrain à la sauce colombienne à ne surtout pas manquer.
Anne M.
Anne M.

Suivre son activité 34 abonnés Lire ses 547 critiques

4,5
Publiée le 22/04/2019
Vers 1968, en Colombie, dans la péninsule aride de Guajira les indiens Wayuu perpétuent les rites ancestraux. La jeune Zaïda après un an d’isolement est devenue femme, elle présente un tissu à une vieille femme avant d’entamer une danse initiatique. Rapayet, issu d’un clan voisin convoite la belle. Le chef accepte la demande en mariage à condition que le jeune homme fournisse une dot hors de portée. Rapayet croise des étrangers hippies avides de marihuana et leur propose son aide. Aussitôt il part négocier avec un cousin cultivateur et rapporte une belle quantité d’herbe, gagne un paquet d’argent, de quoi rassembler la dot. Il part au village de Zaïda. Ainsi s’achève le premier tableau sur les cinq qui constituent le dernier film de Ciro Guerra et Cristina Gallego. Des ellipses pertinentes rythment le déroulement des cinq chants. Les clans d’indiens développent le trafic de marihuana et après plusieurs événements malheureux, c’est l’escalade, la guerre est bientôt déclarée. Ce film sombre et violent, tourné dans de magnifiques décors avec une superbe photographie à la beauté sauvage, est ponctué par les rêves et la présence d’insectes et d’oiseaux. Si je le trouve inclassable, il est écrit sur un mode tragique, avec des dialogues qui vont à l’essentiel et des visages aux expressions puissantes. Les acteurs sont remarquables. Le fumeurs de marihuana aux idéaux pacifistes se doutaient-ils des drames causés par la production de leur herbe ? mon blog : larroseurarrose.com
Didier M.
Didier M.

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4,5
Publiée le 21/04/2019
Cinq chapitres sur la naissance du cartel de la marijuana en Colombie, une naissance qui sonne la mort de cultures ancestrales et de familles. Je ne qualifierai pas ce film de "violent". Enfin, ce n'est pas ce que j'en retiendrai. Par contre j'ai beaucoup apprécié le code d'honneur, la fierté et la virilité de ces peuples. C'est très bien interprété et les paysages sont somptueux. Je recommande.
freval
freval

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5,0
Publiée le 20/04/2019
Très beau film tourné au nord de la Colombie qui permet d’avoir un autre point de vue du trafic de drogue, et de ses ravages, au sein des communautés colombiennes . Beaux paysages et très bons acteurs dont beaucoup non professionnels. Je conseille
Ted M
Ted M

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4,0
Publiée le 20/04/2019
Un film franchement réussi même si le jeu de certains seconds rôles laisse à désirer. Une narration et une réalisation très lointaines des productions américaines qui sont très rafraîchissantes et nous plongent dans un monde où le poids des traditions véhicule le meilleur mais aussi le pire. A voir absolument.
soulman
soulman

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4,0
Publiée le 20/04/2019
"L'étreinte du serpent" était un film étonnant, d'une grande originalité ; ces "Oiseaux de passage" le sont tout autant. Centrant leur récit sur une communauté indienne du Nord de la Colombie, les cinéastes narrent une histoire encore jamais vue au cinéma : l'origine du traffic de marijuana des années 60 aux années 80 au fin fond de la Guajira, région isolée s'il en est. Ici, aucune compromission avec le spectaculaire hollywoodien que le récit aurait pu appeler. Les plans sont dépouillés, lents et la langue indigène domine. Si les scènes de violence sont admirablement filmées, dignes des meilleurs films du genre (on pense aux "Parrain(s)"), la convocation des signes de la magie Wayuu, même si elle donne naissance à de belles séquences, reste absconse. On eût peut-être souhaité davantage de folie chez le personnage principal, Rafa, chef de clan sérieux et déterminé, spoiler: qui ne pourra rien pour éviter la chute des siens.
Revo67
Revo67

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4,0
Publiée le 19/04/2019
Un très beau film sur les débuts du trafic de drogue , le déchirement des tribus et comment on peut arriver à des guerres.L'escalade de la vengeance, l'argent et le pouvoir.Les images sont magnifiques ,c'est instructif et captivant.
AZZZO
AZZZO

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5,0
Publiée le 19/04/2019
De la drogue en Colombie ?... Ca sent le déjà vu : On devine déjà Pablo Escobar, de l'action, du stress, des revolvers et vingt plans à la minutes. Loin de tout cela, ici, on est chez les Wayuu, peuple indien du nord de la Colombie qui continue à entretenir ses coutumes ancestrales jusqu'au jour où la communauté a besoin de la marijuana, cette drogue qui va susciter l'avidité et doucement détruire la communauté. Ce film est éblouissant. La lenteur sert la narration, l'intrigue est simple mais intelligente et la photographie est juste sublime. Fascinant.
Laurent C.
Laurent C.

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4,5
Publiée le 18/04/2019
"Les oiseaux de passage" ne sera pas un film de passage dans l'histoire du cinéma. Après l'énigmatique mais très beau "L'étreinte du serpent", le réalisateur s'engage dans un récit puissant où il est tout autant question de l'horreur du trafic de drogue qui défigure la Colombie, que des creusets archaïques qui habitent les anciennes tribus indiennes d'Amérique du Sud. On pourrait même penser qu'il n'y a aucun lien entre les deux, et pourtant, magie du cinéma et tragédie de l'Histoire, le cinéaste parvient à montrer comment des groupes sociaux très anciens, aux rites solides, ancrés dans le passé, sombrent dans un fonctionnement mafieux, du fait de l'appât du gain et de la violence de la drogue. "Les oiseaux de passage" raconte l'impossible réconciliation entre les traditions familiales et le capitalisme illimité où les valeurs de l'avoir ont supplanté celles de l'être. Le spectateur est invité dans ces cultures anciennes, à la façon du héros principal qui se marie avec une très jeune-fille de la tribu Wayuu sauf que lui doit remettre une dot importante. La vente de marihuana est l'opportunité formidablement tragique qu'il trouve pour payer sa dot, et sans savoir, il fait rentrer le diable dans sa nouvelle famille. Le film est violent et dense. Pour autant, il offre une expérience de cinéma, intense et rare. La mise en scène parvient à rendre presque familières ces scènes indigènes où règnent des hommes et des femmes, tout autant cruels que profondément attachants. Le jouxte-boutisme des personnages fait penser à des tragédies antiques où la gravité et le désespoir emportent tout sur leur passage, jusque les oiseaux les plus fragiles.
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