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Un visiteur
4,0
Publiée le 2 juin 2007
Mon premier film de Kitano (aprés l'anecdotique Battle Royal). Un des plus beaux films sur la mafia que j'ai vu. La réalisation est splendide, faisant ressortir toute la violence et la dureté de l'histoire ainsi que certaines scénes d'humour tout à fait géniales. Je vais me jeter sur sa filmographie.
Bof bof... il y a de la violence, un peu d'humour, une bonne musique et un semblant de scénario. Mais même dans un film gay il y a tout ça, et ça ne fait pas pour autant du grand cinéma... seul Beat Takeshi vaut le coup dans ce film...
Premier film hollywoodien pour Kitano. Pour ceux qui ne connaissent pas l'oeuvre du réalisateur japonais, "Aniki" peut sembler être un bon début car le film mélange l'univers asiatique de Kitano et l'univers occidental. Tout ce qui a fait le succès de Kitano est là: alternance entre scènes de violences crues et de poésie -ou de jeux absurdes-, le personnage taciturne de kitano, la musique de hisaichi (qui comme d'habitude, touche au sublime), les codes yakuzas, les acteurs fétiches aussi sont là... Enfin bref, c'est du Kitano mais aux USA, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'a rien perdu de son talent en franchissant le Pacifique puisqu'on a le droit a un excellent film sur la mafia. Une bonne petite claque.
Pour Aniki, mon frère Takeshi Kitano a eu la formidable idée de tranposer son personnage de yakuza sans émotions aux Etats-Unis. Et le résultat est tout simplement époustouflant!!! En effet, Le scénario altèrne brillament émotion,violence ,humour, histoires d'honneur,réglements de comptes... On ne s'ennui pas une seconde en suivant l'ascension dans le monde du crime de cette bande de dealers épaulé par Aniki, leur "grand frère" yakuza et ce film est aussi une réflexion sur les relations entre les différentes ethnies et les différents gangs. Chacun ayant ses propres coutumes ,son propre sens de l'honneur.C'est également un film sur l'amitié et la fraternité. La fin est également aussi époustouflante qu'émouvante sur ces gangsters ayant franchi le point de non-retour. Les acteurs eux aussi sont à la hauteur du film.Le tamdem "Beat" Takeshi-Omar Epps fonctionne à merveille.L'un composant son personnage de yakuza au grand coeur habituel et l'autre en jeune dealer apprenant grâce à lui les règles du vrai "monde" des affaires. Les autres acteurs jouent eux aussi terriblement bien. En s'éxilant le temps d'un film aux Etats-Unis, Kitano ne perd rien de son style habituel mais très efficace! En effet, Kitano garde son esthétique de film japonais en ne perdant rien de sa poésie et ne fait en aucun cas un film hollywoodien. La musique de Joe Hisaishi se marie parfaitement avec le film (comme d'habitude). Bref, un magnifique film de gangsters à la Kitano qui égale largement des films comme Scarface, Casino, Il était une fois en amérique ou les Affranchis. Un film culte à voir et à revoir sans modération.
A travers une histoire et une mise en scène aussi fluide que désinvolte, Kitano tisse avec brio le portrait d'un lien fort: la fraternité. N'hésitant pas à varier les degrés de sérieux dans ses scènes de violence, le film souffre donc un peut de ce que j'appellerais de la "schizophrénie narratrice". Par ce fait "Aniki mon frère" est un film volontairement très décalé (la mise en scène appuyant la démesure de l'histoire par l'intermédiaire d'étonnants plans rotatifs) auquel je repprocherais quand même de se laisser un peut trop aller vers la simplicité. Un film qui parle de la fraternité donc, plus forte que l'amitié, soudure éternelle entre les hommes, mais qui parle aussi de la violence, ici traîtée comme une malédiction (Aniki est poursuivit par une déchéance de violence où qu'il aille)... Pour sa première collaboration avec des studios américains en temps que réalisateur, Kitano aura réalisé un polar sec, très sobre et pourtant très complet. Du style et encore du style.
Il est là notre bug de l'an 2000 : Kitano aux Etats-Unis. Trêve d'humour, «Brother» (USA, 2000) est un film américain réalisé par Takeshi Kitano. Celui-ci traite de l'histoire d'un yakuza contraint de fuir le Japon pour tenir en vie. Aniki ( «Beat» Takeshi ) fuit donc aux Etats-Unis où y vit son demi-frère. Là-bas, Aniki y découvrira la diversité des ethnies, une nouvelle culture et se confrontera même au Parrain. Aniki créera à coup de violences sans concessions un gang et viendra même à fusionner. Jamais dans aucun des films de Kitano, un gang n'avait pactiser avec un autre, c'est donc bien l'envie de grandir typiquement américain qui anime Aniki. Le film est donc un carrefour entre le Japon avec un «Beat» Takeshi et Susumu Terajima excellents et merveilleusement bon et les Etats-Unis représentés par Omar Epps, au jeu expressif et typiquement américain. Si le film se rapproche naturellement beaucoup plus du Japon, on y note pas mal de point d'encrage américain comme la culture, les dialogues, etc... Bref, «Brother» est le film le plus ouvert, disons certainement le plus accessible de Takeshi Kitano. C'est aussi assurément le plus violent, les dix dernières minutes pourrait faire pâlir les films de Tarantino. La réalisation du cinéaste donne à voir des petites trouvailles visuelles ingénieuses et qui donnent pourtant toute l'ampleur de ce grand polar aux airs de «Godfather». Le montage encore une fois est de très très bonne facture, marque de fabrique du grand cinéaste Kitano. En conclusion, expérience de cinéaste que de tourner un film dans le système hollywoodien, Takeshi Kitano donne à voir là une fabuleuse épopée, bien moins poétique que toute l'oeuvre de Kitano mais tout aussi jouissive. Grossomodo plus proche d'un «Sono otoko kyôbô ni tsuki» (Japon, 1990) que d'un «Hana-bi» (Japon, 1997).
Ne connaissant que peu les oeuvres de Kitano je me suis penché sur celle-ci pour combler ce vide. "Aniki, mon frère" est un très bon film racontant le parcours dun yakuza (Yamamoto) aux US. Le personnage traîne la violence sur son passage et chaque homme quil touche devient cadavre (ou presque). On assiste à la naissance et au développement rapide du clan, et pourtant le personnage interprété par Kitano ralenti ce rythme par le jeu très posé de lacteur/réalisateur. Le scénario est intéressant, le mélange yakuzas et gangs US aussi. Le réalisateur aime basculer entre violence brute et humour et/ou scènes de jeux, ceci permet de sattarder sur certains personnages et de ne pas faire de ce film un enchaînement ininterrompu de tueries. Sinon, les acteurs sont assez convaincants, bien que peu connus. La musique dans ce film est plutôt rare ou si elle est présente ce nest que pour rendre les silences plus pesants. Latmosphère est assez bien rendue, jai donc suivi ce film avec plaisir et intérêt.
Takeshi Kitano mélange tellement bien les genres: c'est dramatique, pathétique,ethnique, tendre, drôle, poétique et violent, des images crues, matinées de beaucoup de "suggestif". Les acteurs sont éfficaces, touchants, et Beat Kitano toujours fidèle à lui-même dans son jeu d'acteur. Les contrastes de cultures sont poignants. Seul petit détail: la V.f (comme souvent) est particulièrement discréditante pour le film, à éviter à tout prix.
L'univers de Takeshi Kitano transposé à Los Angeles est une réussite. Contraint à l'exil, Beat Takeshi débarque à L.A. pour y retrouver son frère cadet, petite frappe entourée d'une bande de loosers sympathiques, à qui le yakuza chevronné va enseigner l'efficacité des méthodes du soleil levant. On retrouve les leitmotive de l'oeuvre du réalisateur:la violence sans sommation, la hiérarchie entre les yakusa, les douilles qui tintent au sol, les jeux de lumières, la musique envoutante et omni-présente de Joe Hisaichi, la mer, la résignation et l'attente de la mort qui est, tôt ou tard, la seule issue de la vie de yakusa. Les dialogues sont parfois inexistants, mais les émotions passent grâce au talent de Kitano et au jeu des acteurs. Toutes proportions gardées, on songe à Sergio Léone quant à l'issue fatale de l'histoire et à la scène finale du film, duel sans espoir qui s'apparente plus à un suicide. L'une des forces de Brother est de ne jamais lasser le spectateur, ce qui change de la léthargie présente dans bon nombre de films de Takeshi Kitano.
Hommage aux films de gangsters américains, "Aniki mon frère", a d'ailleurs été tourné aux Etats-Unis. Adoptant une narration plus occidentale, et par conséquence plus accessible aux non-initiés du cinéma japonais, Kitano n'en conserve pas moins sa touche personnelle, ce qui fait de ce film un mélange détonnant et très efficace. Un incontournable du genre, tout simplement.
J'ai vraiment aimé ce film qui aborde le théme de la mafia japonaise avec beaucoup de sobriété.Les différents personnages ont tous leurs importance, des caractéres qui leurs sont propres et ne sont pas là pour justifier la présence du personnage principal comme dans beaucoup de film... Kitano joue toujours avec autant de talent un personnage sombre et mystérieux qu' il rend vivant pour les spectateurs, toutefois je ne lui attribue pas la note maximale car il se complait parfois dans une violence, qui est certe necessaire, mais parfois trop présente.
Retrouvant une nouvelle fois lunivers des yakuzas, Kitano a eut lidée intéressante de le transférer aux Etats-Unis, et de confronter le code dhonneur japonais avec les gangs des ghettos de Los Angeles. Alors que Lété de Kukujiro, son précédent film, sétait débarrassé de toute la violence typique de son auteur, Aniki mon frère prend le pan opposé, senfonçant dans la violence perpétuelle et mettant de côté toute la poésie et tout lhumour qui faisaient le charme des films de Kitano. Le choc des cultures aurait pourtant pu être source de nombreuses inspirations et de nombreux gags, mais étonnement cela na pas lieu, comme si Kitano sy refusait, recherchant sans doute un autre style mais perdant en simplicité et en subtilité ce quil ne gagne malheureusement pas ailleurs. Et même si Omar Epps donne de sa personne, le duo quil forme à Kitano ne prend pas et reste platonique. Le résultat final nest pas un navet, loin de là, car il y a tout de même du rythme et de loriginalité, mais il nen reste pas moins très frustrant et vite oubliable. (+de critiques sur http://www.guillaumetauveron.com/Textes/chroniques_films.htm)
Enfin un film d'action intérressant, loin des clichés hollywoodiens, des lances roquettes et des effets pyrotechniques pour tuer 2 malheureux gangsters. Takeshi Kitano comme d'habitude impeccable dans un film réaliste. Fan de James Bond retournez à la simplicité.
Un bon polar sur fond de choc des cultures. Cet excellent film de gangster (un peu comme un scarface à la japonaise) nous fait passer d'une violence extrême à un sentiment de solitude avec toute la maestria habituelle de Kitano. Comme d'habitude, ce dernier nous livre un moment fort du cinéma bien que ce film ne révolutionne pas le genre. Les acteurs sont parfaits (Kitano inexpressif comme d'habitude est un régal) et la musique de Joe Hisaichi ont tous pour faire passer au spectateur un très bon moment. En bref: Un polar sec, violent, sanglant plein d'humour (très?) noir, servi par de très bons acteurs et sublimé par une musique comme Hisaichi sait en faire. Ce film prend tout son sens dans les scènes assez lentes lorsque, la caméra étant complètement statique, une voiture (ou un personnage) s'éloigne peu à peu!
Tout bonnement magnifique, c'est du cinéma japonais!!!