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Aimé Quintin
36 critiques
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5,0
Publiée le 21 août 2025
Pour moi, ce film fait partie des cultes. Revu récemment après 40 ans, je ne me souvenais que de cet homme grand, maigre avec sa casquette rouge traversant cette terre déserte du Texas. Me souvenais plus exactement du déroulent du scénario. J'ai eu un réel plaisir à revoir ce chef d'oeuvre cinématrographique. Très bien filmé avec très bons acteurs(es). Merci à Winn Wenders pour toute son oeuvre.
Tout simplement émouvant et somptueux tant par l'interprétation que par la musique entêtante de Ry regretté Harry Dean Stanton et la trop rare Nastassja Kinski sont prodigieux de justesse,la scène du peep-show est devenue depuis iconique.
"Paris, Texas de Wim Wenders est avant tout une expérience sensorielle et émotionnelle. La photographie de Robby Müller sublime les grands espaces américains, transformant chaque plan en tableau mélancolique, tandis que la musique de Ry Cooder, avec sa guitare slide lancinante, enveloppe le récit d’une atmosphère à la fois fragile et intemporelle. Harry Dean Stanton livre une performance bouleversante, faite de silences et de regards, et trouve son apogée dans la célèbre scène du peep-show, sans doute l’un des sommets d’émotion du cinéma moderne.
Cependant, si le film fascine par son esthétique et ses instants de grâce, il peut aussi éprouver par son rythme. La première partie, volontairement lente, peine parfois à captiver et retarde l’explosion émotionnelle qui survient surtout dans le dernier acte. Ce déséquilibre narratif fait que l’impact de l’histoire repose presque entièrement sur ses dernières séquences, ce qui peut laisser une impression d’attente trop longue.
Malgré cela, Paris, Texas demeure une œuvre profondément touchante. Son récit minimaliste, parfois austère, s’ouvre par moments à une émotion pure et universelle, qui transcende les mots. Entre errance, réconciliation et impossible réparation, Wenders signe un film qui, malgré ses lenteurs, offre quelques-unes des plus belles images et émotions du cinéma des années 80."
On dit que le cinéma c'est de la culture, et encore plus si c'est le gagnant d'une palme d'Or. Je me suis donc culturé et j'avoue que je n'ai rien manqué lorsque j'en ai entendu parler lors de sa sortie. Conservez les palmes pour visionner en retraite, vous aurez moins l'impression de perdre du temps. Je vois qu'il suffit de placer dans son film une image marquante et esthétique (ici la fille blonde au pull rouge comme ses lèvres), avec un road-movie et c'est la consécration. Thelma et Louise, road-movie présenté à Cannes presque 10 ans plus tard aurait mérité bien plus une palme.
Exceptionnel par moment, mais très décevant par d’autres, les 20 dernières minutes sont magnifiques. Ce sont des moments où le temps est suspendu des moments cinématographique très agréables, mais… avant cela, il y a trop de défauts, la première heure bien qu’ayant de bonnes idées n’est pas assez travaillé à mon goût. Certains personnages ne sont pas suffisamment bons, et bien joués. Pour résumer je dirais c’est un film moyen dans son ensemblemais avec quelques minutes exceptionnelles sur la fin.
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5,0
Publiée le 30 mai 2025
Et la Palme des Palmes d'or est attribuèe au "Paris-Texas" (1984) de Wenders, sublimèe par la photo de Müller. Un homme surgit du dèsert, de retour dans le monde des vivants pour retrouver la mère de son fils. Au fur et à mesure de ce retour à la vie, la charge èmotionnelle de cette histoire lancinante devient si belle, si intense, si bouleversante que le jeu de Harry Dean Stanton et Nastassja Kinski touchent à l'insondable. On est sidèrè devant une telle richesse d'interprètation, une telle maîtrise. Une scène mythique rèsume à elle seule "Paris-Texas" : le peep-show...avec ce pull-robe rose Angora portè par une actrice aussi magnètique que magnifique. Le plus beau des road-movies...
Attendez je suis désolée envers le réalisateur et tout le monde mais c est quoi ce truc ? Je n’ai jamais autant souffert pour terminer un film La tentation de le mette en X2 à été très forte mais j’ai résisté Vraiment il y a des films cultes nuls mais intéressants à voir, la c est juste un film long chiant avec des personnages pas attachants du tout Par contre je valide la musique
C’est un film qui, il faut le dire, est super bien filmé, avec des couleurs hyper travaillées et une musique envoûtante signée Ry Cooder. Mais derrière cette belle façade, l’histoire traîne en longueur et devient vite lourde, en se concentrant sur des personnages tellement sensibles qu’ils en deviennent irresponsables. Ce genre de pseudo-réflexion, qui a l’air profond au premier abord, cache en fait une grosse incapacité à faire face à la réalité. Fuir les problèmes, c’est leur seule solution, et ça fait pas seulement gamin, c’est aussi un truc qu’on voit trop souvent dans ce style de film, comme si ça voulait se donner un air profond alors que ça sonne creux.
C'est très beau, une photographie impeccable. On est vraiment plongé dans une ambiance avec Paris,Texas. les décors sont somptueux, les jeux de couleurs efficaces, certaines scène sont dignes d'un tableau. Mais c'est long, ça prends son temps, c'est contemplatif, ça à peut-être un peu mal vieilli aussi. Le film reste une référence tout de même, c'est à voir. Les acteurs sont fabuleux, Harry Dean Stanton livre son plus beau rôle, il est saisissant de sincérité (en plus d'avoir un sacré style je trouve).
Road movie et un drame familial qui explore le thème de la rédemption, des pertes et de la quête d’identité dans une Amérique désolée, aride et Los Angeles, devenant symbole d’une tentative de renaissance, mais aussi d'un exil intérieur profond.
Wenders utilise les paysages vastes et désolés du sud des États-Unis pour représenter le vide émotionnel de Travis. La photographie de Robby Müller, faite de longues prises fixes et de contrastes saisissants entre les tons chauds et froids, magnifie cette Amérique mythifiée. Dans cette immensité, les dialogues sont rares.
La scène emblématique de la confrontation finale entre Travis et son ex-femme, Jane, est réalisée à travers une vitre sans tain dans une cabine de peep show, symbolisant la rupture et l’isolement, amplifiant le conflit entre la proximité et la distance émotionnelle, chaque personnage étant à la fois proche et inaccessible pour l’autre. C’est ici que la tragédie du film éclate pleinement : le spectateur comprend que le passé ne peut être réparé, et que l’amour, aussi pur soit-il, est parfois impuissant face aux traumas et aux erreurs du passé.
Enfin, Paris, Texas à travers une esthétique contemplative, des performances intenses et une symbolique visuelle forte, le film incarne un poignant voyage existentiel, où chaque geste et chaque silence racontent le poids des erreurs et la beauté douloureuse du pardon.
Beau, lent, fort ennuyant, la première heure c'est limite une torture. En pleine forme 16h, grand soleil, installé dans un fauteuil, plus le temps s'écoule plus je m'enfonce dans mon siège, une lutte sévère s'amorce. J'ai quasi aucune empathie enversspoiler: cet alcoolique et son ex semi prostitué.
Y a longtemps que je voulais voir ce film mythique, et j'en suis plutôt déçu. Outre les bons acteurs et les belles images du Texas, l'histoire ne m'a pas captivé plus que ça. Ce n'est pas spécialement la lenteur que j'accuse, car cela devient même plaisant d'observer un film lent à notre époque, mais le peu d'enjeu scénaristique. Une histoire d'amour certes, mais celle d'un amour paradoxal et éternellement insatisfait : suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis... ou "je t'aime moi non plus", car les deux protagonistes semblent vraiment ignorer ce qu'ils veulent, ou ce qui les anime l'un envers l'autre. On pourra verser quelques larmes dans la grande scène finale, certes, mais malgré une ambiance hors-norme, une musique assez réussie, Paris Texas n'est pas, selon moi, le "chef d'oeuvre" qu'on a bien voulu monter en épingle.