Mr. Smith au Sénat
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Chaîne 42
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221 abonnés 3 574 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 février 2018
Ce film me revient bien en mémoire avec l'actualité du 8 février 2018 et ce qui s'appelle filibuster. Défendre le droit des enfants me parait une juste cause. Dans le film l'acteur James Stewart fait face à la corruption. Et j'avais été vivement intéressé de cette mise en film de ce qui est une vrai pratique comme toujours édulcorée de diverses façons, romancée et convenue. La maîtrise d'un Frank Capra cependant en 1939 dans la mise en scène. Ce film a eu une influence sur des mouvements de dénonciations pour de justes causes à mettre à son crédit. Ce film montre un aspect positif de la démocratie qui a pu choquer tout les tenants des droits qui ne sont qu'abus et intolérance, ce n'est qu'un feu de paille mais louable.
Matthias T.
Matthias T.

52 abonnés 612 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2018
Un chef-d'oeuvre d'une force et d'une émotion inaltérées, et qui s'avère encore aujourd'hui d'une saisissante actualité, dans notre monde où les hommes intègres n'ont pas souvent la vie facile.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 824 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2017
Franck Capra a le chic de proposer un film dont la visée pédagogique est florissante. Mr Smith au Sénat avec le tout jeune James Stewart est encore une oeuvre d'actualité notamment le lien très étroit entre le pouvoir et les médias. Une oeuvre qui oscille entre le drame et la comédie pour nous proposer une lecture très mature du système démocratique américain. Une sorte de réquisitoire contre ce système si-imparfait. Je tiens également à souligner le rôle exceptionnel de Jean Arthur qui offre une partition sublimée entre l'envie de détruire et l'envie d'aimer. En compagnie de Thomas Mitchell - aux faux airs de Julien Lepers - ils forment un trio sympathique. Le film n'a perdu aucune ride. C'est un film patriotique dont la mise en scène nous en fait l'écho. Rien qu'à voir les plans symboliques des Pères fondateurs ou des monuments de type Capitole. On passe des moments savoureux même si le film aurait mérité un peu plus de dynamisme notamment sur le montage qui aurait pu gagner en rythme. Néanmoins, Franck Capra propose un divertissement de qualité qui élancera la carrière de James Stewart. Fort en symbolisme, une oeuvre qui n'a guère perdue de son aura. Je vous le recommande pour des élèves de lycée.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2017
Un homme naïf est propulsé Sénateur par un groupe de politiciens qui veulent protéger des affaires douteuses. Malheureusement pour eux, ce Sénateur (James Stewart) réussira à déjouer leur plan, parce que, honnête, il refusera les compromissions.

Comédie à l'américaine, assez caricatural dans les personnages (le bon et les méchants) qui entend dénoncer les politiciens malhonnêtes. Le propos est très moral et plein de bons sentiments. Les moyens utilisés par le cinéastes sont assez primaires : le méchant est laid et gros, le gentil est beau et maigre. Tout le film suit ce même penchant, ce qui enlève du réalisme à ce film. Il n'empêche que le cinéaste connaît son métier, et que son art de raconter et d'émouvoir est intact et que les acteurs sont excellents : c'est du très bon travail.
Ce film apparaît plus comme une fable que comme une critique politique d'un système. (qui sait si un barrage sera plus utile qu'un camp de scout ?)
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mai 2018
Un très bon Stewart dans un film surprenant mais à la fois drôle et bien mené. Sans oublier le fait que le film est une intelligente satire du système politique.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2017
Aujourd'hui considéré comme culte, Monsieur Smith au Sénat fit polémique à sa sortie, taxé notamment d'anti-américanisme à une période où les tensions internationales étaient à leur comble. Et l'on peut comprendre pourquoi ! Narrant l'histoire d'un jeune sénateur envoyé à Washington par ses pairs car considéré comme particulièrement docile, le long-métrage est l'un des premiers films de dénonciation de l'histoire. Car le héros naïf et idéaliste – superbe James Stewart – découvrant à sa grande stupeur une assemblée corrompue et des élus obsédés par le maintien de leurs propres avantages, quitte à se compromettre avec les pouvoirs de l'argent, spoiler: finira par mettre en œuvre un plan destiné à briser cette logique. Et cela ne sera pas au goût de tout le monde...
Si le film flirte parfois avec le très contemporain "Tous pourris!", il décrit néanmoins avec brio le système de manipulation des masses – notamment par le biais d'une presse décrite tantôt comme salvatrice, tantôt gangrenée par des forces parvenant à imposer des « unes » n'allant que dans un sens. Des thématiques toujours très actuelles.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 décembre 2016
Un rythme fou fou fou, un portrait au vitriol de la démocratie américaine, une presse épinglée pour ses conflits d’intérêt avec les puissants… Un film puissant et d’actualité 80 ans plus tard : éloquent mais surtout courageux. Après on peut reprocher chez Capra de placer au centre de son dispositif un personnage d’une naïveté excessive confronté à la dureté du monde. Donc 80 ans mais pas une ride, quand c’est bon çà ne vieillit pas.
Pertinente et super juste la critique de Sébastien Chapuys, je vous la livre : « Aux yeux de beaucoup de cinéphiles, Frank Capra passe aujourd’hui pour un indécrottable optimiste, au point qu’on lui reproche parfois d’avoir abusé des bons sentiments pour prouver que la vie, décidément, était belle. C’est oublier que si certaines de ses fables (comme Horizons perdus) sont effectivement empreintes d’un humanisme touchant mais un peu nunuche, d’autres œuvres, telles L’Homme de la rue, L’Extravagant Mr Deeds ou ce Monsieur Smith au Sénat qui a fait l’objet d’une reprise en salles cet été, traduisent une vision très critique et courageuse de la société américaine, et ne semblent sacrifier qu’à contrecœur (et in extremis) à l’incontournable happy end.
Le sénateur d’un état de l’Ouest américain vient de mourir. Sam Taylor, homme d’affaires véreux et magnat de la presse locale, ordonne au gouverneur de nommer à sa place un homme de paille, « qui obéira aux ordres » – c’est-à-dire qui ne remettra pas en cause un projet de loi destiné à l’enrichir encore davantage. Le choix du gouverneur se porte sur Jefferson Smith, chef des scouts du coin, un idéaliste naïf et sans expérience que l’on pense pouvoir manipuler sans trop de difficulté. Mais Monsieur Smith, aidé par sa charmante secrétaire, finit par découvrir le complot, qu’il n’aura dès lors cesse de dénoncer et de faire échouer.
En face de Taylor et de ses affidés, Jefferson Smith ne semble pas pouvoir faire le poids. Il n’est pas à sa place à Washington (tous, y compris ses alliés, ne cessent de le lui répéter), où ses enthousiasmes et son provincialisme lui valent d’être la risée du Gotha et de la presse. Mais le film n’épouse pas le regard sarcastique des citadins cyniques, sophistiqués et cruels. Au contraire, ce sont ces derniers qui sont tournés en ridicule, tandis que le personnage principal est dépeint avec une réelle tendresse. Il y a bien sûr un soupçon de populisme dans l’opposition un rien schématique entre un représentant de l’Amérique profonde, porteur des vraies valeurs, et les intellectuels de la capitale, que leur culture et leur intelligence ont pervertis plutôt que rendus plus sages. Mais il y a aussi dans Monsieur Smith au Sénat (comme d’ailleurs dans toute l’œuvre de Capra) une nostalgie de la pureté et de l’innocence perdues dont la sincérité ne peut qu’émouvoir.
Le film épouse ainsi systématiquement le point de vue des enfants. Smith lui-même est un grand gamin brutalement plongé dans un monde d’adultes, mais sa candeur constitue moins une faiblesse qu’une marque de supériorité morale. Cet « homme décent » égaré parmi les loups est en réalité la figure de l’homme politique idéal tel que le conçoivent les auteurs : sincèrement habité par les principes qu’il est censé défendre, il apparaît comme le tout dernier fidèle d’une religion dévoyée. En ce sens, il ne se comporte pas tant en touriste, à son arrivée à Washington, qu’en véritable pèlerin visitant pieusement les lieux symboliques du culte démocratique – comme la statue de Lincoln, véritable idole à laquelle il viendra adresser ses prières et qui lui inspirera le courage de se dresser contre Taylor. À travers l’exemple de Jefferson Smith, on entend éduquer et éclairer le spectateur ; bien peu de films occidentaux ont autant fait preuve de cette foi dans la capacité du cinéma à édifier les masses et à rendre l’homme meilleur.
On peut d’ailleurs supposer que Monsieur Smith au Sénat a plus contribué à faire connaître aux citoyens américains le fonctionnement de leurs institutions que bien des programmes d’instruction civique. Quand sa secrétaire explique le long et complexe parcours d’une loi à Smith, c’est aux Américains qu’elle s’adresse, avec un didactisme jamais lourd tant il s’insère harmonieusement dans le récit. Même chose quand Smith découvre avec nous les rites spécifiques qui ont court au Sénat. Mais il ne faut pas pour autant considérer Monsieur Smith au Sénat comme une simple apologie de la démocratie américaine telle qu’elle se pratiquait à l’époque (et, par bien des aspects, telle qu’elle se pratique encore aujourd’hui). Car le film est loin d’être tendre avec la Chambre haute du Congrès américain. Ainsi, à Smith qui annonce qu’il n’interviendra pas pour sa première session mais se contentera d’écouter, le jeune page rétorquera du tac au tac qu’il s’agit là du « meilleur moyen pour se faire réélire » ! De même, il est clairement dit que les représentants du peuple américain confient à d’autres qu’eux le soin de rédiger des lois qu’ils voteront sans les comprendre ni même les relire…
Il faut également mesurer tout ce que le portrait de Sam Taylor, riche capitaliste sans scrupules achetant (littéralement) les représentants politiques et les journalistes, pouvait avoir de subversif en 1939 (et encore aujourd’hui, soit dit en passant – cette figure étant loin d’avoir perdu de son actualité). Interprété par Edward Arnold, acteur fétiche de Capra, ce personnage est tellement imbu du pouvoir que lui confère sa richesse, qu’il est persuadé que rien ne peut venir entraver ses projets. Mis à mal par la pugnacité de Smith, il n’hésite pas à recourir aux pires stratagèmes pour arriver à ses fins (« Achetez-le ou brisez-le ! ») : intimidation, tentative de subornation, diffamation, désinformation, musellement de la presse, répression de manifestations, fabrication de fausses preuves, voire recours à la bonne vieille violence physique, les hommes de main de Taylor allant jusqu’à malmener et blesser les enfants qui soutiennent Smith.
Bien sûr, le film fait mine de ne pointer que des déviances isolées (un seul état est montré comme corrompu sur les quarante-huit que comptait alors l’Union) et prend bien soin de ne pas remettre directement en cause un système électoral qui favorise l’oligarchie. La figure (inoubliable) du président du Sénat, homme bon dont les sourires communicatifs servent de relais émotionnels entre le spectateur et Smith, a ainsi été visiblement imaginée pour atténuer cette vision d’une institution dont les travers et les insuffisances sont par ailleurs impitoyablement mis en lumière. Les hommes politiques de l’époque ne s’y sont pas trompés : ils s’offusquèrent du miroir que leur tendait un film qu’ils jugèrent anti-américain – voire procommuniste ! Quant à la presse, malgré là aussi les précautions du scénario qui fait affirmer par une poignée de journalistes, le temps d’une scène, qu’ils œuvrent avant tout pour le bien du peuple américain, elle n’apprécia pas non plus de voir étalées au grand jour ses relations incestueuses avec les puissances de l’argent. Elle se montra donc très dure envers le film... ce qui n’empêcha pas ce dernier de rencontrer un énorme succès public.
Car pour dérangeante qu’elle puisse sembler, cette fable cherche moins à ébranler le système politique américain qu’à le revivifier, ce qui explique son impact aux États-Unis comme à l’étranger. L’ambassadeur des États-Unis à Londres, Joseph Kennedy (le père du futur président), craignant que la propagande des pays de l’Axe ne se serve de Monsieur Smith au Sénat pour discréditer la démocratie américaine, demanda à Harry Cohn, alors à la tête de la firme Columbia, d’interdire sa diffusion en Europe. Cohn refusa de céder, et il fit bien : le film, bien trop subversif, se retrouva interdit dans toutes les dictatures de l’époque (Allemagne, Russie, Italie, Espagne) et suscita l’admiration dans les nations alliées aux États-Unis. Il faut dire que ses dialogues sont sans ambiguïté, prenant bien soin de rappeler la supériorité du système démocratique (s’agissant des émissaires de deux dictatures venus assister aux débats : « Ils sont venus voir la démocratie en action ») et plus précisément du système démocratique américain : « cette démocratie que de grands hommes ont donné à la race humaine ! » On peut sourire (ou s’énerver) face à cette prétention messianique que l’on retrouve encore de nos jours outre-Atlantique, mais force est de constater que Monsieur Smith au Sénatconstitue une machine de guerre d’une efficacité redoutable en faveur du modèle américain……
….. La visite de Washington multiplie ainsi les collages et les surimpressions, dans un montage éblouissant qui représente sans doute ce que le cinéma américain a produit de plus magnifiquement propagandiste, au sens le moins péjoratif du terme.
Il y aurait encore bien des choses à dire sur un film décidément très en avance sur son époque. On pourrait notamment signaler sa clairvoyance, quand il constate que l’opinion publique s’achète, ou que séduire les enfants, c’est manipuler leurs parents. On pourrait également noter que les arguments que le sénateur corrompu interprété par Claude Rains emploie pour défendre ses choix sont encore employés de nos jours par certains hommes politiques surpris la main dans le pot de confiture (« Mes compromis ont servi le peuple américain, grâce à eux notre État présente le plus faible taux de chômage et obtient le plus de subventions »). On pourrait enfin louer son féminisme (le personnage de Saunders, femme émancipée, active et rouée qui connaît mieux la politique que les hommes pour lesquels elle travaille, est admirable) ou encore son antiracisme : le vieux Noir levant les yeux sur la statue de Lincoln qui le baigne d’une lumière céleste au moment où la voix off assène le mot « Liberté » ; les trois bagagistes qui abandonnent les lourdes valises du Blanc exaspéré ; le petit scout présenté à égalité avec les autres enfants. C’est à ce genre de détails que se jaugent l’humanisme et le courage d’une œuvre qui n’a rien d’une leçon de morale un peu mièvre et qui ne peut se réduire à une simple entreprise de prosélytisme idéologique. »
En cette période électorale… A voir… Mais çà ne va pas vous encourager à aller aux urnes.
EricDebarnot
EricDebarnot

240 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2016
Le sénat (et le congrès?) américain est largement corrompu, ou, tout au moins, contrôlé par le lobbying d'hommes d'affaires puissants qui lui dictent des décisions favorables à leurs intérêts financiers, ces magnats du grand Capital possédant en outre une grande partie des médias, ce qui leur permet de manipuler l'opinion publique. Nous sommes en 2016, au début de l'ère Trump ? Non, en 1939, et c'est le spectre de la guerre contre les Nazis qui se profile à l'horizon, et qui va exiger des USA un effort colossal, alors que les principes mêmes de la Constitution sont foulés aux pieds au détriment des intérêts particuliers. Frank Capra, l'idéaliste de gauche, monte au créneau avec son "Mr. Smith au Sénat", montrant l'impossibilité pour un politicien "honnête" d'exister face à une machine qui fera tout pour le broyer... même si un happy end dans les deux dernières minutes du film est toujours possible... "Mr. Smith au Sénat" fit grand bruit, et souleva de nombreuses critiques (logiques...) de la part du monde politique US : mais le message de Capra passa, et, plus étonnant, reste absolument valide 75 ans plus tard. Bien sûr, son scénario, qui voit le héros de la jeunesse, génialement incarné par le toujours parfait James Stewart, s'appuyer sur les boy scouts américains, n'est pas exempt de simplification naïve, mais les rebondissements de l'histoire, et le suspense magnifiquement géré par Capra, font rapidement oublier cette faiblesse. Le charme de "Mr. Smith au Sénat" vient également du charisme de Jean Arthur - quelle voix ! - ainsi que de la crédibilité et de la complexité humaine du personnage du politicien incarné par Claure Rains, lui aussi impeccable.

PS : On remarquera que Sorkin reprit brillamment le principe du "filibustering" exploité par Jeff Smith dans un bel épisode de son "The West Wing".
riri2
riri2

29 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2016
"Mr Smith au Sénat" vaut pour ses qualités cinématographiques, de la prestation de ses acteurs - autant du personnage principal, James Stewart (interprétant Jefferson Smith), que des seconds rôle (Jean Arthur en secrétaire désabusé, Thomas Michell en journaliste, Claude Rains en sénateur corrompu mais empathique) - et d'une mise en scène implacable, le tout soutenu par une excellente photographie et une bonne écriture des répliques. Malgré l'ode à la patrie américaine et aux valeurs des Pères Fondateurs que nous offre le réalisateur Franck Capra, "Mr Smith au Sénat" séduit tant par sa visite symbolique des lieux de pouvoirs (Maison Blanche, Capitole) et de mémoires de Washington (Abraham Lincoln) que de sa dénonciation de la corruption des institutions politiques (quand l'économie impose sa loi au politique qui y trouve son compte). Moderne dans son discours de dénonciation (nous sommes en 1939, bien que les Etats-Unis ne soient pas en guerre et éloigné de la dichotomie démocratie / totalitarisme qui secoue l'Europe...), "Mr Smith au Sénat" est intemporel dans son regard sur le politique et la place néfaste du lobby industriel-médiatique qui contrôle l'économie et l'opinion. Cependant, on peut regretter que Franck Capra construit son scénario pour confirmer sa démonstration, celle de sa croyance - naïve - qu'un homme seul peu changer le système (alors que l'Histoire démontre que ce sont les rapports de force, les Révolutions, la lutte des classes et d'intérêts entre les groupes sociaux qui modifient ou détruisent un système). Par exemple, il manque de finesse dans la transformation brutale du personnage principal, Jefferson Smith, naïf à son arrivée à Washington se transformant en un un être rusé et capable par son éloquence de convaincre (ou de faire plier son adversaire).
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2016
Une brillante satire politique de Frank Capra, magnifiée par le jeu de James Stewart absolument parfait dans son rôle de Candide découvrant la dure réalité des arcanes du pouvoir et de ses machinations. Le propos, bien qu'exagéré dans sa démonstration, reste encore d'une stupéfiante modernité en illustrant (déjà) le pouvoir des lobbys et les jeux d'influence, prêts à écraser tout et tout le monde au nom du profit, évoquant en filigrane la trahison des idéaux américains. Le crescendo final est impressionnant de dramaturgie et vient compenser les quelques faiblesses du parcours initiatique de son héros.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 novembre 2016
Une vraie gifle.
Frank Capra prouve une fois de plus qu'il est non seulement un grand cinéaste mais également un visionnaire. Ce film n'a pas pris une seule ride. Toutes les critiques sur l'état du monde qui sont présentes dans ce film sont toujours d'actualité (la corruption de la politique, la corruption des médias, la brutalité du monde de l'argent, …). Quand on pense (et en même temps c'est peu surprenant vu que le film est sorti en temps de guerre) que le film était considéré comme pro-communiste et que l'on avait considéré la possibilité d'interdire sa diffusion.
L'histoire est impeccablement écrite.
James Stewart est absolument fascinant dans un rôle génialement écrit (c'est très surprenant qu'il n'ait pas reçu d'Oscar pour ce rôle qu'il incarne avec une intensité bluffante). Claude Rains et Jean Arthur sont très bien eux aussi. Le personnage de Monsieur Smith est lumineux. Si seulement le monde était rempli de gens comme lui.
Un film sur l'état de la société que tout le monde devrait regarder. Ce film dénonciateur n'a aucun équivalent. Une perle du cinéma.
soulman
soulman

140 abonnés 1 404 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2016
Une des grandes réussites de Capra, qui, malgré les années, n'a rien perdu de sa force.
Jimmy Stewart interprète un de ses meilleurs rôles et son duo avec Jean Arthur est un bonheur de chaque instant.
petitlapinnoir
petitlapinnoir

73 abonnés 335 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2016
Un film toujours d'actualité, et pour cause puisqu'il dénonce la corruption du monde politique. Heureusement, un homme simple d'esprit (mais pas pour longtemps) brise le tabou et parvient à faire éclater la vérité. C'est basique, d'une naïveté infinie, mais on adore voir James Stewart se démener comme un beau diable devant la triste réalité. Le comble, c'est que je ne suis pas sûr que Frank Capra lui-même, puisse imaginer un monde peuplé exclusivement de Monsieur Smith.......
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 janvier 2016
Film réalisé par Frank Capra avec dans les rôles principaux James Stewart et Jean Arthur, histoire passionnante avec une réalisation propre et dynamique. On ressent la maîtrise de Frank Capra sur son sujet avec l'un des premiers grands rôles de James Stewart qui le propulse vers le statut de grande star avec tout de même plusieurs nominations aux oscars de 1940.
TTNOUGAT

702 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 janvier 2015
Un chef d'oeuvre intemporel pour tout cinéphile, une leçon de cinéma que chaque jeune citoyen devrait voir et retenir pour la forme et le fond. Vu à 20 ans, ce film n'apparait que comme une superbe comédie romantique entre les rires et les larmes,elle semble aussi irréelle que Blanche Neige ou Dumbo. Vu à 65 ans, lorsqu'arrive la retraite, c'est le deuxième degré qui saute aux yeux : une fable qui fait terriblement peur car tous les défauts des démocraties vieillissantes y sont, toutes leurs cachoteries apparaissent au grand jour et il faut en vérité plus que la naïveté des enfants ou les remords d'un vieil homme pour les sauver. Interdit en France dès l'entrée en guerre des états unis fin 1941, ce film fut perçu que comme un spectacle divertissant au scénario farfelu dès sa ressortie en 1946. Aujourd'hui plus personne ne le voit ce qui évite toute discussion passionnée. Seul, Capra atteint aussi souvent une telle perfection émotionnelle, ses acteurs habituels sont en permanence en équilibre intellectuel entre le tragique et le ridicule. Bien entendu, il nous manipule mais ça marche et le changement de mentalité qu'il obtient de ses 4 personnages principaux (Smith, Saunders, Paine, Diz) est un régal, (c'est sans doute le rôle le plus marquant de James Steward parmi ses dizaines de réussites), leurs talents nous fait oublier sa démagogie excessive. Il me parait infiniment dommage que si peu de personnes accèdent en 2015 aux films de Capra dans les grandes salles des cinéma modernes et on ne peut aimer vraiment que ce qu'on apprend à connaitre.
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