À mi-chemin entre la satire politique et le feel-good movie, Monsieur Smith Au Sénat est un très bon Capra, à mon sens plus irréprochable que La Vie Est Belle, qui brille grâce à un excellent scénario adapté et à une distribution sans failles.
Pas le meilleur film de Frank Capra, et pas non plus celui qui a le mieux vieillit, mais Mr Smith au Sénat reste une charge mémorable contre la corruption dans les institutions politiques. Car bien qu'il soit présenté de manière quelque peu caricaturale, le propos du film n'en demeure pas moins une belle leçon d'humanité et d'intégrité, qui ne manque pas son but. Quelques scènes marquantes (notamment la dernière) méritent vraiment le détour, tout comme la prestation de haute volée de James Stewart.
Peut-être le plus grand Capra, ce qui n'est pas peu dire. James Stewart dans le rôle de sa vie, Jean Stewart merveilleuse, une manière vraiment belle et intelligente de parler de politique, sans oublier Claude Raines, bouleversant de faiblesse et d'humanité. Un film qu'on devrait envoyer dans l'espace, et qui convaincrait les petits hommes verts que l'Homme mérite encore d'être sauvé.
Derrière la naïveté et le patriotisme apparent, ce classique de Capra révèle une certaine lucidité envers la politique, n'hésitant pas à pointer les magouilles de tout-puissants ayant depuis bien longtemps perdus leurs illusions. Message plutôt courageux pour l'époque, si l'on met toute fois de côté des ficelles énormes. Plein d'humour, porté par un Jimmy Stewart en très grande forme en benêt bien plus malin qu'il n'y paraît et devenu célèbre pour son marathon oratoire, "Mr Smith au sénat" est un des grands classiques du cinéma américain à voir ne serais-ce que d'un point de vue historique, en rangeant cependant tout cynisme au placard.
Un chef d'oeuvre! Ni plus ni moins! D'un rythme parfaitement adapté à la mise en scène à couper le souffle de Capra! James Stewart jeune assure plus que de mesure dans ce rôle de David contre goliath! Une fable dans laquelle Capra croit en l'Homme et démontre que "la vie est belle" quand on s'en donne la peine! Un beau film plein d'espoir, de joie, et de répliques savoureuses!
Extraordinaire, instructif et amusant ! Ce chef-d’œuvre transpire la réalité tant par le jeu des acteurs (même si la naïveté du personnage de Stewart est exagérée au départ) que par le scénario et les textes. Un baptême politique sanglant et très prenant; ce film nous emmène directement dans l'arène où les coups sont pervers et les ripostes assassines. Arrêtez de chercher votre film de ce soir, vous l'avez trouvé !
Un de mes films préférés de Frank Capra . Le film a un thème original, celui de l'éléction d'un homme naif au Sénat , admirateur de Lincoln et rempli d'idéaux qui va alors se retrouver entourés d'hommes tous plus corrumpus les uns que les autres qui vont profiter de lui et le manipuler , sans que celui-ci ne se rende compte de rien. Avec des dialogues parfaitement contrôlés et un James Stewart aussi génial que d'habitude , Frank Capra nous emmène dans le système politique américain corrompu ( comme quoi le monde n'a pas tellement changé ) avec en contraste un homme au grand coeur qui essaye tant bien que mal d'imposer sa vision des choses . Encore une fois un beau film humaniste de Frank Capra avec en prime un personnage attachant qu’est celui de Monsieur Smith.
Film de bons sentiments utopiste donc forcément naïf ce qui n'occulte en rien ses qualités cinématographiques que nombre de ceux qui s'attachent au genre aujourd'hui se contrefichent, pensant que le fait d'avoir des intentions louables le leur permet. J'ai envie de leur dire qu'il y a des téléfilms pour s'exprimer. Içi, non. F. Capra est un excellent metteur en scène et son génie du cadre ainsi que sa virtuosité avec les lumières lui permet de mettre en scène le parcours d'un utopiste au sein d'une des pires fosses aux lions du monde : le sénat US. Dénonciation sans nuances d'un monde pourri et qui se complaît dans son mode de fonctionnement foireux car il permet de s'enrichir en se foutant du peuple alors qu'ils sont sensés le représenter, cette charge virulente dérangea en son temps ( vu le portrait qu'il dresse de l'Amérique et de sa démocratie mais aussi de la presse, c'est fort compréhensible) et reste terriblement actuelle. Acteurs au sommet, scénario un peu long à mettre en place les différentes pièces de l'échiquier (la fameuse prise de parole n'occupe que 20 min. de film) et malgré quelques longueurs, on est prit par le parcours de cet homme qui tente de bousculer les conventions. Son combat et sa foi forcent l'admiration (même si son coté neuneu peut agacer) et méritent une vision attentive. D'autres critiques sur
Les inconditionnels du film justifient son écriture naïve et simplette par une excuse somme toute assez simple : Capra était un idéaliste. Inconditionnels qui ne laisseraient jamais passer une écriture aussi naïve sur n'importe quel film récent. Certes, Capra était un idéaliste. Est-ce une raison pour lui accorder grâce d'un script quand même particulièrement facile et ô combien idéaliste ? Pas vraiment. Heureusement, tout n'est pas à jeter. Déjà, le film se suit sans déplaisir et finalement certains moments du scénario révèlent des bonnes surprises.
Haaaaa ! Ces bonnes vieilles sonorités, propre aux films des années 30... Et puis ce grain d'image, ce noir et blanc tout en fines nuance, qui sautille même de temps en temps... Et ces sujets si précurseurs, sur la corruption politique dans un monde si conformiste... Sans parler de ces personnages pleins de contradictions et de tracas, dans leurs beaux costumes, ... toute une époque. Tout ça c'est un peu comme l'odeur des champs, des vaches et de la ferme ou j'ai passé toute mon enfance. ÇA PUE !
"Mr Smith au Sénat" est construit sur le même modèle que l'excellent "L'extravagant Mr Deeds". Un jeune homme naïf, débarquant de sa campagne profonde, arrive en ville pour prendre, bien malgré lui, d'importantes responsabilités. Gary Cooper incarnait Deeds à merveille, James Stewart fait de même avec Smith. Dans les deux films, le personnage principal féminin, incarné par Jean Arthur, prend d'abord notre héros pour un bouseux fini avant de réaliser qu'il dit vrai. Enfin les deux films finissent par une longue scène de "procès" où Deeds/Smith est enfin reconnu à sa juste valeur. Cela peut sembler un peu artificiel, mais dans les deux cas, Capra livre un film magnifique, humain, passionnant, non sans rappeler que lorsque tous les pouvoirs tombent dans les mains d'un même homme, la démocratie est en péril. Les films de Capra sont universels en cela que malgré le poids des années (le film date de 1939 et est d'ailleurs bien moins empâté que de nombreux films postérieurs), ils gardent toujours une actualité étonnante. Sans doute la première partie de "Mr Smith" est un peu trop longue, et que malgré l'excellent dernier quart du film dans le Sénat, il est globalement d'une qualité légèrement inférieure à "Mr. Deeds". Cela n'empêche pas que ce film devrait être montré pour deux choses : son propos intelligent, et ses qualités artistiques indéniables.
Mr Smith, grand enfant naïf, rentre dans le monde violent de la politique et son idéalisme se voit alors contrarié par la triste vision de la réalité. On ressent bien la patte de Capra dans ce film avec un personnage "pur" se battant contre les "mauvais". Même si le film pointe avant tout les faiblesse des institutions américaines il nous rappel surtout que nous ne devons pas considérer la démocratie comme éternellement acquise.