Le film à l’époque avait fait scandale marqué le commencement de la chute au box office de Mickey Rourke qui semblait trop bien camper Bukowski dans « Barfly » pour que l’on n’y voit pas une inclination personnelle à l’auto destruction. Il a confirmé depuis. 20 ans le Factotum du Norvégien d’Hamer Bent a offert une version plus distanciée de l’œuvre de Bukowski avec un Matt Dillon en poivrot distingué et élégant. On est loin du personnage complétement distroy campé par un Rourke plus proche à coup sûr du vrai Charles Bukowski qui a écrit lui-même de le scénario de « Barfly ». Le héros donne une véritable leçon de liberté quand il rencontre la jeune éditrice bien décidée à la prendre sous sa coupe pour domestiquer ce formidable pur sang. Ce qui frappe au-delà des scènes un peu répétitives de beuveries c’est la tenacité de Bukowski à préserver coûte que coûte sa liberté vis-à-vis des convenances sociales. C’est oublié un peu vite que la prison de Charles est constituée d’autres barreaux remplis de gin et de bière. Faye Duna way offre une prestation pathétique qui montre qu’elle n’hésite pas à quitter ses habits de star glamour pour un film qui lui tient à cœur.. Un peu long quand même.
Charles Bukowski,écrivain emblématique de la beat generation est toujours passé pour un artiste torturé,en proie à ses démons,dénonçant l'hypocrisie et le matérialisme de la société,et prônant le retour de valeurs simples.Il scénarise ici "Barfly"(signifie littéralement pilier de bar).Histoire d'Henry Chinaski,son alter-ego aux poussées éthyliques,au comportement bagarreur,à la prose cataclysmique.Un paumé en somme,qui trouve dans l'alcool une fuite à un monde qu'il exècre,dans le bar un lieu enfumé et insalubre à sa convenance.Lui et le chaos.Sa rencontre avec Wanda Wilcox,autre alcoolique,les emportent tout 2 dans une passion destructrice et enflammée.Mickey Rourke campe sans problème cet auteur borderline,réfractaire à l'ordre.Et Faye Dunaway réussissait à faire de cette femme,une excentrique attachante.En revanche,ce drame existentiel est un film malade.On perçoit les conflits larvés entre Bukowski et Barbet Schroeder(qui a même menacé un moment de se couper un doigt!),que le studio Zoetrope de Coppola a sauvé de l'abîme.Il apparaît aussi réducteur de l'univers de Bukowski qui ne se résume pas à une chambre d'hôtel miteuse et un bar crasseux.Sordide,"Barfly" est une oeuvre spéciale,profondément saugrenue,qui provoque souvent l'incompréhension.Il y a de quoi.
Barfly est la retranscription cinématographique des romans de Charles Bukowski à travers les aventures de Henry Chinaski, qui n'est autre que l'alter ego du romancier. Le film bénéficie d'une ambiance sombre, malsaine marquée par des dialogues souvent crus et des scènes complètement loufoques. Le couple d'acteur est savamment interprété par un Mickey Rourke remarquable et une Faye Dunaway plus déjantée que jamais. Cependant, le film est entravé de nombreuses faiblesses tant au niveau du scénario que de la mise en scène. Barfly est un film à réserver aux aficionados de la littérature de Bukowski et de Mickey Rourke. Autrement, passez votre chemin car hormis ces 2 facteurs, le film ne vaut pas grand chose. Dommage car il aurait gagné à être un peu plus travaillé.
Barfly est donc l'adaptation d'une parcelle de l'œuvre de l'auteur Charles Bukowski. Pour ceux qui ont lu plusieurs de ces livres, vous risquez d'être déçu. Le film ne fait absolument jamais ressentir le profond dégout de l'humanité qu'a su dépeindre Buko a travers ses livres, ni le fait qu'il ne comprend rien aux femmes. Il ne suffit pas de montrer des packs de bières quelque plan de Rourke griffonnant sur un bout de papier ou énumérant des vers, ni même un hôtel miteux pour faire transparaître l'ambiance des livres. Dommage car Mickey Rourke est le seul a bien s'en tirer, son interprétation est convaincante. De plus la mise en scène est plate, rien ne ressort, on a l'impression que la caméra est poser pour filmer, mais ca s'arrête la. Le scénario lui aussi est bien maigre, surtout quand on sait que Bukwoski a écrit un grand nombre de nouvelles toutes plus insolites, tristes ou drôle, les unes que les autres. Bref aller plutôt lire les œuvres de ce cher buko plutôt que de voir le film! Bukwoski détestait le cinéma, apparemment sans le vouloir, le réal a voulu lui rendre la pareil. Une étoile quand meme pour l'interprétation de Mickey Rourke qui s'est investi dans son personnage.
Ca va cogner ! Plongée dans l'univers éthylique de Charles Bukowski, à qui l'on doit d'ailleurs le scénario. Un rôle taillé sur mesure pour Mickey Rourke qui s'immisce dans la peau du célèbre auteur, sous son pseudonyme de Henry Chinaski. Le touche-à-tout Barbet Schroeder s'intéresse à la relation tumultueuse entre l'écrivain et Jane Cooney Baker, de dix ans son aînée, Wanda Wilcox (Faye "Bonnie Parker" Dunaway) dans le film. Deux ans auparavant, le réalisateur du cultissime "More" avait compilé une série d'entretiens ("The Charles Bukowski tapes"), avant d'aller s'exiler aux States pour y tourner son premier opus américain. Toute l'action se déroule à L.A., passant du zinc des bars (auquel il était accolé comme une mouche, d'où le titre) à sa chambre d'hôtel miteuse. Durant ce vide créatif, Chinaski alla même jusqu'à ignorer la directrice d'une revue d'art et de littérature, qui par la même occasion tenta de lui faire la cour. Description intéressante sur les ravages de l'alcool, qui débouche sur quelques scènes cocasses avec ses voisins de chambre...
"Barfly" nous présente le fameux personnage fétiche de Bukowski : Henry Chinaski (ou le clone de Bukowski). Deux mondes similaires se rencontrent et commencent à éprouver malgré eux (du moins malgré elle...) de l'amour l'un envers l'autre. Ce sont des gens en cavale dans un monde dans lequel ils sont condamnés à vivre, ils ne cherchent pas à devenir qui ou quoi que ce soit, ils fuient tout ce qui a changé l'être humain en esclave de la société. Ca c'est fait... Mickey Rourke est méconnaissable et surtout à plier de rire et la belle Dunaway est frissonnante (non, c'est vrai).
Même si je n'ai plus revu Barfly depuis un moment je tiens à encourager très fortement ceux qui me liront à voir se film. Entre autres car c'est l'une des meilleurs prestations de Rourke (fuyez la vf, les doublages sont vraiment médiocres dans ce film). Egalement car Faye Dunaway est troublante dans son rôle "sur mesure" de vieille beauté alcoolique sur le retour. Enfin car on a la sensation de pénétrer l'intimité d'un milier de bar génial et rebelle qui semble à la fois ne rien respecter et être plus intègre que nous tous. Depuis ce film, j'adore trinquer "A tous mes amis !".