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    Pauline à la plage
    note moyenne
    3,5
    345 notes dont 37 critiques
    répartition des 37 critiques par note
    4 critiques
    7 critiques
    13 critiques
    8 critiques
    1 critique
    4 critiques
    Votre avis sur Pauline à la plage ?

    37 critiques spectateurs

    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 4 août 2011
    Voici un Rohmer que je voulais voir depuis quelques temps déjà, on retrouve un thème que j'aime bien chez lui : les amours de vacances, et les grandes discussions sur l'amour. Ceux qui n'aiment pas Rohmer, avec ses grandes phrases, ses acteurs qui surjouent un peu vont détester, c'est du Rohmer tout craché, mais ceux qui justement peuvent se laisser séduire par ce verbe, par ces jeux entre les personnages vont passer une heure trente délicieuse. Alors certes ça n'est pas non plus un conte d'été (qui dans le genre amours en vacances fait très fort), mais c'est tellement rafraîchissant de voir ces personnages se juger, évoluer entre eux, voir naître les tensions, que certains perdent un peu la raison, agissent de manière incongrue. Et comme très souvent chez Rohmer, tout ceci n'est qu'un jeu, un jeu où tous perdrons à la fin, car l'été s'en va, il est temps de rentrer. Il y a quelques scènes assez touchantes avec la petite Pauline découvrant les mystères de l'amour, c'est je pense ce qui est le plus réussi dans ce film, mais le film possède un certain charme, malgré que ça soit un Rohmer tout à fait classique, ni meilleur, ni moins bon qu'un autre.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,0
    Publiée le 18 mai 2014
    "Pauline à la plage" prend pour thème principal l'amour de vacances. Et si l'idée laisse présager un ton relativement léger, il n'en est rien. Car Rohmer s'intéresse au coup de foudre, aux illusions, celles de rencontrer le prince charmant ou encore de conquérir la femme qu'on aime depuis toujours. L'espérance donc, avant la désillusion, le choc avec le réel. Pessimiste, le film n'est jamais plombant, grâce notamment au décalage dans le jeu des comédiens ou encore dans l'admiration que porte Rohmer au personnage de Pauline (interprété par la formidable Amanda Langlet). Sincère, lucide, elle est celle qui est la plus proche de transformer ses illusions en quelque chose de réel. Un film dont les relations entre les personnages sont d'une complexité admirable et à l'intensité dramatique forte et sans cesse évolutive.
    Skipper Mike
    Skipper Mike

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    5,0
    Publiée le 13 avril 2014
    "Pauline à la plage" est un film léger et pourtant un peu empathique, mais qui doit sa réussite à ce paradoxe. Cela produit en effet une ambiance estivale très détendue, atmosphère propice à la badinerie amoureuse qui est ici magnifiquement retranscrite. Les dialogues sont bien écrits, les acteurs parfois maladroits, ce qui est ici une qualité tant ils apportent du charme à l’œuvre, et surtout l’histoire parvient à être toujours intéressante malgré un sujet rebutant de prime abord. Des choses très justes sont ainsi dites et c’est avec admiration qu’on regarde Amanda Langlet faire découvrir à son personnage la passion durant ces vacances initiatiques et sensuelles.
    MathiasH
    MathiasH

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    3,5
    Publiée le 19 août 2019
    Pour justifier son manque d’attirance pour Marion, Henri dit d’elle qu’elle est « d’une unicité qui par sa perfection tend à l’universel ». On peut retourner la critique en compliment et l’appliquer à ce futile marivaudage bourgeois, qui acquiert quelque chose de définitif et d’universel par sa façon d’isoler quelques personnages et couples éphémères sur fond de baignades estivales. Chacun développe sa conception de l’amour dans de longues tirades très rohmeriennes (c’est-à-dire parfaitement invraisemblables) jusqu’à ce que tout finisse par ressembler à du théâtre : la plage devient toutes les plages, l’adolescente devient toutes les adolescentes, etc. C’est le parfait mélange de vérité et d’artifice, pour amateurs de délicatesse et de futilité. Pour ma part, j’ai été séduit, mais jusqu’à un certain point. Le dernier quart d’heure m’a malheureusement paru plus proche de la futilité que de la délicatesse.
    artaud
    artaud

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    4,0
    Publiée le 4 juillet 2012
    Ah ce film ! Il a l'odeur de la peau de Pauline, la peau des vacances... Derrière la sitcom d'une adolescente qui vit pour la première fois - et en miroir - ce que font "les plus grands", il y a ce poids mêlé de dialectique de la raison à propos de l'amour et de sa liberté, à ce point de la raison lorsqu'elle est tiraillée entre l'ennui provoqué par l'attente d'un autre et la passion épineuse et trouble. Bien que le film perde sa finesse avec le marivaudage autour de ce qui s'est passé dans la chambre d'Henry, le discours autour du "dû sexuel", avec cette frustration à cran par les éléments érotogènes des deux nanas (plage, maillot, nus) est très plaisant. Il sied à merveille pour l'avenir de Pauline qui découvre déjà sa capacité à envoûter les hommes et les feintes de coutume. Nous aussi, oscillons dès l'été prochain entre le calme de la conformité et le chaos vivant ! Pauline, je t'aime !
    Martin Brucker
    Martin Brucker

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    4,0
    Publiée le 18 juin 2014
    Avec Pauline à la plage Eric Rohmer capte d'une façon incroyable le langage de l'amour adulte, de l'amour adolescent avec ses tourments. Rohmer sait faire jouer les acteurs de façon-naturel et juste, Amanda Langlet (Pauline) alors toute jeune dans ce film y est incroyable tout comme Féodor Atkine (Henry) qui interprète un prédateur romantique, charmeur, faux, menteur troublant de vérité. Avec ces plages de Normandie des années 80 et ces couleurs simples et pétantes qui se cache dans les vêtements, les décors, sur les murs ou sur les voitures Rohmer impose son ambiance très agréable à regarder. Ours d'Argent du Meilleur réalisateur 1983 amplement mérité car un tel jeux d'acteurs sans direction d'acteur (selon la légende) c'est simplement époustouflant. Rohmer fait des choses simples qui deviennent terriblement fortes. Martin, Le Frisson de la Pellicule.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    3,5
    Publiée le 14 juillet 2017
    Un Rohmer estival où les sentiments amoureux sont mis à mal, passion tronquée et désir bafoué, le raisonnement relationnel entre hommes et femmes qui conduit à l'amertume, de l'espièglerie naïve de la jeune Pauline à l'assurance frivole de Henri, comme si tout cela ne se résumait qu'à une simple étape de vie en suspens, ici la fin des vacances et le début d'autre chose. Comme souvent chez Rohmer l'histoire est d'une simplicité complexe, en faisant exister ses personnages avant tout, les enjeux suivent puis les langues se délient pour confronter les pensées intimes, relatives à un évènement clé, à savoir ce qui s'est réellement passé dans cette chambre pour Marion et Pauline... Et je dois également dire que j'ai été assez ému de voir que Rohmer ai choisi Jullouville pour placer son conte, endroit où j'ai passé mes plus belles vacances étant enfant, j'ai évidemment reconnu cette plage avec ses maisons accolées au sable, un petit coin plein de charme et gorgé de souvenirs, ce qui a sans doute ajouté un petit plus.
    anonyme
    Un visiteur
    3,5
    Publiée le 29 décembre 2013
    Rohmer est certainement l'un des cinéastes de la Nouvelle Vague les plus discrets, mais aussi celui qui divise le plus. A vrai dire, concernant le cinéma de Rohmer, on aime ou on aime pas, il n'y a pas de juste milieu. Disons que si l'on apprécie pas les longs dialogues, le rythme lent de l'histoire et l'ambiance "rohmérienne" (mise en scène proche de la vie de tous les jours) vous pouvez passer votre chemin. Concernant "Pauline à la plage", ce long-métrage fleure bon la carte postale des vacances et représente bien les amours de vacances, en particulier par rapport au personnage de Pauline, jeune adolescente de 14 ans, qui justement va découvrir les émois amoureux. Alors, il faut le préciser d'emblée, ce film a un rythme lent, et s'écoule comme les secondes, les minutes, les heures de manière à ce que le spectateur puisse s'investir de fond en comble dans l'histoire, notamment durant la première demi-heure. Cette première partie, dans laquelle on découvre les personnages principaux qui influeront dans les futurs marivaudages à venir, agit comme un rite de passage en quelque sorte. Soit on adhère au style de Rohmer, soit c'est l'inverse et on arrête le film. Pour ceux qui adhèrent, le reste de "Pauline à la plage" met en avant une sorte de chassé croisé amoureux entre mensonges et désirs, reflétant bien la citation de Chrétien de Troye apparaissant en ouverture ("Qui trop parole, il se mesfait"). Évoluant dans un espace limité, à savoir une petite station balnéaire de Normandie, les personnages vont et viennent, leurs sentiments s’entrechoquant au fur et à mesure que le film avance. Si l'on pourrait critiquer à "Pauline à la plage" le fait de ne rien "dire", au contraire, Rohmer effectue ici un développement complexe sur les mystères de l'amour et sur l'hypocrisie humaine. Sous des apparences de petit film simple et naïf, "Pauline à la plage" est en réalité une étonnante réflexion sur l'amour et sur ses affres qui peuvent survenir.
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

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    3,5
    Publiée le 30 mars 2016
    Pauline à la plage est un film sensible, charmant, un peu lent et sûrement un poil démonstratif quand même, mais qui reste un bon moment de cinéma, doux et raffiné. Il doit beaucoup à ses acteurs bien sûr. Arielle Dombasle est lumineuse, et prouve qu’elle sait être une excellente actrice bien que son personnage ne soit pas forcément le plus consistant du lot. En la matière c’est Amanda Langlet qui hérite du personnage le plus travaillé, et l’actrice n’est pas en reste, parvenant à s’imposer sans difficulté particulière. Côté casting masculin on retiendra bien sûr le toujours excellent Féodor Atkine, avec pour ma part un loupé quand même ici : Simon de la Brosse, qui peine à vraiment se démarquer et à sortir du lot. Le scénario est certes un peu lent et surtout un peu redondant. Au bout d’un moment on commence à se dire qu’il faudrait avancer quand même, et que le cercle amoureux interminable est un peu trop longuet. Après il y a de la finesse, du charme, c’est propre et raffiné, parfois drôle, souvent sensuel, et en tous les cas Pauline à la plage distille une élégante ambiance, prenante, et que l’âge renforce bien. L’amour est au cœur de ce film, et il est bien capté. Formellement le film est très propre : belle photographie, beaux décors de bord de mer, le film respire le naturel et à la fraicheur des vacances. Un peu moins convaincu par l’absence presque totale de bande son, et la mise en scène de Rohmer est quand même très appliquée, elle a un côté roide qui s’harmonise mal avec la fraicheur de l’atmosphère et des personnages. Le premier plan très raide pose le film, et plus de légèreté n’aurait pas été de refus. Pauline à la plage est un film qui a du charme, et qui fait plaisir à voir. Le regard sur l’amour est intéressant, les acteurs sont bons dans l’ensemble, c’est un joli métrage qui aurait pu cependant être perfectible. 3.5
    Louis Morel
    Louis Morel

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    5,0
    Publiée le 25 septembre 2013
    Le chef d'oeuvre absolue de Rohmer, au sommet de son art...
    Sebmagic
    Sebmagic

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    3,0
    Publiée le 7 avril 2013
    Très agréable à suivre, ce n'est pourtant pas le film que j'ai préféré en découvrant le cinéma de Rohmer... Sans être long, j'ai surtout eu une impression de déjà-vu, comme si ce film s'était appelé "La Collectionneuse 2" ; même cadre, même thème, mêmes couleurs, même ton monotone qui parcourt tout le film. L'aspect très théâtral des dialogues et du jeu des acteurs n'est pas un problème du tout, ça ajoute même un certain charme au film, mais lorsque les acteurs ont la langue qui fourchent ou semblent ne pas être convaincus par leur texte, c'est embêtant. Seuls Féodor Atkine et surtout Amanda Langlet (qui m'a vraiment fait penser à la jeune Sophie Marceau de La Boum) s'en sortent à merveille. Ceci dit, le film est comme une balade au bord de la plage : agréable, doux, savoureux, mais semblable à toutes les promenades du même style et, donc, rapidement oubliable.
    Ashitaka3
    Ashitaka3

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    0,5
    Publiée le 5 mars 2010
    Une parfaite démonstration d'un film bavard, prétentieux et totalement inutile. A la française, le réalisateur fiche des dialogues qui sont interminables sur des têtes qui ne savent pas parler, les intrigues sont inintéressantes à souhait et le jeu des acteurs est tout simplement inadmissible. A brûler!
    nekourouh
    nekourouh

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    4,5
    Publiée le 20 novembre 2011
    Film de grande qualité sur l'amour, la fraicheur de Rohmer et son talent donnent un sens bien particulier à ce qui paraissait, vu de l'extérieur, une simple comédie.
    Hotinhere
    Hotinhere

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    3,5
    Publiée le 26 novembre 2013
    Chassés croisés amoureux en Normandie pendant l’été. Un subtil marivaudage qui décrit subtilement les manœuvres de la séduction, du désir, de la vérité et du mensonge.
    Teresa L.
    Teresa L.

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    2,5
    Publiée le 10 mars 2013
    Rarement un film aura autant oscillé entre l'action de grâce et l'exhibition de l'abjection la plus totale. Le "Tout à fait d'accord" final d'Amanda Langlet le confirme explicitement- je ne sais aucun autre film qui aura montré si exactement à quel point on peut "capter" non pas l'Amour et ses fastes, mais l'amour à la petite semaine qui vide ses participants de leur substance, et l'admettre, avec commisération et une part de condescendance. Rarement un film pervers aura été aussi charmant. Ephébophilie et misogynie y font bon ménage, le plus irradiant étant ce principe de Rohmer selon qui son spectateur est aussi hypocrite (ou libre de tout jugement, ce qui revient au même) que lui. Ceux que ne rebutent pas les attouchements sur mineure y trouveront leur compte. Un mot sur le casting masculin, mis en valeur même si (ce "même si" qui rend abordables tous les Rohmer à condition d'être masculin) ce n'est pas à sa gloire: Atkine est brillant dans son rôle de salaud trop superficiel pour être touché, bête à plaisir démoralisée, Greggory n'est pas à sa gloire, Perceval sans Blanchefleur (et il n'est ni Lucchini ni Dussollier, d'où deviner la déroute prévisible de son personnage). Finalement, le seul personnage auquel on pourrait s'identifier, le brillant et hélas sacrifié Simon De La Brosse, est castré par la fin du film. Seule expression de la pureté à laquelle Rohmer tenait tant, il est clairement démantibulé et personne ne s'en inquiète. Affreuse prémonition. Au final, un film qui dépend de l'humeur ou des gardes-fous de son spectateur.
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