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3,5
Publiée le 2 août 2026
Ce polar est sublimement filmé : la photo est belle, les plans dynamiques et d'une modernité admirable, l'ensemble n'a pas pris une ride. Malheureusement, le scénario n'est pas tout à fait au niveau. Malgré une intrigue qui repose sur un twist bien pensé, la mécanique et le déroulé manquent de précision, et certains rebondissements semblent un peu forcés. Les personnages manquent aussi un peu d'envergure.
« Compartiment tueurs » est le premier film réalisé par Costa-Gavras en 1965. Bon polar sans véritables premiers rôles mais une pléiade d'acteurs qui interprètent tous des personnages importants dans le film : Yves Montand, Jacques Perrin, Catherine Allégret, Pierre Mondy, Claude Mann, Jean-Louis Trintignant, Simone Signoret, Charles Denner, Michel Piccoli, Pascale Roberts. A noter les présences de Jacques Dynam, Maurice Chevit, Bernadette Lafont, Christian Marin et Daniel Gélin. Des rebondissements, du suspense et quel final !
Au début, la nature de l'intrigue de Sébastien Japrisot rappelle un peu les sujets fameux d'Agatha Christie, et forcément "Le crime de l'Orient-express". Un meurtre dans un wagon-couchettes et plusieurs suspects à retrouver. Dans ces conditions, la singularité du film, indépendamment de son aspect policier, tient à la poignée de personnages qui se partagent les nombreux incidents de l'intrigue. La plupart d'entre eux se démarque des figures conventionnelles du polar par une vulnérabilité commune, affective souvent.; d'autres sont cyniques ou carrément sots. De sorte que, seul de ce petit monde, l'inspecteur chargé de l'enquête (Yves Montand), sobre et ombrageux, semble équilibré et lucide. Cela dit, cette dimension humaine ne suffit pas à faire du premier film de Costa-Gavras une oeuvre passionnante. Le développement de l'intrigue, sur la piste d'un tueurspoiler: qui élimine les suspects un par un , n'est pas irrésistible, tandis que les protagonistes s'avèrent survolés. En revanche, l'action s'accélère brusquement pour aboutir à un dénouement habilement précipité et plein de suspense.
Une distribution exceptionnelle pour ce policier dont j’aime moyen les dialogues et dont je n’ai pas tout compris au dénouement. Certains personnages sont bien réussis (Simone Signoret, Michel Piccoli).
Un polar très correct mais qui malgré une distribution de qualité (Yves Montand, Simone Signoret, Catherine Allegret, Pierre Mondy, Michel Piccoli, Jacques Perrin ou encore Charles Denner dans la peau d'un anti-flic pré soixante-huitard) est bien décevant sur la dernière partie avec une révélation du tueur qui s'effectue de manière un peu trop téléphonée (sans oublier le complice qui balance le mobile du tueur aux policiers de manière trop facile). C'est dommage car une bonne partie du film était plutôt bien réussie.
Un meurtre est commis dans le compartiment d’un train de nuit, et peu à peu, pendant l’enquête des policiers, les témoins potentiels sont abattus un par un. C’est l’occasion de voir évoluer un grand nombre d’acteurs de renom (ce qui est toujours un plaisir) : Simone Signoret, Jacques Perrin, Michel Piccoli, Yves Montand, etc. On va de (petits) rebondissements en (petits) rebondissements en passant par des fausses pistes, on ne s’ennuie pas même si j’ai trouvé la fin un peu tirée par les cheveux. Globalement pas mal mais pas non plus un gros suspense, ni une grosse tension.
Premier film pour Costa-Gavras. Encore très loin de ce que moi j'appelle sa grande trilogie politique. Ici, le cinéaste franco-grec fait ses armes et trouve dans le polar un bon moyen pour y parvenir. L'histoire est retors, peut-être un peu inutilement parfois, mais jamais Gavras n'en perd le fil. En plus, même si elle n'a pas encore atteint sa pleine maîtrise (et c'est normal), la réalisation est bonne et le rythme ne connaît aucun fléchissement. Sans oublier un casting emmené par Yves Montand, rien que ça. Pour une première, c'est réussi, mais la suite va être bien meilleure. Et il ne faudra pas attendre bien longtemps.
Pour son premier film Costa-Gavras signe un polar très verbeux à l’intrigue assez banale et aux rebondissements attendus. Il se suit sans déplaisir mais s’oublie aussitôt malgré une course poursuite finale bien emballée.
Premier long-métrage de Costa-Gavras, ce polar nerveux et foisonnant s'avère d'une efficacité redoutable. Bénéficiant d'un casting impressionnant (Yves Montand, Simone Signoret, Michel Piccoli, Jacques Perrin, Catherine Allégret, Pierre Mondy, Jean-Louis Trintignant...), cette enquête policière qui évolue à 100 à l'heure est mise en scène de manière magistrale. Un noir et blanc sublime.
Dans un wagon lit entre Marseille et Paris, une jeune femme est retrouvée morte à l’arrivée du train. La police se met à la recherche des autres voyageurs, mais ils sont exécutés les uns après les autres avant même qu’elle ait eu le temps de les interroger. Le jeune grec émigré Costa-Gavras franchement sorti de l’IDHEC (Femis d’aujourd’hui) fait ses premières armes avec ce polar tendu, adapté par lui-même d’un roman. Son film restitue bien l’ambiance des romans noirs de gare de l’époque. Vif et rythmé, il travaille sur la dynamique de la mise en scène et la mécanique complexe du scénario. Et pour faire ses armes, grâce à l’amitié partagée avec Montand et Signoret (présents dans le film), il parvient à réunir un casting incroyable pour un premier film : Piccoli, Trintignant, Denner, Catherine Allégret, Bernadette Lafond,… Sa carrière est lancée, il retrouvera bon nombre d’entre eux dans ses meilleurs films… il reste la référence du cinéma politique français des 70’s. Ajoutons à cela la musique entrainante et envoutante de Michel Magne. Bon premier film, loin malgré tout des chefs d’œuvre à venir.
Polar mené avec vivacité et dynamisme, sans temps morts. Mais il apparaît que le film n’est qu’un exercice de style où Costa-Gavras, débutant, veut démontrer sa maîtrise, aux dépens de toute vraisemblance et de toute cohérence. En plus du rythme et d’une mise en scène léchée, on a heureusement le plaisir de voir une kyrielle de grands acteurs des années 60.
Pour un premier film, Costa Gravas ou plus exactement Konstantinos Gravàs a presque réussi un coup de maître : il a attiré (malgré une affiche détestable) plus d'un million d'entrées en salles dans une période pourtant néfaste pour le cinéma, pour cause de développement de la concurrence TV ! Il a fait la réalisation et le scénario de cette aventure, et on sent tout le travail de préparation réalisé en amont. Il a su choisir un roman digne d'un Simenon qui se déroule dans un lieu confiné où pourtant on n'a pas l'habitude de voir se dérouler des crimes, et il a su habilement tirer parti de l'intrigue ! Et puis,je ne sais qui a dirigé le casting, mais c'est une merveille ! Il y a là la famille Montand au grand complet avec Simone Signoret et Catherine Allégret, et par ailleurs Charles Denner dans un rôle truculent. Mais toute la distribution est admirable, même jusqu'aux seconds rôles dont certains vont devenir célèbres par la suite. Tous les rouages du succès sont réunis et la mécanique se met en marche. On se laisse emmener par cette histoire trépidante, pleine de rebondissements, menée à un train qui n'a rien de sénateur, avec un zeste de suspense. C'est tellement bien fait que sur France 2 "Les témoins" programmés le même soir n'avaient plus qu'à aller se rhabiller couverts de ridicule malgré leur ribambelle d'épisodes creux... On l'a échappé belle : wagons-lits et voitures couchettes n'existent plus à la SNCF de nos jours ! Un crime dans un TGV serait loin d'être aussi angoissant que l'espace confiné d'un compartiment de six personnes ! willycopresto