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"Compartiment tueurs" est un excellent polar à l'ancienne, solidement mené par Costa-Gavras. Porté par une réalisation maîtrisée et un scénario bien ficelé, le film se suit avec un grand plaisir. Il bénéficie surtout d'une distribution prestigieuse : Simone Signoret, Yves Montand, Jean-Louis Trintignan, Jacques Perrin, Michel Piccoli, Catherine Allegret... et bien d'autres. Si tout le casting brille, Michel Piccoli parvient particulièrement à marquer les esprits malgré un rôle plus discret. Grâce à cette galerie de personnages hauts en couleur et à des rebondissements bien dosés, ce polar insuffle un vrai dynamisme au genre. En définitive, une très belle découverte qui garantit un très bon moment de cinéma.
Très heureuse surprise que ce film que je n'avais jamais vu. Ça a pourtant démarré assez mal avec le jeu d'un Piccoli que j'ai peiné à reconnaître. L'intrigue est suffisamment complexe pour dépasser les aspects (choix?) esthétiques qui datent un peu (influence de la nouvelle vague?) et efficace pour qu'à moins de la moitié l'histoire devienne véritablement passionnante. Une vraie bonne surprise.
Cinéma d’un autre âge : aujourd’hui le film durerait 3 heures. Là tout va vite, trop vite même : histoire, dialogues, montage; quasi épuisant.
Sous prétexte d'un meurtre, c'est toute une cargaison de vies cabossées que ce train emporte vers le petit matin. On croit suivre une énigme à la Agatha Christie, mais Costa-Gavras s'en sert pour fouiller autre chose : le fonctionnaire empêché, l'actrice cramponnée à un amour perdu d'avance, les deux gamins qui tombent amoureux par accident. Au fond, le coupable compte moins que ce constat qui glace : on peut mourir juste pour s'être assis dans le mauvais compartiment, réduit à une ligne sur un registre de la SNCF. Derrière l'intrigue, je vois tout un Paris de 1965 qui remonte, populaire, jazzy, avec ses brasseries et ses wagons-couchettes aujourd'hui disparus. Une ville qui grouille en marge, où travestis et solitudes ordinaires traversent le cadre pendant que la police, elle, court toujours un train de retard.
Pour un premier film à 32 ans, la maîtrise est étonnante (jeux de miroirs, espaces dédoublés, meurtres chorégraphiés), le tout tourné dans le vrai Paris, de la Gare de Lyon au 36 quai des Orfèvres. J'ai aimé le dispsitif scénaristique : chaque passager a droit à sa séquence et à sa voix intérieure, même si l'enquête, elle, file parfois un peu trop vite. Il y a aussi cette distribution de rêve, réunie grâce à l'amitié et à l'argent de Montand et Signoret, venus offrir un tremplin au jeune assistant réalisateur croisé sur un tournage. Le film arrive d'ailleurs pile à la charnière de deux époques du cinéma français, l'ancienne vague et la nouvelle, vieux briscards et jeunes premiers qui se frôlent dans les couloirs du wagon. Michel Piccoli, méconnaissable en petit employé libidineux, cheveu gras et désir qui bouillonne en silence, est bouleversant. Charles Denner, lui, électrise chacune de ses apparitions en amant provocateur, insolent avec les flics jusque dans leur propre commissariat. Et Simone Signoret, en star sur le déclin qui n'ose pas encore se l'avouer, se laisse filmer telle quelle, avec une autodérision touchante. Un film vivant, bancal par endroits mais éclaboussant de talent.
Pour un premier film à 32 ans, la maîtrise est étonnante (jeux de miroirs, espaces dédoublés, meurtres chorégraphiés), le tout tourné dans le vrai Paris, de la Gare de Lyon au 36 quai des Orfèvres. J'ai aimé le dispsitif scénaristique : chaque passager a droit à sa séquence et à sa voix intérieure, même si l'enquête, elle, file parfois un peu trop vite. Il y a aussi cette distribution de rêve, réunie grâce à l'amitié et à l'argent de Montand et Signoret, venus offrir un tremplin au jeune assistant réalisateur croisé sur un tournage. Le film arrive d'ailleurs pile à la charnière de deux époques du cinéma français, l'ancienne vague et la nouvelle, vieux briscards et jeunes premiers qui se frôlent dans les couloirs du wagon. Michel Piccoli, méconnaissable en petit employé libidineux, cheveu gras et désir qui bouillonne en silence, est bouleversant. Charles Denner, lui, électrise chacune de ses apparitions en amant provocateur, insolent avec les flics jusque dans leur propre commissariat. Et Simone Signoret, en star sur le déclin qui n'ose pas encore se l'avouer, se laisse filmer telle quelle, avec une autodérision touchante. Un film vivant, bancal par endroits mais éclaboussant de talent.
Premier film de prouveur de Costa Gavras qui, pas encore politisé et après des années d'assistanat, veut montrer qu'il en veut en mettant sa caméra n'importe où dans un polar blindé de personnages truculents. On craint au départ l'indigestion, mais le cast cinq étoiles et le sens du récit haletant du jeune réalisateur fait passer le tout comme une lettre à la poste.
Pour son premier long métrage Costa Gavras ne se lance pas dans un pamphlet politique comme il le fera souvent par suite mais dans un policier genre Whodunit. Et il le fait avec une maestria impressionnante. Sa mise en scène est inspirée, pleine d idée et donne une dimension supplémentaire à un scénario qui développe certains archétypes avec malice. Il bénéficie de surcroît d un casting incroyable avec une petite mention pour ma part pour Michel Piccoli qui joue un rôle d Incel bien avant que cette notion ne soit imaginée. Pour un coup d essai, c est un coup de maître.
Premier long métrage réalisé par le cinéaste Costa-Gavras en 1965 qui fait ses débuts derrière la caméra avec prouesse et talent !
A ses débuts, le jeune réalisateur dirige un casting de qualités mêlant des comédiens qui ont de la bouteille dans le métier comme Yves Montand et Simone Signoret avec une nouvelle génération comprenant entre autres Jacques Perrin, Jean-Louis Trintignant, Pierre Mondy ou Bernadette Lafont et la liste est longue. La musique de Michel Magne vous est peut-etre familier, c'est aussi le générique de l'émission de cinéma sur Canal+ "Le cercle". Pour parler de "Compartiment tueurs" , Costa-Gavras adapte un livre de Sébastien Japrisot sur un meurtre mystérieux dans un compartiment de trains ou la police enquête avec plusieurs suspects et quelques surprises. La course poursuite finale est un morceau de bravoure très bien orchestré et bien fait pour son époque. Une œuvre passionnante avec un petit effet de seconds degrés qui passe bien de nos jours.
A ses débuts, le jeune réalisateur dirige un casting de qualités mêlant des comédiens qui ont de la bouteille dans le métier comme Yves Montand et Simone Signoret avec une nouvelle génération comprenant entre autres Jacques Perrin, Jean-Louis Trintignant, Pierre Mondy ou Bernadette Lafont et la liste est longue. La musique de Michel Magne vous est peut-etre familier, c'est aussi le générique de l'émission de cinéma sur Canal+ "Le cercle". Pour parler de "Compartiment tueurs" , Costa-Gavras adapte un livre de Sébastien Japrisot sur un meurtre mystérieux dans un compartiment de trains ou la police enquête avec plusieurs suspects et quelques surprises. La course poursuite finale est un morceau de bravoure très bien orchestré et bien fait pour son époque. Une œuvre passionnante avec un petit effet de seconds degrés qui passe bien de nos jours.
Bonjour
Quel plaisir de redécouvrir ce polar a la française, ou a chaque minutes on joue a deviner les acteurs a l écran
1965, quelle belle distribution des rôles on retrouve Yves Montant, Pierre Mondy, Simone Signoret, Catherine Allegret, Michel Picoli, Jean Louis Trintignant, Charles Denner, Pascale Roberts, Christian Marin, Bernadette Laffont, Jacques Perrin, Claude Mann pour une enquête passionnante ou les cadavres tombent
A voir...
Quel plaisir de redécouvrir ce polar a la française, ou a chaque minutes on joue a deviner les acteurs a l écran
1965, quelle belle distribution des rôles on retrouve Yves Montant, Pierre Mondy, Simone Signoret, Catherine Allegret, Michel Picoli, Jean Louis Trintignant, Charles Denner, Pascale Roberts, Christian Marin, Bernadette Laffont, Jacques Perrin, Claude Mann pour une enquête passionnante ou les cadavres tombent
A voir...
En 1965, après des années à œuvrer en tant qu’assistant de réalisation, Costa-Gavras réalisait son premier long-métrage. Il s’était emparé auparavant du roman éponyme de Sébastien Japrisot, l’avait adapté lui-même et avait réussi à déployer une production avec un casting royal. Coup d’essai, coup de maître. Et gros succès en France et aux États-Unis, qui lança la carrière du cinéaste. Ce Compartiment tueurs, loin du sillon que Costa-Gavras creusera plus tard (le thriller politique engagé), est un très bon polar, un très bel exercice de style. Petit bolide virtuose : mise en scène dynamique et inventive, acteurs au taquet, dialogues mitraillettes, montage étourdissant. Tout cela sert un registre qui mêle drame et touches d’humour piquantes, visions subjectives (avec voix off) et visions objectives. Le noir et blanc s’inscrit dans une belle tradition de film noir, captant une ambiance parisienne effervescente, avec quelques notes jazzy en accompagnement. Sur le fond, l’idée de meurtres « leurres », pour dissimiler l’identité de la victime principale, est originale.
Le scénario est, apparemment, simple : une passagère d’une voiture-couchette du Marseille-Paris, est retrouvée étranglée à son arrivée, gare de Lyon. Les 5 autres occupants vont être assassinés un à un, prenant de court l’inspecteur Grazziani (Yves MONTAND), le commissaire Tarquin (Yves MONDY) et l’inspecteur Gabert. Un scénario bien ficelé où tous les personnages, même secondaires, sont réussis. A noter la musique de Michel MAGNE (1930-1984), compositeur un peu oublié mais qui a beaucoup écrit dans les années 1960’ et 1970’, notamment pour Georges Lautner, Henri Verneuil, Bernard Borderie et André Hunebelle.
mise en scene top classe,distribution impressionnante et scenario aux petits oignons;un vrai polar à l'ancienne.
Une enquête sophistiquée. Un suspens de bout en bout. Une incroyable découverte qui vieillit très bien.
Un film policier génial....... il y a cette enquête menée tambour battant, ces jeux d'acteurs et cet humour qui tranche véritablement avec le style film noir.
La fin du film qui correspond à la découverte de la vérité engendre une suite de scènes saccadées et rythmées à un tel point qu'il faut la poursuite finale incroyable pour résoudre un mystère complètement caché.
Excellent
La fin du film qui correspond à la découverte de la vérité engendre une suite de scènes saccadées et rythmées à un tel point qu'il faut la poursuite finale incroyable pour résoudre un mystère complètement caché.
Excellent
''Compartiment tueurs'' est le premier film du réalisateur Costa-Gavras. Il dément ainsi les clichés qu'on peut dire sur les premiers films, à savoir qu'il faut être indulgent parce que ces oeuvres là sont souvent maladroites et mal maîtrisées. En somme, qu'un premier film est le plus souvent une déception. Et bien, c'est exactement le contraire avec ce film, l'un des meilleurs de son réalisateur.
L'intrigue est tirée du roman éponyme de Sébastien Japrisot qui signe en d'ailleurs l'adaptation. Une femme est découverte assassinée dans un wagon de train à la Gare de Lyon. La police commence son enquête avant de se rendre compte que l'assassin recherche comme eux les autres membres du wagon-lit.
Dans le fond, on est assez éloigné des oeuvres suivantes du réalisateur. Ici, nulle trace d'allusion politique ou de régime dictatorial : juste un film policier assez classique mais vraiment très efficace. On reconnaît tout de même Costa-Gavras dans sa manière qu'il a de donner de l'ampleur à l'histoire en creusant la psychologie des suspects. Ainsi prend-il le temps de brosser le portrait de chaque membre du compartiment. Tout cela est à mettre au crédit du scénario, brillant et servi par les tout aussi brillants dialogues de Japrisot (par moment on croirait entendre du Audiard). Un scénario qui passe aisément d'un personnage à l'autre en adoptant tour à tour un ton comique (le couple Perrin/ Allégret), dramatique ou même romantique (le couple Signoret/ Trintignant).
Et puis, il y a la mis en scène. Soulignée par la fort belle photo de Jean Tournier en noir et blanc, la mis en scène est d'une grande beauté. Elle joue sur l'espace, multiplie les effets de miroir (comme la scène où le visage d'un des protagonistes se reflète dans sa boîte à cigarette) et met en valeur un Paris délicieusement désuet.
Soutenue par une éblouissante distribution (Montand, Perrin, Allégret, Signoret, Trintignant, Piccoli, Mondy, Denner et même le Claude Mann de ''La baie des anges''), Costa-Gavras réalise pour sa première oeuvre un excellent divertissement. L'homme engagé à gauche n'est pas encore là, il ne cherche en rien à faire un film à thèse. On voit donc ce film avec un plaisir inouï.
L'intrigue est tirée du roman éponyme de Sébastien Japrisot qui signe en d'ailleurs l'adaptation. Une femme est découverte assassinée dans un wagon de train à la Gare de Lyon. La police commence son enquête avant de se rendre compte que l'assassin recherche comme eux les autres membres du wagon-lit.
Dans le fond, on est assez éloigné des oeuvres suivantes du réalisateur. Ici, nulle trace d'allusion politique ou de régime dictatorial : juste un film policier assez classique mais vraiment très efficace. On reconnaît tout de même Costa-Gavras dans sa manière qu'il a de donner de l'ampleur à l'histoire en creusant la psychologie des suspects. Ainsi prend-il le temps de brosser le portrait de chaque membre du compartiment. Tout cela est à mettre au crédit du scénario, brillant et servi par les tout aussi brillants dialogues de Japrisot (par moment on croirait entendre du Audiard). Un scénario qui passe aisément d'un personnage à l'autre en adoptant tour à tour un ton comique (le couple Perrin/ Allégret), dramatique ou même romantique (le couple Signoret/ Trintignant).
Et puis, il y a la mis en scène. Soulignée par la fort belle photo de Jean Tournier en noir et blanc, la mis en scène est d'une grande beauté. Elle joue sur l'espace, multiplie les effets de miroir (comme la scène où le visage d'un des protagonistes se reflète dans sa boîte à cigarette) et met en valeur un Paris délicieusement désuet.
Soutenue par une éblouissante distribution (Montand, Perrin, Allégret, Signoret, Trintignant, Piccoli, Mondy, Denner et même le Claude Mann de ''La baie des anges''), Costa-Gavras réalise pour sa première oeuvre un excellent divertissement. L'homme engagé à gauche n'est pas encore là, il ne cherche en rien à faire un film à thèse. On voit donc ce film avec un plaisir inouï.
premier film de Costa-Gavras, ici il n'est pas encore le réalisateur "engagé" que l'on connait, un simple polar tiré d'un roman de Japrisot dont il a écrit le scénario avec l'auteur ,le film est un peu gauche, il manque de "punch", on ne ferrait pas ce film aujourd'hui de la même façon qu'à l'époque ; l'originalité tient plus dans la distribution des rôles que dans l'histoire, une pléiade de seconds voire troisième rôles du cinéma français des années 60/70, certains même ne font juste qu'apparaître devant l'écran ; et puis il y a le couple Montand-Signoret avec qui Costa-Gavras allait faire d'autres films
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