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    Never Grow Old
    note moyenne
    3,2
    203 notes dont 30 critiques
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    Votre avis sur Never Grow Old ?

    30 critiques spectateurs

    Frederic S
    Frederic S

    Suivre son activité 592 abonnés Lire ses 231 critiques

    3,5
    Publiée le 24 mars 2019
    Il est amusant de noter à quel point une vague récente de cinéastes (notamment européens) se réapproprie le western et ses ressorts a priori classiques afin de chercher à en extirper de nouvelles formes de discours intimistes dans une époque charnière de l'Amérique. Citons bien sûr "Brimstone", "Les Frères Sisters" ou même le "Hostiles" de l'américain Scott Cooper, ces films semblent se tourner vers les piliers d'un pays qui a longtemps hésité entre s'installer dans la sauvagerie du far-west ou embrasser le modernisme de la civilisation pour y rechercher une lueur d'espoir humaine. Évidemment, tous n'ont pas la même finalité de propos à divers degrés et il serait dur de les mettre sur un plan équivalent en ce sens mais cette volonté de revenir aux sources de cette nation aux fondations fragiles par le prisme d'un genre cinématographique paraît tout de même traduire une volonté d'éclairer les spectateurs devant les formes de violence qui émanent de ce pays à l'histoire si particulière. C'est donc au tour de l'irlandais Ivan Kavanagh ("The Canal") de s'attaquer au sujet en se plaçant cette fois dans le contexte de Garlow, une petite ville aux portes de la Californie et tiraillée entre deux extrêmes d'une Amérique en plein questionnement sur son identité... Au début du film, Garlow est régi par un prêtre protestant et sa cour de fidèles qui y ont proscrit l'alcool, le jeu et la prostitution de manière radicale. Cette dictature religieuse permet, certes, une assimilation de tous les immigrants de différents nationalités réunis sous l'influence de mêmes préceptes mais celle-ci n'est en réalité que de façade et son jusqu'au-boutisme de vertu ne peut bien entendu pas tenir. Néanmoins, ce mode de vie correspond très bien à Audrey (Déborah François), la femme d'origine française de Patrick Tate (Emile Hirsch), le héros du film. Celle-ci accepte ce dogme religieux, imaginant déjà passer le reste de son existence à Garlow, pendant que son mari, lui, envisage toujours de pousser leur odyssée jusqu'en Californie à cause de sa profession de charpentier/croque-mort qui, ici, ne lui permet pas de gagner correctement sa vie. Mais tout va changer avec l'arrivée de trois chasseurs de primes en ville. Menés par Dutch Albert (John Cusack habillé en noir en permanence pour signaler qu'il est très méchant), les trois hommes à la morale qui n'a rien de vertueuse vont racheter le saloon de Garlow et y réintroduire tout ce que le pasteur en avait banni par le passé. Soudainement, les soirées de Garlow deviennent beaucoup plus animées et, alors que la religion y perd peu à peu son pouvoir d'influence, les cadavres commencent à se multiplier en ville. Si Patrick ressent le côté malfaisant des trois nouveaux patrons de Garlow et s'en méfie fortement (surtout que l'un d'eux a méchamment flashé sur sa femme), il ne peut passer outre le fait que leur présence lui permet de connaître un nouvel essor professionnel et bien sûr financier... Ce héros pétri de contradictions entre l'arrivée de nouveaux profits pour le bien de sa famille et le mal à l'état pur qu'il se met à servir contre son gré va donc devenir à lui tout seul le symbole de cette Amérique qui se cherche encore sur la voie à adopter pour la survie de son avenir. Et, plus largement, c'est aussi le cas de la ville de Garlow avec son drapeau américain placé sur ce saloon en pleine perdition, théâtre de cet affrontement entre une violence anarchique et un ordre religieux rigoureux. Si "Never Grow Old" n'atteint clairement pas la haute qualité de ses collègues contemporains du genre cités en introduction à cause notamment d'un déroulement très classique (l'ultime confrontation est teasée en plus par un flashforward pas très finaud en ouverture) et de certaines ficelles à la redondance agaçante (la force des figures féminines sera mise en avant in fine mais, la plupart du temps, elles n'en seront réduites qu'à provoquer un sentiment de malaise en étant des objets de convoitise pour les yeux libidineux des hommes), le film d'Ivan Cavanagh a le mérite de son efficacité dans la montée en puissance de ses événements sordides qui amène son héros à embrasser de plus en plus sa part obscure et les conflits internes qu'elle entraîne. "Never Grow Old" n'a pas l'originalité de son discours pour être un sommet du western mais il le pose et l'exploite toujours de manière pertinente, n'éludant jamais l'ambivalence de son héros devant la plongée dans les ténèbres humains que représente le nouveau pouvoir exercé à Garlow. Il en est de même pour l'autre camp, celui du prêtre protestant, dont l'impuissance face à la montée du vice appellera des méthodes drastiques traduisant encore un peu plus la montée du danger de son extrémisme religieux. Enfin, notre attachement plutôt bien construit vis-à-vis de la famille au coeur du film sublimée par un très bon casting (l'alchimie entre Emile Hirsch et Déborah François est incontestable) et une mise en scène véhiculant une tension toujours omniprésente dès l'arrivée du trio infernal dans leur environnement permet d'éluder notre connaissance des enjeux prévisibles de ce type d'histoire pour se concentrer sur l'évolution, la réflexion humaine qu'un dilemme aussi intenable représente pour son héros, et l'explosion qui lui sera inévitablement conséquente (la dernière partie, entre violence et émotion, sera d'ailleurs très réussie). Peut-être pas assez atypique pour véritablement faire date, "Never Grow Old" n'en demeure pas moins un western de qualité, efficace et passionnant par sa portée mêlant le sort intime de ses personnages à la grande Histoire du destin de toute une nation. Et, petit bonus, même si son rôle n'est pas des plus nuancés, que cela fait du bien de voir John Cusack sortir la tête de l'eau dans un bon film après une série de DTV minables ! Un argument de plus à mettre au crédit de la réussite du long-métrage d'Ivan Cavanagh...
    Marc B.
    Marc B.

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    4,0
    Publiée le 7 août 2019
    J'ai aimé! Pourtant, la tension est insoutenable. La brutalité de l'époque est bien décrite. Tout est noir ; l'ambiance, les costumes, la boue partout... Le trio d'acteurs est bon. Cusack est terrifiant et tellement bon dans ce rôle pervers et cruel. Et en même temps garçon bien élevé lorsqu'il paie tout jusqu'au dernier dollar. L'Amérique de la ruée vers l'or, la place de la femme, celle de l'église (comme au temps des croisades...)... N'écoutant pas certaines critiques, je ne regrette pas d'y être allé. Les goûts et les couleurs!
    defleppard
    defleppard

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    3,0
    Publiée le 2 juin 2019
    Western de qualité.....plans sombres au service d'une photographie à la hauteur....................................3 étoiles....!!!!!
    islander29
    islander29

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    3,5
    Publiée le 8 août 2019
    ce qui est frappant, très vite, c'est le choix du réalisateur de nous projeter dans un univers d'une noirceur insoutenable. La pluie , la boue, la nuit sont trois grand acteurs du film...Tout est sombre et dans cette petite ville bien pensante, débarque trois cavaliers de l'apocalypse, trois chasseurs de prime qui veulent mettre la main, sur la ville, et dont l'un , le muet, brute de deux mètres s'amourache de la femme (Deborah Françoise) de Emile Hirsch (qui lui même gère les pompes funèbres)….Je dois avouer qu'il règne une atmosphère tendue et sombre, et que les personnages sont habités autant par leurs démons intérieur que par la haine qui les oppose...C'est prenant, les dialogues et les voix, la photographie, l'ambiance glauque, retiennent, c'est le cas de le dire, l'attention… Beaucoup de sentiments sont palpables dans ce western gothique…..beaucoup de cercueils finissent par vous hanter, c'est ce que je retiens de ce "western" crépusculaire, qui sans être un chef d'œuvre, apporte de l'eau au moulin, d'un genre, qui mérite notre respect...Je conseille sans insister...
    benoitG80
    benoitG80

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    4,0
    Publiée le 10 août 2019
    Avec « Never Grow Old » Ivan Kavanagh nous propose en effet un western très sombre et surtout revisité, où l’intimité des sentiments et la psychologie des personnages ont ici une extrême importance... La noirceur saute ici immédiatement aux yeux, tant les conditions de vie de cette famille et de ce petit village de Garlow paraissent plus vraies que nature, mais ce qui renforce encore cet aspect tient aussi à la description physique et surtout à l’état d’esprit des uns et des autres, d’autant plus quand la vie de cette communauté bascule brutalement ! À travers ce charpentier et croque-mort irlandais nommé Patrick Tate, tout ce qui fait l’humanité apparaît et transpire par chacun de ses pores, alors que justement la population de Garlow est partagée entre la vertu incarnée et maintenue de main de fer jusque là par ce pasteur implacable, et à nouveau le vice qui se profile avec l’arrivée de Dutch Albert, interprété par l’impressionnant John Cusack tout vêtu de noir, et de ses acolytes pas plus rassurants. À ce propos, Émile Hirsch dans la peau de ce charpentier, est d’une grande retenue et humilité, tandis que Déborah François est parfaitement à son diapason en tant qu’épouse et mère dévouée. De la convoitise et de la cupidité, de l’intérêt personnel à la lâcheté en passant par la peur et la colère, toute une palette de ressenti nous est donc transmise par ce père de famille protecteur, aimant et tendre, alors que doucement il est pris finalement à son propre piège au contact de ce chasseur de primes venu régner en maître et par tous les moyens possibles sur ce village aux confins de la Californie. Notre héros va en effet devoir se situer par rapport à ses ambitions premières de vouloir s’enrichir et son désir d’être en adéquation avec sa famille, sur laquelle il veille scrupuleusement. C’est en terrorisant son entourage que ce Dutch Albert, être pervers, maléfique et dangereux, va mettre en place une tension de tous les instants, qui va donner à ce western une dimension tragique d’une très grande intensité. D’autant plus que la photographie sombre et superbe tout en demi teinte, nous offre des tableaux magnifiques de scènes d’intérieur ou d’extérieur, dont le rendu très réaliste et plus que misérable ne fait que renforcer cette impression pesante ! On reste sidéré par ces conditions de vie, où la boue a tout envahi, où ces costumes qui y traînent, respirent la crasse et l’usure jusqu’à la corde, où ces visages reflètent la tristesse et la crainte en permanence... Pour conclure, ce western est finalement une excellente peinture d’une époque étonnante, celle de tous ces immigrés venus chercher une vie meilleure, en croyant faire fortune, ainsi que celle d’une nation toute neuve et balbutiante, pleine d’espoir et de dangers.
    selenie
    selenie

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    3,0
    Publiée le 8 août 2019
    On apprécie la reconstitution historiques sur les décors et les costumes. Par contre, dans le même temps, on doit faire avec une photographie bien mal éclairée ce qui donne un film beaucoup trop sombre à tel point que le contraste jour/nuit est bien mince. La vraie force du film réside dans l'évolution psychologique de Tate à partir du moment il prospère grâce à des meurtres, et comment il gère vis à vis du caïd, vis à vis de son épouse, vis à vis de ses voisins et surout vis à vis de lui-même et de sa conscience. La tension s'installe soudain une nuit avec l'arrivée des trois tueurs et évolue constamment, doucement, jusqu'à ce dénouement violent qui apporte son lot de suspense ou d'ouverture narrative plutôt judicieux. Site : Selenie
    Pierrot59
    Pierrot59

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    4,0
    Publiée le 9 août 2019
    J'ai vraiment beaucoup aimé ce film qui montre de façon très réaliste ce que pouvait être la vie des immigrants à l'époque. La dictature du pasteur sur la petite population de la ville, l'arrivée du méchant et la position du charpentier-croque mort vis à vis de celui-ci, position difficile à tenir entre le fait de mieux gagner sa vie à cause des désordres occasionnés par le "méchant" et la morale défendue en particulier par son épouse. Bien entendu on peut voir dans ce "western" une caricature avec les bons et les méchants classiques mais ce film va bien au delà dans une atmosphère sombre et réaliste.
    William Dardeau
    William Dardeau

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    2,0
    Publiée le 13 août 2019
    On ne voit pas bien l'intérêt de ce pseudo western européen lorgnant furieusement vers le Impitoyable du grand Clint. Les baraques en boie, la boue, quelques trognes ne suffisent pas ! Il faut aussi un scénario qui se tient, ce qui est loin d'être le cas. D'ailleurs le réalisateur paresseux se moque du monde, avec de grossières ellipses (personne ne semble se préoccuper de la disparition du muet !). Le spectateur estival est indulgent; alors il regarde quand même, en marmonnant. John Cusak, en méchant plus ou moins mystique, tire son épingle du jeu.
    tixou0
    tixou0

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    1,0
    Publiée le 13 août 2019
    Dans une ambiance crépusculaire (fond de l'affaire), et même, la plupart du temps, nocturne (nuit profonde, hivernale et carrément sinistre) - le reste du temps, ciel bas-de-plafond, pluie et boue (beaucoup, vraiment beaucoup de boue), ce premier "long" de l'Irlandais Ivan Kavanagh (à ma connaissance) distribué en France est à déconseiller aux dépressifs. On y patauge en effet dans la bouillasse, et le sang - beaucoup de sang.... Car il y tombe du macchabée comme à Gravelotte (sauf qu'on est en 1849, et dans l'Ouest américain de la "Ruée vers l'or" - et non en 1870, en Lorraine, pendant la guerre franco-allemande du moment). La scène est plus précisément à Garlow, une bourgade qui va passer sans transition de la dictature moraliste d'un pasteur allumé, à la terreur distillée par un joyeux trio de crapules finies, dont le chef a racheté le saloon fermé par le parangon de vertu, où il accueille avec profit tout ce qui fait bamboche dans le voisinage spoiler: (jusqu'à la flambée annoncée dès le départ.... choc de tyranneaux..). Difficile de faire de vieux os dans ces parages ("Never grow old") ! Et d'abord pour le "héros", un brave charpentier irlandais, "Patrick Tate" (Emile Hirsch), marié à une Française, "Audrey" (la Belge Déborah François), père de deux gamins (son épouse attendant le troisième), et qui avait cru trouver le bonheur domestique dans ce repaire de méthodistes, ayant poussé, dans un souci d'assimilation louable, jusqu'à quitter la foi catholique, avec sa famille. Ordonnateur des pompes funèbres, en prolongement logique de son métier premier, l'accélération du recours à ses bons offices semble lui montrer le chemin d'une certaine prospérité.... Mais à quel prix ?... Au bénéfice du doute, on regrettera que le réalisateur n'ait pas, comme signalé d'habitude, assuré le montage lui-même - car cet aspect technico-artistique n'a rien ici de remarquable... Rien d'ailleurs, de façon plus globale, n'est à retenir, ou louer, dans ce triste "western", où l'on s'ennuie prodigieusement. Côté casting, on sauvera les deux autres Belges, Anne Coesens (en mère désespérée - "Mrs Crabtree"), et Sam Louwyck ("Dumb-Dumb") - mais ce sont des rôles épisodiques, et John Cusack ("Dutch Albert"), qui a la partie la plus intéressante, celle d'une canaille de compétition, mais avec une certaine épaisseur psychologique.
    traversay1
    traversay1

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    2,5
    Publiée le 8 août 2019
    Le plus original dans Never grow old, et ce qui lui donne un certain cachet, ce sont les paysages du tournage au Conemara et au Luxembourg qui offrent un cadre assez inhabituel à un western. Autres bonnes idées : celle de l'époque, avant la guerre de Sécession, et le choix d'un croque-mort comme protagoniste principal, parti d'Irlande comme un véritable migrant, au moment de la Grande Famine. Un soin tout particulier a également été apporté aux costumes et on ne peut reprocher au film de manquer d'authenticité et de réalisme. En revanche, le scénario est plutôt décevant, livrant l'éternel combat du bien contre le mal avec des péripéties somme toute prévisibles et des méchants à la limite de la caricature, malgré prestation saisissante d'un John Cusack méconnaissable. A cela s'ajoute évidemment une violence éruptive, traitée de façon démonstrative, manière d'aller vers la tragédie grecque. Mais l'on sait bien que là où il y a de la géhenne, il n'y a pas toujours du plaisir. Et puis, hélas, la psychologie des personnages est relativement peu fouillée ou alors basique, notamment celle du personnage principal, joué avec fadeur par Emile Hirsch, très spectateur des événements, au contraire de son épouse, incarnée par Déborah François, nettement plus convaincante mais pas suffisamment présente à l'écran. Le spectacle proposé par Never grow old n'a rien de déshonorant, constituant le premier film vraiment ambitieux de l'irlandais Ivan Kavanagh, qui a déjà tourné 5 longs-métrages auparavant, mais il lui manque peut-être un savoir-faire, de l'humour ou une plus grande connivence avec le genre pour égaler Robert Altman, par exemple, puisqu'il semblerait que cela soit la référence avouée du cinéaste.
    videoman29
    videoman29

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    1,5
    Publiée le 20 juin 2019
    « Never grow old » c'est un pasteur qui se comporte comme un petit dictateur avec sa ligue de tempérance... c'est aussi un vilain trio de hors la loi qui achète le saloon local pour mettre la ville en coupe réglée, c'est un shérif vieux et pas trop courageux, une mère qui prostitue sa fille et un croque-mort qui prétend aimer sa famille mais qui ne crache pas sur l'argent... Et la morale dans tout ça ? Ben y'en a pas, mais alors pas du tout ! Tout comme les gentils d'ailleurs, qui sont totalement absents du casting... les pauvres victimes tombent donc comme des mouches, avec une espèce de fatalité morbide et dans l'indifférence générale. Du coup, cette avalanche de misère et d'injustice nous mène tout droit au bord de la dépression et visionner ce western jusqu'au bout demande un effort quasi surhumain... que j'ai consenti à faire dans le simple but de vous conseiller gentiment, mais fermement, de passer votre chemin. Fuyez !
    nicoµ
    nicoµ

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    2,5
    Publiée le 13 août 2019
    Un western poisseux qui ne réserve aucune surprise, spoiler: tant le dénouement est prévisible au bout de 10 minutes . Les acteurs ne sont pas exceptionnels, même si Déborah François et son personnage s'en tirent bien. Cependant, ce film a le mérite de nous rappeler que l'Amérique, depuis que l'homme blanc y a posé les pieds du moins, a toujours été une terre de bigoterie et surtout de violence. C'est ce que le réalisateur semble nous dire par la bouche d'un personnage qui face à son meurtrier lui dit qu'il est en fait un vrai américain.
    ffred
    ffred

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    4,0
    Publiée le 13 août 2019
    Chose rare, voilà un western cent pour cent européen (financement, équipe et lieux de tournage, entre l'Irlande et le Luxembourg). Ivan Kavanagh nous offre une mise en scène tout aussi élégante que maitrisée. Le scénario est finement écrit, rendant parfaitement la rudesse de l'époque. Une ambiance âpre et pesante, s’alourdissant jusqu'à un final attendu mais bien amené. Même chose pour la direction artistique. Les décors sont inspirés de photos de l’époque, les images sont splendides. Le casting international est très convaincant. Que ce soit les américains Emile Hirsch et John Cusack (terrible) ou les belges Déborah François, Sam Louwyck ou Anne Coesens. Le rythme est assez lent mais il se passe constamment quelque chose. Un film noir, oppressant et prenant, très réussi, qui nous tient en haleine d'un bout à l'autre. On est pas loin du grand western crépusculaire. Une belle petite surprise.
    S5Clem
    S5Clem

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    2,5
    Publiée le 26 mars 2019
    Dans un monde de truands, les meilleurs peuvent aussi être les pires. Une tranche de vie des années mi-1800 d'un petit village d'Amerique où une équipe de primes vient poser bagages et terroriser les habitants. Plutôt crédible dans l'ensemble, le scénario manque juste de densité et de rythme pour être vraiment convaincant. Une morale assez basique autour de la valeur de l'argent. Une fin explosive et attendue. À voir une fois, histoire de.. Et non, ce n'est pas Jack Black ^^
    A v
    A v

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    4,0
    Publiée le 11 avril 2019
    «Never Grow Old», Emile Hirsch joue un entrepreneur de pompes funèbres et charpentier, installé avec sa famille dans une ville du nom de Garlow, situé sur la piste de Californie, comme l'indique une carte de titre. Ce sentier s'étend de l'ouest du Missouri au nord de la Californie. Les environs de cet occidental écrit et réalisé par le cinéaste irlandais Ivan Kavanagh sont sans pitié. La photographie de Piers Mc grail met volontairement l'accent sur le ciel gris et la boue abondent. Le personnage de Hirsch, ( Patrick Tate ), est un rouage lent dans les roues à rotation lente de Garlow, nous l'apprenons après un prologue promettant une violence cathartique. Après l'avoir montré présidant un enterrement, le film présente le prédicateur de la ville, feu et soufre, discutant avec ennui, à quel point la ville est mieux maintenant que l'alcool est interdit. Il discute de ce que signifie être en Amérique et de tout ce non-sens que les écrivains contemporains des révisionnistes occidentaux aiment imaginer par des personnages non éclairés du 19 ème siècle qui dribblaient avant que tout le monde ne connaisse mieux. Sauf que tout le monde ne sait pas mieux, c'est le but. La paix de la ville est interrompue par l’arrivée du non-hollandais Albert, interprété par John Cusack, entièrement vêtu de noir et qui cache souvent une grande partie de son visage derrière le large bord de son chapeau de cow-boy. Néerlandais n’est pas impressionné par la piété de la ville et rouvre le salon, le transformant rapidement en une maison close. Il commence également à tuer des gens, ce qui augmente les affaires de Patrick. Dans la grande tradition de criminalité jamais réelle, néerlandais s'intéresse à Patrick relativement vertueux. Constatant qu'il est un immigré irlandais, il interroge l'entrepreneur sur la façon dont il se sent aux États-Unis. Cela le gêne-t-il que les Irlandais soient perçus par d'autres couches de la population comme des «sauvages» ? Enfin, il demande: «Vous pensez qu'un homme honnête, comme vous, peut être ami avec un gars comme moi ? Audrey ( Deborah François ), la femme de Patrick, sourcille devant une telle alliance, qui est bien sûr vouée à la ruine. "Never Grow Old" regorge de clichés, le méchant philosophique de Cusack l’un des plus remarquables. «Parfois, je pense que le monde entier est uni par des mensonges. Mais je ne vais pas vous mentir, Mme Crabtree. Je vais tuer votre mari », a-t-il dit à un moment donné, avant de répéter cette phrase de « Dirty Harry »sur le fait de se nettoyer la tête. Comme Eli Wallach l’a dit dans un autre Western de Sergio Leone, «Quand vous devez tirer, tirez. Ne parlez pas. "
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