Les Sorcières d'Eastwick
Note moyenne
3,0
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102 critiques spectateurs

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CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2019
L’arrivée d’un fantasque inconnu dans la tranquille bourgade d’Eastwick va en émoustiller plus d’une. Le diablotin ne pouvait finalement échapper au cabotin Jack Nicholson. Pour canaliser sa fougue et son appétit, George Miller a sorti son carnet d’adresses et fait appel à la rousse Susan Sarandon, à la blonde Michelle Pfeiffer et à la noiraude Cher, sans oublier la non ensorcelée Veronica Cartwright. Il se cache derrière les dialogues de cette comédie fantastique, adaptée du roman éponyme de John Updike, des vérités sur les relations hommes-femmes qui méritent réflexion. Sympa malgré des effets spéciaux qui font mal aux yeux sur la fin.
Fêtons le cinéma

852 abonnés 3 663 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 août 2019
Au sein d’une petite communauté américaine où règne le puritanisme le plus malsain, Les Sorcières d’Eastwick fait surgir le Diable. Nous l’entendons ronfler au fond de la salle de concert, nous percevons son château depuis des hauteurs inquiétantes, nous essayons de prononcer, par bribes incertaines, son nom tout aussi diabolique que sa personne. Et la particularité de ce monstre est d’user de ses pouvoirs érotiques pour exploiter la détresse de trois femmes victimes du monde dans lequel elles sont contraintes de survivre. Incarnation du fruit défendu tout autant que de la primauté bestiale du masculin sur le féminin, Daryl van Horne entend bien tirer profit de l’espèce humaine de sorte à asseoir davantage encore sa présence sur Terre. La séduction et la procréation, voilà les deux motivations du démon fait homme, dans un affront direct fait au Ciel. Car le film adresse à l’Église un pamphlet aussi virulent qu’insolent, ne recule devant aucune parodie ou dérision, serait-ce une dévote fanatique qui, en raison de sa sensibilité et de sa piété, finit sa vie en vomissant des noyaux de cerise avant de s’attaquer à son pauvre époux. La messe devient l’occasion de débiter un lot d’insultes, d’agresser autrui en lui proférant des requêtes peu chrétiennes, de prêcher avec excès la Faute du féminin et le martyre du masculin. Tout cela revêt le vêtement de la révolte à l’encontre du religieux, ce même religieux qui, quelques siècles auparavant, conduisait des femmes accusées de sorcellerie au bûcher éternel. Le titre du long-métrage indique d’emblée les intentions de George Miller : penser la condition de la femme contemporaine par le prisme de ce jugement moral qui, en voulant dégrader celle qu’il qualifie, la dote d’un régime d’exceptionnalité. La sorcellerie renvoie en effet à un mode de vie réglé sur des dons personnels et en harmonie avec ses désirs. Trois femmes, une blonde une brune une rousse, trois artistes – la première agence des mots dans un journal, la deuxième est musicienne et professeure, la troisième est sculptrice –, trois victimes du patriarcat le plus nauséabond, bien décidées à prendre leur revanche celui-ci. Pourtant, le métrage complexifie la donne en faisant de la tentation apparemment libératrice l’apanage de l’homme, comme si les fantasmes féminins peinaient à sortir des modes de représentation inhérents à la virilité en usage. Dès lors, Les Sorcières d’Eastwick tient un discours féministe doublement intelligent : il se dresse contre l’atrophie du désir féminin qu’exige l’homme et transforme ses personnages en muses au potentiel sexuel décuplé ; il joue avec l’image de la femme-sorcière et dote ses héroïnes de pouvoirs magiques qui serviront ensuite à combattre le mal par le biais de ses propres sortilèges. George Miller mobilise ainsi le stéréotype du masculin vulgaire et incapable de divulguer ses projets, dans lequel excelle un Jack Nicholson possédé par le démon, face au féminin roi de la simulation, orchestre une valse des corps et des cœurs à la façon d’un long exorcisme. Les femmes en sortiront épanouies, libérées de la domination masculine : voici venir les trois reines d’un royaume d’où l’homme a été chassé, réduit à cette présence télévisuelle que l’on peut aisément éteindre. Il suffit, pour cela, d’une télécommande. En s’entourant de trois actrices délicieuses, le film s’amuse à déconstruire la mythologie de la femme-sorcière contemporaine. La mise en scène regorge d’idées géniales et offre un segment final d’anthologie, aidée en cela par la somptueuse partition de John Williams. Avec Les Sorcières d’Eastwick, Miller offre au cinéma un joyau burlesque aussi impertinent que sauvagement loufoque.
Ann Val
Ann Val

110 abonnés 352 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 août 2019
Caricatural à l'extrême, ce film féministe avant l'heure parodie une Amérique où tout est permis tout en vantant le puritanisme, et où l'argent ouvre toutes les portes!
Les actrices sont flamboyantes et Nickolson s'éclate dans ce rôle multifacette. Un chef d'oeuvre !
claude O.
claude O.

8 abonnés 116 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2019
burelesque et dejanté ,un diable dans toute sa plendeur appellé par des femmes en manque de vigueur masculine .Jack Nicolson dans son role de seducteur pas beau mais qui sait jouer avec l´esprit des femmes ,un je t´aime moi non plus et la victoire de la mere sur le mal.un film qui se laisse voir sans laisser un souvenir imperissable.Des actrices sans fard et la plus belle reste Cher jamais atteind par le quotidien qui rend Michelle Pfeiffer et susan Sarandon laides.L´eternelle danse du masculin feminin ou qui gagne perd .il manque la suite 16 ans plus tard quand ces adorables bébé seront devenu de petits diables puissants
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 février 2019
C'est divertissant mais ça en reste là.
Les effets spéciaux ont malheureusement très mal vieillis.
Les acteurs surjouent pas mal notamment Susan Sarandon et Jack Nicholson. Michelle Pfeiffer et Cher s'en sortent mieux.
Le scénario ne va pas au bout des choses, tout est très prévisible.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 décembre 2018
Curieux mélange entre la comédie, le film fantastique et la critique sociale. Est-ce dû à une hésitation du réalisateur George Miller, pourtant très direct dans Mad Max ? Ou l'ambiguïté du scénariste Michael Cristofer, plus habitué aux histoires en demi-teinte ? Toujours est-il que le film démarre comme une chronique sociale, se développe comme une comédie, puis vire à l'aigre ( spoiler: avec la mort de Felicia et la torture des 3 sorcières
) pour finir en histoire fantastique pure. Reste la performance efficace des acteurs. Jack Nicholson est particulièrement à l'aise dans son rôle...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 décembre 2018
Très très bon film avec un bon choix de casting.

Je comprend pas pourquoi il passe rarement à la télé.
Trois portraits de femmes complètement différentes avec Jack qui apporte bcp d'humour et de légèreté.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 janvier 2018
Eternel. D.
Déjà dépassé au vue de la perception de sa notation et tellement en avance, (en 1987 !!!...

La grandeur de l'Ecriture, de textes puis de la retransmission à l'écran. Un vrai jeux, d'Acteurs et d'Esprits.
Astr.
Astro planeur parapente, j'avais déjà addooooooorréééééé a sa sortie. Le costard Rose et ...
Jade Lisa
Jade Lisa

10 abonnés 254 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2017
Casting haut de gamme pour cette comédie fantastique déjantée : 3 créatures de rêve apprenties sorcières perdues dans une petite bourgade américaine puritaine et l’arrivée d’ un diabolique et irrésistible inconnu qui va bouleverser tout leur univers. Une mention spéciale à Jack Nicholson qui arrive à jouer de l’absurde avec classe.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2017
Une excellente comédie fantarctique de George Miller. Cher, Michelle Pfeiffer et Susan Sarandon incarnent trois sorcières. Jack Nicholoson interprète un puissant sorcier. Jubilatoire et culte.
Audrey L

806 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mai 2017
Un film fantastique sans un surplus d'effets spéciaux qui peut plaire facilement, mais souffre de son rythme à peine les vingt premières minutes d'introduction terminées. L'arrivée du Diable (un Nicholson comme à son habitude survolté) parmi le trio de femmes ne redynamise pas vraiment la suite, sauf quelques passages plein de rebondissements (la femme véritable grenouille de bénitier qui crache toutes les choses que mangent les femmes du Diable, et vomit partout... Un peu "trash" mais très drôle). Les acteurs et actrices sont toujours très bons, cachent bien leurs secrets ( spoiler: qui aurait pu se douter de l'identité surnaturelle de Nicholson au premier regard ? Qui aurait pu prédire le meurtre de la fervente catholique par son gentil mari ?
). Un bon film plein de maléfices, démons humains et humour noir, qui peine un peu à garder le rythme, mais reste plaisant.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2017
J'ai surtout aimé la prestation de Jack Nicholson dont la première apparition est excellente, comme d'habitude. Son personnage et le doublage français font merveille. Il y a de bonnes idées mais la scène avec les noyaux de cerises est de trop. Les plans de caméra sont recherchés et offrent de très bonnes perspectives dans les mouvements de caméra. Il y a un bon humour noir à travers le personnage de Daryl, surtout quand il est dans sa robe de chambre rouge assis dans son fauteuil avec une forte dépression. L'évolution qu'il donne à son personnage est extraordinaire avec des répliques qui collent parfaitement au personnage et les dernières scènes sont décapantes, on voit le génie de l'acteur pour incarner des personnages complètement cinglés ! Dommage qu'il y ait autant de vomissement car il y a des réflexions amusantes sur les relations hommes-femmes et de bons effets visuels avec un humour décapant.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2016
"Les sorcières d'Eastwick" est une agréable fantaisie que George Miller s'offre en 1987 après la trilogie "Mad Max". Le succès du film tient grandement à la beauté si l'on peut dire ensorcelante des trois actrices principales Cher, Susan Sararandon et Michelle Pfeiffer. En face de ce triptyque trône l'impayable Jack Nicholson en sorcier à la fois féministe et possessif. Sans pour autant constituer le plus réussi pari de son auteur, "Les sorcières d'Eastwick" reste un moment de plaisir où baigne une atmosphère quelque peu burtonienne, portée par le thème de John Williams qui ravira les amateurs de fantastique. Le long-métrage amène somme toute avec lui le charme des années 1980, y compris au sein des vieillis effets spéciaux.
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2016
Grosse production de l’année 1987, George Miller cassait son image de réalisateur violent avec ces Sorcières d’Eastwick, s’entourant d’un casting féminin de qualité, et d’un casting masculin porté par l’excellent Jack Nicholson.
Soyons franc, Les Sorcières d’Eastwick c’est avant tout d’excellents numéros d’acteurs. Jack Nicholson est vraiment énorme dans son rôle, jubilatoire pourrait-on dire, se montrant tour à tour drôle, séduisant, inquiétant, dans une prestation grandiloquente et exubérante, mais jamais surjoué. Mémorable, il fait face à trois actrices à la fois très différentes et très complémentaire. Si Susan Sarandon est convaincante dans son rôle, lequel fait un peu référence à son propre parcours finalement, si Michelle Pfeiffer est solide, surtout pour séduire, Cher est la surprise du métrage, portant son rôle, le plus exubérant du lot, avec une belle conviction. En dehors de ces rôles principaux on se retrouve aussi avec le numéro halluciné et hallucinant de Veronica Cartwright.
Les excellents numéros d’acteurs portent ce film qui, par ailleurs, est assez faible scénaristiquement parlant. Le concept est intéressant, il y a quelques dialogues très affutés, le rythme n’est pas mauvais, mais le métrage dégage une réelle impression de superficialité, n’ayant pas vraiment de but, et on ne comprend pas trop la clairvoyance (si c’est le cas) de Cartwright. Les Sorcières d’Eastwick apparait comme un film gentiment critique, caustique, mais on ne sait pas trop où il veut aller, s’il a un but d’ailleurs, et c’est relativement frustrant, car il y avait la place de créer une histoire costaud et plus envoutante encore !
Sur la forme on sent un budget confortable. De beaux décors, une photographie de qualité, quelques effets spéciaux jouant la surenchère et d’une utilité plutôt discutable tant ils sont utilisés avec parcimonie et ne donnent pas l’impression d’être indispensables. Les Sorcières d’Eastwick est un métrage filmé avec maitrise par George Miller, qui semble complètement s’amuser, et cette aisance est appréciable, tout comme la jolie bande son.
En fait, et c’est à la fois ce qui fait le charme et les défauts de ce film, Les Sorcières d’Eastwick donne l’impression d’être une pause pour Miller, qui filme ce qui lui plait, cherchant peut-être à s’éloigner de l’univers violent de Mad Max et se distrayant avec des acteurs talentueux et survoltés. Du coup le métrage est léger et fun, mais il est aussi clairement brouillon et un peu trop superficiel. 3.5 car ça reste très propre dans l’ensemble.
alouet29
alouet29

94 abonnés 1 514 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 septembre 2016
Le principal intérêt de ce film réside dans sa distribution, et surtout de Michelle Pfeiffer et de Jack Nicholson. Pour le reste, on peut oublier très vite.
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