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Un visiteur
5,0
Publiée le 7 août 2014
A toutes les critiques négatives qui trouvent que ce film ressemble à "un long clip façon MTV", je voudrais préciser qu'en 1982 (année de sortie du film), MTV n'existait pas et les clips en étaient à leur génése. Parker a dit lui-même que, si chaques fois que MTV avait piqué quelque chose dans "the wall" on lui avait donné 1£, il serait milliardaire. Pensez à l'image de la chute de la goutte de sang au ralenti...
Un film unique a la realisation plus qu'intéressante et la bande-son, cœur du film, parfaite de Pink Floyd. Le rôle principal de Pink colle a la peau de l'acteur. Les dessins se mêlent au film avec une habilete peu commune.
Alors je le dis d'entrée : j'adore Pink Floyd, donc mon avis ne tient pas compte de la musique qui est juste magnifique, mon avis sur le film est très partagé : les séquences animées sont vraiment très réussies et j'aime beaucoup l'univers proposé mais en revanche les images "filmées" me paraissent être de simples illustrations assez peu intéressantes en fait.
Alan Parker adapte superbement bien l’opéra-rock des Pink Floyd « The Wall ». On y suit le parcours (non chronologique) de Pink, une star du rock et peu à peu il va se fabriquer un mur protecteur qui va le pousser à la folie. L’histoire est intéressante, très bien écrite et construite. Les thèmes tels que la schizophrénie, la folie, le traumatisme de l’enfance ou l’aliénation des foules sont intelligemment abordés. Les ajouts d’animés sont très bon et la narration est fluide et bien faite. Et enfin, les chansons sont à l’image de l’album, excellente et les « clips » sont réussis. Un des meilleurs films de ce genre, effrayant et subtil, porté par des Pink Floyd poignant et excellent musicalement.
The Wall reste ma plus grande claque cinématographique. Un tel chef d'oeuvre ! On est plongé dans cette histoire de drogue et de folie inspirée par la vie de Waters, carrément ensevelis, comme prisonnier de ce film tellement il est captivant ! Cela fait plusieurs années que j'écoute l'album éponyme que je considère comme un chef d'oeuvre lui aussi, et en visionnant le film j'ai pu voir la vision de Waters, et grâce aux sous-titres j'ai enfin pu tout comprendre et me dire : "Woaw, The Wall, c'est ça ?!" Une grande stupéfaction par ce film concept mélangeant images réelles et dessins animés, un parfait mélange pour embellir le film. La critique de la société, des médias, de la guerre et du nazisme est tellement bien faite a la limite du censurable qu'on peut la citer dans les dissertation de philo. Eh oui les Floyd c'est très philosophique ! Bref un pur chef d'oeuvre qui fera jouir les fans de Pink Floyd, ainsi que ceux qui aiment les histoire de folie psychédéliques comme il y'en a dans le Rock. Film musical qui fait presque peur parfois, ce n'est pas qu'une vision par images de l'album culte, c'est carrément une autre version qui nous emmène loin, très loin !
Qu'il est difficile d'évaluer un film fait pour un public cible quand on ne fait pas partie de ce public cible ! The Wall n'est d'ailleurs pas un film dans le sens classique du terme. C'est un concept autour d'un album du groupe Pink Floyd sous la forme d'un clip long d'1h30. Point de scénario, de dialogue ou de personnages ici, juste une mise en image de la musique du groupe. N'étant donc pas connaisseur de leur musique, je suis donc resté de marbre et me suis plutôt ennuyé devant cette imagerie, certes recherchée, mais qui ne me parle pas. Les seules scènes ayant retenu mon intérêt sont celle en animés, celle-ci étant visuellement plus marquantes que le reste. The Wall n'est donc pas un mauvais film. Il ne peut qu'être apprécié par les fans du groupe ou les amateurs d'images psychédéliques. Et je ne suis ni l'un ni l'autre !
"Pink Floyd The Wall" se présente comme une succession de clips musicaux ayant pour fil rouge des étapes de la vie d'un rockeur schizophréne. On est donc loin de la trame narrative habituelle. Justement, si je salue l'originalité du concept et cet exercice osé, l'ensemble en devient vite indigeste et lourd. Déjà, la musique étant l'élément central, ceux d'entre vous qui n'apprécient pas le groupe peineront à accrocher à ce film. En revanche, le visuel est plutôt réussi avec de magnifiques scènes d'animation malheureusement peu présentes qui se mèlent pourtant parfaitement avec la musique. Bref, ce délire musical et cinématographique est plutôt réservé aux fans de Pink Floyd qui sauront apprécier ce concept atypique.
Un film réservé au fan du groupe. Mais si on part du principe qu'il s'agit principalement d'une oeuvre musicale réalisée en grande partie par le groupe lui même on ne peut que saluer la performance .
Je prèféres 100 fois le film que je me fais en écoutant le disque que le film d'Alan Parker lui même... Il y a des choses réussies dans le film, quelques fulgurances poètiques et baroques mais noyées dans un magma d'outrances visuelles lourdingues pré MTV...Si le film tout entier n'avait été qu'en animation, à la rigueur, j'aurai vraiment aimé....
Un pari osé mais parfaitement assumé de la part d'Alan Parker avec une mise en scène grandiose, géniale où les dialogues sont remplacés par les textes des chansons de Pink Floyd. L'interprétation de Bob Geldof est sidérante de force, de profondeur, de folie. Une analyse dérangeante de la schizophrénie, un film particulièrement sombre, qui ne prête jamais à la légèreté. Une claque monumentale, peut-être celle de l'année, qui apporte une lumière différente sur une partie de la discographie de l'un des plus grands groupes de rock. Un chef d'œuvre.
Alors pour commencer, ce film s'appréciera d'autant mieux si on connaît un minimum l'album The Wall et son histoire ou si l'on n'a jamais entendu l'album de Pink Floyd (un péché!) mais que l'on est parfaitement bilingue. Sinon, vous risquez de ne pas tout saisir à ce film aussi dense que l'oeuvre musicale qu'il met en scène. The Wall c'est l'histoire de Pink, rock star qui craque et se construit peu à peu un mur mental qui le coupe du monde qui l'entoure. Les traumatismes de son enfance (un père mort à la guerre quand il était encore un bébé, une mère étouffante, un système scolaire oppressant) et sa vie de star du rock ont raison de sa santé mentale et après un passage neurasthénique provoqué par la découverte de l'infidélité de sa femme, il se mue en dictateur mégalo. Avant une rédemption finale qui permettra de démolir ce mur. Cette histoire est énormément inspirée de la vie personnelle de Roger Waters qui en est l'auteur et compositeur principal. Elle est aussi marquée ici et là par le destin tragique de Syd Barrett, ancien membre de Pink Floyd qui fut viré du groupe à cause de problèmes de drogues qui finirent par l'emmener en hôpital psychiatrique. Voilà pour l'histoire. Le film d'Alan Parker est un clip de cet album (le montage du film fait penser à celui d'un clip). Mais un excellent clip. Car The Wall est avant tout une oeuvre musicale mais à l'aspect visuel très marqué. Et le film The Wall réussit à parfaitement accompagner la musique et l'histoire qu'elle raconte. Alors s'il a un peu vieilli par moments - et par moments seulement (on pense aux tenues vestimentaires et coupes de cheveux des années 1980)-, il n'en reste pas moins une réussite formidable. Les effets visuels sont de toute beauté et parviennent à retranscrire l'état mental qui se dégrade petit à petit (notamment sur Comfortably Numb, horrible et pourtant visuellement beau), le rythme des plans est d'une grande fluidité, les moments marquants de la vie de Pink se faisant écho pendant toute l'oeuvre. Et comment ne pas évoquer les séquences d'animation: d'une rare fluidité et esthétiquement sublimes, elles restent certainement le point fort du film. A tel point qu'elles furent réutilisées par Roger Waters lors de sa dernière tournée de The Wall. Quand on sait l'importance que Pink Floyd accordait à l'aspect visuel de leur musique, on ne peut pas s'étonner de la beauté du film d'Alan Parker.
Pas besoin d'être fan de la musique des Pink Floyd (d'ailleurs pas forcément à son sommet ici) pour constater que ce film, très sombre et difficile, est un chef d'oeuvre à vous couper le souffle. Un chef d'oeuvre d'animation, tout d'abord. Plus fort que les Beatles avec leur Yellow Submarine, plus unique qu'un Miyazaki, The Wall déploie une imagination torturée, à la fois hallucinée et hallucinante. Un chef d'oeuvre d’oppression, enfin. Dans la lignée de Répulsion, d'Eraserhead, ou encore d'Au-delà du réel, The Wall nous fait pénétrer dans les entrailles obscures de l'Etre pour nous en donner la vision même de l'angoisse et du traumatisme. Rares sont les œuvres cinématographiques qui déploient une telle puissance viscérale et marquent autant vôtre mémoire.
Adaptation de l'un des meilleurs albums de Pink Floyd – si ce n'est le meilleur –, véritable monument musical moderne, "Pink Floyd – The Wall" parvient à être aussi abouti et à apporter une vision complémentaire. Monté comme un long clip, il tire profit de ce parti pris en faisant se succéder des scènes d'une folle beauté dans la mise en scène et la photographie – assez semblable à celle de "Midnight Express" –, mettant en image les hallucinations du personnage principal, ce qui pourrait être lourdingue mais se révèle finalement assez virtuose. Bob Geldof est par ailleurs impressionnant dans ce rôle de rockstar schizophrène, mélange de Roger Waters et Syd Barrett permettant l'empathie de la part des spectateurs. Plusieurs scènes sont extrêmement marquantes : bien sûr, la partie scolaire, terriblement excessive et pourtant si réjouissante, mais aussi les séquences animées par Gerald Scarfe, étouffantes de noirceur, rendant terrifiantes les chansons les plus douces ("Goodbye Blue Sky") ou soulignant leur caractère oppressif ("What Shall We Do Now?", "The Trial"). Certes, ce film possède un écho particulier pour moi, puisque c'est lui qui m'a mené vers ma passion pour la musique, mais les qualités qu'il recèle sont suffisantes pour en faire un grand film, peut-être le testament rock de la période musicale la plus extraordinaire du vingtième siècle, les années 60 et 70.