L'important c'est d'aimer
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3,3
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Robin M
Robin M

84 abonnés 283 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 février 2013
/ http://lecinemaduspectateur.wordpress.com/2012/09/01/limportant-cest-daimer/ / Le fim de Zulawski ressort sur les écrans français. 37 ans sont passés sous les ponts et pourtant, “L’Important c’est d’aimer” s’inscrit toujours autant dans l’histoire du cinéma français par sa singularité. Andrzej Zulawski est un réalisateur complexe qu’on pourrait rapprocher tantôt de Godard pour sa capacité à insuffler le cocasse et l’absurde dans une réalité banale, et tantôt de Lars Van Trier (même si ce dernier lui est contemporain) pour sa fascination pour les corps charnels et le sublime que dégage les déviances humaines. “L’important c’est d’aimer” brouille les limites entre un cinéma purement réaliste, j’entend par là qui parle de ce qui pourrait réellement et facilement se passer hors du spectre cinématographique, et le fantasque.

D’un point de vu du réel, Zulawski est un grand observateur des relations humaines. Il cerne avec justesse la complexité et les incompréhensions de l’homme en société face à ses semblables. Il dresse le portrait amoureux d’un trio dans lequel la femme est reine et centrale, mais aussi fragile et manipulable. Un “Carmen” à trois où flotte “Si tu ne m’aimes pas, je t’aime / Et si je t’aime, prends garde à toi”. L’amour est illusoire, la nécessité et l’argent viennent la quérir. “Une femme çà s’achète, quoi qu’elle en dise”. Ici, c’est un amour courtois moderne qui se met en place, l’honneur a disparu pour être remplacé par une dette de vie, une dette d’attention et de prise en charge. Zulawski dresse un portrait de l’amour désabusé et cruel, une vérité que la réalité tente de nous faire comprendre et dont l’homme refuse de croire par orgueil, voulant nier sa quête de l’intérêt. Nadine/Schneider et Servais/Testi seront la bouée de cette humanité à la dérive, l’apparition d’un amour qui malheureusement ne fonctionnera pas.

Zulawski ne déconstruit pas seulement l’amour, mais aussi toutes les relations qui lient les hommes. La figure du père apparaît ici comme un être parasitaire qui apporte l’insécurité et amène à une sorte d’esclavage sociale. L’amitié consiste en une simple trahison: Servais n’a-t-il pas couché avec la femme de son meilleur ami ? Et l’absurdité de la figure d’une grand-mère prévenante apparaît à travers le personnage de Madame Mazzeli. Elle permet et tolère une violence (un passage à tabac) qu’elle teintera presque d’ironie en y ajoutant un dérisoire “Prends soin de toi, je t’aimais”. A travers eux, Zulawski est fasciné par la marginalité dont l’homme est capable. Ces êtres pourtant si ancrés dans la société et dont le regard des autres permet de vivre (actrice, photographe, collectionneur) sont alors les fers de lance d’une humanité qui choisit de vivre comme elle l’entend, une humanité où l’homme est laid, immoral et méprisable. Cette vision atteindra son paroxysme à travers l’entreprise fantasmatique du personnage de Mazzeli où l’avidité sexuel de l’homme est comblé. La société se résumerait à un groupe d’illuminés sexuels qui prendrait place dans un “Sodome et Gomorrhe” général. Mais les Héros de Zulawski se limite dans la société dépravée qu’il crée à une vie simple. C’est leur rejet de la société qui leur permet d’avoir une meilleure compréhension de l’homme, de voir sa vrai nature. L’homme est secret, et ses secrets sont bien sombres. Leur désinhibition fait d’eux une sorte d’évolution de l’être humain. La suppression des tabous entraînent chez eux la fin des dérives.

Andrzej Zulawski approche, par le fantasque, au plus près de l’homme véritable, vicieux par nature. Ces marionnettes extravagantes mise à mal peine étrangement à ce frayer un chemin dans ce monde qui leur ressemble mais où l’ombre est pour eux lumière. Ils apparaissent d’abord comme des hommes de petites vertus, des ratés. Mais ce sont eux finalement qui par la pureté de leur mise à nu permettent une certaine rédemption de l’image humaine. Certes l’amour ne triomphe pas, mais c’est l’homme qui tient ici une victoire à travers leur moral et leur mode de vie.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 août 2012
La chair est triste, dans « L’important c’est d’aimer ». Pourtant, ils savent aimer, Nadine (Romy Schneider), Jacques (Jacques Dutronc) et Servais (Fabio Testi). Tous ceux qui les entourent, eux, ne savent plus ce qu’aimer veut dire. Même le pauvre Karl-Heinnz (Klaus Kinski), aux faux airs de Karl Lagerfeld, est paumé. Tous cherchent de la chair. Nadine, Jacques et Servais cherchent plus. Car sans désir, il n’y a pas de plaisir. Le plaisir, tout simple, de la vie.
stebbins

564 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 août 2012
Très beau et bon film d'un cinéaste flamboyant, L'important c'est d'aimer est une oeuvre tragique, cruelle et démesurément émotionnelle. Andrzej Zulawski, au gré de longs plans savamment travaillés, chorégraphiés et virtuoses, filme la dépossession du métier de comédien. Romy Schneider, tour à tour neurasthénique, délurée, vulnérable et hystérique forme avec Fabio Testi l'idéal grotesque du couple cinématographique. Deux noms viennent en tête au regard de ce drame peu commun : Godard évidemment, pour la musique lancinante de Georges Delerue, les personnages de petites frappes gesticulant et se bagarrant sur un air de jazz ou encore pour le travail des couleurs ; Fassbinder en deuxième lieu, pour la Sale Putain et sa mise en abîme similaire et pour l'hommage à la Nouvelle Vague, les décors servant à merveille la réalisation et la composition des plans en règle générale. Jacques Dutronc, quant à lui, incarne la vanité et la veulerie masculine et trouve un rôle unique, bouleversant, mésestimé en comparaison du succès du personnage joué par Romy. A voir aussi pour Klaus Kinski et Michel Robin, L'important c'est d'aimer est une petite leçon de dramaturgie dans laquelle les acteurs et actrices sont élevés au rang de montagnes. Rarement vu autant de violence relationnelle au cinéma pour ma part, et un tel souci de tirer un maximum des comédiens. Magnifique.
norman06

425 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2014
Le film français de Zulawski le plus intense et le plus beau rôle de Romy Schneider, qui battit Adjani/Adèle H. aux César. Une belle réflexion sur la création et puissance des sentiments, baignée dans une théâtralité expressionniste vertigineuse. On pourra trouver l'ensemble excessif mais c'est ce
qui fait la force de l’œuvre. Dutronc, Kinski, Dauphin, Blin ou
Robin épaulent la star avec brio. La seule réserve est la post-synchronisation liée à la coproduction.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2012
L'important c'est d'aimer est un film dense, exalté, romantique, confus mais cohérent. La théâtralité du propos rappelle aux temps anciens où le cinéma n'était pas industriel et poursuivait un projet esthétique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 août 2012
Un magnifique hommage à l'un des plus beau film de l'histoire du cinéma : Le mépris!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 août 2012
Romy Schneider est sublime, Dutronc fait Dutronc, mais le fait bien, et le photographe, Fabio Testi, est un acteur un peu falot, mais comme il est coincé dans ce qui ne peut pas advenir, ça passe. C'est un beau film glauque, sur le fil du rasoir de ce qui pourrait (ou pas ) advenir, et la complexité des relations humaines. Chaque personnage est enfermé dans son rôle (dans sa vie). Le photographe, papparazzi, voleur d'images, est a priori un sale type, mais touché par la grâce de Romy. Ses commanditaires sont ignobles (et caricaturaux) à souhait. Dutronc en mari évanescent, sautillant, léger, est pourtant celui qui arrime la presqu'à la dérive Romy, qui vacille sur le fil d'un équilibre précaire. Romy tient à distance le photographe transi, et une bizarre relation s'installe entre les 3 personnages qui savent chacun ce qui n'est pas possible. La pièce de théâtre où va jouer Nadine Chevalier est un temps de transition, une parenthèse pour maintenir le non avenu, ce qui ne peut pas se résoudre. Quelques facilités outrageuses/raccoleuses (les homo, travestis, scènes d'orgie), des excès (Kinski au restaurant), mais 30 ans après, ça tient la route, c'est toujours un beau film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 avril 2012
Un film qui comme son titre l'indique dit que l'important c'est d'aimer. Que l'on rate, que l'on se trompe, que la vie soit moche, ce qui compte c'est d'avoir vécu et d'avoir ressenti. Je le regarde quand je doute, il est très humain.De plus c'est une esthétique totalement à part que nous offre Zulawski, réaliste et en même temps totalement imprégné par le tragique. Romy y est bouleversante de sincérité et pour ma part j'adore et le personnage et le jeu d'acteur de Dutronc, il y a une alchimie entre ces deux là.Ah et puis Kinski et la musique de Delerue!.....

un film excessif qui ne plaira pas à tous, mais un film qui exprime quelque chose de très à part, humain...de la difficulté de vivre...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 novembre 2011
Incontestablement LE rôle de Romy Schneider. Je n'ai jamais eu autant d'émotion devant un film. Une performance cinématographique exceptionnelle. Ca commence dès la première scène, qui vous laisse sans voix. Romy est extraordinaire dans son rôle de femme brisée à la limite de l'auto-destruction. Dutronc est parfait en clown mi-joyeux mi-dépressif. Fabio Testi est sublime en amoureux transi et les mimiques de Kinski apportent plus que ses paroles.
Ce film est tout simplement un chef-d'oeuvre, d'une intensité, d'une violence et d'une perversité si extrême qu'on ne sort pas indemne du visionnage. J'ai lu que R.Schneider avait fait une dépression après le film tellement elle est allée jusqu'au bout du jeu et de ses limites.
Néanmoins: Âme sensible s'abstenir car certaines scènes sont insoutenables...
jamesluctor
jamesluctor

168 abonnés 1 704 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2011
Si il manque encore un petit quelque chose pour me convaincre complètement, les errances sentimentales des différents protagonistes sont assez fines, et le photographe est vecteur d'un message très fort sur l'Amour, car évoluant dans le cercle de la photo porno hard, avec un directeur particulièrement cynique sur la condition humaine. Ce sont les personnages qui font le films, et qui sont tout simplement magnifiquement interprétés (Klaus Kinski, Fabio testi et Romy Schneider sont vraiment brillants). Une très belle mise en scène et des personnages qui ont de la gueule, pour un film français des années 70, ça me comble.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 septembre 2010
ouh lala....quel film ,quelle musique....avec Possession,le meilleur film de Zulawski...excellente interprétation de Romy Schneider
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 septembre 2010
A voir pour la première scène où Romy Schneider est épatante. C'est un film fou, noir, ennuyeux parfois. C'est quand même un film à ne pas rater.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 novembre 2010
Film qui divise de part son caractère pédant. Certes la qualité artistique est présente: les acteurs, la musique, la mise en scène. Le film restreint néanmoins l'enthousiasme du spectateur par sa froideur et un manque cruel d'ingéniosité scénaristique.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 4 septembre 2010
J'ai bien aimé cette ambiance de constante folie et laideur qui a un peu relevé le niveau d'un film auquel je n'ai trouvé aucun intérêt outre celui de flatter la pédeur (non ce mot n'existe pas ^^) des faux intellectuels de l'époque. Simplement ce film m'a emmerdé profondément et on peut même dire que ce qui n'était pas correct (comme le personnage de Jacques) allait du médiocre au très mauvais.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 juin 2009
Andrzej Zulawski est connu pour être un cinéaste polonais, obnubilé par la violence des sentiments qu'il exprime dans des films où il ne recule devant rien, à travers des images baroques et par le jeu des comédiens démesurément expressif. Son adaptation du roman de Christopher Frank «La nuit américaine » est considéré comme son chef d'oeuvre du genre, qui à vrai dire lasse très vite à bout de 20 minutes si on aime pas le style du réalisateur qui au bout de 40 minutes a déjà tout montré. Ce film profondément glauque, démoralisant et malsain raconte une histoire d'amour entre un photographe et une actrice sans envergure, rendue impossible par le milieu violent et pervers dans lequel ils évoluent c'ad dans le monde de la pornographie et du show – biz, qui semble ici être théâtralisé et grossi à outrance à l'instar aussi du jeu des comédiens. Malgré tout, ce drame difficilement supportable par sa noirceur et ses excès, le film vaut quand même le détour pour la performance de Romy Schneider incarnant cette actrice de second plan qui soutient son compagnon, une épave parmi tant d'autres dans un univers crépusculaire qu'interprète magnifiquement Jacques Dutronc, et qui rencontre un photographe chargé de remords, Fabio Testi. Quoi que l'histoire aborde un sujet intéressant en traitant dans un milieu déconcertant, l'incapacité d'aimer et de vivre par la même , on peut y regretter que le film de par la lourdeur du scénario, voir le grotesque des situations, manque terriblement de profondeur du moins c'est l'impression que le visionnage donne, qui fait que le principal message de ce long métrage c'ad son titre peut au final complètement échapper. Néanmoins malgré que le thème principale soit abordés d'une manière décevante, cela n'a pas empêché Romy Schneider qui était déjà au zénith de sa carrière avant le tournage de cette oeuvre si particulière, d'être justement récompensé en 1976 par un César de la meilleure actrice, pour son interprétation qui à vrai dire, va très loin
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