Vincent Gallo a plein d’idées originales en matières de mise en scène pour donner vie à son histoire sordide d’ex-détenu cherchant à régler ses comptes avec son passé. Le duo qu’il forme avec Christina Ricci est amusant, émoustillant et plein d’émotions. Cependant, sur la longueur, son récit s’avère manquer de rythme car, alors que se multiplient les personnages antipathiques, les images glauques et les effets visuels atypiques, le scénario ne semblent pas évoluer de manière constructive. Alors que tous les éléments semblaient réunis pour réaliser un grand monument du cinéma indépendant américain, le réalisateur semble trop vouloir se regarder le nombril pour faire du regard qu’il dit porter à sa région natale un chef d’œuvre cinématographique.
Une ambiance assez glauque, des couleurs sombres... Mais de ce décor peu engageant se dégagent deux magnifiques personnages. Un grand bravo à C.Ricci et à V.Gallo pour cette magnifique interprétation qui propulse le film parmi les tous meilleurs du cinéma d'auteur. Cette histoire d'amour hors du commun fait rêver, bien bien loin des niaiseries commerciales... Coup de coeur !
Excellent! Vincent Gallo réussit à donner vie à une histoire toute simple, mais pourtant terriblement touchante et qui plus est inventive! Il compte assurément parmi les meilleurs cinéastes américains indépendants (tout du moins avec ce film), bien moins nombreux qu'on veut nous le faire croire. Une des raisons principales est son talent pour l'épure et l'ellipse, quand tant d'autres s'adonnent à la surenchère d'effets visuels. Un comble puisque tout le long de son film il réussit à caser ça et là des idées de mise en scène tout à fait originales, s'inscrivant parfaitement dans la continuité du récit. Impressionnant pour un premier film donc! «Buffalo'66» se paye même le luxe d'être drôle du début à la fin, empli d'un humour décalé limite surréaliste. Et à la différence d'un «Big Lebowski», le premier long métrage de Gallo (qui donne à voir un bon paquet de looser-nés tout de même) s'avère émouvant, tant par ses personnages plus qu'imparfaits que par cette histoire d'amour archétypique mais ô combien interprétée avec talent par Gallo lui-même (un brin irritant, mais le rôle est ainsi écrit) et surtout Christina Ricci, parfaite. Même la musique est réussie! De plus «Buffalo'66», s'il reste tributaire de son esthétique à la Hopper, typiquement américaine et pop-art donc, n'en montre pas moins l'envers du décor (sans verser dans le sordide pour autant). La solitude de l'anti-héros Billy Brown, sa misère affective est déchirante, heureusement qu'il croisera la jolie Christina sur son chemin! A voir sans hésiter! [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Simplement pas terrible à y repenser. On part sur un scénario qui tient en 5 lignes, et on y place 5 ou 6 scènes, qui vont faire tenir le film pendant 1h40. Tout le film traîne horriblement, et quand c'est important, tout va trop vite. Quelques scènes sont marrantes, d'autres ineptes, on peut y trouver son compte cependant.
Très très bon film de Vincent Gallo qui a su regrouper un casting d'enfer pour son 1er long métrage. Une simple histoire d'amour qui prend forme petit à petit dans des situations cocasses à mourir de rire. Pleins d'idées dans sa mise en scène pour nous faire découvrir la personnalité de cet individu insupportable auquel on finira inéluctablement par s'attacher. Christina Ricci est divine, sa séquence de petits pas de danse au bowling me restera gravée longtemps. Difficile d'en dire davantage, un film à voir, du grand cinéma indé US comme on aimerait en voir plus souvent...
Un pauvre type qui sort de prison kidnappe une fille pour faire croire à ses parents qu'il mène une vie stable, et veut se venger du type qui l'a envoyé en taule avant de se foutre en l'air. Malgré ce synopsis et l'ambiance poisseuse qui ressort du film, ce long-métrage est une histoire de réconciliation avec la vie. Sublime Christina Ricci.
On connaissait déjà le Vincent Gallo acteur; excellent, maintenant il est temps de découvrir le Vincent Gallo réalisateur; une perle. "Buffalo' 66" est un diamant brut, tout comme son personnage principal, pour qui la vie n'a pas fait de cadeau. Billy Brown sort de prison après avoir purgé une peine de 5 ans, c'est un personnage complétement paumé, asocial, empêtré dans une Amérique étouffée par la consommation, qui oublie de vivre, ce protagonniste se heurte rapidement à la jeune Layla, qu'il kidnappe, celle-ci va peut à peut ramener l'homme à la vie. Une réalisation originale, réfléchie et touchante, Vincent Gallo et Christina Ricci y sont simplement géniaux, à ne pas rater.
Vincent Gallo, qui réalise le film et qui joue le rôle principal (il a la tête de l'emploi pour un prisonnier) a de bonnes idées de mise en scènes. Certains angles de caméra sont assez originaux et l'image rappelle un peu la photo de certains Burton (la présence de Christina Ricci n'y est surement pas pour rien). Malgré la galerie de personnages tous plus farfelus les uns que les autres, la partie scénario laisse un peu à désirer car beaucoup de scènes (toutes en fait...) tirent en longueur. En particulier celle du diner chez les parents qui est tellement longue que j'ai failli croire que le film entier ne serait constitué que de cette scène.
Un film réalisé par Vincent GALLO. Avec Vincent GALLO dans le rôle principal. Sur un scénario de Vincent GALLO. Et une musique de Vincent GALLO. Mais GALLO est aussi cameraman (ah ben non, tiens.Sinon on ne le verrait pas). Vous l'aurez compris, ce gars-là est mégalo. Il n'y a qu'à voir son site officiel, sur lequel il loue ses services (sévices compris?) aux dames et vend son sperme (!) 1 000 000 de dollars pour inséminer des fans femmes (des fanettes, donc). Sacré acteur mais curieux bonhomme. Cela n'empêche pas son premier film en tant que réal d'être une touchante chronique familiale inspirée de sa jeunesse à Buffalo, ville industrielle un peu perdue (à l'image du personnage) et triste. Triste, le film ne l'est pas vraiment, même s'il est parcouru de mélancolie. L'humour est souvent présent, et Gallo est en bonne compagnie: Christina Ricci (encore joliment dodue), Ben Gazzara, Angelica Huston, Rosanna Arquette et, cerise sur le gâteau, Mickey Rourke dans un petit rôle. Cette comédie dramatique intimiste au ton original saura se faire apprécier des amateurs de bon ciné indépendant U.S
Buffalo'66 est réellement ce que l'on peut appeler un "film d'auteur". Première réalisation de (la gueule) Vincent Gallo, on peut dire qu'il nous a pondu un film ambitieux à la fois déroutant, drôle et poétique. Le rôle principal tenu par Gallo en personne est assez intéressant, il est à la fois détestable et attirant. C'est un ex-taulard qui vient de sortir de prison et qui veut retourner voir ses parents. On apprend assez tôt qu'il leur a menti sur sa vie, il a caché avoir fait de la prison et leur a dit qu'il avait une femme (qu'il n'a pas), c'est pour cela qu'il va kidnapper une jeune inconnue (Christina Ricci) et lui demander de se faire passer pour sa fiancée. Techniquement Buffalo'66 est parfait; image terne bien rendue, certains plans superbes (d'autres par contre qui font vraiment trop "film d'auteur"). Le film est également doté de bons acteurs dans la peau d'étranges et sympathiques personnages (Gallo et ses bottes rouges, la mère fan de football américain, le père pervers) et d'une BO d'enfer. Le film est par contre farouchement long à démarrer, mais arrive un moment ou il monte excessivement en puissance et en intérêt pour se clôturer de toute beauté. Un film très intéressant à voir.
Une petite merveille, que du 3rd degré... Un personnage incarné parfaitement par Ben Gazzara. Il est rare de transmettre un tel intérêt avec un film aussi lent. On ne décroche pas une seconde! Le caractère de Jimmy est poignant, dur, un peu comme dans "No Country for old men" mais c'est là où est tout l'intérêt de Buffalo 66. Avec une chute intelligemment déjouée...
Eh bien que dire si ce n'est que ce film de Vincent Gallo est une très bonne surprise ! Christina Ricci y est irrésistible, tandis que Vincent Gallo incarne un jeune homme paumé très irritant. On oscille entre colère, résignation et compassion pour ce couple hors norme. Deux scènes valent réellement le détour, celle des claquettes au bowling et la scène dans la boite de strip-tease qui sont toutes deux de très grands moment de cinéma.
Magnifique adj. (lat magnificius). Qui a de l'éclat, de la beauté, de la grandeur, de la force. Remarquable en son genre : "ce palais est magnifique", "quel temps magnifique", "cet athlete est magnifique", "Buffalo 66 est un film magnifique".