Le Procès
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Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 novembre 2021
Adaptant Kafka, Orson Welles signe un film oppressant mais au scénario très brouillon et peu captivant sur un homme pris dans un labyrinthe (au sens littéral) judiciaire, servi par une réal baroque stylée, et porté par un casting prestigieux.
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 juin 2021
Je pense que faire un d'après film Franz Kafka est probablement plus difficile que de faire un film d'après Ernest Hemingway. Faire ressortir tout le sens de la prose éparse d'Hemingway a certainement été un défi. Mais avec Kafka et Le Procès c'est comment filmer l'esprit d'un homme dans un monde existentiel sans nom. Orson Welles s'y est certainement essayé. La première fois que j'ai regardé ce film j'ai commencé plusieurs fois et j'ai abandonné. J'étais déterminé à aller jusqu'au bout et je l'ai fait cette fois-ci et j'en suis sorti sans être sûr de ce que j'avais vu. Anthony Perkins est le protagoniste Jozef K. qui est un ouvrier sans nom dans ce que Kafka voit à juste titre comme un futur âge de l'information. Si le film avait été réalisé aujourd'hui vous verriez Perkins comme un bourdon anonyme enchaîné à un ordinateur. Mais il a fait quelque chose qui a bouleversé l'autorité en place. Il est en état d'arrestation mais pour un moment et il est libre grâce à une version futuriste de la caution pour un chef d'accusation inconnu. Je ne suis pas sûr que Welles avait des idées fixes sur la façon de faire ce film. Il expérimentait ici une technique de type flux de conscience et je pense que ce qu'il tentait était l'impossible. Il y a quelques apparitions intéressantes comme les personnages de Jeanne Moreau, Romy Schneider et Akim Tamiroff qui offrent des degrés divers de sympathie pour la détresse de Perkins mais aucun ne peut vraiment rien faire pour sauver cette histoire...
Yalfy
Yalfy

1 abonné 90 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2021
Le film de Welles est une libre adaptation du roman de Kafka qui a un moment poignant évoque la Shoah.filmé dans la gare d' Orsay avec un Anthony Perkins imprégné de son rôle.un film étrange
DaftCold
DaftCold

26 abonnés 213 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 juillet 2020
J'ai été fort déçu. Jeanne Moreau qui joue en anglais et Orson Welles. Ça ne pouvait qu'être sympa à regarder ! Malheureusement pas tellement. C'est très long, on comprend pas forcément où veut en venir le film. C'est dommage, parce qu'en soit tout le monde joue bien et la mise en scène est très réussie...
Shawn777

807 abonnés 3 938 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2020
Ce film, réalisé par Orson Welles et sorti en 1962, n'est pas mal du tout. J'avais pourtant quelques aprioris, n'étant pas fan de l’œuvre de Welles en général (j'apprécie beaucoup la mise en scène mais je trouve en général les scénarios assez plats) mais pourtant, ce fut une agréable surprise ! Le film transpose à l'écran le roman homonyme de Franz Kafka mais ne l'ayant pas lu, je ne pourrais pas dire, comme certaines autres critiques, et notamment de l'époque, si le film trahit l’œuvre originale ou non. Enfin, il est en tout cas question ici d'un jeune homme qui se fait arrêter un matin sans aucune raison apparente. Il va donc tout faire pour se sortir de ce pétrin. Avant de me lancer un film, je me renseigne le moins possible dessus afin d'en garder toute la "surprise" et je dois qu'ici, j'ai été assez déconcerté. Effectivement, je ne savais pas que le film était aussi absurde (j'entends par là une certaine forme d'irréalité qui se dégage de l’œuvre). Le ton est d'ailleurs donné dès la scène d'introduction avec les policiers et avec la voisine de palier du héros dont les dialogues sont très bien écrits mais en même temps déstabilisants. Le film va d'ailleurs s'amuser à déstabiliser le spectateur du début à la fin, ce qui peut être déconcertant. J'avoue d'ailleurs ne m'être jamais vraiment habitué à ce style, n'y étant pas vraiment préparé (comparé à un Terry Gilliam ou à un Quentin Dupieux par exemple où on peut se préparer au non-sens). Ainsi, même si j'avoue m'être un peu lassé dans la dernière partie du film, j'ai réellement apprécié l'ambiance onirique et cauchemardesque qui se dégage du film. La mise en scène contribue d'ailleurs beaucoup à cela et est, une nouvelle fois de la part du réalisateur, très surprenante et réfléchie. Le film pose également beaucoup de questions métaphoriques et symboliques, notamment sur la société dans son ensemble et sur les rapports de pouvoir. En ce qui concerne les acteurs, nous y retrouvons Anthony Perkins (qu'on regrettera d'ailleurs de ne pas voir dans plus de bons films, tellement il nous prouve une fois de plus ici qu'il est très bon acteur), Orson Welles, Romy Schneider etc. qui sont très bons. "Le Procès" est donc un film assez difficile d'accès, qui reste aussi déroutant qu'intéressant.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2019
Welles met le formalisme en scène. On est ébahi par sa mise en scène brillante.
Le résultat est vraiment fameux mais étonnamment on y trouve peu d’ironie ce que roman contient.
De plus en lisant le roman je ne suis pas sûr qu’on voit un aussi grand déploiement de personnages et de lieux.
Une certaine théâtralité rigide est forcément nécessaire. Ici c’est quelque peu top opulent.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2019
Le géant du cinéma Orson Welles s’attaqua en 1962 au géant de la littérature Franz Kafka, en adaptant son monumental Le procès (publié pour la première fois en 1925, à titre posthume). S’expatriant en Europe pour bénéficier d’une liberté de création totale, le cinéaste américain livrait un chef-d’œuvre à la mise en scène incroyable d’inventivité, à la lumière magnifique et au casting ébouriffant (Anthony Perkins, Jeanne Moreau, Romy Schneider, Michael Lonsdale, Orson Welles lui-même,...). Ce cauchemar éveillé bénéficiant des décors hallucinés de l’ancienne gare d’Orsay à Paris (alors désaffectée et qui deviendra un musée 25 ans plus tard), parvient à recréer l’univers si particulier de l’écrivain tchèque, en y ajoutant des éléments propres à son époque – le nazisme, le fascisme et le stalinisme étaient passés par là. Oppressant et étouffant, ce périple absurde et déshumanisé vers la folie et la mort n’est en effet pas sans évoquer métaphoriquement la férocité des systèmes de fer mis en place par les plus grandes dictatures du XXème siècle, refusant à certains individus le droit même d’exister et multipliant les procès bidons. Grandiose.
Antoine D.
Antoine D.

47 abonnés 343 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2018
Monsieur K (Anthony Perkins) est surpris à son réveil par des policiers qui lui annoncent son arrestation, mais pourquoi ?

La réalisation d’Orson Welles est toujours grandiose, l’usage du clair obscur, la profondeur de champ, et cette mise en scène claustrophobique.
Gody G.
Gody G.

23 abonnés 326 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 août 2018
Les plans sont vraiment exquis, les décors bien choisis et participent à raconter l'histoire. En revanche j'apprécie très peu le jeu très théâtrale des comédiens qui vient gâcher le côté dramatique de l'histoire.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 décembre 2017
Orson Welles nous fait entrer dans les méandres absurdes du monde la justice et des avocats. Quelques bonnes réflexions, une musique et une ambiance qui est là pour rendre fou le spectateur à travers un personnage principal qui mène une enquête totalement absurde et incompréhensible. Une vision du monde moderne et de ses névroses.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2017
Un visuel impeccable mêlant judicieusement l'expressionnisme et le clair-obscur, une intrigue volontairement tortueuse, un peu trop peut-être. Le film d'Orson Welles est une belle adaptation (libre) du roman de Franz Kafka, entre l'onirisme et le cauchemar permanent. Les décors sont impressionnants, le jeu des acteurs est glaçant et Anthony Perkins (pour une fois en posture de victime) joue l'effarement de façon très flegmatique et crédible face à cette société dégénérée qui accuse et condamne sans preuve ni préavis. La fin est, comparée au livre, un peu en-decà de nos attentes, mais le suspens est mené jusqu'au bout. Orson Welles interprète ici l'avocat alité (rôle qu'il ne voulait pas, préférant celui du curé, mais personne n'ayant obtenu le rôle, le voilà malgré lui avocat) et double la quasi-totalité des acteurs français (exception de ce même curé qui s'exprime avec un délicieux accent français mais n'a pas été doublé), un véritable tour de force. Le tournage a été compliqué entre Zagreb (Yougoslavie à l'époque) et Paris, mais le résultat est là, grâce à la persévérance de l'Éternel Insatisfait.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 septembre 2017
Ça commence assez mal avec ce conte philosophique abscons en guise de prologue. Ensuite le film commence bien et à un bon rythme pendant environ trois quarts d'heure, et puis plus on avance moins ça fonctionne. On a compris qu'on était dans un système absurde, le répéter à foison ne sert à rien, ça bavarde, ça part dans tous le sens et ça nous prend la tête. Alors bien sûr il y a ces plans fabuleux, ces mouvements de foules (nous impressionner avec une simple sortie de bureau, c'est assez fort !) ces travelings de folie, ces plans séquences incroyables, cette caméra qui est partout, au-dessus, en dessous… ce travail sur les décors, la photo, la direction d'acteurs sans faute (Moreau et Schneider sont charmantes). Orson Welles n'arrête pas de nous dire qu'il sait filmer, en revanche raconter une histoire surtout quand elle est si tordue, c'est une autre paire de manche.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 février 2017
Joseph K. se réveille comme chaque matin chez sa logeuse, mais cette fois-ci des policiers rentrent dans sa chambre et lui indiquent qu'il est accusé d'un crime qu'il ne veulent pas nommer. K. s'embarque alors dans une histoire presque sans queue ni tête...

Le Procès fait partie des œuvres emblématiques d'Orson Welles, qui occupe une place de choix dans l'histoire hollywoodienne. Et il faut le reconnaître, le statut de légende n'est pas surfait.
Welles choisit de commencer son adaptation par la fin du livre, et si cette ouverture a de quoi choquer au début, elle s'avère très vite intelligente vu le symbolisme de cette histoire qui arrive en fin de roman chez Kafka, comme une délivrance presque (et encore), apportant un semblant de réponse au casse-tête du récit, mais qui chez Welles donne en fait le ton, tout simplement. Et ça a de quoi en jeter.
Bien qu'Anthony Perkins n'ait rien à voir avec ce qu'on peut imaginer du personnage de Joseph K. dans le roman de Kafka, il tient tout de même admirablement le rôle et lui donne vraiment un aspect à la fois plus lisse et énigmatique. Impossible en le voyant de ne pas voir un peu de ses traits dans les acteurs Dylan O'Brien (The Maze Runner) ou Andrew Garfield (The Amazing Spiderman, The Social Network), la ressemblance entre les trois est presque frappante !
Anthony Perkins n'est pas le seul choix inattendu pour cette adaptation : là où on imagine les scènes du livre dans une société de la fin 19ème/début 20ème siècle, Welles ancre son action dans son époque, les années 60, et cela a de quoi dérouter un peu, bien qu'en parallèle cela apporte une autre dimension au récit. De toute façon, l'intrigue est intemporelle, donc ça colle quand même. De nombreux décors surprennent néanmoins, comme la maison de l'avocat (que pour ma part j'imaginais quand même plus petite ou surtout moins désordonnée), la cour où se trouvent les autres accusés en attente, ou encore et surtout le lieu de travail de K. qui n'a rien à voir avec une banque mais ressemble plutôt à une usine de traitement administratif (ce qui ajoute, il faut l'avouer, à l'abêtissement général et surtout la déshumanisation qu'entraîne le procès).
Enfin, Welles reprend les grandes lignes et surtout les moments les plus emblématiques du livre, sans s'attarder sur de nombreux détails. D'un côté il va à l'essentiel, mais de l'autre il néglige clairement les tourments de K. qui retourne dans tous les sens voire plus son problème, et surtout au bout d'un moment rentre complètement dans le jeu du procès. Or dans le film, K. n'a pas forcément l'air plus perturbé que ça, et s'embarque dans ce voyage sans retour presque sans réfléchir.
De plus, si le livre est long, le film, malgré ces grandes découpes précitées, reste long aussi. L'action reste pauvre, il faut l'admettre. Mais le réalisateur a toutefois su apporter un peu de dynamisme en embarquant son personnage dans un labyrinthe : chaque fois qu'il ouvre une porte, il se retrouve ailleurs, là où l'histoire le porte. C'est un pur voyage qu'on ressent tout de même moins dans le livre, et il faut avouer que ça a clairement son charme.
Quant à l'épilogue, la fin de K. est grandement différente entre les deux supports, il y a de quoi désorienter un peu plus !
Si Orson Welles a créé un film riche, au final le livre et le film instaurent des atmosphères différentes, et pourraient presque ainsi être complémentaires. Les deux étant très lents et très frustrants mais parvenant à raconter la même histoire sous des angles différents, on pourrait sans trop se tromper qu'ils se valent, jusqu'à un certain point. Une préférence pointe quand même le bout de son nez pour le livre, tout simplement parce qu'il est plus complet.

livriotheque.free.fr
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2017
Welles adaptant Kafka, voilà qui ne pouvait que provoquer la curiosité du spectateur. Mettre en scène l'absurde demande un réel talent, et ici le grand Orson Welles en fait étalage comme à son habitude, avec ses mouvements de caméra collés aux personnages et ses angles de vue rendant le moindre décor inquiétant et oppressant. Cela étant, le film tombe par moments dans un faux rythme, à force d'enchaîner les séquences improbables comme dans un mauvais rêve, étirant parfois à l'excès des scènes un peu creuses. Anthony Perkins domine de la tête et des épaules la distribution du film, en jeune homme un peu perdu refusant de se soumettre au totalitarisme social sans comprendre. Welles a sans doute trouvé dans Kafka le parfait écho de ses propres obsessions, et nous restitue celui-ci dans un film à la plastique très travaillée mais manquant d'un peu de nerf et de tension.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 avril 2016
Il y a des limites à tout et l’absurde en est une lorsqu’il est le sujet principal d’un film. Ici l’absurde est colossal et ne peut intéresser que celles ou ceux qui retrouvent en lui une part de leurs angoisses. Le roman est fort bien rendu ce qui paradoxalement devrait être mis au crédit de Welles, le résultat est inverse puisque l’ennui est la conséquence inévitable de cette réussite. Contrairement au livre, il n’est pas question de lire chapitre par chapitre comme il est possible de le faire, il faut garder les yeux ouverts jusqu’au mot fin. Le seul qui y prend un plaisir fou c’est Welles, cela se sent mais il n’a jamais du penser aux spectateurs si ce n’est parfois en nous offrant des plans dont il a le secret. Welles cherche constamment à nous prouver qu’aucun metteur en scène ne lui arrive à la cheville quitte à nous bluffer en permanence et même à nous priver de tous sens critiques envers ses confrères bien plus fins, subtils et discrets que lui. Welles est un faiseur accaparant tout l’espace quand il travaille et toute la gloire quand il a terminé avant même la sortie de ses films. Avec celui ci, il a été trop loin, simplement parce que le cinéma ne peut rien apporter à cet écrivain hors du commun dont les œuvres n’auraient jamais du être publiées puisque pour se faire sa dernière volonté a été trahie.
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