Le Procès
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dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 janvier 2016
Adaptation éponyme du roman de Kafka, "Le Procès" est un film au moins aussi étrange… et qui m’a, pour ma part, bien trop décontenancé pour que je l’apprécie. Pourtant, la présence du génial (mais trop expérimental sur la fin) Orson Welles sur le siège du réalisateur était de nature à me rassurer… un film du réalisateur de "Citizen Kane" méritant toujours d’être découvert. Le formidable casting réuni pour l’occasion était, également, séduisant sur le papier puisqu’on retrouve, outre Orson Welles lui-même en ténor du barreau, l’omniprésent Anthony Perkins dans le rôle de Joseph K., Jeanne Moreau en voisin dépravée, Romy Schneider en assistante entreprenante mais aussi Suzanne Flon, Michael Lonsdale, Elsa Martinelli, Billy Kearns, Fernand Ledoux ou, plus surprenant, Guy Grosso. Malheureusement, dès le début du film spoiler: (une légende racontée sous forme de BD, censée résumer l’esprit du film)
, on sent que les choses ne vont pas être simples pour un spectateur non préparé. Et c’est peu dire que la suite confirme ce pressentiment… au-delà de toutes espérances ! Si le mot kafkaïen peut, parfois, être difficile à définir, "Le Procès" a, au moins le mérite d’aider tant il part dans tous les sens avec une absurdité incompréhensible. On comprend vaguement que le héros se retrouve au centre d’une affaire inexplicable qui le dépasse et, plus généralement d’un système froid et déshumanisé, auquel il est impossible de trouver un semblant de logique. Cette désorientation scénaristique s’accompagne d’une désorientation visuelle, Welles s’affranchissant de tous les repères habituels du spectateur (que ce soit sur le plan des décors, du temps ou des personnages). On se retrouve dans une multitude d’endroits plus invraisemblables les uns que les autres spoiler: (les chambres des locataires qui communiquent entre elles, les salles d’audience aux proportions hors normes, les couloirs qui relient entre elles des pièces sans le moindre rapport…)
où m’on croise des personnes tout aussi invraisemblable dans leurs discours que dans leur réaction spoiler: (les policiers aidés dans leur enquête par les collègues du suspect, le châtiment d’un flic dénoncé par le suspect, le client de l’avocat cloîtré dans son cabinet…)
. Mais, le plus perturbant est, sans doute que le héros participe à cette absurdité ambiant, en laissant, certes, transparaître une véritable incompréhension face au procès qu’on lui intente mais on ne se montrant pas plus étonné que ça par la succession d’événements et par le comportement de ses semblables. Il est plus que probable que Welles ait envisagé "Le Procès" comme une expérience sensorielle et non comme un film classique (ou du moins compréhensible). L’utilisation terriblement oppressante du noir et blanc et l’utilisation, à outrance d’Adagio en fond sonore, participe d’ailleurs pleinement à cette expérience. Et, quelque part, il est difficile de considérer le film comme un monumental raté puisqu’il a, au moins, le mérite de ne pas ressembler à grand-chose de connu et de proposer une approche très différente du cinéma. Mais, je dois admettre, bien modestement, que j’ai été totalement dépassé par l’ambition du maître et que "Le Procès" a été, pour moi, une douloureuse épreuve, particulièrement imbitable dans son propos. Au point de remettre à plus tard la lecture du roman…
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 septembre 2015
N'ayant pas lu le texte de Kafka, je ne ferai donc aucune remarque concernant la fidélité de l’adaptation de Welles. Le film commence en tout cas de façon tout à fait remarquable avec une ouverture qui annonce un propos philosophique fort et une condamnation du totalitarisme percutante. Cette promesse est tenue lors d'une première demi-heure déstabilisante où les dialogues absurdes s'harmonisent à une mise en scène brillante qui fait alterner des plans d'ensemble où l'architecture des décors équivaut à celle de l'abstraction d'un cauchemar et des gros plans en contre-plongée qui semblent représenter l'incompréhension du protagoniste vis-à-vis de son accusation. Mais une fois les règles de la réalisation et la critique judiciaire établies, le film se complaît dans une étrangeté monotone qui s'étire sans nuancer ou faire progresser le comportement de ce mystérieux Joseph K. (Anthony Perkins), qui semble lui-même se désintéresser de son accusation. Le film ne devient alors qu'une suite de scènes dépourvues d'enjeux, qu'ils soient formels, dramatiques ou psychologiques et laisse place à l'ennui le plus total (heureusement que la belle Romy Schneider vienne dire bonjour pour me sortir de ma torpeur). "Le Procès" se définit par un hermétisme d'abord envoûtant avant de laisser indifférent, la faute à une ambiance qui n'évolue jamais et qui perd lentement son pouvoir de fascination.
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 août 2015
Le Procès est une incroyable virée dans un cauchemar qui semble sans fin ni échappatoire possible. Et, à mon humble avis, on aura rarement filmé un cauchemar avec autant de classe et de génie. Orson Welles nous plonge (et contre-plonge) dans un univers semblant dénué de toute logique, régi par l’absurde et le non-sens. C’est cet aspect qui rend l’ensemble du film cauchemardesque et oppressant d’ailleurs, le fait que cette histoire ne s’appuie pas sur un socle réel et qu’elle se déroule dans des décors complètement baroques. On assiste alors aux préparatifs d’un procès fantasmé (et qui n’aura jamais lieu) d’un homme jugé pour des raisons mystérieuses. Ou alors jugé pour le simple crime de vivre dans un système dont il est pourtant un des rouages.

Le film s’attache à représenter plusieurs choses. Celle d’illustrer tout d’abord un système totalement déshumanisé en mettant en exergue toute l’impuissance de l’être humain à lutter contre celui-ci voire tout simplement à le contourner. Et Joseph K. en est un parfait représentant, lui qui dénonce ce système tout en continuant à l’alimenter en y participant activement à son insu. L’errance du personnage dans ces longs labyrinthes bureaucratiques est vraiment saisissante. Je n’ai pu m’empêcher de ressentir une menace permanente, comme un danger qui pouvait survenir d’un instant à l’autre, surtout quand Joseph K. se retrouve confronté à d’autres humains. Et la narration sert parfaitement cette sensation de cauchemar infini. Plus le personnage avance et plus sa situation semble inextricable.

Mais ce climat d’oppression est surtout mis en valeur par l’incroyable travail de mise en scène. Orson Welles était décidément un grand cinéaste qui faisait parler l’image à merveille. Ces plongées suivies de contre-plongées (et inversement) n’en finissent pas de nous faire sentir à l’étroit, comme si la scène se renfermait sur le personnage de Joseph K, lui empêchant toute fuite possible. Rarement j’aurais vu de décors aussi bien mis en valeur. Si l’atmosphère est irréelle et la temporalité impossible à définir, on se repère tout de même dans les limbes de ce cauchemar qui a des lieux reconnaissables. C’est ce qui confère aussi au Procès cette sensation d’impuissance et d’oppression, Joseph K. semble tourner en rond dans cet univers, ce qui le rend complètement angoissant. Et ces plans-séquences sont tellement intenses, contribuent à créer ce sentiment d’errance sans fin. Rien que l’interrogatoire dans la chambre au tout début est hallucinant de maîtrise formelle. Et de prime, la photographie est fabuleuse, sublimant les clairs obscurs comme rarement.

Enfin ce film est également porté par des interprètes géniaux. Anthony Perkins offre une prestation d’anthologie dans le rôle de ce personnage ambigu et toujours plus proche du gouffre qui lui est promis. On retrouve également un Orson Welles toujours aussi imposant et charismatique dans un rôle « d’avocat » sans foi ni loi. Et Romy Schneider apporte cette touche de sensualité, rendant les séquences entre elle et Perkins assez érotisantes, avec une tension sexuelle folle. J’ai vraiment pris une sacrée claque devant ce chef d’œuvre aussi osé que brillant, qui expose avec génie toute la crasse de l’humanité. Une lente glissade vers l’extermination d’un homme menée par un pouvoir inconnu, invisible et pourtant terriblement oppressant. Le Procès est, pour ma part, l’oeuvre la plus aboutie d’Orson Welles.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 mai 2015
Son chef-d'oeuvre selon Orwell. Une chose est certaine, c'est un grand film, mais malheureusement souvent oublié au profit de Citizen Kane.
Je suis sortis de mon visionnage plutôt satisfait spoiler: malgré la fin différente du roman et qui me déçoit même si on peut en comprendre la symbolique historiquement
avec le sentiment qu'il valait un bon 3.5 (ça, c'était mon coeur qui parlait au sortir du film, et je crois qu'il est important de l'inclure dans la notation).

D'une part, je dirais que la grande réussite de ce film vient de l'adaptation magistrale du roman de Kafka. C'était un roman que je croyais inadaptable, mais force est de constater que le Maître s'en est sorti avec brio. L'atmosphère du roman y est retranscrite à merveille, et même si je préfère le roman au film, je dis chapeau bas ! spoiler: Comme j'ai dit, c'est la fin qui ne m'a pas plu et qui me force à donner au scénario
4/5

Après, viennent les acteurs... Tous plus brillants les uns que les autres, mais particulièrement Anthony Perkins dont le visionnage m'a fait un peu plus regretter, après Psychose, qu'il ait été enfermé dans un personnage qu'il incarnait trop bien. Cet acteur est extraordinairement naturel et vrai dans ses rôles... Et dans ce film il est entouré de personnages très bien interprétés également. La distribution mérite à mon avis 5/5

Pour ce qui est de la qualité de l'image, elle est excellente. Comprenez par-là qu'on a droit à tout le génie technique d'Orwell pour nous pondre des tableaux extraordinaires. Je pense notamment à cette image où spoiler: Joseph K. court dans le tunnel, ou encore à la fin leu jeu de lumière qui plonge la moitié de son visage dans l'obscurité
. La Bête sait donc ce qu'elle fait tout au long de son film. 5/5

A ces images, on ajoute des sons incongrus de la vie courante, presque plus poignants que la musique un peu jazzy et la réutilisation constante d'un thème de Bach (au demeurant très beau). Je suis un peu déçu que la musique n'ait pas été mise davantage en valeur, mais en y repensant bien, le fait de l'entendre dans le lointain correspond parfaitement à l'univers créé par Kafka. 4.5/5

Et pour finir, le montage qui est évidemment parfait. La succession des plans recrée parfaitement le malaise du personnage. On filme souvent dans des endroits confinés et le montage recrée une véritable claustrophobie chez le spectateur quant au contraire des scènes dans des endroits gigantesques de la justice rende le personnage insignifiant dans l'immensité de la loi auquel il s'attaque. 5/5

En recalculant la moyenne de toutes ces notes, on arrive à 4.5
Excellent film, donc. Mais qui en aurait douté ?
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mars 2015
Orson Welles s’offre une relecture à sa sauce de l’inachevé chef d’œuvre de Kafka. Son meilleur film, à l’entendre – vérifions ça. Au moins une chose est sure, le maître s’est investi. S’écartant profondément de l’intrigue initiale, il applique son surréalisme d’esthète à l’univers de persécution brumeuse qui hantait la carrière du tchèque. Formellement, son travail est extraordinaire. Des plans magistraux, des cadrages somptueux, une lumière magnifique, des acteurs dirigés avec précision, on est là sur les terres d’un grand homme. Un grand homme qui sait aussi s’entourer : pour construire son casting et son financement, il est allé faire ses courses dans le haut du panier international. Ainsi à son aise, il peut laisser libre cours à ses inspirations, s’adonner à ses instincts les plus audacieux. Hélas on ne saisit pas grand-chose à son salmigondis scénaristique, caché derrière la verve narcissique et la démonstration technique d’un génie qui ne s’ignore nullement. On ne sait plus très bien si Anthony Perkins, à peine sorti de sa Psychose, subit la fièvre du tribunal ou de sa propre maladie mentale. En fait, on n’y comprend goutte, sinon que le professeur est en train de nous donner un cours. A tout prendre, on ne va pas se plaindre. Pas trop.
hpjvswzm5
hpjvswzm5

52 abonnés 459 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2014
Je vais me répéter, mais chaque film que je vois de Welles c'est un grand moment. Je n'ai lu que la métamorphose de Kafka, et c'était au collège, il faudrait que je le relise.

Welles soigne décidément ses entrées. J'avais déjà adoré l'introduction de Othello, glauque, sobre et magnifique, et là avoir la voix de Welles (si je ne m'abuse) qui raconte l'apologue c'est juste sublime, avec cette merveilleuse musique que l'on retrouvera tout au long du film. C'est vraiment quelque chose, et ça ne fait qu'annoncer ce qui va suivre.

On a tout au long du film de grandes scènes, brillamment mises en scène, des acteurs géniaux, de magnifiques gros plans sur le visage, enfin tout ce que j'aime au cinéma je le retrouve ici.

Et bien sûr Welles s'offre un rôle, plus petit quand dans ses précédents films, mais le peu qu'il apparaît il mange littéralement l'écran, c'est affolant d'avoir un tel charisme.

Mais ce qui m'a marqué c'est la beauté du film, visuellement ça tient du divin, je ne sais pas comment il a réalisé ces plans de foule, avec tous les employés attablés aux bureaux mais c'est une image forte. Tout le film est une image forte, du début à la fin, impossible de ne pas trouver ça constamment sublime tant on a l'impression de se trouver dans un rêve, étrange et poétique. Je me souviendrai surtout de cet homme, qu'on découvrira client de l'avocat Welles, qui est assis et semble attendre lui aussi que le portail s'ouvre. Et M. K le regarde, comme s'il voyait son propre destin. C'est une image assez onirique, créée sans effets ou avec de gros sabots, ça dure quelques secondes et c'est sublime.

Le réalisateur nous transporte pendant deux heures au pays de la folie, plus ou moins prononcée, mais surtout au pays du beau. Et ça c'est fort.

"I wrote and directed this film, my name is Orson Welles [and I'm God]."
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2014
Un homme est réveillé dans chambre par des policiers qui lui apprennent qu'il va être accusé et faire l'objet d'un procès. Le mariage entre l'univers de Kafka et celui Welles opère immédiatement par son talent filmique. Les angles de vues, le rythme, le noir et blanc sublimé parles éclairages tout cela concoure à augmenter la paranoia du héros (extraordinaire Anthony Hopkins) et la notre. Les femmes sont présentées comme des amoureuse transies, véritables êtres humains alors que les hommes apparaissent comme vils et tourmentés. Welles, fait appel à des femmes magnifiques : jean Moreau, Romy Schneider, Else Martinelli. Plusieurs scènes sont d'anthologie, comme celle de l'immense plateau avec des centaines de bureaux alignés, ou d'un accusé qui se prosterne littéralement face à son avocat supposé être sa seule porte de sortie. La religion est aussi présentée comme une fable. Le procès c'est l'histoire d'un homme qui lutte contre l'arbitraire avec courage.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 mars 2014
Atmosphère étouffante et grande habilité d'Orson Welles a recréer l'univers "anormal" du roman de Kafka. Brillantes trouvailles cinématographiques qui font la griffe du réalisateur qui servent remarquablement le propos et qui maintiennent la tension de ce casse tête d'histoire qui fait réfléchir sur la place de l'homme dans l'élaboration d'une justice. La justice des hommes qui se veut Justice absolue mais dont le dessein d'objectivité est constamment mis à mal par les instances judiciaires. Vision très sombre, peut être extrême mais qui a le mérite de ne pas laisser indifférent.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2014
Orson Welles adapte Franz Kafka pour nous emmener dans les abysses humaines et sociétaux. On suit Joseph K qui s'est fait arrêter mais lui, comme nous, en ignore les raisons. La mise en scène est grandiose, on rajoute à ca de superbe décors et quelques trouvailles bien pensées, notamment technique. L'atmosphère est sombre et glaçante. Welles filme merveilleusement bien les tourmentes et les angoisses de Joseph K à travers une relecture bien écrite du livre. Les acteurs sont impeccable, notamment Anthony Perkins qui est fabuleux dans le rôle de Joseph. Et enfin les scènes d'ouverture et finale sont superbe. Intelligent, fascinant et captivant de bout en bout. Un grand film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 octobre 2013
Je viens de le voir en Dvd à l'instant,c'est un tres bon film.
fandecaoch

1 151 abonnés 2 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2013
Le Procès : On nous avait prévenu des le début ^^ : ce film est dénué de toute logique et cohésion. Ce film est un vrai labyrinthe car on se perte facilement dans ce scénario remplit de symbolique et de incohérence (dans le sens ou le film perte tout logique, pas dans le sens ou le film est mal fait). Car pourtant, on part d’une idée simple : c’est un gars qui est soupçonné et accusé. De quoi ? Nous de savons pas, même lui ne le sait pas et on le sera pas. Et il va partir a la recherche de toute explication et il va bien sur essayer de se défendre et de plaidé : l’innocence. Mais, il va se perdre (tout autant que nous) dans ce monde incohérent ou tout temps et lieu est sans logique. Et vraiment, des fois, on se demande se qui se passe, et à la fin, n’en parlons pas ^^. Donc voila, scénario assez complexe et dur à expliquer, il y a une bonne critique du système judiciaire (qui est long et pas forcement logique). Mais, on perte le fil facilement malgré que le tout ça vachement intrigant. Mais comme on se pose trop de question, on perte le fil et donc on trouve le temps un peu long donc l’ennuie nous guète vers la fin. Mais, je crois que pour apprécier le film et son scénario (comme Inception, Mulholland drive et tout c’est film complexe) : il faut re visionné ce film plusieurs fois pour comprendre tout les mécanique et les symboliques. Il y a que comme ça que on pourrait comprendre et aimé ce film a sa juste valeur (surtout au point de vue du scénario). Sinon, pour ce qui est de la réalisation : c’est magistrale. La mise en scène y est soigné, le noir et blanc passe tout seul. Chaque plan met bien en valeur l’histoire et les personnages, pas mal de plans large très appréciable : vraiment, c’est du grand art. Et pour ce qui est des acteurs, il faut dire qu’ils ont de très bon rôle. Anthony Perkins est remarquable et toujours inquiétant dans son interprétation (comme dans Psychose). Et les autres acteurs son tout aussi convaincant que ça soit Jeanne Moreau, ou encore Romy Schneider que on voit trop peux : dommage. Voila, un film étrange et difficile a percé. C’est un film à voir mais surtout a revoir (je changerais ma critique quand je l’aurait vu une deuxième fois). Sinon, c’est un film intrigant et complexe, un peu long vers la fin mais il mérite le coup d’œil.
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 décembre 2018
Effroyablement abscond et soporifique, un film redoutablement emmerdatoire ou on ne reconnait rien des chef d'œuvres de l'auteur (Le précédent "La soif du mal" est une pure merveille cultissime), on s'emmerde dès les premières images (anecdote parlée), ce qui est une sorte d'exploit. et ça parle ! ça parle ! ça parle ! Technicien surement génial, Welles limite son talent en choisissant de pareilles histoires qu'il a du mal à rendre intéressantes et on comprend que les producteurs aient eu les réticences qu'on sait à mettre leur argent dans un cinéma autolimité à une intelligentsia qui porte aux nues des pensums de ce genre, qui ne remplit pas les salles et heureusement ! On est quand même mieux à une projection du "Troisième homme" ou de "Laurence d'Arabie".
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 novembre 2012
Un très grand film de et avec Orson Welles sur un homme pris en tenaille par une société oppressante. Des plans magnifiques un suspense fort, le tout distribué par des acteurs excellents. A noter un gros casting: Orson Welles, Anthony Perkins, Jeanne Moreau.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 août 2012
Considéré par Welles comme étant son meilleur film, « Le Procès » est à la fois fidèle aux événements absurdes survenant dans le roman de Kafka et totalement réinventé par l'acteur-réalisateur maudit : L'ordre des chapitres est changé, mais l'on peut rétorquer qu'il n'a jamais été fixé par l'auteur lui-même ; les décors gigantesques donnent une tonalité SF au film là où le roman demeure toujours réaliste, mais l'on peut objecter que Welles a tourné là où il a pu.

Welles choisit de donner à son film un rythme effrené, accolant même certains chapitres dans une même séquence (le peintre, la cathédrale et l'exécution ne formant plus qu'un seul bloc) là où Kafka plaçait des ellipses de plusieurs mois entre chaque partie du récit. Certains passages paraissent un peu trop vite expédiés (l'audience, bâclée bien que monumentale) et d'autres intelligement repensés (l'arrestation est une véritable leçon de cinéma).

Bien qu'il ne pouvait y avoir qu'un réalisateur de cette ampleur pour adapter un tel chef d'oeuvre de la littérature du XXème siècle, « Le Procès » s'avère être un film décevant, transpirant la mégalomanie de son auteur, omniprésent, doublant même certains dialogues d'à peu près tous les acteurs masculins, y compris Anthony Perkins. Ce dernier est d'ailleurs excellent quand il s'agit de jouer des personnages timides, comme dans « Psychose », mais s'avère assez peu crédible dans le rôle de K., censé être un homme normal sûr de lui et volontiers cynique. Un film imparfait, autant grandiose qu'inutile.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 janvier 2014
Adapté du roman éponyme de Franz Kafka (écrit en 1914), y retrouver Orson Welles à la réalisation était un gage de bonne augure (on lui doit tout de même Citizen Kane - 1941 & La Splendeur des Amberson - 1942). Mais en réalité, on déchante très rapidement et un sentiment de déception nous envahit. A travers cette adaptation, on y découvre Joseph K, un jeune homme bien sous tous rapport et qui du jour au lendemain se retrouve arrêté et suspecté sans même savoir de quoi il en retourne (et nous-même ne sauront jamais quelles étaient les raisons de tout cela). Sous couvert de réaliser une pseudo réflexion sur l’injustice arbitraire et l’absurdité de la condition humaine, Orson Welles se plante littéralement en nous restituant une œuvre "auteurisante", limite science-fictionnelle et au combien ennuyeuse (et incompréhensible). Heureusement pour nous, Anthony Perkins dans le rôle-titre s’en sort admirablement bien.
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