Le Procès
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123 critiques spectateurs

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Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juillet 2012
Généralement rebutée par les incessantes contre-plongées et le gigantisme, j'admets qu'elles vont à ravir à cette adaptation du Procès de Kafka. On est servi en profondeur de champ, en portes démesurées et en espaces labyrinthiques. Y pullulent les sautes d'humeur, litanies doucereuses autant que sadiques, bref, on reconnaît le brillant technicien à ses petites manies. Acteurs tous au sommet de leur art tant ils sont bien mis en valeur, si l'on excepte les papillons qu'y sont les femmes. Fracassante entrée de Romy Schneider éclatante de jeunesse et d'espièglerie avec ses doigts palmés. Madeleine Robinson et Jeanne Moreau percutantes aussi, et puis cette autre à voix sensuelle, pfff... toutes déjà évaporées... Seul s'agite le présumé coupable (Anthony Perkins, on s'identifie tout de suite) et les ombres de ses observateurs dont Welles dans son lit. C'est esthétique, assez éprouvant, chargé plus que de raison, adaptable à n'importe quel totalitarisme. Y manquerait juste, dans le dédale d'effets, davantage d'émotion.
annatar003
annatar003

74 abonnés 852 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 juillet 2012
Adapté du roman éponyme de Frank Kafka, "Le Procès" d'Orson Welles surprend. Que ce soit par sa mise en scène ou par son scénario, ce long-métrage signé de la main du créateur de "Citizen Kane" ennuie et ce, dès les premières scènes. On y découvre un homme arrêté pour un motif inconnu dont la recherche de réponses ne mène jamais bien loin. Dénonçant un régime totalitaire quelconque, le récit se perd dans son absence de détails qui accentue sa fragilité déjà proéminente. Malgré ces défauts qui ne peuvent qu'aboutir à un tristesommeil, le spectateur relève tout de même l'excellente interprétation d'Anthony Perkins qui force le respect par son talent tout particulier à jouer des esprits torturés. A ses côtés, Jeanne Moreau et Romy Schneider passent bien inaperçues tout comme Orson Welles en personne. Malheureusement, l’acharnement de l'acteur vedette de "Psychose" ne parviendra pas à rehausser notre appréciation générale du film qui reste coincé à son rang de messager sans âme.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juin 2012
« Porter des chaînes est parfois plus sur que d’être vivant »

K est ciblé, laminé puis éliminé par un ou plusieurs pouvoirs anonymes munis de forces destructives broyant un organisme de défenses harcelé par des interrogatoires uniquement basés sur l’auto persuasion d’un mal en soi.

Le complexe de culpabilité s’entretient dans des décors démesurés. Un processus d’extermination comprime un homme dans des pièces basses de plafonds pour soudainement le projeter dans des salles gigantesques robotisées ou accusatrices jumelées à un Adagio répétitif.

Il faut atteindre péniblement des tribunes surélevées. Côtoyer des créatures offertes sur des tonnes d’archives servant de support d’étreintes. Encaisser de soudains revirements incohérents. Se miniaturiser dans un péplum architectural archaïque ou moderne.

Survivre à la claustrophobisation d’une pièce exiguë scrutée par des regards adolescents joueurs et moqueurs. S’enfuir terrorisé dans des passages criblés de raies de lumières. Soutenir l’impossibilité de communiquer à travers une baie vitrée.

K endure son Golgotha dans un cauchemar de dominances et de soumissions en alternances. Certains tyrans se retrouvent tyrannisés par leurs propres systèmes. Les femmes s’offrent sans tarder puis congédient rapidement. K perd pied en s'enfonçant dans le royaume le plus redoutable: L'incompréhension.

L'acharnement administratif procédurier fait rage, l’incohérence, le rabaissement continuel par un geste éprouvant autant qu’inutile lamine un visage de plus en plus décomposé. L’escalade est prescrite afin de se disculper devant des accusateurs lubriques entretenant une paranoïa individuelle par un pseudo procès susceptible de toucher n’importe lequel d’entre nous. Le système n’a pas la maturité de s’apercevoir qu’en pulvérisant une ressource il se dynamite de l’intérieur.

Orson Welles cinéaste surdimensionné en lui-même et dans son œuvre offre un travail exceptionnel. Le procès opus de référence d’un noir et blanc indispensable à sa valeur livre des clairs obscurs magnifiques. Certains plans extérieurs d’une luminosité blafarde offrent des brèches contemplatives étonnantes.

Un processus de démolition cauchemardesque calibré dans une technique contenant quelques pépites de Citizen Kane font de cette merveille paranoïaque un esthétisme baroque de premier ordre.

« Le procès » œuvre maîtresse d’un technicien hors pair déploie les vérités d’un visuel déprimant mais terriblement accrocheur, presque attirant.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2017
Le chef d'oeuvre d'Orson Welles? Certainement. Une fois n'est pas coutume, le génie de son style trouve un scénario à sa hauteur en l'adaptation du «Procès» du génial l'écrivain tchèque Franz Kafka. De la première à la dernière seconde Welles maîtrise TOUT, véritable démiurge écrasant le long métrage de sa voix, de son physique imposant et de sa caméra virtuose. L'apogée de son talent cinématographique est mise au service d'une oeuvre immense, angoissée et intense, et Welles accomplit bien plus qu'une adaptation réussie en portant à l'écran l'univers torturé de Kafka : tout en prolongeant par l'image et le son la transcription de ses tourments, il dépasse l'oeuvre originale tout en la réactualisant dans notre étouffante société post-industrialisée et bureaucratique, rendant d'autant plus pertinente la vision pessimiste de l'écrivain. Emaillé de scènes impressionnantes et de plans hallucinés, interprété par des acteurs au sommet de leur art, extrêmement abouti et formellement parfait, «Le Procès» est un long métrage prodigieux, réalisé par un surdoué. Il demeure le plus brillant témoignage du réalisateur maudit, ce qui veut tout dire. Magistral. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
Rotten Tomatoes
Rotten Tomatoes

117 abonnés 695 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2012
Welles, comme toujours, et d'autant plus qu'il s'agit d'une coproduction européenne (c'est émouvant) réalise ici une très bonne transposition de l'univers Kafkaïen, froid, sordide et critique.
Le scénario se résume en une phrase : un homme se réveille un matin et des hommes présents dans sa chambre l'accusent. De quoi ?
Je n'ose même pas vous parler des jeux d'acteurs ou des voix de peur de vous éloigner de la beauté substantielle du film et de sa capacité à nous faire réfléchir, nous tous, citoyens, sur une société chimérique où la justice n'est que "cauchemar".

Le Procès commence par une très belle mise en abyme (pardonnez mon résumé et ma traduction franchement pitoyable, je le fais de tête) : Devant les portes de la loi se tient un garde qui en surveille l'entrée. Un jeune homme vient pour passer les portes de la Loi mais le garde armé ne le laisse pas rentrer. "Pourrais-je rentrer un jour ?" lui demande alors le jeune homme.
Le garde lui répond que cela sera possible le moment venu. Les années passent, l'homme se fait vieux et, dans sa plus grande sagesse, juste avant de mourir de vieillesse, l'homme arrivé il y a bien longtemps devant ses portes se pose une dernière question : "pourquoi personne d'autre n'est venu ?"
Le garde, n'ayant pas pris d'âge, lui répond alors que cette porte lui était réservée et que lui seul pouvait la franchir. Désormais, il est trop tard : le garde referme referme la porte...

Un très bon film à mettre en parallèle avec 12 angry men si vous vous faites une soirée films dans une ambiance juridique.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 décembre 2011
Soudain un employé de bureau, Joseph K., est arrêté par une sorte de police politique qui le mène au bord du gouffre, tout en le harcelant sans cesse de manière sournoise et sadique. Même si l'on plaint tout le long le pauvre Joseph enfermé pour rien, cette adaptation du célèbre réquisitoire de Kafka, contre une bureaucratie sans visage et ses multiples ronds-de-cuir, est finalement desservie en son milieu par de longues scènes prolongées; par exemple celles avec Orson Welles/Albert Hassler dans son bureau, qui font oublier le propos originel de l'oeuvre. En effet, l'illogisme, le cauchemar éveillé, ainsi que bien sûr le non-sens absolu de cette dictature sans le nom, tout cela domine tellement dans Le procès qu'on en oublie presque l'intérêt de ce film quelque daté, même si la fin symbolique (qui fait se demander si K n'est pas son propre ennemi) reste incomparable. D'autant plus que les thèmes essentiels de l'histoire, à propos de la propagande, la paranoia, et de l'insensé inepte de la société, sont comme chacun sait très loin d'être démodés.
belo28
belo28

85 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2011
D'une noirceur absolue, cette adaptation de kafka impressionne tant par ses images à l'ésthétique intouchable, tant par sa mise en scène (chaque plans s'emboite parfaitement avec le reste de l'histoire), par son scénario (et malgré des infidélités au roman original, le film apporte une compréhension totale), ou par ses acteurs: Tous impeccable!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 novembre 2011
Réflexion interessante sur la justice qui patauge cependant un peu.
Sylvain P

387 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 octobre 2011
Si les délires kafkaïens passent fort bien en cartoon ou en court-métrage, force est de constater que 2 heures durant, l'absurde fatigue et finit par ennuyer. La mise en scène de Wells et l'interprétation d'Anthony Perkins ne peuvent compenser cette baisse d'intérêt.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2011
Welles adapte Kafka et retranscrit parfaitement l'univers de l'auteur avec ce film troublant où chaque plan est admirablement travaillé et où le décor (Orsay, pas encore rénové à l'époque) a une importance toute particulière, accentuant un sentiment de malaise permanent. Parfois un peu lent et vraiment déroutant, "Le Procès" offre à Anthony Perkins et une pléiade d'acteurs de solides rôles.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2011
"Le Procès" peut être aisément classé parmi les oeuvres majeures du cinéma. Adaptation du livre de Franz Kafka, Orson Welles parvient à merveille à restituer son esprit, malgré la difficulté de l'exercice. Chaque plan, chaque jeu de lumière, ainsi que la direction d'acteurs prouvent que Orson Welles fait partie des deux ou trois meilleurs cinéastes de tous les temps. La construction du récit, tortueuse, entraîne le spectateur au plus près des sentiments de confusion et d'oppression du malheureux K, victime d'une justice purement arbitraire. La scène introductive, ainsi que la diapositive de fin, juste avant le final dantesque, se répondent à merveille, ouvrant et clôturant le tout comme s'il s'agissait d'un rêve. Quant au "casting", quelle merveille : Anthony Hopkins, Romy Schneider, Jeanne Moreau,... Chacun joue sa partition à merveille. En résumé, un classique nécessaire.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2010
Un matin, Joseph K. est arrêté. Dès lors, l'accusé est aspiré dans une spirale de folie qui entraîne tout son entourage... Ne connaissant pas du tout le roman de Franz Kafka, je partais donc en territoire inconnu en visionnant cette adaptation que Orson Welles réalisa en 1962. Si l'histoire ne m'a pas plus enchanter que cela, je dois reconnaître que la mise en scène du réalisateur de " Citizen Kane " m'a particulièrement plu. La réalisation est vraiment d'une rare élégance et l'on suit avec beaucoup d'intêret cette descente aux enfers qui possède un style baroque bien appréciable. Autres points fort de cette oeuvre, il s'agit de son casting ( Anthony Perkins, Jeanne Moreau, Romy Schneider, Elsa Martnelli et même Orson Welles qui joue le rôle de l'avocat ) qui s'avère remarquable de justesse, de la photographie en noir et blanc de Edmond Richard qui apporte son lot de rafinnement et aussi la magnifique musique ( dont le sublime Adagio d'Albinoni ) qui est véritablement appréciable à écouter. En ce qui me concerne, il s'agit donc d'une excellente surprise et qui me donne la confirmation qu'Orson Welles était un bien brillant cinéaste.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2011
Un des meilleurs films d'Orson Welles, "Le Procès" est un film absolument saisissant, des les premiers instants et jusqu'a la fin on est accroché a l'histoire, aux acteurs... Le scenario est brillant, apportant beaucoup de suspens et d'incertitude, avec un soupçon de poésie et de philosophie. Orson Welles réalise la un film d'une grande intensité, un film tres intelligent et marqué par une mise en scène extraordinaire, le cinéaste bien connu pour le qualité visuelle de ses films ne déçoit pas : le jeu avec l'ombre, la lumière, les reflets... Certaines scenes sont vraiment incroyable ! Un chef d'oeuvre.
calamarboiteux
calamarboiteux

48 abonnés 440 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2010
Joseph K est mis en examen, sans qu’il sache pourquoi. Son procès a lieu sans qu’il en suivre vraiment les péripéties ; il est condamné et exécuté.
A partir du livre de Kafka, Welles construit un film qui est fidèle à son esprit, et en suit assez précisément la trame. Il se contente de la transposer dans une société des années soixante dont l’environnement rappelle les régimes communistes. On retrouve donc l’étrangeté du livre, assez foisonnant, dont on ne sait ce qu’il veut montrer, tout étant parabole, de la justice aux fenêtres qui s’ouvrent. Un peu comme si chacun était libre de choisir ses thèmes et de les interpréter à sa manière. Ce qui est sûr, c’est qu’on est plus proche de Beckett que de Sartre. Pour sa part, K… est dépeint comme versatile, velléitaire, libidineux, souvent futile, intrigué plus que concerné par la thématique de la culpabilité, et pour tout dire déroutant. Comment réussir un film à partir d’une telle gageure ? Welles déploie les diverses facettes de son talent, comme acteur tout d’abord, campant un juge majestueux et roublard, puis comme réalisateur bien sûr : utilisation de décors grandioses et vides, et de cadrages étudiés soulignant l’insignifiance du héros dans l’univers ; alternance de séquences calmes, sous-tendues par un adagio d’Albinoni alors moins célèbre, et frénétiques (virtuose scènes chez Titorelli par exemple).
Mais au final, le film est long, assez ennuyeux, et ne parvient pas à trancher suffisamment dans les abondants dialogues du livre, devenant de ce fait verbeux. Alors malgré les qualités esthétiques et la profondeur de réflexion de l’œuvre, malgré la bonne prestation des acteurs, principaux ou secondaires, malgré les trouvailles de mise en scène et de décors, on en vient à souhaiter que K… soit exécuté rapidement, et qu’on en finisse !
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 août 2010
Quelle déception. J'ai beaucoup aimé Citizen Kane, mais là je ne peux pas masquer mon incompréhension pour autant d'engouements vis à vis de ce film. Il a des qualités, je le reconnais, Welles a soigné son image et nous propose certains plans très beau, et sa mise en scène n'est pas inintéressante. Mais voilà, ça ne fait pas tout. Je n'ai pas réussi à m'intéresser au film malgré mes efforts (et je dois avouer que du coup j'ai suivi la fin de façon très distraite). Mais l'absurde finit par trouver ses limites et agacer. Malheureusement les qualités de réalisateur d'Orson Welles ne font pas tout.
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