Le Procès
Note moyenne
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123 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 juillet 2010
Il faut visionner ce film plusieurs fois pour en comprendre la substance. Une adaptation du livre de Kafka majesteuse, un bande originale magnifique. Un des meilleurs film de Welles toujours aussi mégalo.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 avril 2012
Le réalisateur de "Citizen Kane" s'attaque au maître littéraire de l'absurdité j'ai nommé Kafka et adapte un de ses romans publié en 1925, ainsi Orson Welles réalise avec un certain manque de souffle mais habilement une adaptation des plus étonnantes.
La réflexion et la mise en cause de tout transportent son personnage principale joué par le fantastique Anthony Hopkins dans un processus cauchemardesque où les limites du réels frôlent celle du rêve et où l'absurdité semble être le maître mot de toute chose existante et apparaîssant dans le film.
Le cauchemar se fait dès le réveil, et la discussion entre Perkins et un des détectives nous entraînes à peine le film commencé déjà dans univers ultra complexe et critique comme le veut celui de Kafka.
Nous sommes en permanence non-stop dans la réflexion d'une question, d'une phrase dite, d'un geste, d'un univers, d'une histoire.
On est dans l'absurdité et donc tout est relatif, passant d'une immense salle avec des milliers d'ouvriers à des vieillards immobiles avec des pancartes autour du coup, des détectives qui se font fouetter, un avocat joué par Orson Welles sous des tonnes de papier et de dossiers, des décors variés passant des bars d'immeubles à un appartement bourgeois en ruine et bien sûr tout cela entour la scène de ce fameux procès où notre héros clame son innoncence à des vieillards et une salle en délire.
Le final de ce film n'en n'est que des plus troublants et en même temps très symbolique.
Au casting, un Anthony Hopkins au sommet de son talent, en revanche mettre en avant Jeanne Moreau comme premier rôle féminin est absolument mensonger, en effet l'actrice apparaît dix minutes à peine le temps d'un très beau dialogue avec Hopkins.
Selon moi le vrai premier rôle féminin est la divine Romy Schneider encore toute jeune dans ce film absolument sublime dans le rôle d'une infirmière entrenant le vieillissant avocat joué par Orson Welles toujours aussi fantastique mais "très abîmé" par le temps.
Une mise en scène fantastique comme d'habitude, des dialogues maîtrisés mais parfois en manque de souffle, des décors fantastiques, des moments assez intenses, des acteurs éblouissants et une ambiance qui malgré tout nous tient en haleine jusqu'au bout, pour un film européen, Welles s'en sort bien.
A prendre de façon extrêmement suggestive pour les novices de ce genre et à voir pour les cinéphiles et les fans d'Orson Welles.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 juillet 2010
Bouzi Bouzouf aime « Le Procès » d'Orson Welles, adaptation du roman de Franz Kafka (si Christine Angot avait dû elle aussi porter ce patronyme, il aurait fallu que le « f » disparaisse pour qu'il soit conforme à son oeuvre) que Bouzi Bouzouf avoue avec honte ne pas avoir lu. Enfin, il n'est pas allé plus loin que la dixième page, pour être précis. Il faut dire qu'à l'époque où Bouzi a insulté de la sorte ce texte, il était encore un peu con (eh oui, Bouzi a été con dans sa vie ; il doit vous être difficile à concevoir, lecteurs, qu'il ait pu tutoyer votre niveau intellectuel une fois dans son existence). « Le Procès » de Welles s'ouvre, tout comme dans le roman, d'ailleurs, sur l'arrestation d'un pékin qui, un beau matin, voit des flics chelous s'inviter dans sa chambre pour le harceler. Bouzi Bouzouf a vécu hier une expérience assez similaire. Deux policiers ont en effet frappé à sa porte en plein après-midi. En montrant leurs plaques, il a blêmi et s'est dit qu'il était grillé, que l'on avait découvert qu'il séquestrait des lycéennes dans sa cave. Heureusement, les keufs étaient présents pour une tout autre raison (ils voulaient des infos sur l'incendie d'une voiture survenu plus tôt dans le quartier). Pour revenir au film, ce qui marque n'est pas tant que Welles ait su rendre palpable ce système écrasant et labyrinthique qui broie le héros (excellent Anthony Perkins) et l'amène à se sentir coupable alors qu'il n'a visiblement rien fait (la façon dont sont traités ces thèmes de la culpabilité et de l'innocence rapproche le film de « La Chute » de Camus, paru six ans plus tôt), mais la mise en scène fabuleuse du maître. En situant l'action dans des endroits vides et étranges (terrains vagues, banlieues blafardes, pièces bordéliques), en écrivant de brillants dialogues absurdes dignes d'un Beckett et en imaginant des scènes à la teneur surréaliste (celle, fantastique et terrifiante, des gamines mateuses), Welles crée une atmosphère unique, qui annonce déjà Lynch.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 avril 2010
S'attaquer à l'oeuvre de Kafka n'est pas une mince affaire. Il est juste que ce fut Orson Welles, autre génie (du cinéma celui-ci) qui releva le gant. Et avec quelle justesse ! On retrouve ici tout l'univers absurde, noir et fatal du roman de Kafka. Plans vertigineux, abus du grand angle, jeux d'ombres et de lumières finissent par rendre justice à ce "Procès", inclassable et inadaptable à l'écran. Welles aime Kafka et ça se voit. Il plonge Anthony Perkins au coeur de cet univers unique et morbide. Un très grand moment de cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 avril 2010
Une adaptation vraiment interressante du roman de Kafka
http://8etdemi.canalblog.com/
Kubrick's Club
Kubrick's Club

43 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2010
L'adaptation d'Orson Welles du tout aussi fameux que soporifique "Procès" de Kafka n'offre rien d'exceptionnel, mais fait tout de même preuve d'une grande richesse iconographique. Face à cette étrangeté et absurdité typiquement kafkaïenne, que le réalisateur respecte à la lettre, s'oppose la qualité de la mise en scène, la succession des jeux de lumière et l'ingéniosité des cadrages d'Orson Welles. Mais tous ces efforts ne permettent de surpasser l'austérité du roman.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 mars 2011
Welles en fait encore une fois trop, en voulant montrer sa grandeur de réalisateur (chaque plans est magistral, rien n'est laissé comme un plan banal.) Ajoutez à ça le scénario incompréhensible de Kafka et vous obtenez un des films les plus bizarres qu'il mai été donné de voir.
Je n'ai pas su l'apprécier.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 132 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juillet 2010
L'incroyable aventure de Joseph K, arrêtè et condamnè sans explications! Lorsque "Le procès" sort en 1962, la plupart des critiques et commentaires se concentrent sur la prètendue trahison par rapport au roman de Kafka! Adaptè dans un style baroque et expressionniste par un Orson Welles qui trouve son inspiration loin d'Hollywood et ses paillettes, l'oeuvre de Kafka est ètonnante! Plongèes, contre-plongèes, travellings, profondeur de champ, plans sèquences, même lorsque Welles semblent se parodier lui-même et se livrer à un simple exercice de style, c'est brillamment rèalisè! Un film fascinant comme son casting (Anthony Perkins, Romy Schneider, Jeanne Moreau, Elsa Martinelli, Madeleine Robinson, Suzanne Flon, Akim Tamiroff) ou plus l'oeuvre avance, plus le dècor est surchargè, plus l’espace rèservè au personnage se rèduit, plus le montage s’active...
Philemon P
Philemon P

22 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2009
Film très abstrait sous influence Kafka dans lequel Anthony Perkins joue un fonctionnaire pris brusquement dans un rouage de la société qui le condamne du jour au lendemain pour un mobil qu'il ne connaitra jamais. Orson Welles signe un film révolutionnaire fait avec la démarche très démonstrative de l'homme qui cherche à convaincre et à faire changer l'opinion générale, son film se développe donc lentement avec de longs plans visant à bien montrer l'évolution folle de son personnage. Un ritme un peu pénible à digèrer aujourd'hui, bien que "Le Procès" fasse partis de ces oeuvres dont l'intelligence ne prend pas en compte le divertissement du spectateur, au contraire même: son soin de la symbolique et sa description folle énervent mais sont tout de même brillants. Le message est clair: la société écrase l'individu, le désir d'officiel peut induire à la pire des erreurs, message montré tout au long du film par un discours déchainé et par des décors bancals. La figure fragile et lisse d'Anthony Perkins traverse des endroits fous: un gigantesque lieu de travail où les fonctionnaires travaillent tels des moutons, un cabinet d'avocat labyrinthique qui abrite de nombreuses pièces cachées dans lesquels l'ont trouve des clients soumis, des piles de feuilles chaotique et où siège un avocat allité mais gigantesque, interprêté par Orson Welles lui même. Le film montre donc la folie écoeurante de la société par un jeu de la disproportion et aussi par une constante manie de faire se dérouler l'action dans des décors bondés, pour montrer le malaise et la généralité de la chose. Un pamphlet intelligent bien que pénible où l'on croise les actrices françaises Romy Shneider, Jeanne Morreau et Susanne Flon.
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2009
ça commence par une introduction qui touche les sommets, Welles impose avec génie un film totalement fou, je ne connais Kafka que je nom, le film commence normalement, tel de nombreux films, puis les décors tortueux et dérangés apparaissent, tout devient étrange, tout devient une sorte de spirale infernale qui ne s'arrête jamais, les escaliers qui ne semblent pas en finir, les portes qui s'enchaînent, des personnages dont on ne sait rien, mais qui sont là à porter un regard accusateur sur un Anthony Perkins saisissant de justesse.
Les seconds rôles de sont pas en reste, comment oublier Orson Welles en avocat alité. Un film brilland…
Un chef d'oeuvre, une oeuvre marquante, poignante, violente, sombre, torturée…
Il me tarde de redécouvrir citizen kane…
de voir le reste de l'oeuvre de Welles
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 juillet 2009
J'ai lu le roman il y a quelques années. Eh bien pour autant que je me souvienne, l'adaptation de Welles est d'une fidélité rare ! Il n'hésite pas à en reproduire la mécanique, jusqu'à devenir aussi éprouvant... Dés le début, on comprend que K. est cuit, le reste pouvant être perçu tant comme la vision prophétique d'une machine totalitaire, que comme une énumération symbolique de ce dont K. est coupable. Car il est coupable, soyons-en sûrs, même si on ne sait pas plus que lui de quoi exactement. D'où l'accablement qui peut s'abattre sur le spectateur, le privant parfois, gageons, de la beauté de dialogues TOUS signifiants... Je me réjouis par conséquent qu'Orson Welles ait choisi d'adapter le roman le plus dense de Kafka et pas, par exemple, le château. Mais la monotonie est cependant inévitable, qu'on éprouve à force de voir se répéter les échecs et les vexations, et rappelle que les nouvelles de Kafka sont encore supérieures à ses romans, de par leur brièveté même.
Perkins pourtant est extraordinaire, bouleversant dans la façon dont il nous fait ressentir l'effritement progressif de ses forces dans ce combat perdu d'avance. Sa colère, d'abord froide et rationnelle, se mue en désespoir, en sursauts pathétiques. Quant à la mise en scène de Welles, elle impressionne c'est sûr, mais la richesse de ce qui est montré fait qu'à la fin on demande grâce, ne fût-ce que le temps de souffler. Par ailleurs, je recommande aux élèves écoeurés par la double étude de cette oeuvre (littéraire et cinématographique) l'étonnant et plus récent "Brazil", de Terry Gilliam, qui s'en est largement inspiré tout en demeurant beaucoup plus accessible (et simpliste, diront les puristes).
caro18
caro18

209 abonnés 2 213 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 mai 2009
Aussi ennuyeux et absurde que le livre.
vadorbane93
vadorbane93

32 abonnés 557 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 avril 2009
Kafka méritait mieux que ce film rendu totalement asceptisé par le temps qui passe , et aux interprétations plus que moyennes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 avril 2009
Aussi tordu et dérangeant que l'oeuvre de Kafka. Welles se réapproprie l'histoire, et c'est pas plus mal.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 février 2009
un grand film paranoiaque et kafkaien , un cauchemard pour un anthony perkins perdu dans le labyrinthe de sa propre psychose .
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