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Un visiteur
5,0
Publiée le 17 novembre 2008
Bouleversant, profond, fidèle à l'esprit de Kafka, admirablement joué par Anthony Perkins et Orson Welles lui-même, et même des touches psychédéliques avant l'heure comme la scène dans l'atelier du peintre. Tant le livre que le film sont des oeuvres majeures et incontournables du 20ème siècle parce qu'ils créent des valeurs philosophiques. Celle que je retiens pour le Procès est résumé en une phrase de K : "Comment un homme peut-il être coupable?", ce qui en fait une oeuvre sombre mais dans laquelle l'espoir est toujours présent chez le personnage et donc chez moi!
Le Procès d'Orson Welles est une remarquable adaptation du livre de Kafka. On retrouve très bien l'ambiance pesante et prémonitoire du totalitarisme allemand et Anthony Perkins colle très bien au personnge de K. tant dans sa naïveté que dans son insoumission au système. Un poids lourd du cinéma (et de la littérature).
Adaptant Le Procès, un roman de Kafka, Orson Welles réalise en 1962 une œuvre excellente et surtout très moderne. L’adaptation est assez révolutionnaire, puisqu’elle permet au film de quitter les schémas de scénario classiques hollywoodiens : ici, le personnage ère dans un monde inquiétant, sans but réel. Il veut prouver son innocence… mais ne sait même pas de quoi il est accusé. Le tout pour un procès qui n’a jamais lieu. Un film profondément troublant, donc, car complètement absurde. Est-ce un cauchemar ? Ou la vision d’un dément amené au tribunal ? A chaque spectateur sa supposition, et c’est ce qui fait la force du Procès. Pour parvenir à mettre en scène une telle histoire, Welles crée des images terrifiantes, des décors labyrinthiques, rend les visages menaçants et transmet une ambiance oppressante. Il piège Anthony Perkins dans cet univers terrifiant, et le spectateur avec. Certes, ce n’est "qu’une adaptation", mais c'est la mise en scène de cette adaptation qui est grandiose.
Qui d'autre qu'Orson Welles pouvait adapté l'univers Kafkaïen au cinéma! De plus, Anthony Hopkins, Romy Schneider et Jeanne Moreau ne pouvait pas être plus adequat pour jouer ces rôles. La tension est de plus en plus palpable, l'univers de Kafka-Welles nous encercle totalement et nous plonge dans un monde terrifiant.
Seul Orson Welles pouvait réussir, grâce à mise en scène à la fois pesante, expressionniste et onirique et à son casting prestigieux (les deux plus belles actrices de l'époques y sont tout de même réunies), à relever le défi délicat de retransmettre le pouvoir devenu fou de l'administration judiciaire qu'avait parfaitement dépeint Kafka dans son roman.
Il m'est assez difficile de juger et d'apprécier un tel film, pour les simples raisons que c'est mon premier Welles et que je n'est pas lu le bouquin. Aussi, n'ayant pas passé un bac l, et ne faisant des études de cinéma, Welles et Kafka ne font pas partie de ma culture. Pour dire quelques mots, c'est un film étrange, selon plusieurs aspects. Le scénario est vraiment noir et très intriguant, mais l'ambiance alterne entre l'ennuie et le lugubre, notamment la scène où deux collègues du personnages principal se font fouettés (???), et autres non-sens.
L’univers kafkaïen est si cruel, tellement absurde, presque intouchable et pourtant Orson Welles a réussi le pari. Il a fait de son film une œuvre personnelle sans entacher pour autant le chef d’œuvre inachevé du grand Franz Kafka. Une infime critique néanmoins : si la lâcheté de l’explosion finale n’est pas dénuée de charme, on aurait pu y trouver l’ultime réplique du roman : « Comme un chien », pour cesser de l’espérer en vain.
Un chef d'oeuvre de premier plan, du grand Orson welles. Fidélité à Kafka et en même temps grande originalité ! Notamment sur la scène finale avec le champignon atomique. Acteurs formidable, à noter la brillante prestation de Jeanne Moreau, magnifique.
Atomisant! Il m'a fallu plusieur jours pour me remettre de ce film... Cette vision prophétique de notre société vouée au suicide est époustouflante... Welles dit à la fin de sa vie que Le Procès restera son meilleur film. Sur un plan objectif, c'est certainement vrai; techniquement et esthétiquement absolument parfait. Sur un plan subjectif, il manque une dimension clé de l'oeuvre de Welles (que l'on retrouve dans pratiquement tous ses films) : l'humour. Le Don Quichotte qu'il n'a pas réussi à finir aurait du être cette oeuvre. Le Procès est vraiment très noir, même si Welles laisse à son sujet la possibilité de se rebeller (contrairement à Kafka). Ce film est une Révélation, dans tous les sens du terme et se hisse à mon sens au-delà de la catégorie des chef-d'oeuvre. C'est une oeuvre directement inspirée un peu comme peut l'être 2001. Mérite bien davantage que 4 étoiles.
J'ai beaucoup aimé ce film. On y retrouve les ingrédients du succès de Wells, à savoir... lui-même dans ce genre de personnage très charismatique qu'il affectionnait tant, le jeu d'ombre et de lumière sur Anthony Perkins reflétant parfaitement le sentiment que Kafka voulait que l'on ait à propos de ce personnage éternel coupable bien que toujours innocent, et un casting de très grande classe... dans le rôle des femmes tentatrices, je dois dire que Jeanne Moraut et Romi Schneider ne sont pas les moins attirantes!
Un film hermétique, bizarre, compliqué mais aussi très fascinant. Entièrement financé et tourné en Europe avec beaucoup d'acteurs européens. Le premier film de Welles que je vois, il parait que c'était un génie, en tout ce film-ci est très particulier. Une expérience kafkaïenne !
Je ne nie pas que le "Le procés" d'Orson Welles est assez impressionnant pour l'oeil et le cerveau aussi peut_être mais beaucoup de choses mon géné dans ce film. Tiré du trés célèbre livre de Kafka dont on connait son penchant pour l'étrange, le réalisateur de Citizen Kane s'empare visiblement avec plaisir de cette histoire est en fait une critique sombre et absurde du system judiciaire. Il réalise le cauchemard à la puissance 10 de tout honnete citoyen. Sauf que j'ai du mal a accepter le personnage de Perkins (lui, trés bon je l'assure). J'ai l'impression qu'il accepte plus ou moins ce qui lui arrive, il ne se révolte pas vraiment contre "ces gens" qui lui en veulent. Il est à la fois faible et timide et les 10 minutes d'aprés il ose sans peur déclamer des vérités à la façe de fonctionnaires mieux placés que lui. Son caractère n'est pas ambigue il est mal choisi. Ce qu'a reussi Welles dans ce film est d'avoir imposé une ambiance oppréssante qui se ressent dans l'image et l'histoire avec la même force. Son utilisation des contres plongées qui nous dévoilent des têtes irréalistes font partie de ces choses qui font du cinéaste et de son film, un homme et une oeuvre atypique. Ce film n'est pas forcément accessible à tous, car par moment il faut dire qu'il ne se passe rien. D'autres passages s'avèrent prenants, cela dépend enfaite des personnages qui nous sont proposés. Lorsque les 2 policiers sont puni pour avoir étaient corrompus on attenit le point le plus sombre du cauchemard car on peut voir avec dégout que même ceux qui amènent le malheur peuvent cotoyer une autre sorte d'horreur. Tout le monde est coupable, c'est ce que semble nous dire le film. Perkins avoue s'être toujours senti coupable depuis tout petit malgré qu'il n'est fait aucun mal, cela fait perdre de la crédibilité à son personnage car c'est comme si ce qu'il lui arrivé, représenté tout son côté sombre, du coup ce n'est plus un cas comme un autre, il est unique, l'identification est raté.
Ce film était au programme en Littérature pour les Terminales Littéraires dans les années scolaires 2004-2005 & 2005-2006. J'ai donc étudié le film & le roman de Kafka. J'en ai tellement ras la casquette que j'avais envie de mettre 0 étoile. Ceci étant de la faute de mon professeur, il faut quand même reconnaître la grandeur de ce film. Tous les acteurs sont géniaux. De plus, quand on étudie le film & le roman, c'est encore plus fort. SUPER, mais attention aux abus...