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Un visiteur
4,5
Publiée le 4 décembre 2011
J'ai rarement vu un film aussi tendre et cependant puissant dans son symbolisme que Bienvenue Mr. Chance. Peter Sellers est mort trop tôt. Un être aussi brillant et drôle que lui est tellement rare aujourd'hui. Ce film, qui est aussi son dernier long-métrage, est un véritable petit bijou, terriblement drôle et poignant avec l'un des personnages les plus attendrissants et attachants qui m'ait été donné de voir. L'esprit du film est très particulier et original et on ne s'en lasse pas malgré ses longueurs qui, je le rappelle, sont là pour mieux installer l'ambiance accrocheuse du film. Un vrai régal.
Chef d'œuvre, personnage déroutant ce "Chance gardener" !!! Quasi surnaturel ! Pas d'existence, sachant palrer aux grandds de ce monde comme nul autre ! Désarmant de simplicité et dénonçant la bêtise des classes aisées tout en montrant ce qui se passe dans les bas quartiers... C'est autant un film social que poétique ! Shirley Mclane est géniale et sa nuit d'amour avec Chance d'une surprenante inventivité ! J'adore ce film ! On est dérouté par ce phénomène, une sorte de Bartleby du cinéma. Le jardinnier des conscience qui finira sans doute sur les plus hautes marches ! Hein Bobby ! A voir et revoir !
Le caractère hautement improbable de l’histoire amène à considérer ce film comme une fable, un conte filmé. La dernière scène quant à elle ouvre l’interprétation et suggère que le personnage principal est un ange ou un fantôme. Le message du film n’est pas très explicite mais semble être comme dans l’autre film d’Hal Ashby, Harold et Maude, un message optimiste résumé par la dernière réplique « La Vie est un état d’esprit ». On pourrait aussi voir le film comme une satire du monde politique mais dans ce cas le film est encore moins réussi… Peter Sellers est très crédible dans le rôle du simplet bienfaisant et trouve une partenaire à sa hauteur avec Shirley McLaine. Mais malgré son sujet intéressant le film peine à l’être réellement, l’attitude et les réactions de ce Mr.Chance finissent par être assez agaçantes. La rythme très lent et la mise en scène très statique renforce le côté un peu trop lourd du film. Bref, Being There est un film particulier mais pas vraiment convaincant, je l’aurais souhaité plus explicite.
Une fable qui assume jusqu'au bout sa naïveté. Après une mise en place poussive, le film gagne peu à peu en densité et l'on se surprend de la modernité d'un discours qui met à nu l'imposture sociale, politique et économique de notre époque. Chance est une véritable page blanche sur laquelle chacun projette ses fantasmes, un personnage absolument opaque et pas spécialement sympathique (l'interprétation en creux de Peter Sellers est assez surprenante). Un révélateur qui fait éclater le verni de nos modes de représentation (que ce soit les fameux experts en politique ou l'illusion amoureuse, tout le monde y prend pour son compte). Ce que le film dit, au fond, c'est qu'en lieu d'échanger et de partager, on ne fait rien d'autre que projeter aveuglément nos désirs sur les autres. Et que ces désirs sont en partie formatés par l'hydre télévisuelle. Le plus étrange est que, derrière ce cynisme forcené, le film (et le personnage de Chance) dégage un vrai sentiment de bienveillance, d'apaisement. Ultime projection ?
L'interprétation de Peter Sellers est comme d'habitude excellente dans le personnage de Mr Chance et Shirley MacLaine s'en sort admirablement bien dans un rôle pas facile à jouer face à cet homme dénué de sentiment; c'est vrai qu'il faut voir ce film comme une fable, malgré tout je trouve le film un peu long et le trait un peu trop poussé
Dernier film de Peter Sellers sorti de son vivant (1825/1980), Bienvenue Mister Chance (1980) est une séduisante comédie à travers laquelle il incarne un jardinier simplet et accro à la télévision et qui du jour au lendemain, sans le vouloir, va réussir à berner tout le monde et surtout, les hautes sphères de la politique ainsi que les médias. Ses phrases sur le jardinage et la botanique sont pris pour un discours lourd de sens, les gens s'abreuvent de ses paroles, sont en extase, comme hypnotisés. Peter Sellers avec son regard d'ahuri nous fait irrémédiablement penser à Rain Man (1988) ou encore Forrest Gump (1994), sa prestation est à la fois drôle et touchante, aux côtés de la séduisante Shirley MacLaine. Une satire sociale gênante mais très réaliste, récompensé par le Golden Globes du meilleur acteur et nommé à l'Oscar du meilleur acteur, Peter Sellers nous offre sans nul doute l'une de ses plus belle performance.
Les films de simplets ça n’a jamais été mon truc, d’autant plus que dans le cas présent le neuneu en question est accro à la télévision. Au moins le film possède une certaine ironie, notre sympathique idiot arrivant à berner la haute société, les médias et la politique par son « bon sens » et sa simplicité. Il agit comme un révélateur des tares de ces milieux : frustrations, avidité, mensonges… Dernier grand rôle pour Peter Sellers, que l'onn sent très investis, Shirley Mac Laine quant à elle à droit à une scène mémorable.
Fable exquise sur l'incrédulité prise pour du génie,"Bienvenue Mister Chance"(1979)montre à quel point le talent comique de Peter Sellers était immense.Avec son air hagard d'ahuri spirituel,toujours dans le registre du pince sans-rire,il fait de son personnage de Chance un sommet d'absurdité.Hal Hashby,réalisateur très estimé de la contre-culture américaine des années 70,joue de cette ambiguïté.Chance,jardinier élégant qui ne connaît le monde que par le biais de la télévision,est d'un naturel désarmant et déstabilisant pour son entourage.Son ingénuïté passe pour de la sagacité.Son laconisme pour du génie.Ses métaphores botaniques pour de brillantes prophéties.Les tenants du pouvoir en prennent pour leur grade.Sellers provoque le rire,tant par sa gestuelle unique que par ses malentendus verbaux.J'avoue avoir ri à en pleurer devant certains quiproquos,aussi improbables soient-ils.Shirley MacLaine est adorable en femme de milliardaire sentimentalement frustrée,et Melvyn Douglas est épatant en financier chaleureux,proche de la mort.Mister Chance chamboule ceux qui l'entoure.Le destin d'un homme est bien fragile,et peut être bouleversé facilement.Sellers profite de la scène finale sur le lac enneigé pour faire disparaître ce mystérieux personnage,aussi attachant qu'insondable.Une fable remarquablement écrite,et toute en demi-teinte.
Ce qui distingue un grand film d'un bon film c'est que le premier traverse le temps sans encombre. C'est largement le cas de Bienvenue Mister Chance qui est sans doute le meilleur rôle de Peter Sellers. C'est une fable dans laquelle on marche de bout en bout jusqu'au dénouement final qui nous laisse amusé et stupéfait.
Film à contre-emploi pour Peter Sellers qui tenait à ce rôle depuis longtemps. Un homme simple d’esprit semble avoir toujours vécu dans la maison de son maître en plein New-York s’en en être jamais sorti. A la mort de celui-ci notre quidam est obligé de quitter la demeure qui va être vendue . Il erre alors dans les rues mais le hasard va venir à son secours en provoquant un accident avec la femme d’un riche industriel sur le point de mourir. Notre homme faisant preuve de remarquables dons d’adaptation deviendra indispensable dans sa nouvelle demeure, allant même jusqu’à devenir l’amant de la maîtresse de maison avec la complicité du vieil industriel qui ne jure plus que par lui. Tout ceci nous fait nous interroger sur la réelle naïveté du héros. Nous n’aurons pas de réponse sur le sujet ?. Sellers joue tout en retrait ce qui ne lui va pas si mal et Shirley Mac Laine en femme de milliardaire est exquise.
Un demeuré aux allures de gentleman parvient - évidemment malgré lui - à se faire passer pour un prodige d’intelligence et de sagacité. Vieille peur des humains : et si celui que je prends pour un imbécile l’était finalement moins que moi ? Le propos rejoint par instants celui de Rain Man (autre question : le fou est-il finalement plus adapté que moi ?), avec moins de caricature facile toutefois, et donc plus de vraisemblance... Mais on reste tout de même avec un drôle de petit goût amer devant ce curieux passe-passe. À trop vouloir jouer les malins... Le traitement cinématographique de cette fable est sans reproche et sans surprise. À voir, ne serait-ce que pour la face ahurie de Peter Sellers...
Ce rôle de jardinier simplet se retrouvant plongé dans les hautes sphères politiques et devenant malgré lui un très influent conseiller peut paraître absurde sur le papier, mais dans ce "Being There", la prestation touchante de Peter Sellers attache dès le départ le spectateur au film. Certes, celui-ci est assez lent, néanmoins il s'agit d'un portrait au vitriol du rapport médias/politique, portrait pleinement d'actualité et ici plein d'humour grâce à son personnage principal. En somme, un film à voir pour les fans de Peter Sellers, à revoir pour les autres, notamment pour sa scène finale étonnante.