J'ai beaucoup aimé l'ambiance du premier film, mais je dois reconnaître que je trouve que cette partie un peu d'intérêt. Al Pacino est un grand acteur et il joue bien mais son personnage est imbuvable. Il n'accepte pas la critique, il ne fait plus rien pour sa famille, il ne pense qu'à faire fructifier ses intérêts et à se venger de ses ennemis. Tout ce qu'a construit son père, il l'a laissé s'envoler avec lui.
Ce qui faisait le charme du premier film, c'était en grande partie les forces du Parrain, en dépit du fait que c'était un gangster, ou plutôt un chef de gang pour qui la fin semblait justifier les moyens, il véhiculait des valeurs. La famille était importante au-delà de tout, et la famille ce n'était pas uniquement ses proches mais aussi ceux qui étaient sous sa protection. Et c'est d'ailleurs ce qui est le plus intéressant, c'est de voir le parcours de Vito Corleone jeune, interprété par un brillant Robert De Niro, et notamment de le voir mettre fin au diktat d'un Don qui rackettait les gens du quartier ou qui va défendre une vieille dame jetée à la rue par son propriétaire pour une vulgaire histoire de chien. Et ça, c'est bête, mais ça fait toute l'essence du personnage, et ça rejoint les premières minutes du premier film où il reçoit des personnes dans son bureau qui viennent lui demander son aide.
Et tout ça, avec son fils, tout ça s'est envolé... Il s'est mis à dos tout le monde, son frère, sa femme, les autres hommes d'affaires, quand on le voit, on ne voit plus la Sicile, contrairement à son père. Du coup, je trouve que son histoire finit en eau de boudin... Donc du coup, malgré la réalisation, les musiques, l'ambiance, les acteurs de classe (Robert Duvall, Pacino, De Niro, etc...), je reste un peu sur ma faim... Toutefois, cela reste à voir, je ne l'avais pas vu, je ne l'ai visionné que tardivement, ça ne m'avait jamais vraiment motivé je ne sais pas pourquoi... Et je vais quand même regarder le troisième en espérant que l'histoire reprenne un peu de vigueur, surtout qu'il n'y aura plus Vito Corleone j'imagine...