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scorsesejunior54
178 abonnés
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2,5
Publiée le 24 mai 2007
Wong-Kar-Waï est l'un des cinéastes asiatiques actuels jouissant d'une très grande réputation en Europe, particulièrement en France. Consacré par "In The Mood For Love" en 2000 (auquel je trouve beaucoup de choses à redire), il réalisa au cours de l'année 2004 (continuité logique du travail entrepris précédemment) ce "2046", poème amoureux baignant dans une esthétique particulière, chère à son auteur. Très vite, les qualités de mise en scène frappent le spectateur, ébloui par la beauté des images et l'atmosphère si langoureuse, rêveuse se dégageant d'une oeuvre plus qu'honorable. On pourra remarquer un sens particulier du cadre, déplaçant ses personnages aux extrémités, pratiquant une symétrie plus visible dans les coupes que lors de chaque plan. Le travail sur le format y est passionnant, brouillant souvent certains endroits de l'image, l'effaçant parfois d'une nuit noire mettant à nu les protagonistes exposés. Montage maîtrisé et logique, préférant un découpage lent aux interminables plans-séquences trop souvent de mises pour des films de ce type. Les mouvements de caméra sont minimes et c'est ainsi que l'on se concentre pleinement sur l'approche visuelle, faite de jeux d'ombres et de lumières, d'éclairages savamment pensés afin de faire ressurgir toute la pensée d'un réalisateur plus peintre à la large palette qu'artiste à la vision reculée de son travail. Il oriente toutes ses forces vers son image qu'il lèche jusqu'à l'excès. Alors, les effets de style viennent s'ajouter à l'univers de Wong-Kar-Waï sans que cela ne se justifie. L'aspect obsessionnel est répétitif comme superficiel au lieu d'instaurer un trouble imaginatif. Le faible scénario sélectionne les caractères de ses personnages, creusant les uns mais délaissant les autres et le caractère imaginatif ne se renouvelle quasiment pas. Signalons toutefois la grande force de la bande-son accompagnant parfaitement ces images d'abord lyriques puis lassantes.
C'est l'histoire ,bien pessimiste finalement,de la quête de l'Amour idéalisé et par conséquent impossible."Les blessures du passé ne se referment jamais".On a mal avec le personnage principal car son sourire permanent cache en fait une grande souffrance.C'est un handicapé de l'Amour qui n'a pas droit au bonheur.Les comédiens sont beaux et fragiles comme des poteries chinoises.Je suis plus reservé sur la partie fiction et la métaphore du train de la vie qui mène à 2046,la chambre d'Amour.A voir et revoir en tous cas,pour en apprécier toutes les subtilités.
Magnifique film poétique et envoûtant dans une atmosphère intemporelle... Les images d'une esthétique léchées, nocturnes, sont propres à l'univers de Wong Kar Wai,cependant la réalisation pourait déboussoler certaines personnes. Des personnages perpétuellement confrontés entre leur raison et leurs sentiments face au destin... Magnifique valse des sentiments sur une musique ample qui n'en finit pas de trotter dans la tête... !
Cinéaste romantique où la nostalgie se dégage dune esthétique omniprésente, Wong Kar-wai pousse, avec «2046» (Chine, 2004), son expérience du temps au-delà de «Fa yeung nin wa» (Hong-Kong, 2000). Tony Leung le voisin trompé devient Tony Leung lécrivain inconstant où la vie se confond à lart dans un univers-maelstrom daventures. Ecrivain dune nouvelle où le passé interagi sur le présent, journaliste à ses heures, Chow Mo Wan (Tony Leung) mue autant quil aime. Parcourant les ressentis de lamour au travers de multiples femmes, la mélancolie des souvenirs du passé vient attiser le présent de la chaleur des relations éteintes. Sans tracer nulle histoire, Wong Kar-wai crée un Orphée atemporel dans une quête sans fin à lEurydice. Parmi les marivaudages tendres et charnels, le temps de lhistoire se fige dans les affres moroses du fade présent de lécrivain. Or est-ce tant la quête que son exaltation abstraite qui fait de «2046» un film ? Les décors et les costumes de William Chang dégagent des couleurs suaves qui envahissent lécran de leurs chaleureuses évocations. Et Wong émet lincandescence des accointances amoureuses par le truchement de ses matières et de leur agencement dans lespace. Le film porte presque le nom du roman de Chow Mo Wan : «2047». Ainsi le réel, constitué par le film «2046», précède au roman «2047», qui nest que la mise en métaphore du film lui-même. Cest donc lacte de passion quillustre le film, ce désir de lindividu à transposer dans son uvre les belles réminiscences du passé. Au ralenti élégiaque, à la bande-son éclectique, suant de mélancolie, elle émane de la mise en abyme du film et du jeu sur le temps. Lesthétique garrotté à labstraite chaleur des accointances, «2046» traverse les sentiments de lhomme et vibre sur le fil du temps avec le lyrisme torride inhérent à lunivers de Wong Kar-wai.
Wong Kar-Wai est sans conteste l'un des plus grand réalisateur asiatique actuel. Chacun de ses films depuis Nos années sauvages, Chungking Express etc, fait parler de lui, plus en bien qu'en mal. Avec 2046, il signe un film est étonnant, magnifique, poétique et tant d'autres choses. Chaque plan raconte une histoire à lui tout seul. Une fois encore, le réalisateur joue avec le surcadrage constant des personnages. Il ne cesse également d'utiliser des miroirs, évitant ainsi des champs/contre-champ trop répétitifs. Je ne m'attarderais pas non plus sur l'utilisation exemplaire des couleurs qu'il fait dans ce film, qui se trouve être dans la ligné direct de In the mood for love. Par ailleurs, la constante mise en relation, selon l'évolution des personnages, au train allant vers 2046 est une très bonne idée. Finalement, que sommes nous d'autre que des voyageurs, ratant parfois un arrêt, ou deux, ou plusieurs qui auraient pût faire que notre vie prenne un tournant différent ? Enfin, on notera le cadrage souvent serré sur les personnages, rapprochant ainsi le spectateur et le personnage, nous plongeant au cœur même de ce drame sentimental. Wong Kar-Wai nous ébloui encore et toujours par son talent et son audace. Ce film en est une nouvelle preuve.
Quelle superbe manière de filmer cette histoire. Après l'inégalable "In the mood for love", Wong Kar Wai parvient une fois encore à me faire rêver. Rêver à ce cinéma qui m'emmène là où aucun autre cinéaste me transporte. C'est beau, comme ces scènes où l'image s'arrête, comme cette plume qui reste en l'air. Etouffant comme cette ambiance intime de l'hotel à Hong Kong, où le jour semble absent. La distribution du film est tout simplement fabuleuse. Tony Leung est comme toujours incroyable de justesse. Zhang Ziyi est si touchante dans la dernière scène. 2046 : histoire à moitié fictive. Mais c'est le propre de l'homme que de se rêver une autre vie que la sienne ...
Tout aussi esthétique et visuellement beau que « In The Mood For Love ». Mais aussi tout aussi lent. L’histoire est moins intéressante que celle de « In The Mood For Love ». On en est a se demander si finalement, « 2046 » ne serait pas purement commercial car reprenant quasiment la même trame. L’histoire n’est donc pas très originale et en plus rendue assez complexe. Et finalement « 2046 » est moins touchant que « In The Mood For Love ». En revanche j’ai beaucoup aimé la retranscription des passages du livre. C’est donc une énorme déception, film auquel ne suis restée totalement hermétique.
J'ai profondément détesté "2046". Le rythme est insupportable, le héros est d'un ennui mortel et le scénario s'adresse aux experts du genre seulement. Je me demande si c'est le film le plus inacessible que j'ai vu de toute ma vie. Je ne cote pas ce film à un ci-bas niveau sans y avoir réfléchi longuement. C'est émoustillant de voir de belles images (bien composées, belles couleurs). J'ai apprécié cet amalgame! Mais ça mène où de voir une histoire... plate à en mourir en longeur. Il y a bien d'autres films beaucoup mieux rendus sur la relation entre hommes et femmes.
2046 est une uvre dart à part entière, magnifique sous tout point de vue, bouleversante par les sentiments quelle impose. Rarement un auteur naura été aussi loin dans lanalyse du cur humain.
2046... Une invitation à un voyage au coeur de nos sentiments, une superbe métaphore à l'Amour perdu, à l'Amour en général, qui nous trouble. "Nous nous sommes connus trop tôt ou trop tard. En d'autres circonstances notre histoire aurait marché", un film superbement interprété, tout en délicatesse. Incontestablement, un chef d'oeuvre.
Que dire... Que dire... Ce film est vraiment louche. Il m'a plus qu'ennuyé pendant une heure, à cause de certaines scenes interminables et sans interet. Il y a par exemple une scene ou on voit une femme chinoise adossée à un mur qui fume sa cigarette pendant 5 minutes, sans dire un mot!! Et ce n'est qu'un exemple. Au bout d'une heure, c'est le calvaire... l'actrice principale est subitement devenue un robot. Bref j'ai éteint ma télé a ce moment là, sinon j'allais la casser. Ce film est vraiment spécial, bizarre, et meme si on aime le genre, il est d'une lenteur insoutenable. A voir si vous etes courageux, tres patient et que vous avez du temps a perdre....
2046, peut en effet, s'annoncer comme une suite d'In the mood for love, seulement, 2046 n'est pas de même facture...Wong kar wai perd le spectateur avec un scénario trop complexe et une réalisation énigmatique. Le jeu d'acteur reste cependant satisfaisant.
Avec 2046, Wong Kar-Waï fait bien mieux que pour IN THE MOOD FOR LOVE, d'abord grâce à une mise en scène plus variée où les défauts du film précédent sont amoindris et un scénario plus riche. Mais le plus intéressant du film est 2046 où s'échappe Mr Chow (toujours le parfait Tony Leung) car on ne sait jamais si c'est une date ou un lieu. Cet élément ambigü est une des grandes qualités de ce 2046, film bien meilleur que son prédécésseur !