2046
Note moyenne
3,6
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260 critiques spectateurs

5
101 critiques
4
80 critiques
3
13 critiques
2
36 critiques
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21 critiques
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il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 août 2013
Comment trouver une interprétation cohérente à ce délire, sinon chargée de mysticisme, de confusion, voire d'angoissants contresens ?
2046, c'est comme le bruit d'une vague qui recule pour revenir encore et encore, inlassablement.
C'est le rêve de son héros, ce sont ses fantasmes érotiques, ses regrets, ses peines et ses désirs.
C'est une lagune perdue au fond des souvenirs.
C'est un opéra sensuel qui côtoie la folie. La folie des sens, et la folie des mots.
Wong Kar-Wai, toujours cette incompréhensible fascination pour des images aux couleurs ensorcelantes et aux musiques lancinantes. "Enivrez-vous de Cinéma", aurait pu dire Baudelaire. Wong Kar-Wai a répondu à cette délicieuse et terrible injonction.
Que ce soit dans la Hong-Kong des années 60 ou dans un monde futuriste aux accents fiévreux d'un mouvement incessant, où se profile le relent étouffant de souvenirs par des regards silencieux, des sentiments confus, des visages que l'on retrouve.
Dans le récit stable de cet hôtel miteux où l'on ne fait que croiser une dizaine de personnages fidèles, on fait la connaissance des femmes du héros, non par des visages, mais par leurs pieds : qu'ils dansent ou qu'ils s'affolent de colère, s'agit-il d'un fétichisme de la part du cinéaste ? Le héros lui-même n'a d'abord que les accents d'une voix qui récite du japonais ou bien s'énerve contre des voisins trop bruyants.
D'où vient donc le talent de Wong Kar-Wai, lui qui n'utilise que la moitié du champ de sa caméra, voire le tiers seulement ? C'est qu'il parvient à capter l'infime détail dans le regard, dans le geste ou sur la bouche, qui requiert notre intérêt, comme si, par un rêve entrebâillé, il nous invitait à rejoindre le film. Sa narration est faite de leitmotivs, de personnages s'attardant sur la bouffée d'une cigarette, de discussions avec le vent sur le balcon de l'hôtel.
C'est aussi, et peut-être surtout, sa capacité à tirer un émerveillement coloré d'une idée toute simple et si banale, que ce soit une femme marchant dans la rue, souriant à sa porte, giflant un homme, et permet à la plume de l'écrivain de donner naissance à des souvenirs voluptueux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 octobre 2009
Magique , magnifique , autant ésthétiquement que scénaristiquement , une oeuvre cinématographique d'une beauté rare ... Des adjectifs il en éxiste mais il faut certainement seulement le voir pour le croire.
Dodeo
Dodeo

124 abonnés 237 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2010
Film intemporel et hypnotiseur, 2046 signé Wong Kar-Wai est une œuvre d'une valeur inestimable. Il serait impossible de résumer en quelques lignes la richesse d'un scénario aux multiples facettes et à la poésie inégalée, je me contenterais donc de livrer mon ressenti sur ce film des plus déconcertants.

Véritable monument visuel, le film bénéficie d'une photographie et de décors sublimes. L'imagination débridée du réalisateur nous porte dans un autre univers aux temporalités confuses et enivrantes. Un univers à le fois emprunt de positivisme et de nostalgie, là ou règne l'amour intemporel et les instants volés au temps.

Cette expérience sensorielle est portée par un casting sans faute avec Tony Leung (Juste impérial) et Zhang Ziyi (Qui donne toute sa texture au personnage de Bai Ling ) en tête d'affiche. Le duo brille d'une alchimie pétillante et sensuelle et porte littéralement le film. Bien sur on n'oubliera pas de citer Gong Li, Carina Lau, Chang Chen, Faye Wong et Maggie Cheung qui malgré des rôles plus en retraits donnent de la puissance et du charisme à leurs personnages.

Comme dans son précèdent film l'éclairage est très réussi contribuant parfaitement à l'aspect contemplatif du film.

L'histoire de cet écrivain désabusé qui explore son passé, ses amours perdus, présents et futurs prends petit à petit toute son ampleur et finit par nous submerger dans un état assez inexplicable.

Wong Kar-Wai signe là un chef-d'œuvre, une bijou d'intimité et poésie loin de tout ce qui se fait. Il transcende le coté romanesque de son oeuvre par une véritable âme teintée d'onirisme. La magnificence de l'amour n'a jamais été aussi forte. 2046, un lieu pour oublier, un lieu d'où on ne revient jamais.
Abarai
Abarai

186 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 juillet 2010
Souvenirs amoureux.
Suite de In the mood for love, 2046 est pourtant bien différent. Reprenant quelques éléments scénaristiques du premier (le numéro de chambre, le secret que l'on chuchotte à un arbre...) et son personnage principal, Tony Leung, ce film tourne lui aussi autour de l'amour. Trop sans doute, car les successions de baisers et d'ébats amoureux sont vite lassants. Ici, Wong Kar-Wai se lâche -à l'inverse de In the mood for love où la retenue était de mise- tous comme ses acteurs (enfin surtout actrices; de Zhang Ziyi à Gong Li en passant par Faye Wong). Ce surplus d'amour entraîne la mélancolie et l'eau de rose, mais certaines répliques sont percutantes et le scénario en lui-même est bon. Visuellement, c'est toujours intéressant, parfois superbe. Mais on s'ennuie un peu, c'est dommage.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 28 juin 2009
Je n'ai rien compris a ce film j'ai juste aimer l'histoire d'amour qui s'est créer et cet atmosphère étrange.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 919 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 avril 2009
J'avais adoré "In the mood for love", envoutant, poétique. D'où ma déception ici. Nettement plus grivois, conventionnel, avec une bande sonore classique, ce film sera oublié et non revu, contrairement au précédent. Bien sûr, la prise de vue reste haut de gamme, les acteurs super, mais je n'ai pas accroché.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 avril 2009
"2046", c’est un nombre qui mentionne une annèe, cinquante ans après la cession de Hong Kong à la Chine mais c’est aussi le nombre qui ne lâche pas l’esprit de Chow Mo-Wan interprètè par un remarquable Tony Leung, depuis l'èblouissant "In the Mood for Love"! Film labyrinthique qui s'inscrit donc dans la continuitè de "In the Mood for Love" (tournè dans la même configuration) où l'on retrouve les thèmes chers de Wong Kar-wai qui sont le tact, l'èlègance et le raffinement mais en plus confus! Esthètiquement c'est sublime où le cinèaste hongkongais excelle dans tous les registres plastiques et temporels! La couleur rouge domine le film avec de lents travellings latèraux, des ralentis et des surimpressions assez exceptionnels! "2046" est un règal pour les yeux mais on peut regretter que l'histoire soit aussi alambiquèe où le passè, le présent et le futur se conjuguent dans un même temps! Amour, sexe et passion sont les maîtres mots de ce film ambitieux et èlègant avec la jolie rèvèlation de Zhang Ziyi, ètonnante par sa densitè de jeu! Magnifique B.O au rythme d'opèra, latino et classique...
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2009
C'est très bien photographié et très bien mis en scène, ça saute aux yeux…
2046 me rappelle un peu alphaville de Godard (va savoir pourquoi)
si on me demandais si j'ai aimé je répondrai oui, si on me demandait si j'ai adoré, je répondrai non…
c'est un bon film, mais seulement ce qui m'intéressait c'était pas l'histoire d'amour, mais 2046… bien que les deux soient liés…
le film dit plein de vérités (voir des lapalissades) sur l'écriture, on ne parle que de soi…
le film tout comme in the mood for love m'a impressionné par sa mise en scène et sa beauté… mais ne m'a pas touché et ne m'a pas ému pour un sous… c'est "juste" très beau…
je ne sais pas l'expliquer, le film a quelque chose d'envoûtant, on ne s'ennuie pas, mais pas marquant je dirai, il manque quelque chose; c'est trop beau pour toucher je pense, pour réussir à créer une émotion dans cet univers artificiel et surfait
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 5 avril 2009
Le film traite des relations amoureuses (importantes) d'un homme, qu'est-ce qu'il ressentait pour chacune d'elles? laquelle est la bonne sachant qu'elles sont toutes différentes? Pourquoi n'arrive t-il pas à s'engager?
C'est un film de Wong kar waï (désolé pour l'orthographe) donc c'est lent, avec plein de relations amoureuses. Malgré tout l'histoire prend bien car on suit ce mec qui fait des bons et des mauvais choix, on essaye de le comprendre, même si on y arrive pas toujours. En plus ses "copines" sont des femmes magnifiques, le style du film est simple et beau.
Alejandro Almodoclint
Alejandro Almodoclint

21 abonnés 800 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 mars 2009
Autant j'avais beaucoup aimé IN THE MOOD FOR LOVE, autant là j'ai été déçu. Beaucoup trop de lenteurs et des dialogues plats font de ce film un ennui sans nom qui n'est même pas gommé par le bonne performance de Tony Leung Chiu Wai, la bonne BO et la belle photographie....
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 27 février 2009
Insupportablement lent et abscons, je me suis ennuyé ferme devant le nouvel opus de Wong Kar-Wai, malgré quelques plans magnifiques.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 janvier 2009
Ce film est excellent.Les acteurs son très bons.La musique est parfaite quand il faut.Réalisation excellente.La rencontre entre Cho et Bay est très érotique,exceptionelle.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 février 2013
La réalisation est très stylisé c'est un vrai plaisir pour les yeux, mouvement de caméra, couleurs sublimes mais le scénario n'est pas à la hauteur je trouve, il y a des temps morts.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 décembre 2008
Contrairement à My Blueberry Nights où la réalisation est autant artisanale que bancale; contrairement à In The Mood For Love qui est une perte de temps, Wong Kar Wai signe ici un film irréprochable.
L'esthétique générale du film est soignée à la perfection, la bande-son envoutante, la beauté des décors s'accorde parfaitement avec le charme des personnages féminins, toutes femme fatale. La photo est onirique et magnifique, les couleurs idéalement employées. L'histoire sonne peut-être déjà vu, mais la collection de personnages et de lieux nous démontrent que 2046 est unique en son genre.
L'histoire du 2046 n'est malheureusement pas explicité jusqu'au bout, mais la double narration ne fait que rajouter un plus au film. Les petits détails minutieux ajoutent encore plus poésie au film, déjà sublime.
Les thèmes de la séduction et des amours contrariés sont utilisés au mieux, sincères et authentiques.
D'accord, les effets spéciaux font vieux-jeu, d'accord le film est peut-être longuet, mais tout marche quand même, et admirablement bien.

Typiquement le genre de films qui rappelle à quel point le cinéma asiatique est efficace.
vvalenou
vvalenou

291 abonnés 462 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 décembre 2008
Hong Kong, 1966. Dans sa petite chambre d'hôtel, Chow Mo Wan, écrivain en mal d'inspiration, tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. A travers l'écriture, Chow se souvient des femmes qui ont traversé son existence solitaire. Passionnées, cérébrales ou romantiques, elles ont chacune laissé une trace indélébile dans sa mémoire et nourri son imaginaire. L'une d'entre elles revient constamment hanter son souvenir : Su Li Zhen, la seule qu'il ait sans doute aimée. Elle occupait une chambre voisine de la sienne - la 2046...Après le succès de " In the Mood for Love ", Wong Kar-Wai entame sa sixième collaboration avec son acteur fétiche, Tony Leung Chiu Wai dans son nouveau film, " 2046 "( 2046 était également le numéro de la chambre clandestine dans laquelle se retrouvaient les deux amants de " In the Mood for Love " ). Le cinéaste nous propose un film absolument sublime, entre mélodrame à l'ancienne et cinéma moderne. Il fait avancer son récit non pas avec la mécanique bien huilée d'une maîtrise irréprochable, au contraire, la grâce aérienne règne en maître dans la complexe, insolente et mélancolique narration de l'excellent Tony Leung Chiu Wai, séducteur hanté par un amour perdu. Outre l'innovation narrative, l'auteur hongkongais signe une œuvre à la beauté visuelle renversante, magnifiée par les comédiens, admirables. Wong Kar-Wai signe une œuvre en écho avec la précédente, comme pour en faire le deuil. WKW filme avec brio le caractère éphémère du temps qui consume l'être humain, ce dernier s'exprime à travers l'écriture, créant ainsi un antre surréaliste voué aux passions défuntes d'une vie solitaire. WKW insuffle à sa virtuosité esthétique une plainte nostalgique dans le passé, un poème sensuel et paradoxale dans le présent, une élégie high-tech et ironique dans le futur.Entre fable amoureuse, lyrisme visuel et drame futuriste, le spectateur est comblé. Du très grand cinéma qui reçu de nombreux prix. Un chef-d’œuvre éblouissant et vertigineux!
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