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Fred B.
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3,5
Publiée le 23 mars 2022
Vu le 23/01/2022. Lorsque j'ai craqué sur Monica Bellucci (c'était en 2002 je crois) un de mes collègues de boulot qui était également fan de la dame m'avait dit de regarder ce film. Près de 20 ans plus tard, comme il est passé sur Arte j'ai pu le voir. Au final, j'en ressors très mitigé. Le film est intéressant dans le sens où il relate les premiers émois d'adolescents du jeune Renato Amoroso (il porte bien son nom celui-là) joué par Giuseppe Sulfaro qui tombe amoureux de la jeune et magnifique veuve de guerre, la sensuelle Malena Scordia qui met en émoi toute la ville (fictive) de Castelcuto. C’est vrai que comparé à tous les personnages féminins du film, Malena, c’est le Graal. Et forcément, la jalousie, la haine, la rancœur sur fond de guerre mondiale prend progressivement le dessus surtout quand la belle est obligé de vendre ses charmes pour survivre voire aller faire un peu de collaboration avec les nazis. La scène où Malena se fait lyncher par un troupeau de femmes haineuses est assez dure à supporter surtout quand on voit la placidité de tous ces hommes qui l'ont désiré et qui ne lèvent pas le petit doigt pour l'aider. La Sicile apparait dans ce film comme un lieu où les hommes ne pensent qu'au sexe (Renato et ses amis en sont la parfaite illustration), où les femmes se font des films et jalousent la belle italienne, où les hommes sont des laches et des pervers et les femmes de féroces matrones qui se réjouissent dans la médisance et le colportage de fausses rumeurs. Je suis pas sur que Tornatore est bien rendu service à cette ile en faisant ce film Dommage pour moi car je n'ai vu que la version américaine alors la version "directors'cut" en italien comporte des scènes supplémentaires très érotiques qui mettent en valeur le corps parfait de la belle italienne Dans l'ensemble un film correct qui vaut par l'interprétation sublime de Bellucci, pour le reste, on a l'impression de voir inlassablement les mêmes scènes où Malena se balade en ville et attire tous les regards des habitants de la ville le désir chez les hommes veules, la jalousie chez les femmes haineuses, pas très glorieux donc
Bonsoir. Je souhaite m’exprimer à propos du film Maléna. Je suis extrêmement déçu de l’histoire de ce film, je m’attendais à mieux ! Et je souhaite aussi m’exprimer sur une des scènes de Maléna. « Spoiler » Dans l’une des dernières scènes, quand les femmes du village viennent traîner Maléna hors du bar par pure JALOUSIE, cela m’a beaucoup choqué ! Toute cette haine à l’encontre de Maléna et personnes ne l’aide c’est abérrant. Et je ne parle même pas des autres scènes de violences sexuelles qui sont apparu à deux reprises . En conclusion le film ne répond pas à mes attentes et est très décevant (ne perdez pas votre temps à regarder ce film) de plus ce film devrait être déconseillé au moins de 16 ans ! Sur ce bonsoir.
C'est l'histoire d'une terrible solitude, celle de la trop belle Malena dans la Sicile d'une époque tourmentée et violente.., une femme suivie, regardée, jalousee ou admirée par tout un village et pourtant très seule.. tout le temps.. C'est l'histoire aussi de ce jeune garçon qui découvre les premiers émois amoureux.. Mais c'est surtout une histoire , implacable, impitoyable, celle de gens qui montrent la nature humaine dans ce qu'elle a de plus laid.. Et c'est ce qui est filmé et réalisé d'une façon époustouflante dans ce film.. la beauté extrême et la laideur qui ne la supporte pas.. Un film à voir et à revoir..
Le film est bien réalisé et a du charme mais voir une femme se faire insulter par les hommes, les gamins, le village. Tous la déteste autant qu'ils se bra**es en la voyant c'est assez vicieux. À la fois ce que beaucoup de femmes vivent sans être des bimbos. C'est malheureux car ça n'a pas changé. Les hommes se permettent, les femmes subissent. Ça m'a surtout révolté 3/5
Désirée par les hommes, décriée par leurs épouses, une femme devient malgré elle la cible de tous les commérages dans un village sicilien au printemps 1940. Bien qu’élément central du film, l’éveil des sens du jeune garçon prend beaucoup de place alors que l’aspect tragique qui entoure la belle Malena, plus porteur à mon goût, aurait mérité plus de sollicitude de la part de Guiseppe Tornatore. Le résultat est un peu plat, cliché et souvent répétitif. Reste que dans le rôle-titre, Monica Bellucci est magnifique et la scène où elle est publiquement violentée est vraiment terrible.
J’ai découvert Giuseppe Tornatore à travers son chef d’œuvre Cinema Paradiso, un film exceptionnel de justesse, d’humanité et de sensibilité. Mais peu de réalisateurs sont capables de multiplier les chefs d’œuvre à l’instar d’un Stanley Kubrick et je dois avouer que j’ai été déçu par Malena. Non pas que je sois insensible aux charmes de Monica Bellucci mais c’est plutôt cette impression diffuse que tout sonne faux dans cette fable dramatique. Monica Bellucci est belle certes mais cela ne suffit pas à en faire une très grande actrice, ce qu’elle n’est pas. Elle n’est pas mauvaise, loin de là, mais on voit qu’elle joue et son jeu manque de naturel à mon goût. Elle a la chaleur de chair et de sang d’une italienne mais son jeu est froid et ne véhicule aucune émotion. Rester impassible avec des yeux de biche sur fond de robe ajustée au corps ne suffit pas pour créer l’émotion. La réaction brusque de son père est incongrue et semble plaquée comme pour amener du rythme à une histoire qui n’en a pas. Le passage de la Malena réservée à la Malena qui assume pleinement sa féminité tombe également comme un cheveu sur la soupe même si on en comprend les raisons sous-jacentes. Je veux bien qu’on soit en Italie mais les acteurs ont tendance à surjouer, à en faire des tonnes pour créer cette fascination qui devrait s’imposer d’elle-même, être suggérée plus que démontrée avec de grande emphases verbales. Restent deux points intéressants. Tout d’abord, la dénonciation de l’esprit de village reclus sur lui-même, calomnieux, conformiste à souhait, ne supportant pas la différence et capable des pires horreurs sous couvert de la religion. Puis il y a cette histoire racontée à travers les yeux d'un adolescent aux montées d’hormone incontrôlables comme un film d’ariane qui nous accompagne pendant tout le film. L’idée est bonne mais là encore, la mayonnaise a du mal à prendre, la magie n’opère pas vraiment et on a du mal à y voir autre chose que la seule expression des tourments hormonaux d’un adolescent en pleine puberté.
Grosse déception ! Je pourrais reprendre à mon compte, mot pour mot, la critique du Monde : "le regard que portent les jeunes gens sur Malena (Monica Bellucci) se fait envahissant, obscène, tout comme celui du metteur en scène, incapable d'élever son actrice au-dessus de la condition d'objet, jusqu'à un finale qui, voulant virer à la tragédie, sombre dans l'abjection.". Certes, la musique de Morricone, la photographie, la plastique de Monica, tout ça est très joli… mais sali par tout le reste. Le texte de Bellucci doit tenir sur une page A4 et je dois avouer que mon esprit taquin m'a conforté dans mon opinion : une très belle mais piètre actrice. À la place de Tornatore, j'aurais poussé le parti-pris jusqu'à une absence totale de dialogues ( sauf la toute dernière scène ?) , enfermant encore plus Bellucci dans son rôle de femme-objet, propice à tous les fantasmes et autres supputations. Très exacerbé dans le jeu, j'ai retrouvé dans ce film tout ce que je n'aime pas dans le cinéma italien, comme si Tornatore avait voulu rendre hommage à certains films des années 50-70 : cela n'a pas aidé à ce que je rentre dans cette histoire. Quoi qu'il en soit, je vais vite me projeter Un été 42 : Jennifer O Neil est au moins aussi belle, la musique de Legrand est légendaire… et la tonalité du film de Mulligan correspond plus à ce que j'ai envie de voir sur les premiers émois d'un adolescent.
Beaucoup de sensualité et d´humour. Monica est toujours aussi désirable et joue le rôle à la perfection, par petites touches érotiques , mais sans vulgarité . Son talent n´a d´égal que sa beauté. Comme les hommes du village sicilien, qui n´aimerait pas l´avoir comme maîtresse. C'est un film attachant qui démontre, s´il en était besoin, la médiocrité et la mesquinerie des gens ordinaires. Belle leçon de vie...
Je m'étonne de lire, dans les critiques, les mots "caricature" et "mélange des genres". Ce n'est pas Tornatore qui mélange les genres : burlesque et tragédie sont bien indissolublement liés dans une réalité historique à peine cristallisée par le regard d'un adolescent amoureux. Un adolescent, pas un enfant, pas un ange, chez qui le culte voué à la trop belle Malena n'exclut pas voyeurisme et masturbation, ni sa part de la lâcheté générale. Mais qui représente tout de même la petite part de lumière que ce film qui a tout compris concède à la peinture d'un monde odieusement hypocrite où la beauté est péché, haïe par les femmes qui ne peuvent lui pardonner les regards concupiscents de leurs hommes.. Un film qui a tout compris mais qu'à vouloir tout ranger sous des étiquettes (comment a-t-on pu écrire "romance" !) tout le monde ne semble pas avoir compris;
Le plus gênant dans ce film est de voir un gamin pauvre de Sicile écouter un disque 78 tours dans sa chambre sur son gramophone. Parce que c'est franchement peu crédible pour quiconque sait que les électrophones ne se sont implantés dans la classe moyenne européenne que 30 ans plus tard. C'est là un anachronisme. A priori, considérant l'âge des scénaristes, cet anachronisme est volontaire et assumé. De même qu'est assumé l'exagération dans les propos obscènes proférés au passage de la Malena qui ne sonnent pas d'époque. Sinon, le film est bien et le plus étonnant en est peut-être les mauvaises critiques qu'il suscite. Certains semblent choqués de ce que les hommes soient attirés par les femmes assez belles, Monica Belluccci l'étant encore à presque 40 ans dans le film, ou que les autres femmes détestent les femmes plus belles qu'elles, ce qui est un fait scientifique parfaitement établi. D'où la "leçon" qu'il faudrait trouver à tout cela.... D'une part une leçon de vie quant aux hommes, qui en disent souvent plus qu'ils en font mais qui se comportent comme des sagouins dès qu'ils peuvent accéder à la Femme, d'autre part que les femmes ne sont pas tendres entre elles surtout pour celle qui les dépasse en charme, enfin la découverte par un jeune garçon de l'amour sexuel entre sentiment et perversité comme cela se fait généralement. En résumé un film qui renoue avec LE cinéma italien, celui qui n'avait guère survécu à la disparition de Paolini.
Un film certes qui dénonce toute une époque d apres guerre ou à la fin on règle ces comptes, oui! Mais on ne comprend bien le lien ou l histoire d un gamin amoureux de cette jolie femme, oui, pourquoi pas mais tout ceci est un peu puéril et sans saveur , et le but et la démonstration de ce film me laisse sur ma fin , je n ai ni souri ni pleuré, Point d emotion , manque de passion, et ennuis dévorant, malgré le tournage assez réussi!
C’est dommage le trait est trop appuyé quand on compare la fin du film par rapport au début. Les rêves et les souvenirs sont-ils trop marqués par la force du désir adolescent? En vérité, il faut comprendre ce désir comme quelque chose d’exacerbé par la haine de la foule. En cela, on comprend comment cette femme est traitée, humiliée et non respectée. La guerre et sa honte. Mais tous ne savent pas ou ne comprennent pas. Ce qui est beau chez le jeune c’est que ce désir soit resté intact. Il a peut-être été bassement influencé au début, mais la pureté a rejailli. La lettre de la fin en est un beau témoignage.
Un récit initiatique tendre et cruel qui aborde les fantasmes enfantins et dresse un portrait au vitriol mais trop caricatural de la société italienne durant la fascisme.