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soliloo
16 abonnés
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4,0
Publiée le 5 juillet 2010
On retrouve bien la touche sensuelle voire sexuelle d'Almodovar. Une réflexion intéressante sur l'amour, la mort, l'inconscience, les responsabilités, le destin aussi. Si le film est un peu lent, il n'en demeure pas moins prenant. D'une part, grâce au jeu sensible des acteurs ; d'autre part grâce au scénario riche et à l'histoire bien menée. Le tout, traité avec le regard original et singulier d'Almodovar. Une réussite, même si ce n'est pas le meilleur film de ce grand cinéaste.
Très beau film paraissant morbide à bien des égards mais qui ne peut neanmoins que nous rappeler qu'avant la mort il y a la vie et que celle-ci vaut d'être vécue...
Le quatorzième long métrage du cinéaste espagnol révèle la maturité de l'ex-enfant terrible de la Movida. A la faveur de l'amitié entre deux hommes réunis au chevet des femmes qu'ils aiment, se noue un mélodrame d'une beauté renversante.
Brillamment sobre, cet Almodovar évite l'écueil du lacrymal et étouffe ainsi toute velléité de condamner d'emblée ses aspects les plus troubles. Une voix courageuse à l'aune de ses mass médias condamnées en aparté.
Je ne sais pas si j'étais en condition pour voir ce film, mais je n'ai pas du tout accroché au parcours parallèle de deux hommes un peu pommé et épris de deux femmes dans le coma... Je n'ai rien contre les thèmes dérangeants, ni contre les films lents, mais je n'ai pas ressenti les "émotions" dont tout le monde parle. Bof bof.
"Le cinéma, disait André Bazin, substitu à notre regard un monde qui s'accorde à nos désirs" Hable Con Ella est l'histoire de deux homme qui préfèrent se ranger dans leur monde s'accordant à leurs propres désirs de peur de se faire piquer par le présent. C'est un film sur le cinéma et sur notre propre cinéma. Sur nos troubles les plus profond et par cela il en devient grand. Ici Pedro Almodovar nous propulse dans une histoire entre rêve et réalité, où la réalité est tranchante et onirique à la fois.
Parle avec elle est un véritable drame. Les deux femmes, alicia et lydia, toutes deux danseuses sont au coeur de l'intrigue.
Ce film est basé autant sur les silences que sur les paroles. Les plans rappochés sur deux personnages sont très récurrents, on a souvent des dialogues formant de scouples, une infinité de gros plans peuvent être observés, nous emmenant au plus près des émotions des personnages, on est touché au plus profond de soi.
Un certain dynamisme est donné au film par les quelques flash backs, et autre sauts dans le temps, cela rythme le film, comme un ballet, rappelant la profession des deux femmes.
Ce film plaît, il est extrêmement poétique, on y retrouve tout l'esthétisme qui fit le charme des films d' Almodovar, avec la vie tournéé comme un ballet dès le début du film. Beaucoup de sensualité dans les plans sur les personnages féminins, par exemple, l'habillement de Lydia avant la corrida, avec de gros plans permettant d'entrer dans son intimité; le glissement du drap sur le corps d'Alicia, sa toilette orchestrée comme une danse, rythmée et magnifique.
Tout le film parle de la difficulté de communication entre les êtres: celui qui ne parle pas car personne ne l'écoute, celles qui ne peuvent plus communiquer, et celui qui refuse de communiquer croyant qu'il n'est pas entendu.
Un très beau film sur la communication et son importance. Poétique, beau et sensuel, ce film est une ode à la vie, émouvant aux larmes.
Je n'ai pas accroché du tout avec ce film. Tout d'abord je trouve ça limite effrayant qu'un film qui parle avant tout d'un viol soit ensuite qualifié de "beau" par tout un tas de personnes ! C'est glauque à souhait. De plus les scènes bien trop longues à mon goût sur la corrida qui est montrée comme un métier et un beau spectacle alors que ce n'est qu'une torture immonde et injuste, ça refroidit pour apprécier le film ! Et pour couronner le tout, je trouve que le scénario est bizarrement fait, avec tous les flash back etc., on s'y perd un peu d'autant plus qu'on est pas à fond dans le film vue qu'il n'est pas génial du tout...
Bouleversant et pénétrant, Parle avec Elle constitue l'une des rares réussites majeures de Pedro Almodovar ( du moins lorsque l'on aborde les dernières productions peuplant sa filmographie ). Le sujet a beau paraître immoral - à en lire les critiques négatives - il n'en est rien : en effet, je ne vois pas dans quelles mesures on peut affirmer que le réalisateur " minimise " le viol et qu'il présente une image dégradante de la femme. Profondément pathétique sans jamais devenir complaisant, Parle avec Elle traite moins de la sexualité déviante que de la responsabilité de l'homme envers la femme. Du reste, le personnage de Benigno n'est en aucun cas excusé ( ni excusable ) par Almodovar : pour ceux qui auraient préféré que la morale soit sauve, il est même condamné par les retombées de son acte. En d'autres termes, les saintes-nitouches peuvent aller se rhabiller plutôt que d'exhiber leur malaise injustifié vis-à-vis du métrage. Il va s'en dire que j'ai adoré ce film, superbe mélo à travers lequelle plane l'ombre de Norman Bates...