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Lacroixjean Lacroix
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1,5
Publiée le 17 novembre 2022
Ce n'est sûrement pas le meilleur film de Pedro Almodovar !! On est loin de Julietta, Étreintes brisées etc.. Je me suis franchement ennuyée. Je déconseille
C’est après un accident à la jambe que le matador Diego Montes a cessé d’arpenter l’arène. Passionné par son art, il se consacre alors à la formation de jeunes toreros. Angel est l’un d’eux et vit à côté d’Eva, une mannequin qui s’avère être la maîtresse de son professeur. En parallèle, une avocate en criminologie se complait à tuer ses amants lors de leurs ébats sexuels. Leurs destins se lieront dans le sang et les pulsions. Dans “Matador” le meurtre est lié à l’excitation sexuelle. La sombre violence se fond dans l’obsession du sexe et de la perversité. Pedro Almodóvar signe l’une de ses œuvres les plus déroutantes malgré une écriture finalement assez pauvre et un jeu parfois bancal de nos têtes d’affiche. Abordé comme un thriller, “Matador” semble surtout est l’occasion d’y apposer un pêle-mêle de toutes les thématiques chères au cinéaste. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Les chevaux de bataille régulièrement enfourchés par le maître sont déjà présents dans ce film de ses débuts : 1° Le conformisme et le puritanisme doivent être éradiqués car leurs effets ont été et sont encore (auto) destructeurs et désastreux (maman sado-mazo castratrice). 2° Le salut ne peut venir que par la transgression des tabous concernant le sexe et la mort (héros, assassins et amants). 3° L’antinomie constante et exponentielle des personnages, indispensable d’un point de vue dramatique sert aussi à démonter les clichés omniprésents dans la psyché espagnole concernant force et vulnérabilité, innocence et culpabilité. Ainsi le torero est boiteux ; il est tueur et amateur gourmet de produits bovins, l’avocate assassine, la militante féministe est fétichiste et idolâtre; elle est nympho et fidèle; la psy sensée représenter la science aime comme une collégienne et croit en l’irrationnel, le violeur est mazo et n’assure pas, la jeune amoureuse soumise devient vénéneuse et ainsi de suite à l’infini. La «ressortie » de ce film nous montre que c’est depuis ses débuts que Pedro Almodovar à l’instar de Woody Allen met en scène ses propres catharsis psychanalytiques. A notre ravissement à tous. Mais là où Allen nous ennuie depuis quelques années car trop nombriliste, Almodovar émerveille à la fois par la dynamique de ses mises en scène d’intrigues à tiroirs et à rebondissements ponctuées de dialogues décapants, mais aussi par son génie plastique dans l’usage des décors intérieurs et extérieurs, et dans le traitement de ses personnages, surtout féminins, faisant ainsi de lui le plus grand « styliste » de tous les cinéastes vivants aujourd’hui.
La mise en scène est peut-être mois raffinée que dans ses oeuvres plus récentes, mais elle possède une énergie libératrice digne des deux personnalités à qui il rend ici hommage : Bunuel et Mishima.
L’unique film d’Almodovar qui montre les deux Espagnes. Banderas est le fils d’une mère autoritaire et castratrice membre de l’Opus Dei qui porte le silice. Il suit en secret des cours de tauromachie avec son idole, Dirgo Montes, un ancien torero blessé. Asumpta Serna est superbe en avocate mante religieuse. Tous sont fascinés par la mort.
L’intrigue est originale et intrigante, il y a moins d’humour que dans les précédents Almodóvar, moins de situations cocasses et de personnages farfelus (même si la psy est spéciale, on retient aussi la mère d’Eva qui est rigolote), pour le reste, le ton reste assez dramatique. On est captivé par l’histoire (Angel s’accusant des meurtres de 2 femmes et 2 hommes). Malgré tout, la fin est un peu rapide avec les visions d’Angel, un peu facile, on finit sur une note un peu décevante.
Mon Almodovar préféré vu et revu , ce film est envoûtant ensorcelant Asumpta Serna est d'une grande beauté bref il peu repasser que je le reverrais encore et encore le maître dans tout l'éclat de sa splendeur chef d'oeuvre absolu Bon on peu ne pas aimer cette immense metteur en scène il en faut pour tout les goûts en tout cas le suis ravie de cette rétrospective
pas le meilleur Almodovar mais déjà le style reconnaissable entre mille du réalisateur, entre études de moeurs et complexité attachante des personnages
L’amour et la mort sont liés. Comme le matador qui allie le danger à l’héroïsme et qui ne combattrait pas sans cette proximité de la mort. Ainsi se comportent les personnages qui sont amoureux dans une relation morbide et sanguinaire. Ce sont clairement des relations sadomasochistes qui donnent cette empreinte très spéciale au film en proposant la vision d’une assassin "esclave de ses instincts ».
Indiscutablement une oeuvre cinématographique, le propos est hautement artistique et la forme se veut originale sur un sujet déjà abordé au cinéma dans "Pandora", "la femme d'à coté" et par King Vidor comme il est montré dans Matador. Almodovar est loin de ce qu'il est aujourd'hui, sa direction d'acteurs manque souvent de rigueur et son film comporte des moments faibles. Il n'en reste pas moins, et surtout pour l'époque, un film marquant, libertaire jusqu'à être provocant. Almodovar a besoin pour cela d'y introduire un peu de fantastique (Angel) et de fantaisie (le commissaire). Si la fin programmée est connue de chaque spectateur à partir de la rencontre entre Diego et Maria (Quelle crise de toute puissance pour une femme que de penser pouvoir mettre à mort un matador comme meurt un taureau dans l'arène !) nul ne pouvait en prévoir les détails visuels, ni le moment cosmique qui voit se confondre les lumières du soleil et de la lune. Une idée magnifique. L'admiration pour les cotés créatifs est une chose, le goût une autre et j'avoue avoir été dérangé par ''Matador'' dont le romantisme ne respecte aucune règle, c'est vraiment du grand n'importe quoi. La beauté des êtres est réduite à la possession personnelle des autres et aucun fantasme n'est offert au public avec générosité…Exactement le contraire de Fellini.
Déjà ce thème de "l'amour et la mort" ( Eros et Thanatos comme on dit dans les milieux branchés) me parait malsain au plus haut point. Ajoutons-y l'inconsistance de certains personnages (le commissaire, la psychiatre) , la pauvreté narrative de l'intrique et la façon dont on elle est résolue spoiler: (Attention Banderas a des visions, il ne manquait plus que ça !), ainsi que quelques digressions bien lourdes commespoiler: les champignons (ben oui la mort est partout, mon bon monsieur !) ou l'éclipse . Reste la beauté des actrices féminines, quelques plans magnifiques : spoiler: Eva courant dans l'escalier avec sa longue robe rouge, Almodovar jouant son propre rôle et se moquant des journalistes, et bien sûr la magnifique scène d'amour finale (mais pas sa conclusion stupide) . Un Almodovar bien décevant.
l'un de mes films préférés d'Almodovar, flamboyant, pervers, fascinant !! Quand on voit la daube affligeante des AMANTS PASSAGERS, on a de quoi devenir dépressif....
En 1986, Pedro Almodovar et Antonio Banderas travaillaient déjà ensemble (on peut d'ailleurs noter que Banderas s'est amélioré en tant qu'acteur car dans Matador il est plus que moyen). Bon, je suis vraiment pas fan du tout de Matador, c'est un film assez pauvre et même pour un des premiers Almodovar il reste vraiment médiocre, il en a fait des mieux dans ses tous débuts à mon avis. Disons qu'il y a quelque chose qui m'a toujours gêné dans Matador, c'est qu'on y croit jamais. Tout sonne faux (à commencer donc par le jeu de Banderas), et du coup le spectateur n'est jamais pris à parti dans cette histoire. La mise en scène d'Almodovar est assez pauvre, le scénario ne tient pas la route et devient du grand n'importe quoi, c'est une sorte de roue libre, ça frise parfois le ridicule. Heureusement, le réalisateur a fait mieux ensuite.
Dans le cycle rattrapage Pedro Almodovar ce film ne m'a pas enthousiasmée C'est pour moi une forme d'étude préalable aux futurs chefs d'œuvre qu'il nous donnera Version doloriste et sanguinolente biensur!!!
J'ai vu ce film il y a longtemps, mais pour dans mon esprit il est clair qu'il exprime de façon habile ce qu'est la PASSION et non la mort, la passion, ne peut se terminer autrement que dans la Mort, comme le choix des amants aimer à passion, c'est aimer à mort, et mourir ensemble c'est Maîtriser les choses : ne pas risquer de ne plus s'aimer, de voir se désagréger l'Amour Passion et Charnel !!!! Comme le temps désagrège les chairs, Pedro Almodovar a très très bien décrit le vraie PASSION telle qu'elle DEVRAIT être vécue, selon moi, aussi. Vision expressionniste de la vie, comme Almodovar a toujours eue, et merci à lui !! Je comprends mieux, en aimant Almodovar, qu'on m'a si souvent demandé si j'étais 'française', non, je suis passionnée !!!! Superbe film, à lier à "Portier de Nuit" dans un esprit jusqu'au boutiste mais sado-maso on est d'accord. Je ne vois pas la fin de mon texte donc ne sais si cela est visible...