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La Route des Indes est le dernier film d'un mastodonte du Cinéma britannique, David Lean. Il ressemble sous de nombreux années aspects à son précédent film, La Fille de Ryan, avec son histoire d'êtres déchus, mis au banc de la société injustement, de gens trainés pour rien dans la boue. Le cinéaste accorde moins d'importance à la condition indienne qu'aux faits-même qu'il raconte. Plusieurs scènes du donnent au film une grandeur épique comparable à Lawrence d'Arabie. Mais c'est dans les scènes plus intimes, telles que la nuit dans le temple abandonné, ou en plein jour dans les ruines menaçantes hantées de singes grimaçants, que Lean trouve une force lyrique peu commune. Cette dernière atteint son paroxysme dans les "caves magiques" d'une montagne, alors que la chaleur fait tourner la tête et le soleil aveuglant menace l'ensemble des vivants. La musique de Maurice Jarre plane une dernière fois avec légèreté sur les images du cinéaste.
Ajoutée le 22 déc. 2011 à 10h20 Signaler un abus
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