Ce chemin est celui pris par 3 fillettes métisses aborigènes à travers l'Australie pour s'échapper du camp "d'éducation" où on les a placées après les avoir enlevées à leurs parents. Ces camps mis en place par le gouvernement australien dans les années 1930, avaient pour objectif déclaré, de dissoudre le peuple aborigène par assimilation. 100 000 enfants, appelés ''les générations volées'' ont ainsi été soustraits à leurs familles. Avec la complicité active de l'église et de toutes les couches de la population blanche, ils étaient regroupés pour devenir femmes de ménage ou ouvriers agricoles chez les colons blancs. Le film, tiré du livre autobiographique de la fille de l'héroïne principale, montre sa traversée du bush et du désert australien le long de la barrière à lapins. Sans excès mélodramatique, sans manichéisme, il dénonce ce révoltant épisode de l'histoire australienne, qui ne cessa que dans les années 70, où au nom d'une idéologie raciste on bafoua le plus élémentaire des droits. Nota : pour un peu plus d'information, vous pouvez lire l'article wikipédia sur les ''générations volées".
La colonisation de l'Australie a entraîné des drames tout comme la traite négrière en Afrique. Philip Noyce a le mérite de s'attaquer à un sujet sensible, celui de la "déportation" de trois fillettes aborigènes que l'on déplace d'un bout à l'autre de ce vaste continent, soi-disant selon la loi imposée par les colons anglais. Le début du film est inique puisqu'on arrache carrément les trois enfants à leur mère. Malheureusement considérée comme une sous-race, il est question, un, d'éliminer le caractère noir de la race primitive, deux, d'éduquer les enfants métis, afin de leur inculquer la culture occidentale, en imposant la langue et la religion. Si ces pratiques nous apparaissent tout à fait condamnables aujourd'hui; voire abjectes, à l'époque, en 1931, elles paraissaient tout à fait légales, normales et nécessaires. Philip Noyce raconte l'entreprise dramatique mais courageuse de ces trois gamines qui vont tenter de rejoindre leur mère. L'aventure va commencer pour les uns, la traque pour les autres. La couleur des superbes paysages varie selon les heures de la journée et la musique qui accompagne le long périple des jeunes filles amplifie avec justesse l'aspect poignant de la situation. La caméra est parfaitement exploitée, accentuant la magnificence des sites naturels d'une part, et les conditions précaires de la fuite des enfants. Le récit est prenant et sublimé par le réalisateur, sans jamais sombrer dans l'excès d'émotivité mais traité avec gravité et une grande sensibilité. Le film permet de s'interroger sur le degré d'humanité de certaines personnes et la perversité du système colonialiste et expansionniste qui subsiste encore de nos jours sous d'autres formes. Un pur chef-d'œuvre basé sur des faits réels.
Malgré la dureté du sujet et les paysages magnifiques je n'ai pas réussit a m’attacher aux personnages. Ce qui a rendu certaines scènes émouvantes comme l’enlèvement de la petite cousine à la gare ou les retrouvailles avec les parents assez plates. La B.O, étrange en elle-même, amène tout de même un plus. Enfin c'est un bon film.
C'est un bon film que "Le chemin de la liberté" pour plusieurs raisons : l'histoire vraie de 3 petites filles qui fuient un ghetto de métisses censé les amener à "clarifier" le sang des aborigènes, les paysages de l'Australie, désertiques, arides mais tellement fascinants, le choix des musiques. Et puis j'ai eu le plaisir de votre le making of et j'ai pu constater la disponibilité, la patience et l'humanité de M. Phillip Noyce. Bravo monsieur et merci pour nous avoir fait découvrir cette histoire qui est une magnifique leçon de persévérance et d'espoir.
Je dois dire que ce film très attachant ne m'a guère plus. C'est long, assez lourd par moment. Mais Il est vrai tout de même que c'est un très beau clin d'oeil aux Aborigènes et dénonciateur de cette époque où la vie humaine perdait de son sens.
je viens de découvrir ce film et je pleure encore ... La même sensation que quand j'ai visité l'île de Gorée: la honte de ma couleur de peau, la honte de mes ancêtres. Comment l'homme "blanc" a-t-il pu infliger ça a son égal ? Ce film est à voir et à revoir .
C’est l’histoire de trois petites filles arrachées à leur mère et qui font un périple de plus de 2000 km à pied pour la retrouver… C’est l’histoire des prétendus « supérieurs » qui s’arrogent le droit de choisir pour ceux qu’ils considèrent comme « inférieurs »… C’est l’histoire de la destruction de l’identité et de la culture de l’autre au nom d’une prétendue civilisation… C’est histoire d’une génération volée… Cela fait partie des crimes sans coupable… De ceux que notre conscience est prompte à taire… Il s’est commis des génocides sans mémoire.
La totalité des aborigènes de Tasmanie, grande île du sud de l’Australie, a été exterminée en silence ! Puis ce fut le tour de sa faune…
Au nord, en Australie, ce n’était pas mieux. J’ai le souvenir de Kerns dans les années 70… Du ravage de l’alcool sur les populations autochtones…... Du racisme latent qui imprégnait tout… Jusqu’à Port Moresby en Nouvelle Guinée (alors sous contrôle australien) où un autochtone regardant avec trop d’insistance une européenne risquait de se faire embarquer au poste de police…. Les aborigènes d’Australie ne sont devenus des citoyens qu’en 1967 ! Le gouvernement australien a annoncé le 8 novembre 2010 qu’il inscrirait dans sa constitution un statut particulier pour les peuples autochtones de son territoire (les aborigènes) et qu’ils seraient considérés comme étant les premiers habitants du continent australien… Patience : cela devrait faire l’objet d’un référendum d’ici la fin 2013.
Les derniers hommes ayants un vrai respect de leur environnement, de la vie sur Terre ne sont toujours pas des habitants de leur propre pays à part entière…
On les a méprisé, chassé (oui ! chassé !), mis en réserve, dépossédé de leur culture… On les a lobotomisé : comme s'il fallait oublier d'où nous venons!!!
« Le chemin de la liberté » alias « La barrière aux lapins » est un film qui nous parle d’un révoltant nettoyage ethnique. Des lois racistes mettaient sous tutelle tous les aborigènes. Et les enfants métisses, arrachés à leurs parents, étaient placés dans des homes concentrationnaires... Ceci jusqu’en 1970. Ce film nous bouleverse par sa réalisation très sensible (bravo à Philip Noyce pour son courage). Le réalisateur a également eu l'intelligence de ne pas donner une image trop caricaturale et simpliste des colons anglais. Kenneth Branagh joue à la perfection l’européen paternaliste persuadé de la supériorité de la race blanche et du bien fondé de la politique d'assimilation forcée des indigènes.
L’histoire des trois gamines et de leur périple est belle, lente, difficile, répétitive comme le fut leur calvaire… C’est filmé simplement et les jeunes actrices jouent à la perfection leur rôle très difficile… Il faut tenir en haleine le spectateur sur les plaines du bush et du désert australien ! Paysages superbes de l'Australie en prime.
Un très joli film qui m'a donné envie d'en savoir davantage sur cette époque peu glorieuse de l'Australie. Belle musique de Peter Gabriel notamment "Sky Blue" que j'aime beaucoup. Film à voir
Rappelons que les Aborigènes ne sont devenus citoyens australiens qu’en 1967.Le gouvernement australien a annoncé le lundi 8 novembre 2010 qu’il voulait reconnaître dans la constitution le statut particulier des Aborigènes, comme premiers habitants du continent australien. Cela fera l’objet d’un référendum d’ici la fin 2013.Les derniers hommes ayants le respect de la Terre se font lobotomiser;comme s'il fallait oublier d'ou nous venions!!!
"Le chemin de la liberté" présente et dénonce un aspect de l'Australie totalement méconnu et inimaginable : l'application de lois racistes mettant sous tutelle tous les aborigènes et l'enlèvement définitif des enfants métisses placés dans des pensions... et ce jusqu'en 1970. Le film lui même est passionnant et émouvant malgré un sujet pas facile à traiter (c'est une histoire tristement vraie), puisqu'on suit la fuite de trois petites filles qui marcheront pendant six semaines pour rejoindre leurs mères. Si "Le chemin de la liberté" n'a rien d'exceptionnel quant à sa forme et sa réalisation logiquement simple, il parvient à toucher durablement le spectateur par la force du sujet, la beauté des paysages souvent désertiques et la superbe prestation des trois jeunes actrices..