Le pitch : L'action se déroule en Belgique dans les années 70 ; Ghislain Lambert fait des petits boulots, mais son véritable dada, c'est le vélo. Il rencontre Mr Focodel (Mr Magicrème joué par Daniel Ceccaldi) qui l'engage dans son équipe. La confrontation avec les professionnels se révèle difficile ; un peu de dopage aidant, il arrive néanmoins à se maintenir dans l'équipe ou il est néanmoins le faire-valoir, le porteur de bidons. Lorsqu'il est viré de son équipe, Ghislain explose et "perd les pédales". Il est repris en main par son coach sportif qui est aussi son frère...
Avec un petit budget, Philippe Harel réalise une bonne comédie dramatique. Un film émouvant, sublimement interprété par Benoît Poelvoorde qui tient le rôle de Ghislain Lambert et José Garcia qui est son frère Claude ; le personnage est enjoué et gouailleur, assurément pas un rôle de composition. Quant à Benoît Poelvoorde (que je sublime, vous l'aurez deviné), s'il est peu crédible en champion cycliste, il est sans conteste champion de l'abnégation et de l'humanisme : une réelle performance !
Les critiques sont dures! Le film est bon et Poelvoorde est très touchant dans son rôle de coureur raté. Certes le film est un peu lent et pas toujours marrant mais c'est une comédie dramatique. Le film dépeint assez bien l'univers pro des années 70 avec son coté amateur et aussi les premières dérives. A voir pour les fans de vélo et de Poelvoorde!
"Le Vélo de Ghislain Lambert" est de ces films semblant miser gros sur leur tête d'affiche, à savoir Benoît Poelvoorde - même si José Garcia n'est pas laissé pour compte... Pourtant, Philippe Harel a bien du mal à installer l'univers où devrait évoluer et nous amuser son anti-héros pathétique, mais cette comédie a vraiment du mal à trouver son rythme, et on a tendance à souvent s'ennuyer. Heureusement, la dernière étape est un très beau moment de poésie, et la dernière scène n'est pas sans émouvoir... Mais au final, ce long-métrage, beaucoup trop long pour ce qu'il propose, ne réussit pas à trouver le sens de sa marche, contrairement à ce que l'affiche voudrait nous faire penser... Une longue étape de plaine.
sur un ton léger, les dessous du cyclisme professionnel sont approchés avec tac et doigté, mais sans concession. le dopage, un tabou lourd, est traité comme jamais au cinéma. presque dérangeant le film en devient même un véritable documentaire sur les ficelles du milieu.
Une semi-séception que ce film qui pourtant démarre pas mal, et qui a même quelques moments drôles (son 1er dopage), mais après l'éviction de son équipe, le film peine à trouver un second souffle, et on en vient même à s'ennuyer, dommage car les acteurs sont plutôt bons, peut-être qu'1/2 h de moins aurait été bénéfique.
Le film, Benoît Poelvoorde en tête, nous offre un petit spectacle de choix, alternant les petites scènes comiques et cruelles avec un égal bonheur. On souffre littéralement pour Benoit Poelvoorde, en danseuse, attaquant la citadelle de Namur.
Après les randonneurs (1997) et avant les randonneurs à Saint-Tropez (2008), beaucoup moins heureux, Philippe Harel nous présente ici un petit film fort sympathique, tragi-comédie sur les dessous du cyclisme, le tout dans un univers des années 70 fort bien rendu. Ce film marque en outre les retrouvailles avec Benoît Poelvoorde depuis "les randonneurs". Ceux qui ont connu l'époque d'Eddy Merckx et les chemises à fleurs voient tout à fait à quoi je fais allusion… les autres n'auront que les images du film qui reproduit vraiment bien toute une époque… Ah la nostalgie…
Benoît Poelvoorde campe ici un personnage comme il en a le secret, vil, petit, moyen et en fin de compte pathétique dans sa nullité grandiose. Il fait partie de ces acteurs qui peuvent rendre "grand" n'importe quel rôle d'imbécile, de par ses mimiques et les innombrables manières de "dire" son texte. A le voir débiter ses textes comme dans tous ces films d'ailleurs, on peut avoir l'impression qu'il est comme Ghislain Lambert quand il franchi l'ascension du col d'Izoard…. Il fonce, il est désespéré, mais il y va quand même et il se fout du regard des autres. Sublime. Benoit Poelvoorde est un des seuls acteurs actuel à pouvoir rendre l’imbécilité aussi formidable !
José Garcia, en frère dévoué mais oh combien âpre au gain nous fait l'honneur d'un de ces personnages haut en couleur dont il a le secret.
Tout cela est bien joué et fort bien fait. L'époque des années 70 est dernière nous, mais le film nous en donne un petit goût de "revenez-y" tout en finesse.
Le film est drôle, truculent, pas franchement en l'honneur du cyclisme dont il dévoile des pans (par ailleurs bien documentés) inconnus et plutôt gênants pour un sport qui a pris (il faut bien le dire) quelques plombs dans l'aile ces dernières années. On passe un fort bon moment devant Ghislain Lambert et son vélo et l'on regrettera que ce genre de petit film dans le panorama du cinéma français soit si rare.
Et voilà comment un journal censé être fréquentable vous fait perdre quasiment deux heures de votre vie (petite indice : il commence par « télé » et se termine par « rama »). C'est simple : je n'ai pas vraiment mémoire d'un film aussi inintéressant que « Le Vélo de Ghislain Lambert ». Alors que le dopage dans le cyclisme laissait entrevoir un certain cynisme et quelques vérités cinglantes sur ce milieu (que personnellement je déteste) voilà que Philippe Harel (pas connu pour ses talents de technicien) nous offre un film d'une indescriptible platitude (il faut voir les scènes de courses pour le croire!), sans la moindre tension dramatique ni le moindre rebondissement digne de ce nom. Juste le récit d'un pauvre type sans grand intérêt, auquel on essaye de donner une certaine consistance, mais je m'en foutais tellement que je ne saurais dire si c'est réussi. Franchement, c'était bien la peine d'engager Benoît Poelvoorde, José Garcia voire Daniel Ceccaldi pour nous proposer un truc aussi fade, paresseux et ne traitant qu'à 20% son sujet principal ! Alors je ne dis pas qu'à de rares moments, la situation un peu surréaliste de notre héros (notamment sur la fin) nous laisse totalement indifférent, mais cela reste plus qu'insuffisant pour rendre cette triste comédie dramatique digne d'intérêt, si ce n'est qu'elle est symptomatique du mal qui ronge régulièrement le cinéma français. Ennuyeux et sans aucune saveur.
Une histoire pas banale qui s'efforce de rester réaliste et logique. Un film qui mérite à être connu, Poelvoorde montre qu'il a plus d'une corde à son arc
Un film sur l'univers du vélo tenu d'une main de fer par Poelvoorde. Les nombreuses facettes de ce sport sont analysés avec minutie, du dopage généralisé jusqu'au gars qui court déguisé en diable au bord de la route. On passe un bon moment même si le film manque parfois de rythme. Je conseille si vous aimez Poelvoorde ou le monde du vélo, sinon passez votre chemin.
C'est l'histoire d'un bon coureur amateur qui se rêve champion mais qui malchanceux et candide, ne va pas satisfaire son ambition... Le cyclisme franco-belge des années 70 est retranscrit avec réalisme dans ce film qui n'est pas vraiment une comédie, mais qui nous arrache quelques sourires au fil des déboires de son anti-héros.
Poelvoorde est très bon, et José Garcia donne un peu de punch à l'ensemble.
Le Vélo n'est pas un chef d'oeuvre, mais c'est un film qui représente bien certains aspects du milieu cycliste, et même sportif en général (les relations au sein d'une équipe, le dopage, la publicité, la chance qui permet de réussir sa carrière... ou pas).
film montrant l'envers du décor du sport cyclisme, le sacrifice de certains sportifs au profit d'un champion, les coup-bas, les magouilles, les dopages, l'effort, l'abnégation, la dureté de ce sport sous la forme d'une comédie emmenée par poelvoorde très en forme. Film relativement long pas moment , réalisation avec un rythmme peu soutenu dommage
Un vrai bel hommage au cyclisme, les scènes de vélos sont superbes et très crédibles. Un hommage aussi à l'abnégation et aux gens passionnées. Mais beaucoup moins un hommage au cinéma avec une mise en scène absente et un rythme assez lent qui font de la dernière demi heure une longue étape de plaine.
Une très bonne comédie, qui sait retransmettre toutes les émotions que peut procurer la course cycliste et rend hommage à tout ces petits coureurs sans lesquels les grands ne seraient pas "grands". Une petite touche d’auto dérision et un vrai regard sur la réalité de ce sport permet de dresser un regard crédible et sensible de cette discipline pas comme les autres. On rigolera quand les situations sans équivoques et le montage bien pensé nous remet en ordre les idées. Qu'est ce qu'un grand cycliste au final ? Qui est le plus fort dans un sport où la triche est monnaie courante ? Ce film pose ces questions, et trouve une formidable réponse un brin cynique, mais vraiment touchante.