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Wenders magnifie les lieux comme personne, et le choc des deux décors urbains très contrastés du film, ceux de Lisbonne et de Los Angeles, est étonnant. La part la plus personnelle de l’œuvre de Wenders est une sorte de cinéma de la vacuité, de recherche de l’au-delà du fabriqué dans l’improvisation scénaristique. Ce n’est pas toujours réussi : bon nombre de ses films les plus réputés tombent dans la mièvrerie ou le toc à prétention poétique. L’inspiration est toujours là dans « L’état des choses » La fin est forte, qui donne une représentation inédite de l’exigence vitale de filmer. Le réalisateur aborde à sa manière le tabou du rapport de l’argent, y compris le plus sale, avec le cinéma. Ça pourrait être une illustration de la fameuse phrase de Debord sur le spectacle comme phase ultime du capitalisme.
Ajoutée le 08 mai 2011 à 22h00 Signaler un abus
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