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    La femme d'à côté
    note moyenne
    3,9
    977 notes dont 85 critiques
    répartition des 85 critiques par note
    28 critiques
    22 critiques
    19 critiques
    10 critiques
    6 critiques
    0 critique
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    85 critiques spectateurs

    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

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    4,0
    Publiée le 17 août 2019
    Dès la première scène, quand le personnage d'Odile Jouve s'adresse directement au spectateur, on pense bien sûr à la Nouvelle vague, qui s'amusait régulièrement à faire tomber le quatrième mur pour mieux marquer sa rupture avec le réalisme et la vraisemblance. Mais si le procédé est repris à la fin du film, ce qui se passe entre les deux n'a rien à voir avec la Nouvelle vague ni avec les premiers films de Truffaut. On pense plutôt à un film policier. Dès les premières secondes, avant le long flash-back qui constitue l'essentiel de La Femme d'à côté, Truffaut annonce ouvertement la couleur grâce à un plan aérien montrant une voiture de gendarmerie qui sillonne un petit village, sur un fond musical inquiétant signé Georges Delerue (Jules et Jim ou Le Mépris, entre autres). Dans ce village, Bernard (Depardieu) voit revenir Mathilde, un amour de jeunesse, qui s'installe juste en face de chez lui. Tous deux mariés depuis, ils font comme si de rien n'était et s'observent en chiens de faïence, depuis leurs fenêtres respectives. A l'intérieur de ce cadre de film noir, Truffaut choisit d'ouvrir une autre piste. Entre chambres d'hôtel, rendez-vous secrets, apartés et mensonges, le film s'offre rapidement comme une version alanguie et passionnelle de la comédie de remariage, ce sous-genre qui voit un couple modèle faire face au désir extra-conjugal, voler en éclats, puis se reformer, débarrassé de sa naïveté première. Là encore, La Femme d'à côté déjoue les attentes, ou plutôt les déborde et les déplace. Les deux genres se mêlent sans jamais s'exclure, et semblent finalement servir d'écrin à la troisième strate du film, la plus discrète et la plus passionnante. Ce troisième niveau de lecture, c'est celui qui fait de Mathilde, bien plus qu'une femme fatale ou qu'une voisine désirable, le réceptacle d'un désespoir qui se cristallise peu à peu et que le film accompagne avec une subtile (et implacable) précision. On comprend vite que Mathilde a connu la dépression nerveuse par le passé, mais c'est le lent et tragique mécanisme de sa rechute que filme ici Truffaut. Tous les "à-côté" du scénario font signe vers cette rechute, que ce soit la béquille avec laquelle se déplace Odile Jouve (séquelle d'une tentative de suicide causée par un amour malheureux), les livres pour enfants que dessine Mathilde (et dont on ne voit qu'une planche: un enfant blessé entouré d'une mare de sang) ou cette petite communauté de bourgeois de province, dont les manières policées semblent étouffer d'elles-mêmes le moindre soupçon de subversion (la robe déchirée de Mathilde ou la crise de rage de Bernard sont aussitôt annihilées par l'indifférence du groupe). Comme un jeu de poupées russes, La Femme d'à côté dévoile ainsi peu à peu le cœur tragique de cette histoire d'amour fatal. Plus qu'un film sur une "femme d'à côté", une jolie voisine venue perturber la situation initiale, c'est un film sur toutes les "femmes d'à côté", Odile Jouve, Mathilde, mais aussi la Rosemary de Polanski ou la Jasmine de Woody Allen. Un film sur ces femmes mises de côté, dont le désespoir est à la fois causé et étouffé par un monde d'hommes restés sourds à l'ampleur de leurs espoirs et de leurs sentiments. Critique détaillée ici: https://www.espace-critique.fr/critique-la-femme-d-a-cote/
    Caine78
    Caine78

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    5,0
    Publiée le 2 février 2009
    Sur un thème qui pourrait presque paraître anodin, François Truffaut nous offre un inoubliable moment de cinéma, une histoire d'amour admirablement mise en scène et construite avec une subtilité sans pareille. Dès la première minute on comprend que la narration va d'ailleurs être surprenante, et nous ne sommes en rien déçus. Que ce soit à travers les commentaires de Madame Jouve, sans doute l'un des plus beaux seconds rôles de l'histoire du cinéma français, que par l'espace utilisé par Truffaut pour rendre déchirante la relation entre Fanny Ardant et Gérard Depardieu, tout semble calculé au millimètre près, et ce jusqu'à la splendide conclusion. Mais c'est en définitive la passion dans son ensemble que Truffaut décrit magistralement ici, et cela de nouveau à travers l'histoire de Madame Jouve, qui vient compléter en beauté ce film qui ne manquait déjà de rien, qui plus est lorsque certaines scènes se font novatrices et étonnantes à bien des points de vue, qui plus est dans un récit qui aurait pu rester désespérément lisse. Une oeuvre magistrale : indispensable.
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 19 septembre 2010
    Dans son pénultième film, François Truffaut aborde un de ses thèmes de prédilection à savoir la passion dans ce qu'elle a de plus destructrice dont la principale victime est inévitablement la femme. Et dans ce rôle, Fanny Ardant, la dernière égérie du cinéaste, trouve son plus beau rôle. Gérard Depardieu, admirable lui aussi, joue avec beaucoup avec d'intensité et de retenue. Le fait d'introduire et de conclure le film par un personnage qui a connu à peu près la même histoire et qui aurait pu connaître le même sort est une très grande preuve de la sensibilité et de l'intelligence uniques du grand réalisateur. Mais ce n'est qu'une parcelle des qualités infinies de finesse de ce grand film d'une puissance dramatique peu commune.
    Truman.
    Truman.

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    4,0
    Publiée le 10 février 2014
    François Truffaut a compris l'amour et il le prouve avec ce film, La Femme d'à coté est une vision d'un amour déchiré qui malgré lui fera tout pour revivre et qui se consumera encore et encore . Le sujet de ce film c'est la passion, la passion qui lie Bernard et Mathilde, avant ils ont vécus une histoire d'amour mais elle n'a pas fonctionné . Cela fait 8 ans que tout est passé mais par un heureux hasard Mathilde vient emménager avec son mari dans la maison en face de chez Bernard . Leur histoire d'amour d'autrefois va alors revenir se confronter a leur vie d'aujourd'hui amener des soucis, ils vont s'aimer a nouveau, se détester a nouveau, se haïr, se poser des questions . Ce film est une vision de l'amour comme il existe réellement, intense, brulant et poignant surtout grâces aux interprétations des acteurs . Gérard Depardieu et Fanny Ardant forment un beau couple et il y à aussi l'écriture des dialogues . Malgré tout je n'ai pas pu m’empêcher d'imaginer ce que serait ce film si c'était Bertrand Blier aux commandes car ce film reflète bien tout ce qu'il fallait pour ce réalisateur pour qu'il en fasse un film barré et touchant, Truffaut n'en fera qu'un film touchant, mais un grand film touchant . On retrouve toute l'aura d'un film inspiré et on retrouve un final majestueux . Le final est a mes yeux magnifique, j'ai rarement vu une histoire d'amour se finir de cette façon et c'est ... je ne trouve pas les mots . Juste impressionnant . C'était un film de François Truffaut sur l'amour avec Gérard Depardieu et Fanny Ardant, c'était un film proche du chef d'oeuvre .
    maxime ...
    maxime ...

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    5,0
    Publiée le 8 août 2016
    Le plus beau film de François Truffaut ! Un immense chef d'oeuvre du cinéma Français, un déchirement et une performance hors du temps. Ce long métrage n'a pas d'égal, un classique à voir, à revoir et surtout à ne jamais oublier ...
    Lilibreizh
    Lilibreizh

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    5,0
    Publiée le 16 septembre 2007
    Fabuleux !!! Voilà un film ou l'on n'utilise pas de poncifs sentimentaux éculés mais où il s'agit réellement de l'Amour et de la Passion dans le sens le plus pur et le plus sensible du terme. Qui d'autre que François Truffaut aurait pu aborder le thème souvent douloureux (voire destructeur) de la passion amoureuse sous un angle aussi sincère et accessible à tous? Peu de gens, à mon avis. Que dire de plus, par ailleurs, en ce qui concerne la magnifique présence de Gérard Depardieu et Fanny Ardant ? A voir et à revoir...
    VodkaMartini
    VodkaMartini

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Un superbe Truffaut, une oeuvre vibrante et mortifère, un chant sombre murmuré mais plus sonore qu'un cri. Une aura de mystère, celle propre à la passion, qui emporte la raison et soumet les corps sans que jamais l'analyse ne puisse en diminuer la force. Beau.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,0
    Publiée le 1 mai 2019
    J'attendais pas mal de ce film, surtout à cause de sa distribution Depardieu que j'avais adoré dans le Dernier métro et Ardant qui m'avait fait bonne impression dans Vivement Dimanche. Cependant si j'ai vraiment adoré le début, avec son terroir, ses maisons en pierre, les somptueux dialogues, la seconde partie du film m'a lassé. Le film se divise donc en deux parties, une première partie sur le retour de l'amour de jeunesse, l'amour qui a fait mal, qui détruit, l'amour dont on ne sait s'il peut tenir et si on peut revenir indemne et une seconde partie où justement, cet amour compliqué... se révèle compliqué... et pour les deux personnages principaux. Et je dois dire qu'en général dans les films, sans doute parce que c'est pas forcément très bien fait, ben des gens qui dépriment, ça m'ennuie fortement. Tout se ralentit, il n'y a plus de passion et j'ai l'impression que les réalisateurs ne savent pas quoi en faire. Alors c'est nécessaire pour le final tragique, mais clairement pendant trois quarts d'heure, ben c'est un peu mou, je dirais même que c'est moins bien dialogué, moins inspiré... Mais le début est vraiment pas mal du tout, on cette narration, avec cette femme qui s'adresse directement au spectateur pour lui raconter l'histoire, mais surtout tout ça a de la vie, beaucoup de vie. Et il y a une phrase très belle que je vais citer de tête que prononce Depardieu. Il dit qu'il ne comprend pas ce que vient faire Ardant ici, dans le film elle vient d’emménager à côté de chez lui, ici il y a des trucs vrais, des arbres, des cailloux... Et c'est vrai que tout le reste est normal, beau, mais de la beauté ordinaire des choses et puis on a Ardant qui débarque avec son large sourire, comme une star de cinéma... et qui vient bouleversé l'ordre naturel des choses. Et donc je suis partagé entre cette première partie que je trouve plus inspirée et la seconde... morne... Néanmoins j'ai beaucoup aimé l'histoire d'amour parallèle qui se déroule avec la narratrice, cette vieille femme avec ses béquilles. Il y a là une histoire toute simple, tragique elle aussi, mais moins exubérante, plus réelle aussi et donc finalement plus douloureuse que celle Depardieu/Ardant. En tous cas elle m'a plus touché.
    Akamaru
    Akamaru

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    3,0
    Publiée le 19 mars 2013
    Une romance déchirante et impossible typiquement représentative du lyrisme exacerbé de François Truffaut,dont la vie et le cinéma ne faisaient souvent qu'un. Un homme et une femme qui se sont aimés avec passion 7 ans auparavant se retrouvent par hasard voisins avec leurs nouveaux conjoints. En essayant de fuir ou d'enfouir leurs sentiments passés,ils ne vont faire que les exacerber... Truffaut orchestre cette passion amoureuse destructrice avec une maestria qui n'a d'égale que la qualité des seconds rôles(superbe Madame Jouve,narratrive au destin quasi-similaire) et la capacité à se focaliser sur le moindre regard ou geste équivoque. "La femme d'à côté"(1981)lui permit aussi de filmer amoureusement la dernière conquête de sa vie:Fanny Ardant,aussi rieuse qu'ombrageuse,dans un rôle de femme entière. Gérard Depardieu,tente de conserver une certaine neutralité pour signifier un personnage troublé mais qui ne peut le montrer. Son sens du cadre fait merveille dans les scènes de repas,ou sur les terrains de tennis. On constate quelques maladresses dans la présentation,laborieuse,du sujet et cette inclination à tout signifier. Du cinéma littéraire et vivifiant.
    Julien D
    Julien D

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    3,5
    Publiée le 13 août 2013
    Motivé depuis déjà longtemps par l’envie de tourner cette histoire d’amour passionnelle entre deux anciens amants, François Truffaut a trouvé dans Gérard Depardieu et Fanny Ardant (alors une jeune actrice issue de la télé que le réalisateur venait d’épouser) le couple idéal pour donner vie à ses personnages tourmentés. Au cœur des jolis décors filmés dans la campagne grenobloise, l’évolution des relations qu’entretiennent ses deux voisins dans le dos de leur époux respectifs vire avec finesse vers cette folie autodestructrice qui donne leur force à de telles tragédies romantiques. Le recul que nous apporte la narration passant par le récit fait par Madame Jouve (un magnifique second rôle offert à Veronique Silver) assure une justesse et une absence de jugement moral à vue de ce drame humain mis en scène avec soin.
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 235 abonnés Lire ses 365 critiques

    4,5
    Publiée le 3 juillet 2019
    L'amour, François Truffaut n'a cessé de le filmer mais "La femme d'à côté" en dévoile une part de violence inédite dans l'oeuvre du cinéaste. Pourtant, cet amour fou par lequel étaient liés Bernard et Mathilde (Fanny Ardant et Gérard Depardieu au sommet de leur art) avait été temporairement brisé par la séparation des amants, et ce pendant des années avant que le hasard – le destin – ne finisse par les rapprocher. Sauf qu'ils sont désormais tous les deux mariés, une condition qui semble peser dans l'esprit de Mathilde alors que Bernard laisse exploser son tourment intérieur dans une scène brutale, premier virage amorcé vers une issue fatale. Truffaut ne joue pas sur un quelconque suspense – la fin est donnée dès l'ouverture – mais s'emploie alors à rendre compte d'une douleur insoutenable dont les deux personnages ne ressentent jamais la même intensité au même moment. Car quand Bernard comprend qu'il ne pourra jamais partir avec Mathilde, c'est elle qui tombe en dépression et qui s'identifie de plus en plus à l'histoire de la narratrice, Madame Odile Jouve. Cette dernière avait fait une tentative de suicide quand elle comprit qu'elle n'avait aucune chance de revoir l'homme qu'elle aimait et qui l'avait quittée : ce geste désespéré est à la hauteur de la force de la passion vécue, équivalence dont Mathilde va prendre la mesure. Que ce soit par des phrases lapidaires et explicites, de longues justifications ou au contraire des gestes et des réactions symboliques, "La femme d'à côté" est toujours d'une grande justesse dans sa mise en scène de cette histoire d'amour fou, synthétisée dans la réplique magnifique qui clôt le film : "ni avec toi ni sans toi".
    vvalenou
    vvalenou

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    5,0
    Publiée le 13 novembre 2008
    François Truffaut est un des plus grands symboles de la " nouvelle vague " des auteurs du cinéma français. Son vingt-troisième et avant dernier long-métrage met en scène l'histoire d'un homme et d'une femme, reliés par un passé de passions ombrageuses, qui plus tard, par le plus grand des hasards deviennent voisins. Ils sont tout deux mariés, or, leur destin vont se croiser, à nouveau. " La Femme d'à côté ", est un drame amoureux qui offre à Fanny Ardant son premier grand rôle, qui lui vaudra une nomination pour le césar de la Meilleur Actrice pour sa remarquable prestation, celle d'une épouse tendre et d'une maîtresse mystérieuse ; son partenaire, Gérard Depardieu livre également une interprétation d'une rare intensité. Cette passion déchirante est réalisée avec une maîtrise et une plénitude s'opposant directement avec le tourment d'un désir ardent et sans issue, oscillant constamment entre dépendance, amour, tourment et haine. Une œuvre fiévreuse d'une grande puissance dramatique, narrée avec pudeur et sobriété. Un Chef-d’œuvre du cinéma français.
    Ti Nou
    Ti Nou

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    4,0
    Publiée le 13 janvier 2010
    Portée par deux interprètes exceptionnelles, cette romance dépressive de François Truffaut émeut et bouscule profondément par la justesse de ses personnages. L'un des films les plus sombres du cinéaste.
    ferdinand75
    ferdinand75

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    3,0
    Publiée le 30 novembre 2013
    Un beau film de Truffaut, fort, puissant , sur la passion et l'amour entre deux autres qui se retrouvent longtemps après..C'est un thème intemporel, mais bien traité. Depardieu était alors à son summum et jouait très juste, avec beaucoup de finesse. La réalisation de Truffaut est très élégante.
    NicoMyers
    NicoMyers

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    5,0
    Publiée le 1 mars 2009
    Chef d'oeuvre de François Truffaut, La femme d'à côté est un cri d'amour aux femmes et au cinéma diaboliquement mis en scène. En effet, Truffaut fait de ce qui pourrait n'être qu'un simple triangle amoureux (ou plutôt quadrilatère) un tableau des passions humaines où l'amour et la mort se mêlent - de là à ranger La femme d'à côté aux côtés de Vertigo il n'y a qu'un pas, que je franchis avec joie ! Pour illustrer ces passions, rien de tel qu'un Depardieu déchaîné ou les yeux de braise de Fanny Ardant. Sublime.
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