La Chute de l'empire romain
Note moyenne
3,5
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55 critiques spectateurs

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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 267 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 mai 2026
C'est un film somme toute un peu long pour ce qu'il se propose de dire. La chute de l'Empire romain, résumée ici par une querelle philosophique puis armée entre l'éclairé Livius et le belliqueux empereur Commodus, a certes valeur d'exemple et d'enseignement à l'usage des gouvernements contemporains; mais les trois heures de cet exercice de philosophie politique s'accompagnent aussi des stéréotypes et des langueurs pseudo tragiques du péplum courant.
Concernant la fin progressive de l'hégémonie romaine sur l'Europe et une partie de l'Orient, Anthony Mann argumente avec justesse. En maintenant à l'état d'esclavage les peuplades conquises, Rome suscite la haine et construit sa perte. Malheureusement, malgré le sens que porte le sujet et en dépit des moyens considérables dont il dispose, le réalisateur met en scène des personnages conventionnels et démonstratifs. Les grands sentiments et les oppositions politiques manquent d'une véritable épaisseur dramatique ou humaine. Stephen Boyd compose un héros aussi positif que terne; Christopher Plummer incarne un méchant d'un type très commun, tandis que les épisodes amoureux, aussi pauvres qu'insincères, entre Livius et la sœur de l'empereur nous ennuient.
Les idées intéressantes de mise en scène sont rares et je ne retiendrai que celle par laquelle Anthony Mann dresse l'état de l'Empire en faisant défiler ses représentants devant Marc Aurèle.
En résumé : un film grandiloquent mais dramatiquement faible.
Nicolas Métrich
Nicolas Métrich

41 abonnés 740 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2026
Le cinéma Américain des années 1950 - 1960 , avaient beaucoup de westerns , beaucoup de films policier , beaucoup de grandes comédies musicales , mais aussi des grands péplum à trés gros budget de longue durée , entre 2H30 et 3H30 environ .


Et ce film en fait partie , bien que les deux meilleurs péplums à très gros budget de l'époque , sont " Ben Hur " de 1959 , avec Charlton Easton , qui est passé plusieurs fois au cinéma , rediffusé plusieurs fois au cinéma , tellement qu'il a eu du succès , dans le monde entier , j'avais même était le voir , quand j'étais adolescent au cinéma " Les clubs " de ma ville qui n'existe plus aujourd'hui , dans les années 1980 , et " La plus grande histoire jamais contée " de 1965 , l'histoire de Jésus Christ , de sa naissance , à sa mort , ces deux films sont des grands chefs d'oeuvres des péplum , auquel je met la note de 5 étoiles .

" La chute de l'empire Romain " n'est pas aussi bien que ces deux films , mais c'est quand même un grand chef d'oeuvre du péplum .

Une très grosse production , avec de superbes décors de l'empire Romain antique , des centaines de figurants , avec de superbes costumes de l'époque antique Romaine , lors des foules , des fêtes Romaine , ou des batailles spectaculaire et impressionnantes , lors des guerres de Rome .

Un bon scénario , une bonne histoire , en plus , avec de l'émotion , du suspens et de l'action .

Du trés grand spectacle cinématographique !
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 029 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 septembre 2025
Dans la lignée directe de « Quo Vadis » & « Cléopâtre », ce nouveau récit romain d’une bien conséquente durée mais d’un effet de masse visuel sans compter nous remmène une fois encore dans les plus belles heures du génie Hollywoodien. Certes le récit est clairement coupé en 3 grosses parties d’un développement tel que j’en ai bien rarement vu, nos personnages ou devrais-je dire, nos figures de l’histoire évoluent de la plus parfaite des manières dans ces décors qu’aujourd’hui, il serait impossible de faire sans utiliser à profusion, fonds vert ou bleu. Des décors tellement exploités dans leur finesses qu’ils à eux seuls les personnages secondaires de cette fresque, accompagnant efficacement notre cast royal (pour l’époque) pour des instants si tôt drama romantique, si tôt solennel et guerrier, si tôt banal au possible. spoiler: Un récit remettant en cause tout de même pour ma part, la fin tragique de « ce César » (Marc Aurel) ainsi que l’existence de cette fille qui n’avait encore jamais été évoquer. Le problème une fois encore est qu’à tous les nommer César puis par leur vrai nom, on n’arrive plus à identifier le vrai Julius César. Passons, un récit donc diviser en 3 voir 2 grosses parties ou le camp romain en Germanie est clairement à considérer comme résidence secondaire de Marc Aurèle. Ce qui impressionne d’entrée de jeu est la quantité de figurants et de représentation des bannières des territoires conquis par Rome. Une longue séquence de vie quotidienne mais surtout de cérémonial militaire ou ses légions sont toute à l’honneur. Sophia Loren incarnant Lucillia, fille du souverain aussi romanesque que théâtrale en proie des vertus guerrières et viriles de Livius (Stephen Boyd) qui ne s’éprend que d’elle dès le début. Un général parfaitement incarné, droit et patriote envers sa nation, son Empereur et ses troupes. Une relation timide qui ne fera que s’amplifier. Alec Guinness alias César (énième du nom) ou plutôt Marc, un des plus grands et respecter de l’histoire, face à ses réussites sur l’Europe, le Maghreb et l’ouest de l’Orient, il incarne parfaitement cette posture d’homme d’état ayant tous réussi et devant désormais maintenir cet ordre si durement convoiter. Quant à Commode, l’immense Christopher Pullmer y incarne ce fou, cet accro aux jeux du cirque et fils du souverain se voyant bon gré malgré à la tête de l’Empire. Un accro des folles grandeurs qui ne tardera pas à se mettre à dos, son frère, la moitié des généraux mais qui parviendra avec facilité à amadouer le peuple par ses folie divertissante en gage de bonne prospérité. La réplique de Guiness concernant son choix de successeur fut justement parfaitement placée : « Tu es un général, un homme de terrain alors que Commode est un homme de jeux », à quelques choses près entendons nous bien sur ça. Une volonté du père de tout de ne pas confier son domaine à n’importe qui, mais qu’à cela ne tienne, ça ne durera pas longtemps. Toute la partie guerrière en Germanie est une incroyable référence avant l’heure à l’intro monstre de « Gladiator » qui, comme ses aînées, reconstitue (avec les moyens d’époque) les tentatives d’invasion brutal des Romains chez les Barbares. Enfin, comme une surenchère visuelle et un effet de masse compact au possible avec là aussi, ses développements et quelques longueurs, toute la partie dans la cité mère reste d’une impeccable virtuosité. Rare sont les œuvres à si bien faire renaître une partie disparue d’une cité ancestrale. Sénat, rues piétonne, bains, temples, chaque scène est simplement sublimée par l’immersion offerte et donne au récit toute sa grandeur. Il est tous naturel que vivre un tel récit dans de tel décors est d’une jouissance totale. Quant au jeu global de notre cast, l’évolution des années se voit clairement et nous fait peu à peu oublier la morosité dormante des affiches passées, les scènes de combat sont encore un peu hésitantes mais restent hyper correct. Le duel final enfin fut un malheureux mélange de longueurs western (tous ce que je haie) et de banalité presque décevante. Compte tenu des 2 hommes qui s’oppose, de l’environnement peu banal et de surtout, l’enjeu à en découdre, il aurait été nettement plus nécessaire d’en hausser la brutalité
. L’ultime instant m’à surpris étant donner le titre du film, la fin réelle viendra-t-elle finalement sur une prochaine affiche ? L’heure viendra, quoi qu’il arrive.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 septembre 2025
Un péplum fleuve et majestueux dans ses décors et sa mise en scène mais qui manque néanmoins un poil de souffle et d’émotion. Derrière la caméra, Anthony Mann livre un long-métrage qui tire justement parfois en longueur et malgré le faste dont il fait preuve ne comporte pas réellement de scènes épiques. Malgré tout, la qualité de la distribution associée à un décorum impressionnant rend l’ensemble divertissant.
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 août 2025
Un péplum à grand spectacle qui brille plus pour ses décors impressionnants reconstituant Rome grandeur nature, que pour son récit moins emballant décrivant la décadence d’un empire qui se détruisit de l’intérieur.
Pedrof
Pedrof

3 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 août 2025
On voit dans ce film la fragilité d'un système vertical où tout dépend, en gros, de la sagesse du despote tout en haut. Si l'empereur est sage et bon (tout est relatif : il spoiler: marie quand même sa fille à un inconnu sans lui demander son avis et il est sous entendu dans un dialogue vers la fin que son armée n'est pas satisfaite
; on n'a hélas pas le point de vue de ses "sujets") alors le système tient à peu près ; le jour où un fou prend sa place, c'est le chaos et la souffrance qui sont prédominent. Les militaires sont toujours prêts à massacrer, ou à tuer père et mère pour de l'or ; les sénateurs ne rêvent que d'être calife à la place du calife... Rien ne va. Selon ta naissance tu es nanti ou tu es susceptible de crever de famine à la prochaine mauvaise décision du monarque... Quand je revois le film à 36 ans, il m'est difficile de ne pas rêver d'un système beaucoup plus horizontal que celui de l'empire romain, mais aussi que celui dans lequel on vit en France aujourd'hui, avec une vraie démocratie locale dans laquelle tout le monde serait impliqué.
NinaMyers
NinaMyers

18 abonnés 241 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 août 2025
Le film qui a paraît il inspiré Gladiator , et réalisé par l'excellent Anthony Mann dont j'adore les westerns. En plus j'aime beaucoup les peplum. Donc je me dis que je vais passer un bon moment. Que néni !! Des dialogues pompeux interminables, des batailles brouillonnes, une histoire d'amour nunuche, des costumes ridicules, c'est long il ne se passe rien, mais le pire ce sont les personnages caricaturaux et mal ecrits : le grntil, le mechant, l'amoureuse, point ! Quant aux acteurs ils sont mauvais même Sophia Loren qui pleurniche pendant tout le film. Bref Gladiator, même avec ses inventions historiques, est très au dessus.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

4 abonnés 316 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2025
Ce film a 60 ans !! Imaginez ma surprise dans cette surenchère de doutes et d’invraisemblances. Mais le spectacle est là, installez vous dans votre fauteuil à remonter le temps. Une démonstration de puissance par des grandes parades d'attelage de chevaux aux couleurs éclatantes. On en prend plein la vue. Tout est réalisé sans trucages modernes, ni effets spéciaux numériques. Un monumental travail de mise en scène pour l'époque. Mais face à tout cet étalage clinquant de ces armées au service de Rome, la plus belle c'est Sophia Loren. Tous les peuples du monde, enfin presque, quelques barbares germains résistent encore et toujours à cet envahisseur unificateur, si différents soient-ils, se réunissent à la volonté de César pour entrer sous sa surveillance dans l’ère de la paix romaine. Beaucoup de chevaux, des centaines de figurants, des décors luxueux illustrent la grandeur de Rome. Deux écoles s'affrontent, celle des gladiateurs de Commodus, fils de César et celle des fidèles légionnaires de Livius, chef de guerre. Deux amis de longue date. Une amitié mise à mal par le choix de César de prendre Livius plutôt que son fils légitime pour lui succéder. Et toujours cette belle armée, brillante, clinquante, magnifiée par d'éblouissantes parures. Bravo pour les costumes. Antonia (Sublime Sophia Loren), fille de César sera sacrifiée en étant offerte en mariage au roi d'Arménie (Omar Sharif) pour solliciter l'alliance de Rome avec les provinces orientales. Mais Antonia aime Livius.
Cascades, combats et batailles grandeur nature dans les forêts enneigées de Germanie jusqu'au somptueux et impressionnant forum romain. Bravo les décors. César va mourir, César meurt empoisonné par une pomme n'ayant pas eu le temps d'officialiser sa succession c'est Commodus le fils déshérité qui sera le nouveau César. Rome la luxueuse, la majestueuse cité accueille en triomphe son nouvel empereur. C'est l'occasion aussi pour la nouvelle reine d'Arménie de retourner à Rome et peut-être de croiser Livius. La nouvelle politique dictatoriale de Commodus, à l'opposé de celle de son père, pousse les contrées du Sud à se révolter. Liberté, égalité, paix, qui d'autre à part les grecs, les insoumis barbares, les faibles pour tenir un tel discours ? Livius fidèle aux idées de feu Marc Aurèle. Le sénat qui représente le peuple contre l'avis de César vote pour la paix, l'ouverture des frontières et les échanges des peuples. Commodus ne s'avoue pas vaincu. Il destitue Livius de son rang de chef des armées et l'envoie guerroyer en tant que simple militaire contre les barbares du Nord. Il renvoie Antonia à son rôle de reine soumise en Arménie. Sa vengeance est de séparer à jamais les deux amoureux. La situation s'aggrave, les peuples d'Orient sont en colère et se soulèvent contre Rome. Seule l'armée du Nord, celle dirigée par Livius peut en venir à bout. Devinez qui est meneuse dans cette rébellion pour s'opposer à Livius ? Antonia Reine d'Arménie. C'est le début d'un chaos annoncé. La paix, cède face à la guerre, grâce à un César autoproclamé empereur divin qui achète ses ennemis à prix d'or, ruinant ainsi sa fortunée cité. Mais tout l'or de Rome suffira t-il pour contrer la décadence d'un empire ? Ma note note sera de 3,22 sur 5, Parce que mais si ce film n' a que trop vieilli, il reste un témoignage cinématographique.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2024
Reprise en salle de ce titre (1964) qui inspira Ridley Scott et son " Gladiator"(1997). On a ici affaire à un péplum d'importance majeure, même s'il n'atteint pas (selon moi) et de loin, la perfection atteinte notamment par "Spartacus" (1960) de S.Kubrick ou " Cléopâtre" de Manckiewicz.(1963).

Pénalisé par sa durée ( 180 mns) injustifiée au regard de son scénario qui connait des ruptures de rythme ( il balaye la période de la fin du règne de Marc Aurèle à la fin de celui de Commode, dernier de la dynastie des Antonins), par le manque de variété des décors et par Stephen Boyd ( acteur irlandais, qui décédera prématurément) pas très convainquant dans de nombreuses scènes.

Sophia Loren coiffe ( de mon point de vue) l'ensemble de la distribution pourtant prestigieuse ( Guinness, James Mason, Anthony Quayle et Christopher Plummer - excellent dans le rôle du pervers Commode).

La divergence des opinions est telle que Jean Tulard (cf son dictionnaire du cinéma) fait même de l'actrice italienne le point faible du film, en lequel il voit un chef-d'œuvre.

Il faut surtout relever la dernière demi-heure ainsi que la course de chars en pleine nature ( plus spectaculaire encore que celle de "Ben-Hur" de W.Wyler) qui représentent les morceaux de bravoure d'un des derniers opus d'Anthony Mann.

Même si les meilleurs titres du cinéaste relèvent du western ou il est un des maîtres du genre, " la chute ....", a conservé le temps passant, un certain charme. Mouvements de foule, richesse de la production artistique sont, il est vrai, au rendez-vous et flattent le regard.

Avant d'être détruit de l'extérieur, l'empire Romain le fût de l'intérieur, en raison de l'incurie, de l'appétit de pouvoir de certains et du peu d'intérêt de "l'élite", pour l'existence des petits et des sans grades.
gamorreen
gamorreen

29 abonnés 534 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 août 2024
c'est très classique du style péplum des années 50, donc on n'y croit pas vraiment, on est loin de Spartacus qui est plus vieux et pourtant mille fois plus moderne pour la forme.
L'idée politique est intéressante même si qu'eflleurée, et on a des décors impressionnants, les batailles sont généralement plus impressionnantes par le nombre de figurants que par la mise en scène, quelques scènes réussies tout de même comme la course poursuite en char.
Bref je comprend qu'en 1964 on l'ait trouvé daté, il fait style années 50, mais pour les amateurs de ce style, les moyens ont été mis.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2023
Péplum dans toute sa splendeur, un des plus spectaculaires. Une réalisation hollywoodienne dans tout ce qu elle peut offrir en distribution et réalisation.
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2023
A la fois majestueux et profond, la Chute de l'Empire Romain se veut plus un péplum politique qu'un furieux récit de batailles historiques (même si nous avons droit à notre lot en la matière), avec la traditionnelle intrigue amoureuse en toile de fond. Casting en or, écriture ciselée et action rondement menée font passer les 3 heures de spectacle presque sans baisse de régime, même si la grandiloquence de l’œuvre frise parfois l'exagération.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2022
Inspiré du premier tome de "The History of the Decline and Fall of the Roman Empire" de l’historien britannique Edward Gibbon (non crédité), « La chute de l’empire romain » se compose de deux parties bien distinctes. La première marquée par une foison de thèmes (les discours stoïciens de Marc Aurèle sur des relativités diverses et variées, l’amour et le devoir, la victoire et le pardon, le pouvoir et l’égalité, la fidélité et la trahison,… j’en passe et des meilleures) devient rapidement indigeste et l’action qui tente d’animer l’ensemble n’est guère réussie. Elle se compose en premier d’une bataille à la lisibilité certaine mais à l’impact amorti, suivi d’un châtiment pour l’exemple, visuellement très fort. Hélas cette séquence s’enchaîne sur une course de char dont le seul but est de concurrencer celle de Ben Hur (avec même metteur en scène, Yakima Canutt) en versant dans une surenchère digne du cinéma actuel : bruyant et tape à l’œil (sans doute le producteur Samuel Bronston voulait-t-il « SA » course de chars). La deuxième partie, qui commence par une bataille gigantesque, mais à la lisibilité douteuse, se veut plus restreinte dans les choix thématiques. Elle se concentre avant tout sur la folie absolue dans laquelle bascule un tyran absolu, encouragé par une bande de lèches-culs aussi pleutres que pervers. Mais surtout sur l’intolérance létale associée au souffle de mort qui règne dans la dernière demie heure donne la chair de poule. A l’aide d’un visuel en partie emprunté à « Hélène de Troie » de Robert Wise, Mann fait sentir à quel point c’est plié. Après le massacre des innocents, la corruption de l’armée, la bacchanale au pied d’un bucher de sacrifices humains et le combat de coq, la dernière scène voit des sénateurs proposer des sommes de plus en plus astronomiques pour occuper le poste de César (quatre se succéderont en trois ans, jusqu’à Septime Sévère!). Elle a une curieuse résonnance de nos jours, où les dizaines de milliards (dollars ou euros) se balancent comme un billet de cent balles. Dans cette partie, le parallèle avec les va-t’en guerre de la guerre froide et le message humaniste que délivre le film, se reconnaît la patte d’Anthony Mann et de Ben Barzman, l’un des scénaristes, déjà présent sur “El Cid” (mais non crédité alors car la black liste n’était pas encore levée). Film aussi inégal que la prestation d’un casting essentiellement britannique, à commencer par Sir Alec Guinness et James Mason qui ne relèvent pas celle du très moyen Stephen Boyd (Charlton Heston, puis Richard Harris refusèrent le rôle) et d’un transparent Mel Ferrer. Seuls donnent corps au(x) récit(s) : Sophia Loren dans l’intensité retenue d’une vraie tragédienne et Christopher Plummer qui livre une performance splendide, transmettant parfaitement le côté terrifiant de l’imprévisibilité d’un tyran devenu fou, mégalomane paranoïaque, homosexuel jaloux et parricide, particulièrement attiré par la violence. Film ambitieux et échec commercial qui poussa Samuel Bronston à la faillite (1,9 millions de dollars de marge d’exploitation alors que le film en coûta autour de 20), lui faisant céder les immenses studios qu’il avait construits en Espagne pour se démarquer d’Hollywood, à la grande jubilation des patrons des majors, à l’exception de Zanuck (Fox) qui venait de se ramasser avec « Cleopatra » l’année précédente (mais qui au fil des ans rentra dans ses frais). Le forum et les bâtiments qui l’entourent, ont nécessité un plateau d’a peu près vingt hectares, sans compter les roulottes et hangars pour les acteurs, personnels et matériels (environ deux hectares). Un des films les plus coûteux de l’histoire du cinéma et celui offrant le plus mauvais rapport qualité /coût. Ce fut la fin du péplum américain jusqu’à sa résurrection en 2000 avec le triomphal « Gladiator » de Ridley Scott qui traite peu ou prou du même sujet, mais avec une ambition nettement plus limitée.
MKLS
MKLS

30 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 juin 2022
Péplum culte surprenant aux moyens colossaux à l'époque, 20 millions de dollars de budget pour seulement 1,9 millions de dollars de recettes aux États-Unis. ce film est un chef-d'oeuvre ! de grands acteurs, des vrais décors démesurés à couper le souffle, des costumes somptueux...ce film a inspiré ridley scott pour Gladiator en 2000. Le film est d'une qualité impressionnante ! on ne voit pas passer les 188 minutes...c'est certainement le Péplum le plus réussi qui existe !
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 janvier 2021
À l'exception d'une tout petite poignée de titres, le péplum est un genre pour lequel j'ai une profonde aversion. Il y a quelques années, quand j'ai connu ce film, je m'étais dit que, vu que c'était Anthony Mann aux commandes, j'allais tenter le coup... je n'ai même pas pu arriver jusqu'au bout. J'ai tenté une deuxième fois, je suis allé jusqu'au bout, mais j'ai vécu une de mes pires expériences cinématographiques. Tout est mauvais ici. Le film se perd dans d'innombrables scènes de bavardages ininterrompus qui ne servent pas le film, ils ne font pas avancer l'histoire d'un pouce et ne rendent pas les personnages intéressants. C'est un véritable calvaire à endurer. Les scènes de combats sont d'un ridicule total, pire que dans les plus mauvaises productions italiennes. D'ailleurs, pour l'anecdote, il se dit qu'un jour, Anthony Mann assista à une projection du film et a surpris des spectateurs en train de rire face aux séquences de combat et à la course de chars. Ça veut tout dire. Il est alors dans la logique des choses que le film fut un immense échec commercial. 20 millions de dollars de budget, pour à peine 2 millions de recettes. Un vrai gouffre financier. Ajoutons à cela qu'en 1964 le film (et plus généralement le péplum) était déjà has-been. Les heures de gloire étaient déjà passées. Le casting ? Une véritable catastrophe. Alec Guiness, que l'on ne voit que pendant un peu plus d'une heure, s'ennuie à mourir, il n'y met aucune conviction. Tout comme James Mason qui lui, n'a absolument rien à jouer. Il est complètement effacé. Sophia Loren trouve là un rôle qui est à la limite de l'insulte envers son talent. Mais le pire reste le duo Stephen Boyd/Christophe Plummer. L'un comme l'autre sont tout simplement nuls à souhait. Les voir jouer respectivement un Centurion romain et l'Empereur est aussi crédible que si Vin Diesel avait joué une geisha. Là-dedans, seule la reconstitution des lieux et monuments vaut le coup d'oeil et encore, les décors étant si peu exploités. Un film ni fait, ni à faire, un supplice de 3 heures.
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