Derniers Avis : La Chute de l'empire romain - Page 3
La Chute de l'empire romain
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Shaka666
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4,0
Publiée le 14 février 2014
Ce film est un peu l'archétype du bon vieux péplum : il dure super longtemps (plus de trois heures), il contient des moments de bravoure mais aussi de bonnes grosses longueurs, il s'affranchit de la réalité historique, et le tout est grandiloquent. A noter que Ridley Scott s'en est pas mal inspiré pour son "Gladiator" (surtout pour le début et la fin). En effet, l'action se passe pendant la fin du règne de Marc Aurèle et pendant celui de son fils Commode. En cela le titre est trompeur, puisque la fin de l'Empire romain (d'Occident) n'interviendra que 300 ans plus tard. Au final, ce péplum est à voir pour les fans du genre, même si en son temps (il y a plus de 50 ans maintenant), il a fait un gros bide et le genre péplum a sombré... pour renaître un peu des décennies plus tard avec... "Gladiator"..
Ce grand péplum hollywoodien est une merveille tant au niveau réalisation qu'au niveau de la technique. Le 70mm technirama est parfaitement maîtrisé et le gigantisme des décors rend les images sublimes sur grand écran. Autant le dire, il n'a pas été cadré pour la télévision cathodique. Au-dessous d'un 80 cm de diagonale, ne pensez même pas à le regarder. C'est en dvd minimum qu'il retrouve la splendeur de sa diffusion au REX ou bien au Gaumont-Rama. Les batailles et la fin de ce film ont servi à Riddley Scott pour réaliser un semi-remake : "Gladiator". Dans la "Chute de l'Empire Romain" la vérité historique et géographique sont beaucoup plus respectées, ce qui confère à ce monument une légitimité pédagogique supplémentaire. Une scène me fait toujours plaisir dans ce film : spoiler: quand le Général Livius a soigneusement étripé l'Empereur Comode, en combat singulier, le sénat, inefficace et vindicatif lui propose d'abord 10 000 000, 20 000 000 puis 40 000 000 de sesterces par an pour reprendre les rennes de Rome. Seulement voilà, il refuse, parce qu'il est intègre et intelligent. Je le comprends parfaitement. Aujourd'hui, même si vous m'offriez 120 000 000 d'Euros par an pour reprendre en main le désastre économique et politique que les libéraux ont amené en Europe, je refuserais ... Déjà, en acceptant de faire cela pour de l'argent, je serais aussi mesquin et avide que tous les gouvernements en place dans la Communauté. En plus, il faudrait cogner si fort sur les pouvoirs financiers, les profiteurs de l'économie parallèle, les patrons voyous, les boursiers, les traders, qu'une guerre civile ignoble s'en suivrait. Donc l'Occident finira comme Rome, balayé par des Barbares qui eux croyaient en autre chose que l'argent ...
Le film qui a inspiré Ridley Scott pour le scénario de Gladiator. Pour moi il s'agît incontestablement du meilleur péplum qu'il m'ait été donné de voir après ''Quo Vadis'' de Meryn LeRoy. ''La chute de l'empire romain'' nous transporte dans l'immensité de la Rome antique, et nous fait vivre le quotidien de Commode, qui à l'image de ses prédécesseurs comme le très renommé Galigula, va plonger l'empire dans la déchéance et la haine. Film cependant très moralisateur qui nous inculque des thèses fallacieuses visant à nous donner une fausse image de l'empire (la seule chose qu'il faut retenir des Romains est qu'ils ont fait progresser l'humanité à une vitesse folle). Malgré ce léger défaut, le film propose des décors à couper le souffle et retranscrit le plus fidèlement possible la Rome telle qu'elle était auparavant. Bien plus qu'un simple film à gros budget, ''La chute de l'empire romain'' nous donne un très grand cours d'histoire sur celui qui fut l'un des dernier tyrans à commander Rome, à savoir Commode, tout en rendant hommage à ceux qui ont osés braver son autorité.
Une fresque historique qu'on peut considérer comme le dernier peplum de l'âge d'or d'Hollywood. Réalisé par Anthony Mann plus connu pour ses westerns, ce dernier avait pourtant eu un passé douloureux avec le peplum ; remplçant éphémère pour "Quo Vadis" (1951) et éjecté de "Spartacus" (1960) par Kirk Douglas qui lui préféra Stanley Kubrick. La durée du film (3h), son casting impressionnant et son budget (19 millions de dollars, énorme pour l'époque) place ce long métrage sur le même ordre de grandeur désiré que les chefs d'oeuvre "Ben-Hur" ou les nommés précédemment. Pour l'histoire les plus jeunes spectateurs penseront à "Gladiator" (1999) de Ridley Scott qui en reprend la trame général, ce dernier film étant un quasi remake à la différence notable que "Gladiator" s'intéresse au destin d'un seul homme tandis que Mann retrace surtout le destin d'un empire entier et surtotu sa déchéance. Le seul vrai soucis de "La chute..." c'est qu'il manque singulièrement de souffle épique, que les 3 heures se font ressetnir car les scènes sont souvent tirés en longueur. Ce film aurait irrémédiablement gagné avec 30mn en moins, avec le même scénario mais en écourtant des plans qui sont ici parfois interminables. Malgré tout ça reste une histoire passionnante, des acteurs superbes (comme Christopher Plummer moins outrancier que Joaquin Phoenix en Commode) et des décors grandioses digne du genre.
Après avoir cartonné avec l'épopée du Cid, A. Mann retournait dans l'univers du péplum après quelques courtes expériences plus ou moins douloureuses (remplaçant de M. Le Roy malade sur "Quo vadis" et viré de "Spartacus"). Ce fût donc un retour au final douloureux car le film, nanti d'un budget colossal, se planta au box-office, enterrant la carrière de son auteur. En relatant la chute d'un empire romain tout puissant, Mann raconte donc bien sûr la chute de son pays, qui, à la même époque, venait de perdre son leader charismatique et qui sera remplacé par un pantin qui les entraînera dans la guerre du Viêt-Nam. Prophétique ou pas, le film est avant tout une épopée d'envergure, remplie de scènes magistrales à la beauté formelle époustouflante. Devant la caméra, des acteurs haut de gamme interprètent des rôles forts et, si le réalité historique est malmenée, c'est parce que, comme je l'ai dit plus haut, c'est une allégorie de notre temps, preuve que l'histoire est un éternel recommencement. Peu des scènes d'action mais elles mettent en scène la plupart du temps un nombre impressionnant de figurants pour un résultat conforme à ce style daté mais qui rempli l'écran et parfois avec fureur. Un final qui traîne un peu mais rempli d'émotions, cruel et sombre. Le couple principal manque toutefois de passion et on a du mal à s'y accrocher, ce qui est un peu rédhibitoire dans ce genre de film. D'autres critiques sur
La Chute de l'empire romain fait partie des ses grosses productions hollywoodiennes du passé qui ont pu donner de très grand films (pour rester dans le même genre le péplum souvenez-vous du magnifique Spartacus de Kubrick) mais je le dis de suite c'est un film plutôt faible. D'une certaine façon La Chute de l'empire romain en impose par ses décors, ses costumes et son casting 4 étoiles mais les scènes de combats sont à la limite du ridicule (les figurants jouant les soldats donnent l'impression de gamins qui jouent à la bataille) sauf la charge des cavaliers mais le gros problème de La Chute de l'empire romain c'est que durant les 3 heures que font ce film on doit se taper d'incessants bavardages peu passionnants. C'est peut être méchant ce que je vais dire mais je crois que comme pour Spartacus Anthony Mann aurait du céder sa place à Stanley Kubrick.
Deux ans après la cape et l’épée avec LE CID, Anthony Mann, un des grands maitres du western, se lance dans le péplum. Mais, plutôt que les courses de chars ou de l'imagerie biblique, il va cibler son scénario sur le schéma d’un thriller politique et du drame shakespearien. Son histoire est séparée en deux moitiés, la première posant les bases du mode de partage du pouvoir entre l’empereur César et le système parlementaire tout en nous présentant les derniers jours d’un César malade, Marc-Aurèle, ayant voulu mettre son règne au service d’une idéologie pacificatrice, puis la seconde moitié, plus dynamique, est axée sur les déchirements entre ses descendants aux tendances politiques opposées. On voit apparaitre, entre deux batailles épiques, les réflexions philosophiques de quelques romains éclairés qui semblent avoir pensé aux droits de l’Homme douze siècles avant leur déclaration. Ce film est aussi à voir pour le superbe casting qui se partage l’affiche de cette belle reconstitution historique.
"La chute de l'Empire romain" a tout de ces films mammouths des années 60, sous fond de grande fresque historique. Alors oui, c'est bien fait, les décors sont absolument magnifiques, la reconstitution de l'époque romaine est grandiose, la musique est titanesque, le casting est prestigieux, avec notamment en tête d'affiche Sophia Loren (beurk), James Mason (ouai!), Omar Sharif (mouai) et Alec Guiness (ouai!), en clair ça envoie du très très lourd... Mais bon au final, c'est le gros défaut de ce film, cette grandeur théâtrale. Car le film dans son ensemble est ultra-poussif. C'est impersonnel, assez fade au final, et bon me scénario, ça ne dérange en aucun ça qu'il déroge à l'Histoire, mais bon, c'est loin d'être exceptionnel. D'autant que c'est très très long. Ça pourrait durer une heure quarante minutes à tout casser, mais non, on y va à grands coups de musique pour allonger, il faut absolument étaler les moyens du film... C'est pas mauvais, mais ça n'est certainement pas génial.
La Chute de l'empire romain est un pur péplum à l'ancienne, avec tout ce que cela comporte comme qualités, mais aussi comme défauts. La reconstitution historique tout d'abord, est impressionnante. Chaque détail, qu'il soit décoratif ou vestimentaire, a été minutieusement travaillé afin de donner toute sa force historique à l'oeuvre. Les dialogues sont des purs moments de grand cinéma, et les acteurs magistraux. Néanmoins, comme dans tous les films de l'époque, on notera des longueurs, nous entraînant clairement dans l'ennui, et des digressions sans réel rapport avec le thème de l'oeuvre. Il en est ainsi de l'histoire d'amour entre Livio et Lucilla. Mais on oublie vite ces longueurs grâce à une deuxième partie de film plus dynamique. A voir et à revoir.
Un grand moment de cinéma! Les acteurs sont complétement dans leur rôle. Les paysages et décors sont magiques. Un peplum qui fait vraiment plaisir à voir malgré quelques longueurs.
Le Cid, la précédente superproduction signé Anthony Mann, avait quelque chose d'un monument figé tout en lourdeur. Car autant l'auteur de western qu'était Mann excellait dans la litote et dans l'épure, autant le réalisateur de superproduction qu'il était devenu ne fut pas avare d'effets formels et de trouvailles visuelles baroques. Si La chute de l'empire romain n'échappe pas aux écueils du précédent opus, il les transcende amplement dans sa trame shakespearienne tout en tension et en tragédie. Car bien que spectaculaire, ce péplum vaut beaucoup par une espèce de génie théâtrale. Mais la force du film c'est une atmosphère d'étrangeté qui a quelque chose du mystère du monde : un sentiment d'apocalypse mêlée à la folie et la poésie. Déjà présent, mais à dose infime, dans Le Cid, ce climat est unique dans les annales du cinéma. L'enterrement de Marc-Aurèle et la prise de pouvoir de Commode reste une séquence inoubliable, avec cette présence à la fois du feu et de la glace, et d'un chant mortuaire du fond des âges ... de quoi largement surpasser cette pâle copie, qu'est le Gladiator de Ridley Scott, tout en biceps et gros sentiments
La chute de l'empire romain fut très longue. Pas autant sans doute que ce film qui n'est pas loin d'être un flop intégral. Quel ennui ! Son échec commercial est justifié.
Des décors grandioses et c'est le gros point fort, ensuite un énorme casting à la clé, tellement imposant au point que tout ce beau monde en étouffe le reste, surtout pour les batailles qui ne sont pas si fantastique que cela. A souligner l'excellente prestation de Christopher Plummer en Commode qui exprime sa folie. J'ai adoré la fin, duel entre Livius et Commode entourer de bouclier. La chute de l'empire romain est le Gladiator de Ridley Scott bien avant l'heure, même si le Ridley ne respecte pas à la lettre l'histoire, je reste bien plus charmer par celui-ci que ce film d'Anthony Mann.