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    La Fin du jour
    note moyenne
    4,0
    170 notes dont 28 critiques
    25% (7 critiques)
    57% (16 critiques)
    11% (3 critiques)
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    28 critiques spectateurs

    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 25 novembre 2017
    Un film de Duvivier qui ne sera pas passé à la postérité car assez peu représentatif du réalisme ouvrier qui fit sa gloire avec « La Belle équipe ». Il a choisi avec l’aide des immenses cabotins que pouvaient être Jouvet ou Simon de s’intéresser à la condition d’acteur en nous faisant pénétrer dans une maison de retraite pour comédiens. Le choix même du sujet nous rappelle quelle pouvait être la précarité du métier en un temps où le statut d’intermittent n’existait pas. C’est dans une pension que viennent s’échouer tous ces seconds couteaux fatigués de parcourir le territoire à cachetonner. Comme dans toute communauté vivant en vase clos, les caractères s’affrontent et les rancoeurs se font jour. C’est l’occasion pour chacun de revivre ses petits moments de gloire et de les passer au tamis du jugement de ses confrères dont on sait que l’ego encombrant ne porte pas à l’indulgence. C’est dans cet univers un peu rance que Louis Jouvet débarque un beau matin. Ancienne gloire à la différence des autres il n’a que mépris pour ses congénères et en particulier pour un confrère artiste maudit joué par un Victor Francen hiératique et aigri de sa carrière ratée. Duvivier prend un malin plaisir à nous exposer toutes les parures que peu revêtir la mégalomanie des acteurs, le paroxysme étant atteint par un Louis Jouvet qui ira jusqu’à l’idée du meurtre pour conserver l’illusion qu’il est encore le Valentino français. Ce n’est ni plus ni moins que la comédie humaine dont Duvivier nous parle, exacerbée par l’exhibitionnisme des comédiens. Cette réflexion sur le temps qui avance et sur le sort réservé aux anciens est portée par des acteurs qui s’en donnent cœur joie, trop heureus de s’auto-parodier à l’image d’un Michel Simon souvent pathétique dans sa bouffonnerie d’adolescent trop vieux.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 23 janvier 2008
    Un film desespèrè et crèpusculaire! Louis Jouvet retrouve ici Julien Duvivier, qui l'avait dirigè en 1937 dans le très beau film "Un carnet de bal". Dès cette èpoque, le cinèaste avait envie de faire avec Jouvet un film sur les vieux comèdiens qu'il aurait appelè Pont-aux-souvenirs,par allusion à Pont-aux-Dames, la maison de retraite pour acteurs ruinès! Le projet voit le jour deux ans plus tard! Ce huis-clos, qui convient parfaitement à Duvivier, ou le rèalisateur laisse libre cours à son pessimisme sur la nature humaine, prèsente une galerie humaine saisissante de ratès! Des numèros d'acteurs cocasses et èmouvants: Michel Simon, èternelle doublure d'un acteur jamais malade! Victor Francen, au talent toujours ignorè du public, Gabrielle Dorziat qui joue en demi-teinte, Madeleine Ozeray qui incarne la fraicheur, blessèe à tout jamais et Louis Jouvet,en sèducteur cabotin, paraphrasant ses rôles pour mieux abuser ses conquêtes! Un film magnifique et une belle reflexion sur la vieillesse à l'atmosphère dense et sombre...
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,0
    Publiée le 25 janvier 2017
    Ce serait faire un raccourci que de simplement considérer "La fin du jour" comme un hommage au théâtre et surtout aux comédiens. Le film est en partie cela, mais il aborde de façon plus large une réflexion sur le lien entre l'art et la vie : est-on condamné à jouer dans la réalité le rôle que l'on a tenu autrefois sur scène ? comment vivre avec le regret d'avoir été une éternelle doublure ? comment accepte-t-on d'avoir pu être un comédien talentueux mais sans succès et anéanti par la mort suspecte de son unique amour ? Trois questions relatives aux trois personnages principaux (Saint-Clair, Cabrissade et Gilles Marny), dont la complexité tient aux larges palettes des jeux d'acteurs. Que ce soit Louis Jouvet en Don Juan cynique et ironique avant d'être dépassé par sa folie, Michel Simon en cabotin joyeux qui n'échappe pas à une issue tragique ou encore Victor Francen adoptant des expressions très sombres avant d'entrevoir la lumière sur la fin, tous donnent au film ses tonalités comiques et dramatiques, lesquelles se mêlent continuellement pour faire émerger un sentiment de mélancolie dans les scènes les plus émouvantes, l'une d'entre elles étant la révolte des pensionnaires surpris par le directeur qui leur annonce que l'abbaye va fermer. Si les personnages se font parfois du mal et qu'ils clament des vérités cruelles et lucides sur l'acceptation d'un passé révolu et sur leur mort imminente, ils restent tous extrêmement attachants sous le regard honnête et compatissant de Duvivier, dont la mise en scène est aussi retenue et suggestive dans les moments les plus terribles que ludique et éclatante dans les transports de joie. Un très beau film, amer et joyeux, qui synthétise dans une merveilleuse scène finale la tension entre le mensonge et la vérité, entre le jeu et le réel.
    nougiat
    nougiat

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    5,0
    Publiée le 19 février 2007
    Une maison de retraite destinée à des comédiens de théâtre qui ne cessent de jouer une pièce permanente... Tout simplement jubilatoire et délicieux. Michel Simon cabotine à souhait, Louis Jouvet incarne le cynisme à merveille et Victor Francen un romantique nostalgique. Ce drôle de film n'oublie pas l'émotion et le tragique de ces héros vieillissants prêts à tout pour incarner les rôles de leur vie. Très bel hommage au théâtre et à ses comédiens, c'est également une occasion de revoir deux immenses comédiens: Jouvet et Simon. On applaudit l'initiative des programmateurs des Ecrans de Paris de nous offrir ce grand moment de cinéma.
    halou
    halou

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    5,0
    Publiée le 1 décembre 2008
    Le Cinéma. Le plus beau que l'on puisse admirer. Un grand moment.
    Estonius
    Estonius

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    2,0
    Publiée le 7 janvier 2018
    C'est sans doute techniquement irréprochable, les acteurs sont excellent même si ça cabotine un maximum, et Madeleine Ozeray apporte une note de fraîcheur (à défaut de crédibilité), quelques scènes sont mémorables, notamment celle où Simon tente une sorte de coup d'état dans la maison de retraite… mais sinon , les personnages sont exagérément caricaturaux (surtout Simon) et le scénario s'encombre de séquences incongrues voire ratées : les scènes avec les scouts sont d'un ridicule achevé, le mariage à l'église (pourquoi à l'église ?) est poussif, (que font d'ailleurs ces deux scènes dans un film qui se veut un hommage au théâtre ?) la scène avec François Perrier sonne faux comme ce n'est pas permis, quand à la tournure que prend l'amourette entre Jeanette et Jouvet on y croit pas une seconde. C'est sans doute le choix du sujet qui était casse gueule, allez savoir ? Je n'ai pas aimé.
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 24 août 2016
    J'ai beau trouver parfois le cinéma de Julien Duvivier un peu surfait, difficile ici de sous-estimer la qualité exceptionnelle de ce grand film sombre et plutôt désespéré, même si le réalisateur a l'intelligence de l'adoucir à travers plusieurs éléments du récit. C'est simple : l'œuvre a beau aborder beaucoup de sujets, elle le fait avec tellement d'aisance, d'intelligence, de subtilité que tous sont traités avec maestria, en premier lieu bien sûr la vieillesse et le théâtre. Il faut dire que sous la plume de Charles Spaak, le scénario apparaît rapidement comme une pure merveille où quasiment chaque réplique est éblouissante, tandis que l'interprétation est tout simplement magistrale, de Victor Francen à Louis Jouvet et surtout Michel Simon, extraordinaire. Cela pourrait être moche et pesant, c'est constamment sensible et souvent terriblement émouvant. On pourrait continuer ainsi pendant des heures à étudier chaque point du film, mais autant aller à l'essentiel : « La Fin du jour » est de ces œuvres puissantes et majestueuses faisant toute la grandeur du cinéma français de l'époque, et un titre à (re)découvrir de toute urgence.
    soulman
    soulman

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    4,0
    Publiée le 19 octobre 2016
    Une autre grande réussite de Duvivier qui convoque une galerie de portraits saisissants. Les caractères les plus divers se côtoient, avec un penchant pour l'exhibitionnisme (quoi de plus normal pour un comédien). Simon et Jouvet, vieillis, sont hallucinants de vérité, tout comme Victor Francen dans le rôle de l'incompris qui se laisse bercer par sa douleur.
    sunsetbld
    sunsetbld

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    4,0
    Publiée le 26 août 2007
    L'ultime voyage des comédiens. "La fin du jour" est une délectation verbale, née de la plume de Charles Spaak, le meilleur scénariste du cinéma français de l'entre-deux-guerres, avec Jean Aurenche, à qui l'on doit, entre autres, "La grande illusion" de Jean Renoir. A l'abbaye de Saint-Jean-la-Rivière, les comédiens de théâtre (monstres sacrés, premiers rôles, seconds rôles, figurants, souffleurs,...)... à bout de souffle, se remémorent, avec nostalgie, leurs prestations d'antan sur les planches... Cette maison de retraite, des plus extravagantes, voit défiler Lucien Cabrissade (Michel Simon), un souffleur qui, par amertume, s'invente des rôles chimériques; ou encore Marny (Victor Francen) qui voit d'un très mauvais oeil l'intrusion du dandy Raphaël Saint-Clair (Louis Jouvet)... Tout ce petit monde du spectacle, et plus encore le sexe faible, va être chamboulé par la venue de cet homme à femmes, qui retrouve les coeurs fragiles de jadis endurcis depuis comme la pierre, par sa faute... d'égocentrique. Au loin, le glas résonne dans le pavillon de ces résidents qui finissent par s'essouffler, à force d'avoir perpétuellement joué le rôle de leur vie... qui arrive tout doucement à son terme. Julien Duvivier ("La belle équipe", "Panique", "Le petit monde de Don Camillo") rend hommage, de la plus belle manière, au petit monde du théâtre en dirigeant deux des monstres sacrés que sont Michel Simon et Louis Jouvet. Un classique phare du cinéma français prolifique des années 30.
    chapolin
    chapolin

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 14 critiques

    5,0
    Publiée le 14 juillet 2016
    Je ne me suis pas ennuyé une seconde ! Ce film n'a pas prit une ride si j'osais m'exprimer ainsi ... C'est un véritable chef-d’œuvre plein d'émotions et d'imagination. Les acteurs sont comme transfigurés par leurs rôles. Leurs regards sont fascinants. C'est une histoire tragique mais il y a comme une poudre d'humour subtil qui semble flotter dans l'air. Et dire que quelques mois après sa sortie, l'une des pires guerres de tous les temps éclatait ...
    Broyax
    Broyax

    Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 48 critiques

    0,5
    Publiée le 31 décembre 2016
    Les comédiens cabotinent et continuent de cabotiner à la maison de retraite entre troubles obsessionnels compulsifs et idées fixes de grandeur passée décadente. Ce n'est définitivement pas intéressant en tant que pseudo-histoire gribouillée sur un coin de nappe de restaurant après la troisième bouteille, alors pensez donc, un film entier dédié à cette chienlit d'une lenteur qui dégage un ennui soporifique rédhibitoire, on y pense même pas ! Déjà qu'on arrive pas à la regarder sans bailler, alors y penser... Certes, cela est regrettable pour Louis Jouvet, un acteur d'un charisme rare dans le cinéma français mais que voulez-vous, tout le monde peut se tromper, même les meilleurs. Michel Simon me semble pour sa part coincé dans son éternel numéro de vieux râleur pseudo-bégayeur pontificateur. De toute façon, ce non-sens touche à sa fin, direction les oubliettes du cinéma français, section "c'était mieux avant mais pas toujours".
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    5,0
    Publiée le 20 avril 2016
    Un feu d’artifice, rarement un si grand nombre de comédiens a été composé avec autant de bonheur, ils ont chacun un rôle qui se remarque, du plus célèbre au moins connu. Tous ont une passion commune qui ne les réunira que une seule fois, c’est le théâtre. Ils se jalousent les uns les autres en particulier les hommes. Le texte de ce film est exceptionnel et parfaitement exprimé, c’est un florilège de méchanceté allant parfois jusqu’à l’outrance. A ce petit jeu Michel Simon est le plus fort, Cabrissade est inoubliable. Duvivier est un cinéaste de la noirceur, ici elle est extrême, il en ajoute même parfois avec Saint-Clair qui dépasse les limites de l’admissible, il faudra que Marny découvre en un instant la réponse au mystère qui hantait sa vie pour empêcher l’irréparable. La mise en scène est exemplaire puisque très vite grâce à des séquences courtes et variées nous sommes au cœur de l’action et chaque personnages est bien identifié. Je n’aime presque jamais les films outrageusement pessimistes et pourtant chaque fois que je vois ‘’la fin du jour’’ je sors rempli d’émotions positives, j’ai du mal à comprendre pourquoi. Pourtant le fait est là et les larmes que je ne peux retenir ne sont pas des larmes de tristesse. 6 étoiles
    shev
    shev

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Excellent film, très bons acteurs.(michel simon notamment) Un des meilleurs films de Duvivier, pessimiste et triste.
    Margaret Morel
    Margaret Morel

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    5,0
    Publiée le 16 septembre 2011
    Une maison de retraite qui abrite des acteurs qui ne peuvent plus jouer à cause de leur âge va fermer. Et c est le désarroi pour tous ces acteurs qui vont être séparés. Michel Simon y est excellent comme d habitude mais il y a aussi Louis Jouvet et beaucoup d artistes de cette génération. Il y a même un tout jeunot qui fera beaucoup parler de lui plus tard : François Périer
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 13 octobre 2008
    En résumé drole cruel et émouvant.
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