Dans une société futuriste, un jeu télévisé retransmis partout en Europe cartonne sur la chaîne CTV, il s’agit du "Prix du danger". Le participant doit rejoindre un lieu tenu secret tout en évitant cinq individus venus spécialement pour l’éliminer. Il a 4h pour y parvenir (soit la durée de l’émission) et ainsi empocher une grosse somme d’argent. Sauf que François (le participant) découvre que le jeu est truqué…
Il s’agit de la seconde adaptation de la nouvelle "The Prize of Peril" de Robert Sheckley, après la version allemande de Tom Toelle avec Le Jeu des millions (1970). Ici, Yves Boisset y réalise un pamphlet social et une critique au vitriol du monde des médias (et plus particulièrement, de la télévision). A travers un monde déshumanisé, on se retrouve en plein coeur d’un jeu télévisé où pour gagner de l’argent, il faut éviter de se faire tuer.
40ans après sa sortie, il est remarquable de constater que Le Prix du danger (1983) reste encore aujourd’hui d’actualité, quand on fait le parallèle avec ce que la télévision nous aura abreuvé comme contenu néfaste issu de la télé-réalité.
Intégralement tourné à Belgrade en dehors de quelques séquences à Paris (notamment dans la gare RER de La Défense, rebaptisée ici "Place Conrad"), les décors de l’ex-Yougoslavie sont particulièrement bien trouvés et viennent accentuer le côté “film d’anticipation”. Côté distribution, Gérard Lanvin donne de sa personne en remplaçant Patrick Dewaere (qui s’est donné la mort quelques semaines avant le tournage), face à Michel Piccoli & Bruno Cremer.
Dystopique, politique et cynique, si la mise en scène accuse le poids des années, il faut bien reconnaître que le discours lui, reste toujours aussi percutant dans ce qu’il dénonce.
A noter enfin qu’il existe aussi un remake officieux (pour ne pas dire un plagiat) avec Running Man (1988), incarné par Arnold Schwarzenegger.
Excellent film d'action Français , une bonne histoire , une chasse à l'homme spectaculaire , beaucoup d'action , de suspens , d'émotions .
Yves Boisset s' est inspiré d' une nouvelle écrite par un écrivain " The Running Man " . Et plusieurs années, aprés le prix du danger , vu le grand succés de ce film , Paul Michael Glasser , l' acteur qui jouait " Starky " , dans la série " Starky et Hutch " , va réaliser la version américaine , avec Arnold Swarzenegger , comme acteur principal , et donné le titre du film : " Running Man " , qui est également un chef d'œuvre du film d' actions et de suspens , auquel je met la même note que " Le prix du danger , de 5 étoiles " .
Mon film préféré avec Gérard Lanvin , je l'ai vu une fois lors de sa sortie au cinéma , en 1983 , lorsque j'étais adolescent avec mon argent de poche , et plusieurs fois , en DVD , je ne m'en lasse pas .
Simple, efficace et du coup très explicite. Un spectacle morbide face à une audience qui en demande toujours plus, manipulé par une chaîne de télé qui voit par le spectacle un gagne pain monumentale. Le public manque de réalisme dans leur interactions, guidé par une bipolarité entre l'acclamation de l'émission puis des protestation critique. Mais ce qui est fascinant dans ce film c'est que l'audience ne ce plaint pas de l'éthique de l'émission qui est scandaleuse mais du trucage des règles par l'émission. Les règles sont injustes et le principe de l'émission horrible mais après tout, c'est "le prix du danger". C'est un film satirique qui rend agréable le visionnage de la course poursuite pour mieux critiquer la téléréalité, c'est scandaleux mais ca fait vendre. Le spectacle est toujours une lobby et une représentation de notre société. La violence le suspens la célébrité est l'une des opiums du peuple.
Tiré du roman de Robert SHECKLEY, Yves BOISSET l'a parfaitement adapté en long métrage. A sa sortie, c'était un film d'anticipation, aujourd'hui, on pourrait le qualifier de "visionnaire". Il dénonce les dérives de la télé, la course à l'audience, la télé réalité et ses bidonnages...
Il est sélectionné pour un jeu télévisé un peu particulier : une chasse à l'homme dont il doit se sortir indemne, poursuivi par une meute d'hommes (et une femme, de mémoire) armés jusqu'aux dents. L'animateur télé est joué par Piccoli (excellent), la productrice par M.F. Pisier (très très bien) et le candidat par Gerard Lanvin, qui voit au fur et à mesure de sa fuite que le jeu est pipé du début à la fin à des fins d'audience. Film intéressant car il dénonce déjà à l'époque une télé poubelle (et/ou) sensationnaliste, qui est désormais bien implantée de nos jours dans nos vies (certes, pas avec le même degré de violence). Film haletant, émouvant, très bien interprété, avec Yves Boisset à la réalisation qui avait toujours le don pour dénoncer les travers de notre société contemporaine. Le film a peut être vieilli désormais, mais je le trouve vraiment très bon ne serait ce que pour son côté visionnaire.
Un jeu de massacre en forme de satire cynique et visionnaire mais traitée de manière beaucoup trop grotesque et caricaturale, des dérives de la télévision-spectacle, porté par un casting pourtant séduisant.
Film choc à l'époque ! Le temps a passé mais le film conserve sa force et son originalité, car finalement la société du spectacle dénoncée à l'époque n'a guère changé. On apprécie la classe de Marie France Pisier, l'abattage ironique de Michel Piccoli, Gérard Lanvin en jeune loup rebelle, et l'élégance cynique de Bruno Crémer.
Si le thème de départ, issu d'un roman d'anticipation, s'avère prémonitoire quoique parfois excessif, l'adaptation d'Yves Boisset n'est pas à porter au rang de ses meilleurs films. Les acteurs surjouent, hormis Bruno Cremer impeccable (mention spéciale à Jean-Claude Dreyfus, vraiment caricatural). L'ensemble manque cruellement de subtilité. Bon, on se laisse emporter par le récit pour une soirée divertissante, sans plus.
Sortie en 83, Le prix du danger reste toujours un très bon film d'anticipation français. Dénonçant les dérives de la TV et du goût prononcée des téléspectateurs pour la violence, Jacquemard interprété par un Gérard Lanvin en forme, va participer à un jeux où il mettra sa vie en péril en échange d'une somme d'argent, et qui malheureusement s'avéra truqué par la chaîne, dirigée par des patrons sans scrupules. Inspiré de la nouvelle de Robert Sheckley, le film rappellera sans aucun doute Running man sortie quelque années plus tard et qui lui vaudra d'ailleurs un procès pour plagiat remporté par Boisset. Le scénario manque un peu d'intensité notamment dans ses courses poursuites qui ont tendance à se répéter, mais le film a globalement bien vieillie et reste assez efficace.
Une émission de télévision suit un homme poursuivit par 5 tueurs soit il parvient à les semer soit il se fait tuer. Le film nous parle avant l heure des dérivés de la télé réalité et est servit avec brio par LANVIN et PICOLLI. C est efficace et divertissant. Le film a eu un remake avec Schwarzy
En 85 la télé-réalité existait pas ? Et ben Boisset nous l'avait improvisé à sa façon. Film très dur , violent même. Tourné en parti en ex Yougoslavie. Lanvin survolte ce film , et que dire de la magnifique Pisier et du génie Cremer , Piccoli en fait trop . Il fallait oser à l'époque faire un tel film . Beaucoup critiqué à son démarrage. et pourtant en 2021 c'est si réel.
"Le Prix du danger", film d'anticipation franco-yougoslave réalisé par Yves Boisset et sorti en 1983. Un film critique des médias, ce qui ne leur a pas beaucoup plus à sa sortie. Pourtant, même si on ne tue pas encore en direct prime-time, le film annonce l'arrivée de la télé-réalité, les bidonnages, la bêtise, la dictature des annonceurs et plus généralement le lynchage médiatique auquel nous assistons régulièrement aujourd'hui. Une critique de la société du spectacle. Un film qui était bel et bien visionnaire. Le scénario est librement inspiré de la nouvelle de Robert Sheckley "The prize of Péril" parue en 1958. En 1987 Paul Michael Glaser réalise " Running Man" en s'inspirant du roman de Stephen King publié en 1982. La ressemblance avec " Le prix du danger ", amena Yves Boisset à déposer plainte pour plagiat, Une très bonne distribution, avec Gérard Lanvin, Michel Piccoli, Bruno Cremer, Marie-France Pisier et Jean-Claude Dreyfus. Patrick Dewaere devait prendre le rôle de François Jacquemard, mais il se suicida avant le tournage. Réalisation de qualité, tourné à Paris et à Belgrade. Un film d'action, sans temps morts. Belle prestation de Michel Piccoli. "Le prix du danger" est diffusé à la télévision en 1987 dans les excellents "dossiers de l'écran" suivi du débat portant sur "la télévision de demain"...Et bien voilà nous y sommes !
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1,5
Publiée le 1 juin 2021
Robert Sheckley est un grand écrivain de science-fiction dont les nouvelles sont spirituelles et captivantes. Yves Boisset n'était certainement pas le genre de réalisateur qui pouvait lui rendre justice. Yves Boisset peut réussir à traiter de sujets engagés la guerre d'Algérie ou le racisme dans Dupont Lajoie. Mais dans le Prix du Danger il nous tire dessus à boulets rouges. Le rôle principal est tenu par l'acteur Gérard Lanvin plutôt correct. Mais Michel Piccoli et Marie-France Pisier sont censés fournir un alibi intellectuel au film mais leurs personnages en carton et leurs rôles sous-écrits n'aident pas beaucoup...
Un très bon film de science-fiction français sur un jeu télévisé dangereux fait pourtant fureur au près de téléspectateurs. Michel Piccoli est parfait dans son rôle de présentateur de télévision impitoyable.
Un film avec Piccoli et Lanvin de 1982 qui aura un remake usa avec Schwarzenegger en 1987. Le principe est une critique futuriste de la télévision spectacle et de l'attirance malsaine des spectateurs pour de la violence gratuite. Piccoli parfait dans le rôle de l'hypocrite malfaisant et Lanvin dans celui de l'individualiste naïf victime des circonstances. Le tout déborde de clichés peu subtil qui font de cette satire un peu une arnaque dans l'arnaque.